Un Moment d'égarement
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Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2024
Même si tout est sincère et consenti, le moment d'égarement conduisant aux amour entre un homme de plus de 40 ans et d'une jeune femme de 17 ans n'est jamais sans conséquences. Raison pour laquelle la fin du film (quoi que surprenante car trop abrupte) existe sous cette forme. Avec Claude Berri, c'est toujours plus ou moins la même chose : il ne brille jamais en ce qui concerne la mise en scène, mais pour conter des histoires plus ou moins insolites, il est très fort. Et c'est bien ce talent de conteur qui fait que ce "Moment d'égarement" se regarde, tout en oubliant que ces amours sont interlopes. Au passage, il n'oublie pas de dresser un portrait exact de ses deux personnages principaux en leur donnant une caractéristique commune : deux hommes bien de leur époque qui voient et qui ont vu leur vie conjugale leur échapper car ceux-ci ont pris peur lorsqu'ils ont vu que leur femme aspiraient à davantage d'indépendance. Lanoux et Marielle y sont vraiment très bons. Il est d'ailleurs incroyable de voir avec facilité ce dernier avait le chic de faire d'un beauf un personnage tout de suite sympathique. On regrettera en revanche que Dejoux et la jeune Soral n'aient pas su (ou pu) se mettre au diapason.
Adrien89
Adrien89

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2024
Une réalisation simple qui laisse de la place aux acteurs pour porter l'intrigue.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2024
Un mignon film, qui ose aborder de front et sans chichi la « maladie d’amour », comme chantait Michel Sardou, « qui unit dans son lit les cheveux blonds, les cheveux gris ». Sur fond de conflit des générations à la mode post-soixante-huitarde, pères la pudeur et jeunes filles libérées. Une belle histoire, des acteurs simples et touchants, une fin heureuse, que demander de plus ?
Thierry VERHOEST
Thierry VERHOEST

28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2023
Du tout grand Marielle et un Lanoux qui fait regretter de n'avoir pas été employé à plus de grand rôles, le film a fort bien vieilli et reste un grand plaisir à regarder.
RAYENE M.
RAYENE M.

34 abonnés 361 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2023
Un bon film qui nous raconte les mœurs des années 70 du siècle dernier.
Le film est assez bon à suivre sauf la fin qui arrive sans dénouer les intrigues du film.
J'étais resté sur ma faim.
Entre cette version de 1977 et celle de 2015, cette dernière est de loin meilleure
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 374 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2022
Avec Un Moment D'Égarement, Claude Berri réalise là un film traitant d'un sujet délicat avec justesse. En effet l'histoire nous fait suivre deux pères emmenant leurs filles âgées de dix-sept ans en vacances à Saint-Tropez, seulement l'un deux va se laisser séduire par la fille de son meilleur ami. Ce scénario évoquant un amour interdit dû à la différence d'âge des deux amants et de leur proximité est d'une grande simplicité et séduit pendant à peine un peu plus d'une heure-vingt grâce à son écriture réussie. Il prend sont temps et ce rythme paisible colle parfaitement à l'ambiance estivale qui se dégage. Tout le cœur du récit se noue dans les relations créés entre les quatre personnages interprétés par un casting agréable. Une distribution mettant en avant Jean-Pierre Marielle et Agnès Soral dans son premier rôle sur grand écran qui sont au centre de cette romance passagère, très bien accompagnés par Victor Lanoux et Christine Dejoux. Ces quatre rôles sont importants et appréciables, offrants des échanges sincères notamment via des dialogues emplis d'une belle authenticité, traitants comme il se doit les thèmes de l'amour et de l'amitié. L'ensemble est mis en scène de façon sobre mais efficace par Claude Berri, à l'image de son intrigue. Sa réalisation capte les moments d'intimité dans ce joli cadre offrant une jolie photographie. Le tout est accompagné pas une petite b.o. assez discrète composées de titres agréables. Reste une fin un peu abrupte nous laissant sur notre faim, venant clore cette parenthèse qu'est Un Moment D'Égarement.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2021
Un moment d’égarement. C’est un film qui date. Il a été tourné en 1977 et Agnès Soral, alors âgée de 17 ans. Son premier rôle. Elle deviendra une immense actrice. Un film réalisé par Claude Berri et tourné dans le village balnéaire de Saint-Tropez. Il y a aussi deux immenses acteurs. Jean-Pierre Marielle et Victor Lanoux. Un chef d’œuvre. Un film très spécial. Saint-Tropez et ses baignades nocturnes.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2020
Jusque là les réussites de Claude Berri cinéaste se limitaient à ses souvenirs autobiographiques. Les incursions dans un cinéma affranchi des récits de sa vie, donna “Mazel Tov” et “Sex Shop”, plus sympathiques que vraiment bons, et le catastrophique “Mâle du siècle”. “Un moment d’égarement” est donc une bonne surprise, du en partie à une mise en scène revenant à des constructions simples et semblables au “Vieil home et l’enfant”. Ainsi, le générique et l’arrivée sur le lieu de villégiature montre en deux panoramiques, l’usine à bronzage de viandes entassées. De même, si la scène avec les minettes seins nus au tennis de table appelant une remarque des deux pères de famille, elle sert uniquement à planter le décor relationnel, après avoir fait craindre le pire (genre “L’année des méduses”). Ainsi, le réalisateur explore cette relation tentatrice entre une lolita et un monsieur d’âge mur (44 ans). Là où ça se gâte, c’est que la petite (17 ans) est la fille du meilleur ami. La réussite du film doit aussi beaucoup à Jean-Pierre Marielle, exceptionnel dans le rôle de cet homme faible devant la chair et peureux devant son ami (Victor Lanoux d’abord butor, puis touchant en homme qui perd peu à peu toutes ses illusions). C’est également le premier rôle d’Agnès Soral qui ne soit pas de la figuration décorative. La fin, ambiguë est un joli moment de tristesse et d’illusion. Malheureusement, par la faute d’un script pas assez travaillé, certaines scènes perdent le rythme, même si de temps à autre quelques belles réussites (la discussion des amants dans le lit, la goutte de jaune d’œuf qui tombe de la cuillère de Marielle quand Lanoux se met à hurler à l’étage supérieur, la révélation de Françoise à son père…) apportent un sursaut de qualité. Enfin, il faut saluer la justesse avec laquelle cette étude sociétale est montrée. Le remake américain « Blame it on Rio » (1984) est plutôt moyen, et malgré la présence de Michael Caine n’apporte pas grand chose à la filmographie de Stanley Donen. Le remake de Jean-François Richet en 2015 livre une version tellement dans le politiquement correct de ce début de siècle, qu’elle est globalement une trahison. C’est dire si le film de Berri mérite quand même d’être vu.
Serge K
Serge K

