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    Love Streams
    note moyenne
    4,0
    157 notes dont 16 critiques
    31% (5 critiques)
    44% (7 critiques)
    25% (4 critiques)
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    16 critiques spectateurs

    stebbins
    stebbins

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    5,0
    Publiée le 18 janvier 2013
    Je re-découvre avec Love Streams les vertus du cinéma de John Cassavetes, une oeuvre d'une extrême complexité psychologique peuplée de personnages romanesques et proprement admirables, même dans leur médiocrité ou leur inconséquence morale. Un cinéma définitivement aimable, d'une élégance qui puise sa robe et son âge dans son indépendance, son terroir. Cassavetes accouche les âmes et les émotions sans jamais trancher de quelque manière que ce soit : nullement juge ni même réellement moraliste c'est surtout un libre-penseur respectant et comprenant le spectacle intime de l'Homme, le sublimant jusqu'à l'élégie. Fragile, pathétique, un brin cynique et pourtant si beau ou même a contrario idéaliste, fantasque, coulant et torturé l'Homme chez Cassavetes est sous influence, comme un enfant capricieux, égoïste cherchant l'attraction, l'admiration ou la reconnaissance : un esclave libre, en un sens. Essentiellement construit autour de deux personnages a priori radicalement différents ( un écrivain taciturne épiant les noctambules pour en tirer un roman et soeur instable et passionnée, ronde et ouverte ) Love Streams déroule ses innombrables nuances au gré d'une mise en scène unique, incroyablement dense et même souvent inattendue dans sa composition. Entre vérisme, excentricité et virtuosité la direction d'acteurs atteint là un niveau de maîtrise et de profondeur rarement égalé jusqu'alors. Gena Rowlands est évidemment géniale en femme rayonnante mais un brin éthérée, comme l'est John Cassavetes dans la peau de ce frère moralement immature et très attachant. Oeuvre vitale, vivante et vivifiante Love Streams est résolument un paradigme de modernité : un film bouleversant.
    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Publiée le 2 février 2017
    Avant-dernier film de John Cassavetes, "Love Streams" peut être considéré comme le film testament de son auteur tant son dernier film "Big Trouble" n'avait rien de personnel. Ici, le cinéaste acteur y va à fond dans le côté intime : le film est tourné dans sa maison avec sa femme Gena Rowlands qui joue ici sa sœur. C'est presque un home movie que ce drame humain sur deux personnages qui se voient confrontés à la solitude tandis que leurs défauts les ont isolé du reste du monde. Lui paye des femmes pour lui tenir compagnie la nuit, fume cigarettes sur cigarettes et quand on lui confie son fils qu'il n'a quasiment jamais vu, il le laisse seul dans une chambre d'hôtel pour faire la fête. Elle est une femme récemment divorcée qui ne veut pas laisser partir son mari, trop jalouse et trop passionnée pour s'imaginer reconstruire sa vie. Dans "Love Streams", ces deux êtres en perdition vont finir par trouver du réconfort ensemble en dépit de leurs différences. Si le film ne manque pas de belles trouvailles et n'a de cesse de prouver (comme si on ne le savait pas) que Cassavetes et Rowlands sont des monstres de talent, on a tout de même du mal à bien suivre l'ensemble, souvent elliptique, parfois fourre-tout et quelquefois difficilement compréhensible. Dans le genre "Une femme sous influence" ou "Opening Night" sont bien plus forts, ce "Love Streams" semblant finalement trop éparpillé pour être complètement efficace, se perdant dans de tortueuses longueurs. Reste bien évidemment le savoir-faire du réalisateur qui n'a pas son pareil pour filmer les êtres abîmés par la vie avec sa sensibilité unique. Rien que pour ça, ces torrents d'amour valent le détour.
    brunocinoche
    brunocinoche

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    5,0
    Publiée le 3 février 2017
    Le dernier Cassavetes et l'un des plus beaux et des plus forts. Pour une fois, le titre français "Torrents d'amour" n'est pas idiot car c'est bien de cela et uniquement de cela qu'il s'agit dans ce film. L'amour que l'on donne, l'amour qu'on reçoit, l'amour que l'on perd. Une nouvelle fois, Cassavetes filme sa compagne Gena Rowlands avec beaucoup d'amour, justement. A la fois fragile et déterminée, elle excelle à nouveau dans ce rôle borderline. Cassavetes, devant et derrière la caméra se démène et se surpasse, sachant que ce film, du fait de sa maladie, sera le dernier. C'est fort, c'est émouvant, c'est incroyablement gonflé dans la façon de casser le rythme et de passer d'un style à un autre. Une vraie claque, comme le fut "Une femme sous influence" ou "Opening night".
    Loïck G.
    Loïck G.

