L'Eclipse
Note moyenne
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58 critiques spectateurs

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Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 février 2020
Sur le thème de l'incommunicabilité dans un couple, un film aux images envoûtantes mais beaucoup de temps morts pas bien palpitants, malgré tout sublimé par la présence de la gracieuse Monica Vitti et du jeune et fougueux Alain Delon.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 juin 2019
La première séquence mettant en scène les derniers instants d’un couple sur le point de se séparer nous conquis sur le champ. Nous sommes le matin, tout s’est dit durant la nuit, lourds silences, le son et le va-et-vient du ventilateur prend toute la place. Pour Vittoria, il ne reste plus qu’à poser le geste fatal : partir. Belle femme aux traits uniques que lui prête Monica Vitti. Mystérieuse, incomprise, désemparée, rêveuse. La caméra tente de la percer, mais sa beauté créée comme une sorte d’écran qui nous empêche de voir. On a l’impression parfois que la comédienne pose, mais comment pourrait-il en être autrement quand la caméra vous scrute et que le réalisateur est en pâmoison devant vous. Cela n’enlève rien à la force du film. Antonioni bâtit ses personnages sur des contradictions, des passions qui les rendent fragiles, souvent déchirés quand ce n’est pas sur le bord du gouffre. Aux côtés de la muse, Alain Delon est à la fois d’une intensité et d’une vérité étonnante. À l’image, le film est extrêmement soigné. Les cadrages sont minutieusement construits et l’action qui s’y passe également. Les longues séquences se déroulant sur les planchers de la Bourse sont époustouflantes. De voir tout ce beau monde s’agiter dans l’hystérie à l’idée de s’enrichir ou de s’appauvrir est terriblement dérangeant. Ce l’est encore plus pour Vittoria qui souffre du manque d’attention de sa mère noyée dans ses préoccupations financières. Comment pourrait-elle s’abandonner dans les bras d’un courtier. Une seule avenue possible : s’éclipser.
Léo M.
Léo M.

21 abonnés 93 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 avril 2019
Un très beau film sur le drame d'un amour impossible, dans un pays en pleine effervescence, où les objets les monuments et les lieux semblent bien pus vivants que les personnages et leurs destins.

Delon en jeune chien fou capitaliste , Monica Vitti en héroine romantique a la Flaubert, Antonioni en maitre d’œuvre qui choisit de filmer le désespoir des riches oisifs et qui plongent dans les passions humaines avec fougue mais sans y investir leur âme.

A voir et revoir , a analyser, a discuter.
que du cinéma
que du cinéma

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2019
Film avec Alain Delon qui raconte une romance avec monica vitti. Film où il y a des longueurs film qui laisse sur sa fin.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mars 2019
Quoi qu'on en dise, un film de Michelangelo Antonioni, c'est toujours une expérience à part. Soit fascinante. Soit rebutante. Exigeant une énorme patience. Et pour cause, le cinéaste italien semblait avoir pour règle de faire des films tous aussi inaccessibles les uns que les autres. Et cette désormais très fameuse « Eclipse » ne fait pas figure d'exception. Fidèle à son style, le cinéaste italien nous propose une œuvre épurée à l'extrême et au rythme super lent (euphémisme!). S'il est une chose que l'on peut contester, c'est bel et bien la beauté plastique de l'ensemble. A commencer par le noir et blanc. Mais là où ça tape le plus fort, c'est au niveau de la réalisation. Antonioni était un crack pour filmer et réaliser les montages. En témoignent les quelques courtes séquences semblant être filmées du point de vue du personnage de Monica Vitti sur lesquelles le film se termine. Esthétiquement, c'est d'une beauté renversante. Mais hélas, l'esthétique ne fait pas tout. Il faut ne serait-ce qu'un minimum de fond. Et c'est là que ça pose problème. Antonioni ne propose absolument rien. Se terre dans une narration complètement stérile. Parler de l'impossibilité de communication entre les êtres, d'accord, mais en faire un truc aussi vide, c'est quasi fatal. Bien sûr, tout est dans le non-dit. Le spectateur est livré lui-même, doit se débrouiller pour tout déduire. Mais s'il n'y a pas d'enjeu, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Dans l'absolu, ça m'aurait intéressé de suivre l'errance de la somptueuse Monica, de suivre sa quête quasi existentielle, mais rien n'en découle. J'avais bien aimé « Profession reporter » tout aussi austère et lent, mais il y avait quelque chose, une base, rapidement reléguée au second plan c'est vrai mais qui offrait tout de même un minimum d'enjeu. Alors que cette « Eclipse », surtout dans ses trois derniers quarts d'heure m'a complètement plombé.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2018
film très lent et totalement dépourvu de bonnes caractéristiques visuelles pas si terrible. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2017
Film qui reste très moderne mais en même temps quelque peu surchargé, limite trop calculateur dans son développement des deux premiers actes, on zappe allégrement le degré de spontanéité tant attendu, c'est lourd voire épuisant, heureusement le couple Vitti-Delon fonctionne ensuite admirablement bien à l'écran. J'ai par exemple adoré la scène du premier baiser à travers la vitre d'une fenêtre où Vittoria n'ose avouer ses sentiments, leur petit jeu de séduction, c'est superbement capté, et les dernières minutes sont d'ailleurs géniales dans le sens où le film pourrait tomber dans la supercherie de l"'amour fou et romanesque" mais revient finalement dans une certaine forme de banalité "réaliste", où un autre film pourrait commencer.
Je regrette de ne pas avoir davantage apprécié ce film, car il m'a laissé sur une excellente impression, mais bon, la première demi heure m'a pas mal ennuyé il faut bien l'avouer.
Jean-luc G
Jean-luc G

