Voulant sûrement profiter du succès des dents de la mer Orca reprend le thème de l’homme contre l’animal, en ajoutant ici un aspect de vengeance. Car l’orque en question poursuit ici le pécheur qui a tué sa compagne. Si on passe outre le côté improbable de la chose et le fait que le film a par certains aspect pris un bon coup de vieux, il reste un film réussi sur l’homme qui se croit au dessus de la nature et qui devra subir les conséquences de son inconscience.
Un film qui marche clairement dans les pas de Jaws, allant même jusqu'à montrer l'épaulard défoncer un requin blanc, la promesse étant de surélever la menace par une vendetta sans merci, en confrontant également les hommes entre eux, ça va au delà de la critique de la pêche sauvage, en apportant notamment une dimension mystique (vengeance divine). Après je trouve que la mise en scène de Michael Anderson manque de finesse, surtout lorsqu'il filme l'orque prendre des décisions, comme si il voulait l'humaniser, c'est parfois décrédibilisant, de même pour la mort de certains personnages dans la deuxième partie, il n'y a pas de répercussion sur la suite de l'action, le film s'en fout donc forcément nous aussi, c'est très bizarre. En tout cas j'ai aimé le rythme et le scénario, ainsi que cette volonté de dépasser son statut de prétendue petite série B par une réflexion sérieuse sur la nature humaine de ses personnages, ça fonctionne, mais je le répète le réalisateur montre trop souvent ses faiblesses pour que l'on prenne ce film comme il devrait être, plus mystérieux, sombre et viscéral.
Certainement pas un chef d'oeuvre, pas non plus un navet, mais une oeuvre particulière ... Je le regarde encore avec beaucoup d'émotion, car il me parle sur bien des aspects. Il présente assez bien l'espèce animale dont il est question, même s'il y a beaucoup trop d'anthropomorphisme. Je ne sais pas si une orque serait capable d'en faire autant, malgré son indéniable et fascinante intelligence. Je ne doute pas que l'animal aurait une peine immense, du chagrin, mais de là à scénariser sa vengeance... Cela dit ce film est un de ceux qui m'ont bercée, la musique est magnifique, l'histoire est émouvante même si après il faut regarder une bonne comédie ou un bétisier pour ne pas tomber dans la déprime !
On va dire que c'est un film fantastique puisqu'on attribue à l'orque des comportement humanoïdes (admettons !). Si Richard Harris se débouille plutôt bien, Charlotte Rampling non contente de se réveiller en pleine nuit avec un maquillage impeccable, est complètement transparente dans ce film. L'histoire est trop linaire et sans réelles surprise, les attaques de l'orque sont tellement soft qu'on ne voit rien. (je sais le réalisateur n'a pas voulu faire gore, mais quand même). Le début se regarde assez bien puis quand vient ce dialogue débile dans l'église on se dit que ça va commencer à craindre. Effectivement, voilà que surgit un indien, porteur bien évidemment de sagesse ancestrale et dont on se demande pourquoi il s'embarque dans une expédition suicidaire. C'est rempli d'invraisemblances (Harris qui nage dans l'eau glacé sans problèmes d'hypothermie). Le comportement des personnages est énigmatique. A sauver éventuellement quelques belles images diverses et variées. (Les curieux auront reconnu Bo Derek dans un petit rôle bien sage)
Bien plus proche de Moby Dick que des dents de la mer, Un orque voit mourir sa femelle et son petit devant lui, il va alors tout faire pour se venger du pécheur responsable de ce massacre, le synopsis est plutôt simple mais ce film dégage une réelle intensité dramatique et même u peu de poésie. Il y a quelques scènes réussies dont la dernière que je trouve belle. Richard Harris est excellent. reste que la mise en scène et le rythme du film sont très paresseux et que malgré les qualités précités on s’ennuie quand même trop..
Un film écologiste absolument farfelu et hautement improbable par son côté qui prête trop d'émotions humaines aux animaux, qui tient autant des "Dents de la mer" pour l'inexorable traque de l'orque vedette que de "Moby Dick" pour la folie du capitaine magnifiquement campé par Richard Harris face au charme d'une Charlotte Rampling toute jeune. Une photographie plutôt jolie mais une mise en scène assez pataude et lourde. Trop romantique pour être un minimum réaliste.
