La grande illusion
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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 septembre 2019
La célèbre grande illusion est une désillusion du vieux cinéma français, parce qu'il y a Jean Gabin, que je m'en remettrais sur la feuille de route. C'est long comme chemin pour s'évader de ce camp de prisonniers retenus par les allemands, on est au temps de la première Grande Guerre, les français et les quelques anglais captifs. Ça sifflotent, chantent La Marseillaise, des airs populaires franchouillards de province, jouent de la flûte pour distraire l'ennemi et hop, dehors ! Il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent, pendant le temps du Maréchal, héros de guerre que l'on retiendra, l'intervalle entre les deux guerres annonçant les prémices de la seconde et d'une future collaboration du régime de Vichy, l'eau sera très salée, aïe ! La lutte des classes ne se fait pas sans turbulences, tous unis au front des tranchées, mais restent convenue par rapport à leurs rangs tracés. L'écart se creuse bien profondément, ça ne date pas d'aujourd'hui qu'ils se mettront au garde à vous ces allures d'aristocrates et sujets ouvriers populaires. A eux le pays de montagne neigeuse toujours aussi neutre dans l'histoire et son scénario.
que du cinéma
que du cinéma

6 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2019
Film de Jean Renoir sur la première guerre mondiale avec une pléiade de bon acteurs avecJean Gabin qui essaie de s'évader, Erich Von stroheim le geôlier et Pierre Fresnay qui joue un capitaine français. Film historique donc qui reçu le prix du jury de Venise en 1938.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2019
'La grande illusion' surprend, car il est bâti sur un rythme assez lent, qui ne laisse pas vraiment de place à des péripéties, pour s'attacher au contraire à humaniser tous ses personnages. Est donc brossé un touchant portrait des prisonniers et de leurs geôliers, dont l'ambition finale reste néanmoins partiellement tue : quelle est cette grande illusion que le film promet de dévoiler ? Le nationalisme ? La haine entre les peuples ? Ou au contraire leur capacité à se comporter avec humanité et respect les uns envers les autres ? Un très beau plaidoyer humaniste, dans tous les cas.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2019
De nos jours le film de devrait plus s’appeler « La grande illusion » mais « Les grandes illusions ». C’est l’histoire de deux binômes, celui des aristocrates et celui de l’alliance improbable de Rosenthal (Marcel Dalio), fils de banquier juif, dont les parents furent de modestes émigrés, et Maréchal (Jean Gabin), un p’tit gars du vingtième arrondissement. Les classes s’assemblent sous la direction du major Von Rauffenstein (Erich Von Stroheim qui parle avec un accent anglais à couper au couteau) attiré par la noblesse de son miroir français, le Capitaine de Boeldieu (Pierre Fresnay). Ils sont du même monde, cette aristocratie militaire qui disparaîtra la première guerre mondiale terminée, évidence dont ni l’in ni l’autre ne nient l’inéluctabilité. Tout à côté de cette caste à la grandeur tragique, cohabitent les autres, vulgum pecus, plus ou moins parvenus, que leur préoccupation de classe rapproche au même titre que celle des aristocrates, même si elle est différente. Le lieutenant Maréchal et le Capitaine de Boeldieu s’apprécient, mais ils ne se comprennent pas toujours. A partir de cette trame, Renoir réalise un film à la fois subtil, brillant et inventif. Beaucoup de scènes inspireront des films guerre américains ou britannique des années cinquante et soixante comme la danse des travestis, la terre évacuée dans le jardinage, le tunnel qui s’effondre sur Carette,… La direction d’acteur parfaite permet d’offrir entre Elsa (Dita Parlo), une allemande dont tous les males de la famille sont mort à la guerre, et Maréchal, une histoire d’amour aussi belle qu’illustrative des propos du cinéaste, débouchant sur une fin ambiguë et pleine d’espoir. Certes « La grande illusion » c’est de croire comme Maréchal que « c’est la der des der », grâce à la fraternité entre classes et que les frontières « ça n’existe pas », comme l’explique Rosenthal. Depuis ce bel idéal communiste a dégénéré en dictatures et la fraternité des hommes est rongée par le communautarisme et le populisme qu’il engendre par réaction. Mais nous sommes au cinéma et le numéro d’équilibriste extraordinaire entre la glorification de l’armée et le message pacifiste est unique, gommant ainsi tout manichéisme. Un tel chef d’œuvre se doit d’être vu ou revu. Si Roosevelt pensait que « ce film devait être vu par tout démocrate », en quarante il fut interdit par le gouvernement français pour des raisons qui peuvent se comprendre (démotivation des troupes). Après guerre, Winston Churchill, cohérent dans sa haine du communisme, l’a fait interdire. En France, une certaine presse taxa le film d’antisémitisme (???), d’apologie de la collaboration et donc du régime de Vichy. Comme quoi l’abus d’alcool peut être dangereux…
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 août 2018
Eh bien, voilà un film vraiment pas mal : bonne musique, bonne réalisation, bons acteurs, etc.