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    4,0
    Publiée le 24 février 2016
    John Cassavetes joue très bien le rôle d’un romancier. On ne le voit jamais écrire, mais faire la fête, courir les femmes, papillonner. Il ne parle d’ailleurs jamais de son travail. Le personnage de Gena Rowlands est un peu barge, démesuré, grandiloquent. Elle vient de perdre la garde de sa fille et tombe dans les bras de l’écrivain. Et c’est au détour d’une conversation téléphonique que l’on apprend ce qu’ils représentent l’un pour l’autre, bien après mille péripéties sentimentales et matérielles. Un tourbillon comme le cinéma nous en procure parfois entre drame et drôlerie. John Cassavetes est incroyable, Gena Rowlands éblouissante, et tout autour des acteurs et actrices tout aussi rayonnants, et formidables : Diahnne Abbott, Seymour Cassel, Eddy Dono…On les avait peut-être oubliés. Mais le cinéma a de ses vertus ! Avis bonus La première fois je crois que je note cinq étoiles , alors allez le voir ... Pour en savoir plus
    Multiface
    Multiface

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    4,0
    Publiée le 28 septembre 2008
    John Cassavetes décédé en 1989 suite d’un cancer, se savait malade lorsqu’il réalisa ce film souvent considéré comme une œuvre testament regroupant les thématiques habituelles évoquées avec force par le réalisateur tel que le couple et la famille. Dans ce dernier film en tant qu’acteur, John Cassavetes interprète Robert Harmon, l'écrivain alcoolique entouré de prostituées ou femmes de passage, qui noie ses angoisses avec l’aide de la bouteille tandis que Gena Rowlands l’épouse du réalisateur dans la vraie vie incarne Sarah Lawson, la sœur de l’écrivain dans le rôle d’une femme jetée, mère de famille en procédure de divorce qui aime sa fille d’un amour si étouffant que celle-ci a décidé de vivre avec son père. A travers l’histoire de ce frère et cette sœur qui finissent par se retrouver, alors que le vide s’est fait peu à peu autour d’eux, le réalisateur exprime probablement 2 visions opposés de la façon d’appréhender l’amour soit que le trop plein d’amour se révèle trop fort pour qu’il y ait réciprocité ou bien soit lorsqu’on ne croit plus à l’amour tout devient violent ou douleur. Le film traînant sur des longueurs n’apporte peut être pas vraiment de réponse dans l’absolu au problème qu’il soulève comme pour le réalisateur apparemment s’agissant d’amour, il n’y a pas de réponse mais la narration du propos malgré son aspect alambiqué reste néanmoins très cohérente en juxtaposant d’abord les itinéraires du frère et de la sœur, en montra
    cinono1
    cinono1

    Suivre son activité 92 abonnés Lire ses 979 critiques

    5,0
    Publiée le 27 avril 2013
    film ultra sensible, écorché vif de john cassavettes sur la réunion d'un frère et d'une soeur suite à leurs déboires respectifs. Des longueurs mais aussi des pans entiers de cinéma-vérité et des dialogues comme seul cassavettes pouvait en donner. un de ses roles les plus autobiographique aussi dans ce role de fétard sans illusions et auto-destructeur. fin amusante dans cette maison (celle du réalisateur) qui se transforme peu à peu en arche.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 22 juin 2014
    Le film testamentaire de John Cassavetes, cinèaste rebelle et bon vivant! Pour faire un film comme "Love Streams", il faut n'avoir peur de rien, ni de personne! Le cinèma selon Cassavetes, disparu trop tôt en 1989, ètait une leçon de libertè! il aimait la vie, le cinèma et bien sûr Gena Rowlands! Dans ces « torrents d'amour » , Cassavetes joue un ècrivain, que seules les femmes de la nuit inspirent, accueillant chez lui sa soeur, Rowlands, alors que le vide s’est fait plus grand entre elle et lui! Du coup, deux solitudes s'affrontent durant 2h15 qui passent trop vite! Cassavetes, qui refusait de se plier aux exigences de Hollywood, prèfèrait filmer loin des studios, comme il l'entendait! Comme un artisan passionnè et un crèateur original! Chaque tournage ètait une aventure humaine autant qu'artistique! C'ètait l'occasion de rèunir pour l'acteur-rèalisateur une èquipe de professionnels mais aussi d'amis, comme Seymour Cassel! Les membres de sa famille et de celle de sa femme ètaient souvent conviès à interprèter un rôle (Xan Cassavetes, David Rowlands...) et les repas entre les prises constituaient toujours des moments forts! Avant dernier film de John Cassavetes, "Love Streams" est de cela, un très beau drame psychologique entre un frère et une soeur qui finissent par se retrouver...
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 24 juin 2013
    Cycle Cassavetes au grand Action Je n'avais jamais vu "Love Streams", le dernier opus du grand maître dont le cancer a été diagnostiqué au début du tournage. Souvent présenté comme un "film-somme", Ors d'Or au festival de Berlin 1984, il rassemble les grands thèmes de son œuvre : le coupe, la famille, l'alcool, la folie douce, la déchéance ... Un grand écrivain cherche l'inspiration dans les bars et les bordels. Il vie dans une splendide villa (la propre villa des Cassavetes) entouré de calls girls. Il échoue à renouer avec son fils, que sa mère lui confie le temps d'un week-end. Sa sœur est en plein divorce. Convaincue que l'amour est un torrent qui ne se tarit jamais, elle ne supporte pas cette séparation. Elle échoue à obtenir la garde de sa fille. Après un voyage en Europe, elle vient se réfugier chez son frère. L'un et l'autre ont fait, chacun à leur façon, le vide autour d'eux. L'un et l'autre se retrouvent dans une commune solitude. A la suite de la défection de John Voigt qui devait interpréter le rôle principal, John Cassavetes l'a remplacé au pied levé. Sa sœur est jouée par Gena Rowlands. Leur relation tarde à se préciser. On n'apprend qu'aux deux tiers du film qu'ils sont frère et sœur. A leur première rencontre, on imagine qu'ils furent amants. le trouble est d'autant plus fort qu'on sait les deux acteurs mari et femme à la ville. Ses derniers mots avant de disparaître derrière un écran de pluie : "Tu es la seule que j'aime" ...
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

