La grande illusion
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Note moyenne :   4,1 pour 1 164 notes dont 97 critiques  | 
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real-disciple

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  3 - Pas mal

Je dois admettre avoir été déçu par ce film, annoncé comme le plus grand film français. De Renoir il n'est pas mon préféré et je vais tenter d'expliquer ma déception. Commençons par les côtés positifs, il y a une belle photographie comme toujours chez Renoir, et l'interprétation est de qualité (Fresnay, Gabin, Von Stroheim ..). Le fait de parler de la guerre sans la montrer, car on suit d'un bout à l'autre le chemin du Maréchal (Gabin), est une bonne idée. C'est plutôt le traitement sur le fond qui me pose problème. J'ai compris le message du film que la guerre est une frontière illusoire car tous les hommes se "ressemblent" et que toutes les histoires de classe sociales sont vaines en temps de guerre...oui mais voilà après que se passe-t-il ? Pas grand chose justement, tous les personnages (même du camp allemand) sont présentés de façon sympathique, ils regrettent même ce qu'ils font, c'est un peu gros...ils n'étaient pas tous comme ça. J'ai jamais été ému par le sort des prisonniers puisqu'ils sont sans cesse montrer qui chantent, dansent, s'amusent... j'aurai aimé voir les manifestations de l'illusion de camaraderie qui est seulement exacerbé en temps de guerre. Il est juste sous jacent dans le film. Sans parler des scène un peu longues comme la fin avec l'allemande...non vraiment j'ai eu du mal à accrocher sans pour autant renier les autres qualités du film.

vinetodelveccio

5 abonnés | Lire ses 377 critiques |

  3.5 - Bien

Un film formellement superbe. La mise en scène de Renoir est d'une grande finesse, la photo est belle et tout cela se déroule dans une drôle d'ambiance. Car s'il s'agit bien d'un film de guerre, le metteur en scène prend le partie d'en faire, pour une grande part tout du moins, un film léger, qui laisse la place à la gaudriole (comme l'excellent Stalag 17 de Wilder). Un peu trop léger peut-être, car la réalité de l'histoire, si elle pointe le bout de son nez, reste très discrète.


Cinemax77

1 abonné | Lire ses 356 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Un film à la fois social et pacifique. Un film social car nous voyons deux types de soldats. Les deux types sont des officiers, mais ils ne sont pas de la même condition. On voit d'ailleurs que, malgré leurs nationalité différentes, les "aristocrates" fraternise beaucoup, jusqu'au jour où le devoir passe avant tout. C'est aussi un film pacifique. Il a été fait durant l'entre-deux-guerres : à l'aube de la Seconde Guerre Mondiale. Les tensions étaient déjà présentes. Donc forcément le message résonne. Là encore, on voit les personnages plus populaires fraterniser entre eux, quelque soit leur nationalité. Il y a même une histoire d'amour qui naît. Le casting est lui aussi de taille.

