Derniers Avis : Un dimanche à la campagne - Page 3
Un dimanche à la campagne
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willycopresto
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3,5
Publiée le 7 juin 2016
"Un dimanche à la campagne" (1984) France 5 le 30.05.2016
Ceux qui n'aiment pas la poésie n'aimeront pas ce film. Signé de surcroit Tavernier, on ne s'attendra pas à voir des inondations d'hémoglobine. Donc, c'est certain, les passionnés d'action, de stocks-cars vont s'ennuyer à mourir devant cette histoire dans laquelle il se passe qu'il ne se passe rien ! Les plus romantiques s'attarderont devant les superbes prises de vues superbes et les images délassantes. Les autres se réjouiront d'un casting signé aussi Tavernier, c'est à dire bénéficieront d'une distribution de rôles soignée à l'extrême : le choix de Louis Ducreux comme patriarche familial en témoigne car voici un grand comédien qui n'a jamais joué pour le grand écran et qui délaisse momentanément le théâtre pour passer au cinéma. On découvre aussi Monique Chaumette en sachant moins qu'elle est aujourd'hui la veuve de Noiret. Quant à Michel Aumont, il joue un rôle difficile avec la sobriété de ton qu'on lui connaît. Tout le contraire de Sabine Azéma qui pulvérise l'écran dans son rôle de fofolle extravertie "que son papa regrette de ne pas voir assez !" Une alchimie mélancolique se dégage de ce film que les hyper-actifs vont détester, c'est sûr ! willycopresto
Film assez ennuyeux, où pas grand chose ne se passe. Michel Aumont tente de se dépêtrer de l'enlisement général, Louis Ducreux ne parvient pas à nous convaincre. Aucune des péripéties inventées pour faire passer le temps n'est captivante. Seule tire son épingle du jeu la belle Sabine Azéma, mais la pauvreté du scénario ne rend pas son rôle crédible. Heureusement j'ai vu ce film à la TV, un dimanche à la maison.
Bourgeoisie vieillotte, scénario ronflant. On est sur une première partie plus que banale et bien fade. Tout change, ou presque, avec l'arrivée de l'irritante Sabine Azéma. Elle est allumée, pas franchement du ton du film. C'est le film de famille par excellence. Or ne ressentant pas d'empathie pour l'histoire et d'identification au contexte, je passe à côté.
Je retiens en premier dans ce film le plaisir des yeux. On se prend sans peine à vouloir porter sur ces douces images le regard des peintres impressionnistes, jamais égalés pour l'esthétique de la lumière. Le cinéma est quand même là pour nous faire plaisir avec des images. Sans diminuer l'excellente et consacrée interprétation de Sabine Azéma, le jeu des tous les acteurs est approprié à leur rôle, et on s'y croirait sans peine. Qui n'a connu des instants merveilleux dont cependant l'éphémère suscite la mélancolie? J'ai été attristé par l'unanimité dans l'admiration du personnage d'Irène, papillonnante et narcissique, plus intéressée finalement que son frère caricaturé comme "bourgeois", qui pille le grenier de son père (du vivant de ma mère, je n'osais même pas prendre des affaires qui étaient à moi, considérant qu'elles faisaient partie du décor de l'espèce de musée où elle vivait au milieu de ses souvenirs). La délicatesse témoignée à l'égard du père, par exemple lors de son endormissement de l'après-midi, semble plus sincère que l'exubérance de la tante à l'égard de la petite fille, repoussée sans douceur lors de la conversation téléphonique avec son amant. La même tante qui va trahir sa promesse en laissant tomber à 10 heures du soir la famille qu'elle devait ramener. 1912, sonne comme l'annonce de la fin d'un monde. Chacun étant après tout libre de ses opinions, ce film est aussi pour moi une occasion d'envisager la transformation brutale des rapports humains au XXème siècle, avec l'accélération du rythme de vie, l'éclatement de plus en plus radical de la famille, la sensiblerie et les démonstrations superficielles qui remplacent des sentiments plus authentiques. Alors, si sympathique que ça, le personnage libéré qui pourfend les conventions bourgeoises?