C'est agréable, surprenant. La paire Von Raffaustein-Boeldieu fonctionne vraiment bien ! Un bon film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juillet 2018
un chef d'oeuvre d'une beauté et des acteurs magnifiques. L’esthétique des images et la réalisation somptueuse, un très grand moment du cinéma
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2017
Grand film de guerre humaniste, porté par un casting magistral qui donne vie à un scénario magnifique, le tout sublimé par une mise en scène époustouflante. Tout est dit quant à ce film intemporel qui bénéficie donc des grandes performances d'un duo J. Gabin-P. Fresnay, soit deux des meilleurs acteurs français de l'époque. J. Renoir est particulièrement inspiré derrière la caméra, avec de nombreux mouvements délicats qui permettent de souligner ou de dire plus que les dialogues. Maestria de la mise en scène mais aussi du montage car le film n'est jamais ennuyeux, impeccablement rythmé et gérant à la perfection sa narration. Pour le reste, on est face à un scénario qui développe un point de vue humaniste particulièrement poignant tout en montrant l'affrontement, involontaire entre deux mondes, deux univers qui se côtoient mais ne peuvent se rejoindre (la bourgeoisie et le prolétariat). Une évocation de la guerre de 14 certes parfois bon enfant, parfois poignante, qui nous montre beaucoup de péripéties qui seront ensuite reprises dans d'autres films du genre tout en se distinguant par sa facilité à évoquer plusieurs thèmes. Chef d'oeuvre donc. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2017
Un film sur la guerre sans la guerre, en filmant des gradés français fait prisonniers par les allemands pendants la première guerre mondiale Renoir filme les classes sociales mélangées dans le conflit. Il montre une guerre ou les soldats des différents camps n’éprouvent de haines les uns envers les autres mais sont juste des hommes que leurs dirigeants ont entraînés dans la guerre. Il montre qu’il y a même parfois moins de différents entre certains soldats ennemis qu’entre soldats du même camp venant d’horizons différents. Le film se veut aussi pessimiste quand à la répétition des conflits avec le terrible constat final fait par les personnages de Jean Gabin et Marcel Dalio. J’ai franchement préféré la seconde partie du film, la première dans le premier camp ne paraît que comme une longue introduction à celle ci. J’ai aussi trouvé que les différentes prisons faisaient un peu trop camp de vacances, même si les gradés étaient mieux lotis que les simples soldats j’ai du mal à les imaginer vivre dans ces conditions tout de même. Il n’empêche qu’il offre encore de grands moments, qu’au côté de Gabin on a un Pierre Fresnay formidable en capitaine aristocrate. Le film n’a pas vieilli mise à part le rôle de l’artiste et la vision des camps de prisonniers qui comme je le disais paraît désuète et il reste dans l’ensemble très fort.
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 janvier 2017
Un film humaniste qui ne laisse pas indifférent avec des dialogues intelligents et des jeux d'acteurs de grande qualité.
