Tout en opposant deux services rivaux, La Guerre des polices les rassemble en un faisceau de relations complexes à l’origine de protagonistes complexes qui se définissent par l’entrelacs spoiler: de la violence et de la sexualité, du caractère officiel des missions et de la décomplexion burlesque . En cela, l’ouverture condense cette volonté de brouiller les repères tonals par la projection de deux policiers déguisés en malfrats dans l’appartement de Marie Garcin qui, en entendant les coups échangés avec son partenaire, quitte brusquement la salle de bain sans vêtement aucun… L’aimantation des contraires traduit également une ambition esthétique, celle d’articuler les codes traditionnels du polar (figures stéréotypés et solitaires, femme dénudée, bas-fonds parisiens) avec une modernité issue du cinéma bis perceptible dans la révision du mythe la femme fatale ou dans l’attachement à la réalité sociale dans laquelle vivent et travaillent les flics. Les comédiens se révèlent des plus convaincants, sublimés par un soin particulier accordé à la photographie. Une réussite populaire.
De ce long-métrage réalisé par Robin Davis, on retiendra principalement que Claude Brasseur, malgré une prestation sans relief, obtient généreusement le César du meilleur acteur en 1980. Pour le reste, on assiste à un film d’action classique dans lequel deux commissaires se livrent une guerre d’égo pour capturer un dangereux criminel. La pauvreté de la mise en scène et la faiblesse du scénario ne parviennent jamais à élever le rythme. Heureusement, le charme de Marlène Jobert et le sadisme mondain de Claude Rich donnent un peu de piment. Bref, une œuvre datée qui traverse mal les époques mais ayant le mérite d’aborder les rivalités au sein de la Police (sujet largement repris au cours des décennies suivantes).
Cette guerre des polices est redoutable et mortelle dans un solide polar des années 70 avec tous ses ingrédients, comme un machisme bien gras et des publicités pour cigarettes brunes et boissons anisées bien visibles. Dans un duel implacable pour s’assurer la réussite de l’arrestation d’un malfrat, Claude Rich en salopard fini est parfait dans le rôle d’un commissaire de la Brigade territoriale tandis que Claude Brasseur son rival à la Brigade antigang est plus humain. Marlène Jobert, une inspectrice ingénue qui croit encore aux vraies valeurs, navigue dans ses interrogations entre ces deux hommes. C’est aussi une analyse critique du fonctionnement de la police et de la justice avec un François Perrier impérial dans son rôle de chef de la police. La mise en scène reste très classique et Olivier Marchal nous livrera 25 ans plus tard une guerre des polices plus machiavélique et tragique dans son magnifique « 36 Quai des Orfèvres ».
Un polar comme on savait en faire en 1979, sans chichi, net et presque sans bavure. Acteurs excellents, des rôles principaux aux seconds. Un grand plaisir à revoir ces 2 Claude hélas disparus.
Polar franchouillard qui plaît certainement plutôt à un "public boomer masculin", car casting de bonhommes, répliques conservatrices, scènes de nudité de Marlène Jobert, etc. Deuxième partie du film très longue et monotone, on s'ennuie, c'est fade et interminable... Ce film ne m'a pas convaincue.
Pour mettre fin aux agissements de l’ennemi public No 1, il est demander à la brigade territoriale et à l’antigang de collaborer. Sur le terrain, la réalité est tout autre. Plutôt que l’enquête, Robin Davis préfère arbitrer le match qui oppose le shérif Claude Rich au cowboy Claude Brasseur. Un polar essentiellement masculin quelque peu passé aujourd’hui dont l’atout charme a été confié à la belle Marlène Jobert qui trouve dans cette « Guerre des Polices » l’un de ses très bons rôles.
ALLO LA POLICE. Où le Brasseur va, la police trépasse. Et le code de déontologie? Le hérisson de la police dans un face à face manqué, mais un César dans la vitrine. Olivier Marchal a aimé.
