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La grande illusion
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note moyenne
4,2 1515 notes dont 137 critiques
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137 critiques spectateurs

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Attigus R. Rosh

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 20/04/2016

Un vrai chef-d'œuvre comme on en voit très peu ! Sublime dans ses intentions et dans sa réalisation. Alors oui, on peut reprocher à ce film d'être niais et de prêcher la bonne parole (la paix). Mais à l'époque promouvoir la paix ; dépeindre les Allemands sous un beau jours ; et rendre sympathique un Juif étaient loin d'être consensuel. Les acteurs sont impressionnants de charisme : Jean Gabin (encore au début de son immense carrière), Pierre Fresnay et Erich von Stroheim. Le scénario est très agréable à suivre, on reste accroché à l'histoire, pourtant assez simple. Le film est marqué par des dialogues cultes entre Pierre Fresnay et Erich von Stroheim sur la société et son évolution. Les personnages des capitaines de Boëldieu et von Rauffenstein sont magnifiquement bien écrits et on se met à être fasciné par un nazi (ce qui en est presque dérangeant). À voir absolument !

Maître Kurosawa

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4,5Excellent • Publiée le 08/04/2016

Oeuvre culte du cinéma français, "La Grande Illusion" n'est pas vraiment un film de guerre mais plutôt un film sur des hommes en temps de guerre et sur les valeurs qu'ils véhiculent pour survivre, à savoir l'amitié et la solidarité. D'ailleurs, la première heure ne fait que présenter ces soldats capturés, qui rient ensemble, qui se divertissent comme ils peuvent et qui mènent un astucieux plan d'évasion, une entraide que la mise en scène ne cesse de montrer en accumulant les plans de groupe et, par contraste, saisit aussi la solitude du lieutenant Maréchal (Jean Gabin dans l'un des ses plus grands rôles) quand il est puni et tenu éloigné de ses compagnons. Souffrir d'être seul, c'est l'autre grand idée qui parcourt le film, elle passe notamment à travers deux personnages; d'une part, le commandant Von Rauffenstein (Erich Von Stroheim), désespéré de mener une guerre qu'il hait et qui se prend d'amitié pour le Capitaine de Boeldieu (Pierre Fresnay), une relation touchante de par sa simplicité, qui est aussi celle des dialogues, et de la façon dont est témoigné leur respect mutuel (la fleur coupée, in fine, symbole magnifique d'une mort réciproque : physique pour l'un, morale pour l'autre); d'autre part, cette femme allemande qui élève seule sa petite fille et qui passe de la détresse au bonheur grâce à la compagnie des deux fuyards, dans un dernier tiers déchirant où l'amour et la reconnaissance passent moins par la parole que par des regards et des silences, moments d'une intensité émotionnelle qui finissent par nous faire chavirer. "La Grande Illusion" est un film qui parle d'abord beaucoup, aux personnages secondaires quelque peu caricaturaux mais tout de même attachants, mais qui sait aussi se taire pour mieux laisser exprimer la détresse et la joie de personnages qui se battent pour leur liberté et qui espèrent que la guerre de 14-18 sera la dernière : une illusion que Renoir aura pressentie mais dépassée, le temps d'un film, par un discours pacifiste des plus bouleversants.

CH1218

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3,5Bien • Publiée le 13/03/2016

« La Grande Illusion » est une oeuvre incontournable du cinéma qui résiste plutôt bien à son grand âge. Jean Renoir prend le parti d’y montrer le respect et les affinités entre ennemis (et classes sociales) dans un film qui se veut indulgent et humain. Une sorte d’idéologie quelque peu utopique et déstabilisante vu la période traitée mais plus profonde qu’elle en a l’air, cachée derrière un esprit de fantaisie. Un choix pleinement assumé et parfaitement incarné par une galerie de personnages très attachants.

Mephiless s.