Dans cette oeuvre du 7ème art de Jean Renoir, tous les bons ingrédients de l'humanité s'y retrouvent (notamment l'amitié, la chaleur humaine, le respect entre les hommes même s'ils n'ont pas le même uniforme, l'amour etc...). C'est une véritable ode à la fraternité (malgré les différences sociales,les langues différentes, la guerre). Un film immanquable.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 décembre 2016
L'un des chefs-d'oeuvre du cinéma français, d'une très grande richesse formelle et thématique. Film sur les illusions d'une époque, film où Renoir défend une vision horizontale de la société où les classes sociales sont plus importantes que les nations, film humaniste enfin transcendé par la mise en scène de Renoir, dont le mouvement s'oppose au caractère immobile de l'intrigue (des prisonniers de guerre tentant de s'échapper.). A voir et revoir. Voir ma critique complète sur mon blog :
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2016
Malgré une excellente distribution et un sujet très intéressant, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans *La Grande Illusion*. J'ai trouvé la mise en scène quelque peu classique et à vrai dire aucune séquence ou aucun rebondissement scénaristique ne m'a véritablement marqué. J'ai conscience de l'importance historique et idéologique d'un tel film, et même si je me dois d'être un minimum objectif dans mon jugement, ma note reflète également mon sentiment personnel, qu'il soit qualifié de chef d'oeuvre ou non. Peut-être suis-je passé à côté, en tout cas je préfère le réalisme poétique concernant le vieux cinéma français, l'aspect assez théâtral de celui ci m'ayant quelque peu rebuté ainsi que la gestion des ellipses et du temps qui m'a semblé assez rapide. Le dernier quart réussit selon moi à relever le niveau mais malheureusement la sauce n'a pas vraiment pris.

Un film intéressant tout de même, que je conseille pour l'intérêt historique et artistique.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2016
La Grande Illusion, classique du cinéma français, film d'entre deux guerre, mise en scène par Jean Renoir, tout cela augurait d'un métrage de qualité, et ce, malgré mon profond désintérêt pour les films de guerre. Mais quand un grand cinéaste s'y penche, je suis souvent curieux, et ce fût le cas aussi pour La Grande Illusion. Et j'aurai eu tort de passer à côté. Car Renoir rejoint le groupe des réalisateurs m'ayant fait aimer un films de guerre. Mais Pourquoi ?

Et bien parce que c'est n'est pas un film de guerre, mais un film sur des soldats fait prisonniers en temps de guerre. En cela, la mise en scène de Renoir s'articule en deux mouvements, un de rassemblement, qui regroupe les personnages et rend visuel leur solidarité et leur cohésion, et un seconde mouvement, d'enfermement cette fois qui isole et étouffe les personnages, tel que des encadrements de portes, de fenêtres ou la pièce en elle-même. Les seuls plans larges seront d'ailleurs dans la dernière partie, une fois la liberté acquise. Dans un certains sens cela est aussi une des limites du métrage, la répétitivité de sa mise en scène, mais au vu de sa beauté et de sa pertinence, il serait dur de lui en tenir rigueur.

De plus, les cadres du film, ainsi que sa photographie, sont d'une beauté rare, ce travail sur les claires obscurs est magnifique, et Renoir opère un travail pictural tout simplement remarquable.

Toutefois, l'écriture du film laisse parfois à désirer. Les personnages secondaires, par exemple, sont bien moins bien loti que les principaux, se distinguant souvent par un seul trait de caractère, ou encore certaines scènes qui, bien que sympathiques, sont exécutés avec lourdeur, à l'image de celle où les soldats se retrouvent autour de vêtements de femme. Mais le point le plus important, est à la fois, la plus grand qualité du film, mais aussi son plus grand défaut : son humanisme. La Grande Illusion est un humaniste, profondément humaniste, les personnages du film sont tous bons et ne sont que las de cette guerre qui dure depuis trop longtemps, tout en rêvant à ce que cela soit la dernière. Mais très vite il devient compréhensible que le film ne fait figure d'aucun antagonisme, c'est à la fois très beau et plein d'espoir, mais, tout en prenant en compte le contexte, le métrage ne fait figure d'aucune nuance et semble parfois forcer, à l'image du judaïsme d'un des soldats, ou de la romance français-allemande. Romance toutefois émouvante, car elle délaisse les mots, au profit de silence et de jeux de regards paradoxalement bien plus parlants. La naïveté du film est clairement un défaut d'écriture, mais dont la présence est d'une réelle beauté et bouleverse lors de nombreuses scènes.