Orca, un film produit par Dino de Laurentis excellemment bien fait et qui n'a pas mal vieilli. Magnifiquement servi par la musique d'Ennio Morricone. Effets spéciaux réussis avec un véritable épaulard et des vrais bateaux et deux magnifiques actrices (Charlotte Rampling et Bo Derek) pour ajouter à notre plaisir. Une chasse à l'homme prenante. Le seul défaut de ce film sont les hurlements débiles des épaulards et également le doublage qui fait souvent inutilement brailler le personnage de Nolan (interprété par richard Harris).
Vu quand j’étais petit, ce film m’a laissé un excellent souvenir et je le préférais de loin aux Dents de la mer, sans doute parce qu’il prend ici la défense de l’animal. Revu récemment, force est d’admettre que le long-métrage de Michael Anderson est moins bon que celui de Spielberg. Il s’agit d’une tentative d’exploiter le filon devenu juteux en débutant par un premier quart d’heure très proche du film de Spielberg. Mais rapidement, les intentions des auteurs bifurquent et tentent de livrer une version écolo de Moby Dick, avec dans la peau du chasseur l’excellent Richard Harris. Son duo avec Rampling fonctionne plutôt bien. On appréciera également la plastique de Bo Derek dans son premier rôle à l’écran. Certaines scènes sont très efficaces (comme le trauma initial) et les amoureux des animaux devraient apprécier le discours moins réducteur que celui de Spielberg. Pour autant, la réalisation est un peu trop pépère et certains dialogues demeurent lourdement explicatifs (je ressors mes fiches sur la vie des orques). En tout cas, on est loin du nanar qui est souvent décrit par les cinéphiles mal lunés.
En écrivant ce film Luciano Vincenzoni à eu la volonté de faire un anti-jaws,car l'animal ici n'est pas celui que l'on croit. A l'encontre du film de Spielberg dans lequel le requin voit l'homme comme l'une de ses proies.L'orque ne voit pas en l'homme une proie,c'est l'attaque de l'homme qui voit dans ce mammifère marin un bon moyen de se faire de l'argent qui déclenchera (après le massacre de sa famille) l'envie de vengeance de l’épaulard. Sergio Donati et Luciano Vincenzoni sont deux habitués du western spaghetti,c'est à eux notamment que l'on doit les scénarios des films de Leone,et autres westerns italiens. Et comme un cowboy devenu solitaire après le massacre de sa famille va cherche à venger les siens,l'orque va faire de même. Les codes utilisés sont identiques à ceux que l'on peu retrouver dans le western. L'orque impuissant assiste au massacre de sa femelle. Une fois hissée sur le bateau c'est l'horreur qui éclate aux yeux du chasseur et du spectateur,il jaillira du ventre de la femelle un petit,qui s’échouera ensanglanté sur le pont du bateau. L'orque assiste à se triste et déplorable spectacle,mais imprime les visages des bourreaux. Il n'aura alors qu'une envie se venger,il n'a plus rien à perdre puisque ce à quoi il tenait à été assassiné. L'idée d'humanisé les sentiments de l'orque marche vraiment bien,il n'en demeure pas moins que certains effets visuels,sont grossiers. Comme filmer l’œil du mammifère afin de nous faire comprendre la rage qui l'habite. Il ressort du film une bonne série b qui fait réfléchir sur l'état de conscience de l'animal.
Hormis l'ambiance du film, et les musiques immersives, on ne retiendra pas grand-chose de ce film. A part peut-être la philosophie qui se cache vers les 10 dernières minutes du métrage, le combat homme/animal, assez sympa.
Orca est à voir absolument. Dans cette catégorie de films diabolisant un animal réputé dangereux, Orca s'apparente à ce que fut Wollfen pour les loups. Il personnifie l'animal, lui prêtant une âme et de souvenirs. Il renverse habilement les codes traditionnels en humanisant la bête victimisée (on lui vole son bébé qui meurt sous ses yeux) qui dès lors n'a plus qu'une idée : se venger. L'autre force du scénario est de faire de son ennemi héréditaire un pêcheur sans scrupules. Peu à peu l'un et l'autre vont comprendre que leur sort est intimement lié, faisant des ravages au-delà de leur seul affrontement..Ce qui achève de faire d'Orca un oeuvre presque littéraire (on pense à Moby Dick évidemment) avec un vrai souffle épique quand Les dents de la mer jouait crânement mais divinement la seule carte de l'horreur aveugle, de la mort qui s'empare de vous sans prévenir... Bref, même s'il a vieilli, Orca mérite toujours et amplement le détour !.