Dommage pour les scènes de flics fêtards débiles desservent le film. Mais Claude brasseur n'a pas joué dans des films qui retiennent l'attention hormis Les Yeux sans visage, Le Caporal épinglé, Germinal , Du rififi à Paname , Un cave... mais Claude brasseur est un acteur de second rôle peu charismatique et peu convaincant. ce film est néanmoins un des films regardable une fois où il joue.
Un solide polar de la fin des années 70. Mis en scène par Robin Davis qui a su donner du rythme à son film, il décrit la lutte entre 2 services de police pour arrêter un dangereux criminel. D'un côté il y a le commissaire Fush (Claude Brasseur) de l'antigang et de l'autre le commissaire Ballestrat de la brigade territoriale (Claude Rich). Les deux hommes ont des méthodes très différentes. Au milieu de ces deux hommes se glisse Marlène Jobert qui incarne une inspectrice sous les ordres de Ballestrat mais qui est attiré par Fush. Claude Brasseur campe un commissaire un peu cow-boy mais loyal. Face à lui Claude Rich incarne un policier vicieux, prêt à tout pour arriver à ses fins. Marlène Jobert,elle, apporte une touche féminine pleine de charme dans ce face à face viril. On ne peut d'ailleurs que regretter qu'elle ait abandonner sa carrière d'actrice si rapidement. C'est donc un polar convaincant qui fait plaisir à suivre et qui nous tient en haleine jusqu'à son dénouement final. Il nous donne l'occasion de revoir 3 excellents acteurs (Brasseur, Rich et Jobert) dans de très bons rôles.
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3,5
Publiée le 6 juin 2021
La Guerre des polices était l'un des derniers vrais films policiers gangsters contre flics avant un long moment. Avant l'arrivée du grand Olivier Marschall vingt ans plus tard. C'est l'histoire de la guerre entre deux brigades volantes de la police. Une guerre où toutes les ruses, les tricheries, les coups et les frappes sont permis pour détruire l'autre. On se demande qui est l'ennemi les gangsters ou les collègue officiers. Les personnages sont assez bien décrits on ressent de l'empathie pour eux. Les acteurs et actrices Claude Brasseur, Claude Rich et Marlène Jobert sont crédible et l'on comprend leurs sentiments en tant que spectateur. C'est une histoire sombre très triste et amère comme je les aime...
Le classique polar français des années 1970, pas mauvais, bien mené bien qu’un peu mollasson, mais au scénario bien ringard et aussi peu crédible qu’un discours gouvernemental. Reste le plaisir de voir de bons interprètes, disparus pour la plupart — et tout particulièrement l’adorable minois (et le reste) de Marlène Jobert, retirée bien trop tôt des écrans —, mais qui ont bien de la peine malgré leur grand talent à crédibiliser leur personnage.
Un film qui m’a beaucoup fait penser au 36 d’Olivier Marchal qui s’en est sûrement beaucoup inspiré. Mais cette guerre des police n’est pas un bon film comme le 36 que je viens de citer. C’est du polar à la papa, très fort en gueule très masculin, il suffit de voir le nombre de scènes de nudité totalement gratuites de Marlène Jobert pour finir de s’en convaincre. A part ça les acteurs font le job, on a un surprenant Claude Rich avec un inspecteur de police qui aime la loi plus que l’ordre. C’est un polar très (trop) balisé qui se laisse suivre mais sans plus.
« La Guerre des Polices » est un film dont l’histoire semble intemporelle. En effet, on pourrait raconter la même chose aujourd’hui encore, près de 40 années plus tard. L’intrigue permet de développer trois des principaux protagonistes aux méthodes différentes. On peut noter une critique du système hiérarchique, de la présence de lécheurs de bottes, qui n’ont pour objectif que de bien se faire voir. Preuve, s’il en fallait une, que les choses n’évoluent guère de ce point de vue là. On peut s’amuser en voyant les véhicules d’époques tels que la Renault 5, R12 break, des Renault 16, plus communément appelées R16, ou encore des 504 Peugeot, sans parler des « paniers à salade » de la police, type H de chez Citroën. Le rythme est bon, et la distribution offre de bonnes prestations. On relèvera le côté machiste de l’époque et l’idée qu’on se faisait de la place de la femme dans ces années post soixante-huitard.