21 abonnés 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 janvier 2020
Film sympathique qui aurait pu tourner en drame, mais les prestations de Marielle et Lanoux combiné au
talent de Claude Berry en font un film plus comique que tragique.
ManoCornuta

359 abonnés 3 070 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2019
Une comédie douce-amère sur le temps qui passe et l'incompréhension des générations, entre attitude rebelle et premiers émois interdits. Dans ce registre, Marielle et Lanoux sont en terrain connu et jouent splendidement de leurs différences, en mâles triomphants soudainement désarçonnés par leurs filles après l'avoir été par leurs épouses. Le film est délicieusement amoral, fort heureusement assez bref car il évite des développements fumeux. Son sujet reste universel même si, bien sûr, l'atmosphère et certains questionnements de l'époque sonnent bizarrement aujourd’hui. Néanmoins, on se laisse prendre au jeu et le film se suit avec plaisir.
cinono1

366 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2018
Drôle et profond que ce film. Tout d'abord grace à son formidable duo d'acteur, Victor Lanoux et Jean-Pierre Marielle. Ce dernier n'a pas son pareil pour donner de l'épaisseur, de la dignité à des personnages de Français moyen. Il y a un vrai portrait de l'hétéro male occidental qui se dessine, balloté par les divorces, les nouveaux mœurs, le quotidien étouffant. Il se dessine également un portrait de la France des années 70 quand la naïveté et les élans amoureux existaient encore un peu (principale différence avec le remake qu'en a fait Jean-François Richet en 2014)
Severine S
Severine S

10 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2017
Un moment d'égarement qui comme le suggère le titre est un moment ou on perd les pédales,on ne sait plus ce qui nous arrive ni contrôler ses pulsions..ce joli film plus psychologique qu'il n'y parait de prime abord et pas du tout comédie genre "L'hôtel de la plage"m'a intriguée,intéressée malgré le dénouement dramatique inévitable..Ces deux hommes joués par Pierre Marielle et Victor lanoux partent en vacances dans une villa avec leur filles âgées de 17 ans qui sont en pleine opposition paternelle et veulent s'amuser et s'affranchir des contraintes paternelles..or l'une des deux filles jouée par Agnès soral assez dévergondée quand même il faut le dire,se baladant seins nus en toute indécence et jouant de sa séduction naissante tombe amoureuse de Jean pierre marielle après une soirée bien éméchée ou l'inévitable se produit.Je vais pas faire un dessin, tout le monde saura ce qui s'est passé..c'est pas choquant ceci dit car tout en finesse malgré le mal être de Jean Pierre Marielle qui veut mettre un terme a cette idylle considérant la fille de son ami comme une jeunette mais elle de son coté ne l'entend pas de cette oreille et les confrontations vont s'enchainer.

Ceci dit est ce bien de l'amour ou une amourette de vacances? Il n'y aucun jugement la dessus a aucun moment de la part du réalisateur Berri mais a 17 ans comme tout le monde le sait la confusion des sentiments n'est pas rare et on est en pleine quête identitaire et Françoise ou Agnès Soral est aussi en manque de mère et de repères d'ou peut être cette attirance irrésistible..elle cherche l'amour et la sécurité..Son amie jouée par Christine Dejoux bien que plus fade semble plus mature.
Finalement j'aurais tendance a dire que ce sont deux coeurs,Jean pierre Marielle et Agnès Soral paumés qui se sont trouvés et se consolent mutuellement..