    Suivre son activité 77 abonnés Lire ses 202 critiques

    4,0
    Publiée le 25 mars 2016
    La rencontre de deux personnes paumées qui essaient de s'entraider tout en essayant de se sauver elles-mêmes. Il y a une liberté de ton et une sorte d'improvisation dans les dialogues et il en ressort une vérité dans les sentiments. Vraiment de belles scènes touchantes parfois. Le torrent d'amour c'est ce qu'elle veut offrir à son frère. Elle essaye les animaux mais ça ne marche pas davantage qu'avec son propre fils. Le courant n'est pas en continu chez lui. Il est parfois interrompu et cette scène assez pathétique des animaux est à comparer avec la très belle scène élégiaque du rêve où le trop plein d'amour de cette femme se déverse dans tout son être et ses actions. Très beau
    jamesgray33
    jamesgray33

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    3,5
    Publiée le 2 mai 2016
    Histoire cabossée de deux vieux junkies du sentiment : un écrivain volage compulsif en fin de parcours et sa soeur, embourbée dans le trauma encore vif de son divorce... Scènes de pure comédie, rêves, hallucinations, et combinaisons sentimentales improbables. Dans "Love Streams" tout s'enchevêtre dans les lumières vives et les sons synthétiques de cette époque dans laquelle Cassavetes semble définitivement perdu. Et c'est justement ce sentiment de décrochage, de flottement qui confère à l'ensemble son caractère envoûtant.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 23 février 2017
    Lors d'une scène rêvée à la fin de "Love Streams", Sarah tente de faire rire son mari et sa fille. Alors qu'il parie un dollar sur son échec, elle joue la "mise ultime" : l'amour. C'est ce qui reste quand on a presque tout perdu, quand on est au bord du gouffre mais que l'on tient debout in extremis, l'amour à donner à ceux que l'on est en train de perdre. Vertigineux, l'avant-dernier film de John Cassavetes l'est donc dans sa façon d'épouser la trajectoire de ses personnages mais aussi dans sa structure puisque tout ce qui relève d'une forme de contrôle, à savoir l'emploi du montage parallèle qui présente les situations de Sarah et de Robert, est explosé au fur et à mesure que le film avance. Gagné par un rythme de plus en plus chaotique et par une abstraction qui fait alterner scènes réelles délirantes et d'autres totalement oniriques, le film est constamment imprévisible et combat son désespoir par un humour inattendu. Ainsi, "Love Streams" insuffle un vent de liberté bouleversant et réunit pour la dernière fois à l'écran le couple Cassavetes-Rowlands, emporté avec fureur dans cette oeuvre torrentielle.
    SebD31
    SebD31

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    5,0
    Publiée le 20 mars 2009
    Cassavetes réalise ce chef-d'oeuvre d'une très grande humanité. Les deux personnages principaux sont marginaux, rongés par la solitude et un mal-être permanent. Rarement un cinéaste aura était si proche de la réalité, relatant avec justesse le quotidien de personnes ordinaires. Magnifique !
    BlindTheseus
    BlindTheseus

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    4,0
    Publiée le 25 juin 2009
    Classique romantique parfait et utilisant des thèmes vieux comme le monde, malgré le fait que plusieurs éléments de l'oeuvre restent encore non-définis.
    Dé D.
    Dé D.

