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Un film méconnu de la filmographie d'Alexandre Arcady qui ne manque pourtant pas de charme mais qui souffre de quelques maux récurrents de la mise en scène du réalisateur, à savoir l'éparpillement de son scénario et la longueur de certaines scènes (en particulier les scènes de début avec leurs fêtes interminables). Pourtant, contrairement à la majorité de ses films, Arcady ne fait pas de la communauté juive et de la religion le thème central de l'histoire qui traite davantage de la relation mi-haine, mi-amour entre le chaleureux patron d'un bistrot (Roger Hanin avant qu'il ne s'enferme dans le personnage de Navarro) et le maire de la ville (le classieux Philippe Noiret, égal à lui-même) sur fond de débarquement des Américains en Algérie en 42 (un pan méconnu de la 2nde Guerre Mondiale). Dommage qu'Arcady ne se soit pas davantage concentré sur cette intrigue, préférant introduire de multiples personnages certes sympathiques mais handicapant pour le rythme du film. On retrouve ainsi, le timide Gérard Darmon, la grande gueule Jean-Pierre Bacri, le beau gosse Richard Berry, la tentatrice Fiona Gélin (comme d'habitude à poil), le mutique Patrick Bruel, l'indispensable Marthe Villalonga, le sadique Michel Créton ou encore la classe Macha Méril dans de nombreuses sous-intrigues pas toujours indispensables et souvent sous-exploitées. En outre, le film rate le coche quand il évoque l'attitude des Français à l'égard de la population locale (qui amènera les événements de 62). Une "critique" maladroitement développée qui fait un peu trop cheveu sur la soupe (voir le monologue final, en décalage avec le reste du film). Reste un film chaleureux, comme Arcady en a tant réalisés, qui fleure bon la Méditerranée.
Ajoutée le 20 avr. 2010 à 16h17 Signaler un abus
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