89 abonnés 897 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 septembre 2017
Vécu un grand moment de solitude, et pas que pour Monica Vitti. Son rire rauque ne fait pas sourire, et nous avons connu tellement plus attachant dans le cinéma italien. Des plans esthétiques de rues vides dans une Rome nouvelle d'après-guerre succèdent à des rares baisers volés - c'est d'époque! . Dans le genre illustration du thème de l'incommunicabilité, le spectateur a aussi le droit à ne pas être convaincu. Seuls la vivacité du jeune Delon et la reconstitution de la bourse de l'époque présentent un intérêt. Fait des efforts pour rester jusqu'au bout parce que il s'agit d'un grand metteur en scène que j'ai aimé dans ma jeunesse (Zabriskie point), mais franchement même une conclusion tragique que j'attendais ne viendra pas. Belle déception. A recommander plutôt de voir le film méconnu de Pietrangeli "L'amour tel qu'il est" présenté à Lumière 2016. DVD1 - septembre 17
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2016
Œuvre charnière, « L’Eclipse » marque la bascule du cinéma d’Antonioni dans une certaine forme d’abstraction. Cette transition se fait de manière progressive au cours du film, ce qui créé un léger déséquilibre, l’impression d’une forme qui se cherche encore. Mais aussi l’invitation à une magnifique exploration cinématographique. Le traitement narratif est, en effet, peu à peu abandonné au profit d’un geste cinématographique qui se concentre sur le motif plutôt que sur le récit. S’il n’atteint pas encore la puissance de « Blow up » ou de « Profession reporter », Antonioni s’approche ici d’un cinéma total, détaché des contingences narratives, qui reste aujourd’hui d’une modernité absolue. La longue séquence d’ouverture, exemplaire de cette transition, semble poursuivre le récit de « La Notte » (un couple en crise qui bute sur ses empêchements), mais prend vite la forme d’une expérience purement visuelle décomposant ce motif de la rupture amoureuse (opposition violente du noir et du blanc, décadrages qui racontent la distance qui s’instaure dans le couple, perte du point de vue de l’un au profit de l’autre). Le film s’ouvre ainsi très vite à une voie nouvelle, en accompagnant l’héroïne dans son errance et sa confrontation au monde moderne, dont le sens lui échappe et dont elle subit la violence. Cette voie sera celle des prochains films du cinéaste. Loin de répéter une réflexion sur l’incommutabilité, « L’Eclipse » s’ouvre au contraire sur un geste radical de créer une cosmogonie cinématographique autour des motifs de la béance métaphysique d’un monde vidé de toute spiritualité où l’homme est réifié par le consumérisme. De façon encore très explicite, Antonioni montre ici une Italie en plein essor économique, que le capitalisme sauvage bouleverse profondément. Les scènes à la bourse sont ainsi orchestrées comme des irruptions de violence venant bousculer l’ordonnance du récit : mise en scène nerveuse, voir chaotique, qui impose au film un nouveau tempo, parfaitement incarné dans le rythme bondissant du personnage d’Alain Delon. Antonioni dévoile ici tout le projet du film : montrer le passage d’un temps « moral » à un autre. D’un monde à l’ordonnance précise et aux valeurs immuables à un monde nouveau, celui du consumérisme, où l’immédiateté (des informations, des désirs, des pulsions) déconstruit le réel. Ces deux mondes s’incarnent à travers les deux personnages : un Delon parfait en jouisseur frénétique et finalement désincarné (qu’à-t-il à offrir d’autre que l’illusion du moment, aussi abstrait que les millions qu’il fait gagner puis perdre à ses clients ?) et une Monica Vitti rescapée du monde d’avant, celui de valeurs immuables (l’amour), irréductible à cet impératif consumérisme, qui n’a d’autre issue que de se mettre