A première vue, on pourrait s'attendre à une énième version des Dents de la mer, cette fois sous la forme d'un orque. En réalité, l'histoire est beaucoup plus creusée, avec un véritable scénario, et surtout une fin qui sort de l'ordinaire. Il y a du sang, mais sans excès (contrairement au célèbre requin qui dévore tout ce qui passe à portée de ses dents, l'orque tue des personnes ciblées et pour une raison précise). Intéressant à voir !
Pendant les cinq premières minutes j'y ai cru, la suite est une lente descente vers des abysses qui nous rapprochent d'un dents de la mer 3 ou 4 pour la réalisation et le réalisme. Seul la présence de Harris et Rampling limite un peu les dégâts.
Orca échappe au 5 parce que le petit coté moralisateur m a un peu agacé. Mais rien à voir avec les "dents de la mer" Là on ne vend pas de l adrénaline mais ce beau film porte une approche écologiste avec les habitants du "fond". Il me fait penser à moby Dick par son affrontement entre l homme et la bête,bête que l on hait peut être parce qu elle nous ressemble et parce que l on se retrouve en elle même. Sur le film lui même tout le monde aura été sensible à la musique poignante de Morricone,les images sont superbes (le village des pêcheurs ,la banquise sans oublier les prises sous marines) et les acteurs..... ,un Richard Harris tout en finesse et en émotion et une charlotte Rampling un peu froide et moralisatrice dans la premiére partie mais émouvante dans la fin ("venez je vais vous réchauffer"). A noter Bo Derek dans un de ses premiers rôles qui tient son rang. Ne pas oublier non plus une mention spéciale aux orques,véritables acteurs de ce film,y compris dans les scènes d amour aquatiques car contrairement aux "dent de la mer" les "monstres" sont des acteurs et non des machines dans ce film et toutes les scènes impliquant les orques ont été tournées avec de vrais orques (que dire du travail de dressage!!!!) Je pense que rien que ce travail préparatoire aurait nécéssité un film à lui seul. Reste après avoir vu le film une réfflection sur le pouvoir de mort et de vie que nous avons tous ainsi que sur l immense arrogance que nous avons nous autres humains de nous croire les seuls êtres pensant de cette planète. Un tout petit bémol ,il y a dans ce film une citation qui dit à peu près ""l orque est je seul animal avec l homme qui est capable de se venger" eh bien non,l éléphant,les grands singes et même les perroquets ne manqueront pas de se venger si vous leur faite mal ,pour le perroquet c est moins grave car il ne pèse pas 6 tonnes mais sur des meurtres par vengeance d éléphants de multiples anecdotes réelles existent à ce sujet.
Deux ans après le requin tueur des "Dents de la mer", voici l'épaulard vengeur ! Trop souvent comparé au film de Spielberg, "Orca" en prend pourtant le contrepied et loin d'être un blockbuster, il se révèle un film intelligent et plein de mélancolie. Ici l'orque n'est méchant que parce que le pêcheur Nolan a tué sa femelle enceinte. Dès lors, il se lance à la poursuite de Nolan et fait tout pour lui faire reprendre la mer afin qu'ils puissent s'affronter. Présentant l'orque comme redoutablement intelligent, le film nous montre la bêtise de l'être humain qui ne comprend pas d'autres créatures à part elle-même. Nolan, qui se reconnaît dans l'épaulard car il a lui-même perdu sa femme enceinte dans un accident de voiture, accepte alors l'inévitable et part affronter l'orque. Le scénario est écrit de manière intelligente et évite le spectaculaire, faisant d'"Orca" une véritable tragédie, un film à part qui vaut le détour. Surtout que Nolan est interprété par Richard Harris et que Ennio Morricone signe une sublime partition.