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4,5Excellent • Publiée le 04/02/2016

Sans manichéisme ni germanophobie, La grande illusion est un grand film qui traite de la guerre de façon très humaine, avec des personnages attachants et bien écrits, des dialogues intelligents et un scénario très bon quoiqu'un peu lent. La version restaurée donne encore plus de beauté à la photographie du film. Une très grande réussite

Mad Gump 10

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3,5Bien • Publiée le 05/01/2016

Deuxième film de Renoir que je vois après La règle du jeu, La grande illusion s'avère par sa forme beaucoup plus classique que ce dernier (sans toutefois être mauvais, Renoir conserve un grand talent pour rendre ses films vivants, mais c'est beaucoup moins prononcé que dans La règle du jeu). Le message du film est pacifiste et pleins d'espoir et certains se sont même plaint que les camps de prisonniers étaient montrés de manière trop gentillette. Au final je trouve ce choix judicieux, car non seulement il renforce le message pacifiste du long-métrage, mais en plus il permet d'exploiter au maximum les relations amicales entre tous les personnages, qui sont tous très attachants. L'émotion dans le film est d'ailleurs très réussie, et ne tombe jamais dans le pathos. Le problème que j'ai avec ce film, c'est que je trouve que par moments le rythme baisse alors que certains passages sont captivants, et ça rend le film très inégal, et pas toujours très intéressant. Malgré tout, ce classique du cinéma reste encore efficace de nos jours.

Orikrin Y.

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3,5Bien • Publiée le 23/11/2015

Avec une pertinence et une audace qu'on verrait plutôt à notre époque, le film exploite toute l'amertume et la naïveté grossière de Jean Gabin pour mettre en valeur un pamphlet camouflé en art, dont on s'étonne qu'il offre une vision si humoristique de la guerre que l'Europe vivra seulement deux ans plus tard ! Une oeuvre quasiment visionnaire qui offre un aspect rafraîchissant du vieux cinéma contestataire. https://c3porikrin.wordpress.com/

NusaDua

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4,0Très bien • Publiée le 29/09/2015

La Grande Illusion raconte l'histoire de prisonniers dans des camps allemands, pendant la 1ere guerre mondiale : on aurait pu attendre un film sombre et glauque. Jean Renoir, bien au contraire, choisit de dépeindre des hommes de statuts sociaux divers sous leur meilleur angle. L'enfermement se meut en solidarité et son œuvre transpire l'humanisme (parfois un peu trop) : la majorité des personnages, allemands compris, souhaitent fraterniser, et la guerre elle-même, qui rythme la vie de chacun d'entre eux, semble être une aberration lointaine qui n'a que trop duré. Les dialogues sont excellents, tout comme la galerie d'acteurs, les développements, et le dénouement. Indiscutablement une œuvre brillante et optimiste (à remettre dans son contexte, 1937), toujours captivante malgré son grand age.

dougray

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3,0Pas mal • Publiée le 15/09/2015