en vacance d’elle-même pour tenir encore un moment en équilibre devant le néant que promet ce monde capitaliste où tout s’égalise dans la consommation frénétique. Et Antonioni de pousser cette logique jusqu’au constat de réification final, avec ces dix dernières minutes vertigineuses où le monde semble brusquement déserté (même les protagonistes ont disparus, abandonnés dans leur quête d’unité impossible) et où les hommes sont réduits à des ombres inquiètes et fugaces. Cette séquence inoubliable marque à la fois le passage définitif vers l’abstraction d’Antonioni, mais aussi la bascule de son cinéma vers le politique. Un politique dont la force première est de se faire poétique. Bref, même si ce film de transition accuse quelques faiblesses (étirement inutile des séquences à la bourse, hésitation formelle de la deuxième partie, où le cinéaste semble tirer vers l’abstraction un récit encore marqué par la psychologie), il nous emmène dans une recherche passionnante qui va aboutir aux chefs d’œuvre à venir.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2016
J'ai eu le même problème qu'avec Blow Up, j'ai trouvé les acteurs très bons, la réalisation et la photographie bonne mais qu'est-ce que je me suis ennuyé! J'ai dû avancé plusieurs fois le film tellement je m'ennuyais. C'est dommage car comme toujours, Antonioni montre une fois de plus son talent
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2015
Le Prix du Jury de Cannes 1962 qui a divisé les critiques de l’époque.
Vittoria, dont on découvrira plus tard les origines modestes, se sépare de Ricardo, jeune attaché d’ambassade. Elle rencontre ensuite un courtier avec qui elle engage une histoire d’amour.
Sophistiqué, Antonioni a un sens du cadre et de la mise en scène très fines. Il utilise aussi une grande variété de plans et renouvelle sans cesse la communication non verbale simplement par son talent cinématographique. La scène initiale de la rupture est mon sens d’une très grande réussite dans le malaise bien palpable et tellement réaliste des dernières heures de la vie d’un couple. L’utilisation aussi des mouvements des comédiens et de l’architecture des intérieurs est un prétexte pour faire disparaitre et réapparaitre les personnages dans le cadre. Dans la première partie, par exemple, Monica Vitti, celle qui rompt, s’éclipse sans cesse du cadre pour y revenir. Une belle mise en image du titre du film. Mais la limite cruelle du film est que l’on ne ressent pas grand-chose durant 2 heures. On passe son temps à se poser des questions et à intellectualiser la mise en scène de l’auteur pour comprendre ce qu’il compte dire à travers sa caméra. Pourquoi tel plan ? Pourquoi tel mouvement ? …
Aucune émotion ressenti avec ce film… juste une leçon d’analyse filmique durant laquelle je ne suis même pas sûr d’avoir trouvé toujours la justification des choix esthétiques.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2015
Intello et radical, ce film majeur de Michelangelo Antonioni – et du cinéma du XXème siècle – est une véritable démonstration du talent du cinéaste italien. Formellement parlant tout d'abord. Chaque plan, minutieusement travaillé et parfaitement cadré, est d'une beauté saisissante. Autant les corps que la ville et son architecture sont magnifiquement retranscrits à l'écran. Sur le fond du propos ensuite. Antonioni capte de façon incroyablement visionnaire une société devenue obsédée par l'argent, et qui déjà commence à le créer de manière déconnectée de toute forme de réalité. Au détriment des hommes, des femmes, de l'amour, des utopies... Ici, les personnages sont terriblement seuls. Les 10 dernières minutes, sans aucun dialogue, sont absolument merveilleuses. Et que dire des superbes Monica Vitti et Alain Delon...
Guillaume836076
Guillaume836076