Tout sonne tout de même juste dans ce film très libertaire ,très années 70 ou les jeunes rêvaient de liberté totale et même VIctor lanoux dans un rôle peu habituel sort très bien son épingle du jeu et sa réaction finale en apprenant qui est l'amant de sa fille est naturelle ..Quel ami ne se sentirait pas trahi si il apprenait que son ami du même âge ait couché avec sa fille? Je pense que bien peu d'hommes le prendraient bien.;la fin est bien évidemment dramatique et on sait que cet amour ou attirance aura duré le temps d'un été..En résumé ce film fait quand même réfléchir sur la paternité,la peur de vieillir chez les hommes quadras ou quinquas,la quête d'une nouvelle jeunesse,la confusion des sentiments.;a ne pas rater!!
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 décembre 2016
J'ai eu beaucoup de mal avec la première moitié du film qui met mal à l'aise. Le jeu des acteurs, surtout après le "moment", est très bon ! Pierre (Jean-Pierre Marielle) est le personnage qui m'a le plus parlé tant il est lui-même mal à l'aise face à ses sentiments envers la fille de son meilleur ami et qu'il ne contrôle pas les intentions de cette dernière. La comédie prend sur la deuxième moitié et on sent que le moment de la grande révélation ne peut qu'arriver. Le réalisateur et surtout les acteurs ont su faire monter la pression jusqu'au bout avec d'excellents dialogues et une confrontation Marielle / Lanoux remarquable ! spoiler: J'ai adoré le moment de vérité avec la révélation simple "C'est moi" et le coup de l'éclair
. Divertissement inégal avec de très bons passages malgré une mise en scène pas toujours rythmée ni agréable.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2016
Une comédie sociétal amusante de Claude Berri qui tient en grande partie sur son duo d'acteur Victor Lanoux et Jean Pierre Marielle tous les deux en grande forme et d'Agnes Soral à ses débuts d actrice. Avec le remake récent on est forcement tenté de comparer les deux films. Et force est de constater que la version moderne est finalement plus sage et plus "morale" que celle de Berri. Dans la version de Richet Vincent Cassel passe son temps à ses défendre et à se débattre de la fille de son ami qui est très fleur bleue et romantique. Ici Jean Pierre Marielle et Agnès Soral sont bien plus ambigus, pour preuve la scène de conversation dans le lit. Cette version originale est peut être moins soignée, moins glamour et tendance et que son remake mais elle est tout de même plus réussie.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2016
Un moment d’égarement de Claude Berri est un beau drame (à l’inverse du remake de Jean-François Richet plutôt porté sur la comédie) typique des années 70. En effet, le cinéaste montre la liberté sexuelle de cette époque spoiler: (nombreux seins nus sur la plage, les pères évoquant de façon réaliste le fait que leurs filles puissent prendre la pilule, les filles ignorant le couvre-feu, la suggestion du lesbianisme de Martine, la maitresse de Jacques évoquant sa multiplication d’amants …)
se confrontant à un machisme encore très important spoiler: (les nombreux propos machistes, le refus des hommes de voir leurs femmes travailler, l’évocation de la violence conjugale, le thème de l’amitié virile, la réaction de Jacques apprenant que sa fille couche avec un homme beaucoup plus âgé …)
.
Claude Berri filme simplement mais très justement son histoire en restant crédible (le surjeu comique qu’aura François Cluzet dans le remake n’est ici jamais présent) grâce à sa volonté d’éviter tout effet de mise en scène spoiler: (à l’exception un peu lourde du coup de l’orage lors de la révélation)
et tout jugement.
Cette justesse est due en grande partie au quatuor principal : Victor Lanoux, Christine Dejoux (beaucoup moins présente que ses partenaires mais tout aussi juste) et surtout le couple formé par Jean-Pierre Marielle et la révélation Agnès Soral. Ces deux derniers font totalement croire par leur jeu à cette histoire d’amour limite et à toutes les phases qu’elle rencontre spoiler: (spontanéité de l’instant, tentative de rupture liée à la morale, victoire du désir sur la réflexion, volonté de dissimulation, rejet de cette liaison par Jacques …)
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On regrette juste une fin un peu trop ouverte donnant l’impression que Claude Berri ne sait pas véritablement comment conclure son histoire.
Même si Un moment d’égarement est loin d’être une révolution de réalisation, la justesse de ton du scénario, de la mise en scène et du jeu des acteurs font de ce film un drame très crédible traitant avec simplicité un sujet au thème sensible qu’il ne faut surtout pas mettre en comparaison avec son remake par Jean-François Richet dont le ton est totalement différent et qui traite d’une autre époque.
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