"un dimanche à la campagne" ou quand Sabine Azéma était sur presque tous les écrans des films des années 80, rien de plus; une hisotoire simple, sans réelle profondeur; un père de famille accompagné des siens qui passent un dimanche chez son vieux père , quand surgit la soeur cadette un peu fofolle; l'arrivée de cette femme est le signe précurseur d'un changement dans la société, le 19° siècle qui s'en va laissant la place au 20° , en témoigne cette scène au bord d'une guinguette digne d'une peinture d'impressionistes; c'est à l'image de l'oeuvre de Bertrand Tavernier , une oeuvre en dents de scies avec des hauts et des bas, une filmographie atypique ; à l'époque on s'était extasié sur ce film qui ne serait aujourd'hui qu'un petit télé-film de soirée sur une chaine de télé
La mort, la vieillesse, la solitude: ce sont les trois thèmes dominants de ce film signé Bertrand Tavernier. Le problème, c'est qu'ils sont évoqués avec trop de superficialité dans les trois premiers quarts-d'heure, et qu'on affaire à une gentille chronique remplie de banalités. Le film décolle (un peu) au moment de l'arrivée d'Irène (Sabine Azéma), qui apporte une fraîcheur jusque-là inexistante, mais reste malheureusement trop peu exploitée par Tavernier, trop partageur dans sa volonté de mettre en avant tous ses personnages. Les thèmes évoqués deviennent plus concrets dans la partie finale, enfin mis en scène avec une certaine singularité (pas trop tôt après avoir subi une réalisation pantouflarde). "Un dimanche à la campagne" n'est donc pas un grand moment de cinéma, intéressant par moments mais finalement peu émouvant.
Très beau film social et contemplatif de Tavernier, ce "dimanche à la campagne" est reposant et ressourçant jusqu'à l'arrivée de Sabine Azéma dont le personnage donne un coup de fouet à la tranquillité campagnarde et familiale. Rôle admirable qui révéla la comédienne auprès du grand public, "Un dimanche à la campagne" permet à Tavernier de communiquer son amour pour la création et pour l'innovation.
Personnellement, Un dimanche à la campagne est mon troisième films de Bertrand Tavernier et encore une fois je suis conquis. Un regard sur la vie et le temps qui s'écoule, sur la rivalité et les non dits dans cette famille attachante. La peinture est une métaphore importante dans ce long métrage, on passe plusieurs messages à travers cet art. Les acteurs sont fabuleux, Louis Ducreux, Michelle Aumont, Sabine Azéma, Geneviève Mnich, Monique Chaumette et les enfants. Sabine Azéma est resplendissante et plein de vie, elle cache sous cette apparence jovial une certaine mélancolie et une tristesse indéniable, merveilleux ! Un moment exquis, qui passe également trop vite ...
Très simplement : C'est beau comme du Verlaine! Amusant par moments et triste à d'autres, je crois que c'est vraiment un chef d'oeuvre de Bertrand Tavernier. Il est question de Claude Sylvain dans le générique de fin, est-ce l'actrice? Merci pour toutes réponses.
Ce film se présente comme une succession de tableaux de peintres cités par le vieil homme. Belle rencontre entre le cinéma et la peinture qui donne un aspect statique et contemplatif à l'ensemble. Je n'ai pas apprécié cependant les musiques censées s'accorder à cet esthétisme. Les acteurs sont excellents et sauvent le scénario un peu suranné qui distille un ennui assez attendu. Atmosphère fidèle aux nouvelles de Maupassant sans véritable chute.
Je viens de voir ce film en DVD, et c'est vraiment très ennuyeux. Au début, j'ai été sous le charme: belle photo, belle mise en scène, une caméra mobile et fluide. Du beau travail cinématographique, mais je me suis assez vite assoupi (à moitié) tant il ne se passe rien. Ou plutôt il ne se dit rien, car tout est dans le non dit. Et malheureusement il n'y a pas l'intensité de Bergman, par exemple, pour vous tenir en haleine. Ce vieux peintre, on ne s'y intéresse pas, et à son fils non plus. A sa fille, à moitié seulement, et surtout parce qu'elle virevolte sans cesse. Les enfants, eux, sont très bien, mais marginaux dans le thème du film. Je suis au regret de mettre une note médiocre, car j'aime bien Tavernier, mais là, ça a peut-être mal vieilli, comme le disent certaines critiques.
film vraiment très moyen et qui a mal vieilli ....L'on s'ennuie du début jusqu'a la fin ...malgré le talent des acteurs et une Sabine Azéma tendre, ravissante et pétillante a souhait ...les dialogues ne nous touchent pas malgré les sujets sensibles qui sont abordés , tels que la vieillesse, la solitude, le conflit générationnel , l'art ....un film certes ambitieux mais qui ne prends pas le spectateur aux tripes
Ce film m'a fait pleurer, pleurer, alors que c'est l'histoire d'un gars, avec ses gosses, un dimanche où il ne se passe rien de particulier... C'est vous dire que ça vaut le coup !!