La Grande Illusion se révèle donc être un grand film, pas un chef d'oeuvre, de part ses défauts d'écritures évidents, mais un grand film pacifiste tout de même, à la beauté plastique stupéfiante, et formellement remarquable. Un film qui rêve de paix et de fraternité qui parvient sans mal à bouleverser.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2016
Classique du cinéma français, "La grande illusion" est un magnifique film d'aventure (plus qu'un pur film de guerre) dont l'action se déroule en pleine Première Guerre mondiale. On suit les péripéties d'officiers français, prisonniers des allemands et tentant tant bien que mal de s'évader. C'est un peu "La grande évasion", version française, avant l'heure.
Avec sa superbe photographie et sa réalisation soignée, "La grande illusion" est un pur plaisir pour les yeux. Le scénario et les dialogues sont intelligemment écrits et les thèmes et discours développés le sont avec subtilité.
Le film manque cependant de sérieux et d'intensité émotionnelle. La condition des prisonniers de guerre et cette époque compliquée est traitée parfois de manière bien trop légère. On tombe pas dans la comédie mais cette approche peu être génante.
Culte et passionnant.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2016
Un vrai chef-d'œuvre comme on en voit très peu ! Sublime dans ses intentions et dans sa réalisation.
Alors oui, on peut reprocher à ce film d'être niais et de prêcher la bonne parole (la paix). Mais à l'époque promouvoir la paix ; dépeindre les Allemands sous un beau jours ; et rendre sympathique un Juif étaient loin d'être consensuel.
Les acteurs sont impressionnants de charisme : Jean Gabin (encore au début de son immense carrière), Pierre Fresnay et Erich von Stroheim.
Le scénario est très agréable à suivre, on reste accroché à l'histoire, pourtant assez simple. Le film est marqué par des dialogues cultes entre Pierre Fresnay et Erich von Stroheim sur la société et son évolution. Les personnages des capitaines de Boëldieu et von Rauffenstein sont magnifiquement bien écrits et on se met à être fasciné par un nazi (ce qui en est presque dérangeant).
À voir absolument !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2016
Oeuvre culte du cinéma français, "La Grande Illusion" n'est pas vraiment un film de guerre mais plutôt un film sur des hommes en temps de guerre et sur les valeurs qu'ils véhiculent pour survivre, à savoir l'amitié et la solidarité. D'ailleurs, la première heure ne fait que présenter ces soldats capturés, qui rient ensemble, qui se divertissent comme ils peuvent et qui mènent un astucieux plan d'évasion, une entraide que la mise en scène ne cesse de montrer en accumulant les plans de groupe et, par contraste, saisit aussi la solitude du lieutenant Maréchal (Jean Gabin dans l'un des ses plus grands rôles) quand il est puni et tenu éloigné de ses compagnons. Souffrir d'être seul, c'est l'autre grand idée qui parcourt le film, elle passe notamment à travers deux personnages; d'une part, le commandant Von Rauffenstein (Erich Von Stroheim), désespéré de mener une guerre qu'il hait et qui se prend d'amitié pour le Capitaine de Boeldieu (Pierre Fresnay), une relation touchante de par sa simplicité, qui est aussi celle des dialogues, et de la façon dont est témoigné leur respect mutuel (la fleur coupée, in fine, symbole magnifique d'une mort réciproque : physique pour l'un, morale pour l'autre); d'autre part, cette femme allemande qui élève seule sa petite fille et qui passe de la détresse au bonheur grâce à la compagnie des deux fuyards, dans un dernier tiers déchirant où l'amour et la reconnaissance passent moins par la parole que par des regards et des silences, moments d'une intensité émotionnelle qui finissent par nous faire chavirer. "La Grande Illusion" est un film qui parle d'abord beaucoup, aux personnages secondaires quelque peu caricaturaux mais tout de même attachants, mais qui sait aussi se taire pour mieux laisser exprimer la détresse et la joie de personnages qui se battent pour leur liberté et qui espèrent que la guerre de 14-18 sera la dernière : une illusion que Renoir aura pressentie mais dépassée, le temps d'un film, par un discours pacifiste des plus bouleversants.
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