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    5,0
    Publiée le 27 août 2017
    Un film sur l'amour comme jamais on a vu ! psychologique, sincère, original, touchant, avec de superbes prestations d'acteurs... à voir ET revoir pour bien comprendre son âme
    A.S. Powell
    A.S. Powell

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    4,0
    Publiée le 5 mars 2019
    Torrents d’amour, torrents d’amour… La salle était surchauffée, les sièges désagréables, le couple derrière moi bavard et les filles qui peuplaient la majeure partie de la salle très attirantes, belles intellectuelles du quartier latin, jolies bobos cinéphiles… J’ai eu du mal à me concentrer ; les conditions n’étaient pas là. J’étais déçu. Ce qui m’a d’abord sauté aux yeux, c’est l’outrance du film : la scène avec les bagages dans l’aéroport, les animaux dans le taxi, le sang sur le visage du gosse… tout cela, qui doit provoquer un effet comique chez le spectateur – avec succès je dois l’avouer, en tout cas pour les gens de la salle où j’étais –, tout cela est surement le gros défaut du film, et même le défaut d’autres films de Cassavetes, car cela crée une distance, car cela éloigne alors que toute l’entreprise et toute la virtuosité de Cassavetes est de rapprocher au plus près ses personnages et leurs préoccupations du spectateur, témoin, voyeur de toutes leurs actions où il se livrent totalement, grâce au dévouement passionné des acteurs dans leur improvisation, grâce à la proximité de la caméra de leurs corps et de leurs visages. Bref, je m’étais habitué à ce Cassavetes, ce Cassavetes qui a su comme aucun autre filmer les déchirures de l’âme, les passions humaines, les débordements des êtres prisonniers de leurs conditions sociales et des chaines familiales, l’éruption inopinée de leur comportement hors de leur place oppressante dans le monde... Bref, j’aime Cassavetes. Pour l’outrance, l’irréalité de Love streams, j’ai pourtant eu du mal. Mais je ne cesse d’y penser. Car évidemment tous ces films sont différents, ils ne sont heureusement pas tous comme Husbands, pour moi le meilleur film du réalisateur et l’apothéose de sa démarche ultra-réaliste. Mais pourquoi, après tout, Love streams s’éloignerait de cette démarche ? Cassavetes filme deux êtres, un frère et une sœur, liés par un torrent d’amour, mais totalement différents : l’un ne vit qu’au présent, il jouie d’une liberté excessive, qui condamne sa vie à l’instabilité et à une quête désespérée de l’absolu dans l’appel à la chair ; l’autre est complètement enchainée à son passé, qu’elle traine lourdement dans ses innombrables bagages, et auquel elle s’accroche désespérément dans le souvenir de son ex-mari et de son ancien foyer … L’un est un égoïste egocentrique, l’autre déborde d’amour et de dévotion pour autrui. Les deux sont absolument prisonniers de leurs caractères, jusqu’à la folie. Cassavetes pousse le réalisme jusqu’à représenter les délires de Robert (John Cassavetes), et les rêves grandioses ou effrayants de Sarah (Gena Rowlands), un réalisme psychanalytique qui devient par là surréaliste. La fin du film vient donner aux personnages une porte de sortie, une échappatoire au désespoir que leur folie les destine : Sarah part avec un homme, un autre – un de ceux qu’on rencontre au bowling – ; quant à Robert, il semble avoir trouvé son point se stabilité dans la figure de Sarah, enfin une femme à aimer… Cet amour a beau être incestueux, il n’en reste pas moins terriblement vrai : car il est incapable de lui faire avouer ses secrets, ce dont il cherche en toute femme pour son désir de connaissance de l’âme féminine, pour sa propre création littéraire ; et surtout car cet amour dépasse les frontières de l’écran : tout d’un coup, le cinéaste John Cassavetes dévoile son amour pour sa femme Gena Rowlands. Le dernier plan du film annonce la tragédie du film, et la tragédie du cinéma : le visage de Cassavetes, condamné par la maladie lors du tournage, masqué par le torrent de la pluie, seul, tendant l’oreille à la musique de son juke-box, fumant doucement sa cigarette, assis immobile, dans le calme de sa maison. Ce film est peut-être un chef-d’œuvre… j’y crois de plus en plus… chacun de ses films est en tout cas à revoir… j’ai toujours l’impression de sentir un monde s’abattre sur moi quand la fin du film arrive… Un bon film remue ; et Cassavetes ne fait que des bons films, car ils sont tous, à leur manière, beaux, puissants, tragiques, existentiels.
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