100 abonnés 126 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2015
**J'avais vu "Profession: reporter" du même Michelangelo Antonioni**, il y a maintenant 20 ans, à l'époque lycéenne, quand je mangeais de la pellicule au kilomètre, me destinant avec enthousiasme à des études supérieures dans le cinéma.
Depuis, mon ambition rêveuse qui fût vite avortée par une réalité cruelle et blafarde, n'est plus qu'un lointain souvenir nostalgique et brumeux, qui a fait place à un amour immodéré pour le cinéma et les acteurs. N'ayant pas la chance de pouvoir courir les festivals, rétrospectives ou d'être un spectateur assidu d'éventuelles cinémathèques bien connues, je n'ai de cesse de parfaire ma culture cinématographique toujours imparfaite, souvent lacunaire, au gré des diffusions télévisuelles ou par le, désormais, facile accès au site de visionnage en ligne.

**Toute l’œuvre du grand Michelangelo Antonioni, m'est quasiment inconnue**. Je l'avoue c'est bien volontaire. Certainement la peur de l'ennui, alimentée par la réputation d' œuvres difficiles d'accès, trop symboliques, esthétiquement et formellement exigeantes, destinée à une certaine intelligentsia louant le génie de ce maître de l'image. On n'est pas loin de l’idolâtrie réservée à un Godard, dont le peu de films que j'ai pu voir, ne m'ont pas convaincu, profondément ennuyé, même si son talent est indéniable. Comme vous l'avez compris, une part de préjugés... En tous cas, pour Antonioni... Car la vision de "L'éclisse" remballe en partie, une grosse partie de mes peurs.

**Certes, le film prend le temps de se déployer**, s'étire parfois trop en longueur, parsemée de "langueurs" tour à tour suffocantes ou sensuelles au fil de l'errance bohème de Monica Vitti dans la ville dortoir de demain, suivies de séquences nerveuses, hypnotiques, remplies "de bruits et de fureur" dans l'arène de la bourse, cœur du monde contemporain, suivant le fil des opérations spéculatives d'Alain Delon, trader de son état... Puis la ville en construction, l'urbanisation galopante, le troisième personnage du film, voir le plus important, le plus symbolique, le plus fascinant...
Opposition et contraste volontaire du cinéaste. On adhère ou pas aux ruptures de rythmes et de ton (drama-comédie). On baille, puis on est captivé, passionné, fasciné par la beauté enivrante des acteurs, des cadrages et des images. L'état d'esprit change en quelques secondes. Souvent une impression de vide, de vacuité, et on se dit qu'Antonioni ne nous raconte pas grand chose, que cette pseudo romance impossible est inintéressante, qu'elle n'avance à rien...

**Mais rester sur cette vision émotionnelle du film, ce serait passé à côté de sa portée symbolique,** philosophique, politique et surtout prophétique du film dans son ensemble. En filmant ce couple désaccordé, aux deux façon d'être différentes, l'une bohème oisive, généreuse et jouisseuse, l'autre hyperactif ayant soif de pouvoir matériel et de reconnaissance sociale, Antonioni dénonce deux visions du monde bourgeois qui s'oppose (le bourgeois-bohème et le bourgeois ultra-libéral en quête de puissance) de façon bien superficielle puisque leur recherche est la même: le confort et la sécurité matérielle. Sauf que l'une est hypocrite et l'autre assumée. Le vide et la vacuité de ces deux visions est elle même opposé à la société et à la ville moderne, produit du spéculateur incarné par Delon.
La ville-nouvelle en construction, moderne, confortable, transparaît comme un endroit menaçant où toutes ses fausses oppositions se diluent, se désincarnent, sont annihilées, n'ont plus raison d'être. Lieu d'uniformisation, cage dorée d'une étrange beauté, cité-dortoir où l'on se fond dans un océan d’anonymat et d'incommunicabilité. Le jour qui s'oppose à la nuit, dans une séquence finale sublime, où tout le film prend son sens, délivre son message, prophétise le monde d'aujourd'hui, sa vacuité, sa solitude, ses menaces d'apocalypses, le gaspillage des ressources et des énergies...
kermalec
kermalec

10 abonnés 71 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2015
Le thème central pour moi n'est pas l'amour, mais la déperdition des êtres dans une société qu'ils ont créé mais ne maîtrisent plus. Vittoria "ne sait pas", elle est constamment perdue ne sachant plus ni ce qu'elle veut ni même ce qu'elle ressent. Elle semble penser que dans un monde plus primitif (ici au Kenya), la vie est plus simple, la vie étant un but en soi. Elle déteste le monde dans lequel elle vit et peine à y trouver un sens et même à aimer ses congénères.
Riccardo et Piero, ses deux prétendants s'opposent : le premier semble nonchalant, passif, un artiste qui observe plus qu'il n'agit ; le second est obsédé par l'argent et a une vue extrêmement matérialiste de la vie. Nous observons ces différentes philosophies de vie se rencontrer, se heurter, fusionner, dans le contexte des années 1960. L'annonce du mal-être moderne.
La qualité de la réalisation, de la photographie et du casting rend ce film éminemment romantique. Et délicieux.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2015
Il faut bien avouer que ce film est beau et sensuel, mais aussi que le titre est vraiment bien trouvé. L'éclipse c'est l'éclipse des sentiments. Sauf qu'ici c'est le jour furtif avant la longue nuit. Pagnol avait déjà exprimé cette idée dans "la gloire de mon père" à la dernière page du livre: "la vie est parsemée de brefs moments de bonheur au milieu d'un océan de tristesse." Et ce n'est pas très joyeux!
Et dans notre film c'est cette vie morne et monotone qui reste en surface: témoin la longue scène d'introduction où la lassitude s'exprime au moyen de silences éloquents. En plus il est froid et sec comme ce noir et blanc. Ma scène préférée est celle de la danse africaine du début.
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