"La Grande Illusion" est sans doute un des plus grands classiques du cinéma français de l’entre deux guerre et l’un des films les plus connus de son réalisateur Jean Renoir (avec "La Bête humaine" et "La règle du jeu"). Pour autant, et malgré ses nombreuses qualités, je ne fais pas partie des adorateurs du film et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la mise en scène de Renoir, avec son rythme très contemplatif et son montage parfois surprenant, m’a paru franchement daté, ce qui n’est pas le cas de bon nombre d’autres films de la même époque, qu’ils soit français ou américains. Cette réserve purement formelle pourrait n’être qu’un détail en soi, si elle ne s’accompagnait pas d’un autre problème, à savoir la structure du récit. Car "La Grande Illusion" se divise en trois grands tableaux permettant à l’auteur de développer son intrigue et accessoirement, de justifier le titre de son film. Car "La Grande Illusion" est incontestablement un film de classes, qui entend démontrer que, malgré un rapprochement "patriotique", forcé par la guerre, ce sont bien les classes sociales qui prédominent dans le cadre des relations humaines. Ainsi, selon Renoir, un aristocrate français aura toujours plus en commun avec un aristocrate allemand, y compris en pleine guerre mondiale, qu’avec un prolétaire parisien. La construction du film est toute dédiée à cette démonstration, avec une première partie présentant les personnages et laissant entrevoir un rapprochement qui ferait fi de la condition de chacun. Sans surprise, on retient, bien évidemment, dans cette galerie de soldats prisonniers, Jean Gabin (le lieutenant Maréchal) en titi parisien charmeur et l’incroyable Pierre Fresnay (le capitaine Boëldieu), qui parvient à lui voler la vedette en aristocrate à l’ancienne. Il faut dire que leur relation atypique intrigue puisque les deux personnages, qui n’ont rien en commun sio ce n’est leur nationalité et leur statut de prisonnier de guerre, ne s’affrontent jamais, s’apprécient mais ne parviennent pas, pour autant, à être complices. Ce premier tiers, pas forcément trépidant, n’en demeure pas moins intéressant dans ce qu’il laisse entrevoir (la rapprochement des classes, donc, mais aussi les velléités d’évasion) et, également, dans sa description du quotidien d’un camp de prisonniers. La seconde partie (la meilleure, à mon sens) met en scène l’élément perturbateur, à savoir l’aristocrate allemand (joué par un Erich von Stroheim, formidable de rigidité et délicieux d’éducation), déjà aperçu dans le tableau précédent et qui va définitivement mettre à mal l’illusion du rapprochement interclasses et anéanti les espoirs du brave Maréchal. La relation, instantanément privilégiée, entre l’allemand et Boëldieu (pour ne pas dire ambiguë) est, également, l’occasion, pour Renoir, de faire le constat d’un monde qui se meurt (voir leur discussion crépusculaire sur leur vie d’avant-guerre) alors qu’un nouveau monde s’éveille, plein d’incertitudes (le film a été tourné en 1937, dans une Europe en pleine mutation qui se préparait à son second conflit mondial). Cette relation peut, enfin, se voir comme un courageux plaidoyer pour la paix, qui n’a que modérément été apprécié lors du déclenchement du nouveau conflit en 39. Ce second tableau est d’autant plus réussi qu’il s’achève de façon pour le moins inattendu puisque c’est l’aristocrate français qui permettra à ses compatriotes de s’échapper, Spoiler: en contraignant son frère de classe allemand à l’abattre. Toute la complexité des relations humaines prises dans un conflit qui les dépasse est résumée par cette formidable scène. Le troisième tableau est malheureusement, le mois bon des trois puisqu’il suit la cavale de Maréchal et du soldat juif Rosenthal (Marcel Diallo) vers la Suisse et leur hébergement par une veuve allemande (Dita Parlo). Certes, ce dernier tiers permet d’enfoncer le clou des rapprochements transnationalités tout comme il insiste sur le judaïsme de Rosenthal (soit un sujet brûlant d’actualité en 1937), ce qui densifie, un peu plus encore le récit. Mais, le rythme est bien trop lent pour une conclusion qui s’étire au-delà du raisonnable et le pauvre Marcel Diallo ne rivalise pas avec les prestations de Pierre Fresnay et Erich von Stroheim, qui manquent cruellement. Jean Gabin reste, donc, la seule attraction de cette fin de film, qui, malgré sa mise en scène très datée, reste un classique à voir, ne serait-ce que pour le remettre dans le contexte de sa sortie dans l’entre deux guerre.

Koumen

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4,0Très bien • Publiée le 30/04/2015

Il est très important, pour comprendre le propos du film, de le remettre dans son contexte historique : celui de l'entre deux guerres. Malgré une première partie un peu longue, Jean Renoir nous touche lorsqu'il parle de l'impossible amitié entre les peuples, à l'aube d'un conflit absurde.

Oulinocov

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4,0Très bien • Publiée le 16/04/2015

Malgré une qualité du son assez pourris, des références culturelles pour certaines désuètes, La Grande illusion n'en demeure pas moins intemporel. Le film de Renoir à en effet sut garder un charme, à commencé par celui de Jean Gabin. En véritable figure emblématique du film et d'une époque, il associe verve, humour et franchise. C'est un espèce de Cyrano de Bergerac du XXe siècle. Et si Jean Renoir n'est pas Edmond Rostan, il n'a rien n'a lui envier. Il filme avec classe, avec grâce. Il ré-invente et ré-imagine son support à lui, le cinéma. Et la pierre angulaire du cinéaste est sa maîtrise de l’ellipse. Car la narration des événements est d'une telle efficacité, que toute l'actions du film se réduit à quelques plans. Ce qui lui permet de s'intéresser au fond, c'est à dire, aux individus qui compose la société. Le cadre spatio-temporelle du récit : un camp de prisonnier d'officier français durant la première guerre mondiale, ne sert d'ailleurs que de prétexte à opposé un aristocrate, un bourgeois et un homme du peuple. Ce faisant Renoir dessine les rapports entre des individus typés, qui sont presque des personnages-fonctionnels. Toutefois le cinéaste ne se livre pas pour autant aux stéréotypes car les portraits qu'il brosse sont complets et sonnent justes notamment dans leur caractère respectif. Mais l'intention de Renoir - outre la dimension politique et technique - est évidemment de réaliser un film comique, presque un film à sketchs. Et c'est une réussite, La Grande illusion est un film à la foi savoureux et intelligent !

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