Oktav2

9 abonnés | Lire ses 184 critiques |

  3 - Pas mal

J'ai "enfin" vu ce film, hier, lors d'une retropesctive sur la réalisateur au cinéma Mac Mahon, séance de 14H. Salle remplie au tiers. J'ai voulu voir ce film avec un oeil neuf, en le sortant du cadre dans lequel il a été placé par beaucoup de critiques cinéma (presse et/ou public). Il faudra prendre en compte, bien sûr le contexte du film, par rapport à l'histoire qu'il raconte, mais également l'époque à laquelle il a été tourné. tout cela a été analysé, commenté, et je ne me sens pas ici d'en rajouter sur ce sujet. Sur l'analyse de fond, je note que Renoir attache une extrême importance (si ce n'est le sujet principal du film) à décrire le rapport des classes sociales au sein d'un environnement donné, presque à huis clos. Finalement, la grande illusion, serait une "translation" de la règle du jeu, dans un camp de prisonnier. L'on y retrouve la classe bourgeoise, les cadres officiers supérieurs, quasi indisctinctement français ou allemand, et la classe ouvrière, pour schématiser simplement. Sur ce sujet là , la connaissance et la maitrise de Renoir pour retranscrire ce monde des "classes" est incontestable; les scènes où par exemple les cadres officiers recréent dans leur cellule un petit monde bourgeois, en se faisant livrer des colis du fouquet's ou de chez Maxim's, ou encore, gabin qui discute avec cet ingénieur du cadastre, et qui lui demande au final "c'est quoi le cadastre" avec une incrédulité assez étonnante, ces scènes sont remarquables. Ce qui m'a géné, au contraire, c'est qu'on ne peut oublier que les situations se passent dans un camp de prisonniers de guerre. Et l'on oublierait presque, par moment, que les français sont prisonniers des allemands. Ont t'ils l'air épuisé, stressé, amaigri, ont t'ils l'air de mal vivre leur détention. Il y a bien une scène où gabin est un peu maltraité et se retrouve au "trou", mais cette situation est tellement isolée du reste du film qu'on y prete guere attention. Finalement la vie a l'air plutôt confortable, et c'est justement parce que cette vie est "retranscrite" confortable par le cinéaste, qu'il a le temps de faire deviser ses protagonistes sur les classes sociales. J'aimerai vraiment savoir si d'anciens prisonniers de guerre ont pu jugé ou comment ils jugeraient le réalisme historique de ces scènes. Par ailleurs d'autres scènes sont d'une naiveté confondante et semble montrer au contraire la méconnaissance de renoir pour le monde de la guerre. La scène de la tentative d'évasion, où les cadres creusent un trou dans leur chambre, semble totalement peu crédible et à nouveau hors sujet. La scène de romance entre gabin et la fermière allemande, idem, on a vraiment l'impression d'une relecture assez rose du monde prisonnier, on devise, on mange du caviar, on organise des faux concerts de clarinette, on flirte ....bref, si j'osais une caricature, un peu grossière, pour ce qui est du descriptif du monde de la guerre, on se croirait dans la série papa schultz. Pour résumer, je pense que l'art du cinéaste pour la peinture des classes sociales est merveilleux, mais que ici, le monde de la guerre ne s'y prétait pas, et surtout pas la vision romantique du cinéaste qui n'est pas adaptée au milieu carcéral. Et malheureusement, 1000 autres films ont été réalisé qui retranscrivaient avec un réalisme terrifiant le monde des camps de prisonniers, et ce film a l'air "un peu", et là je ne veux offenser personne, qui tienne ce film pour un chef d'oeuvre, mais un peu d'une bluette à côté ..

Estonius

1 abonné | Lire ses 482 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Considéré par certains comme l'un des 10 meilleurs films de tous les temps, il convient sans doute aujourd'hui de relativiser, tout en affirmant qu'il s'agit d'un excellent film. Le jeu de Pierre Fresnay dénote quelque peu (mais sans doute est-ce volontaire ?). L'évasion proprement dite (mais ce n'est pas le vrai sujet du film) est assez abracabrantesque et ce qui s'en suit est en rupture de ton totale avec le reste du film. Ces réticences mises à part, ce film fait preuve d'un humanisme militant traité avec beaucoup d'intelligence. Mais les deux sommets du film sont peut-être ailleurs : L'un quand les prisonniers déballent une caisse d'accessoires et de vêtements féminins qu'ils découvrent avec un plaisir fétichiste qui prend son point culminant quand l'un d'entre eux se travesti. L'autre est la scène où Carette fait son numéro sur scène (Marguerite, donne moi ton cœur) rejoint par une dizaine de prisonniers en travestis.

DivinMarquis

1 abonné | Lire ses 185 critiques |

  2.5 - Moyen

(VIDEO) Voilà donc le très grand film du cinéma français... Le film a beau être visionnaire dans un sens, tout de même, quel ennui ! Vingt ans plus tard, certes, une monstrueuse guerre plus tard, certes, mais sur le même thème (qu'est-ce que la guerre, l'humanité dans la guerre, la réconciliation des peuples), dans le même format, Paths of Glory pulvérise cette bluette doucereuse.

LuGro

0 abonné | Lire ses 4 critiques |

  4 - Très bien

Il semble de temps en temps manquer une ou deux scènes pour que la "Grande Illusion" nous donne le grand film qu'on espère voir... Mais Renoir a compris qu'il n'est pas nécessaire de tout montrer et s'attache finalement à nous peindre les moments de la captivité qui la rend presque charmante : les repas partagés, les bonnes relations avec les geôliers et l'amitié entre les soldats. S'échapper n'est qu'un jeu, jeu terrible car il peut entraîner la mort, qui n'est présente qu'à moitié en prison. Pour le charme d'antan, et se rincer l'oeil en matant Jean Gabin.

cinevasions

1 abonné | Lire ses 44 critiques |

  3 - Pas mal

Renoir disait lui-même que "L’art du cinéma consiste à s’approcher de la vérité des hommes, et non pas à raconter des histoires de plus en plus surprenantes". On peut opposer à ceci que la beauté du cinéma réside surtout dans la possibilité qu'il a de créer des univers qui n'existent que sur l'écran. Se détacher de la réalité, à condition que cela soit fait avec talent, peut permettre de véhiculer des messages et des émotions avec autant sinon plus d'efficacité qu'en collant à la réalité. Mais ce principe de réalisme guide le cinéma de Renoir, qui préfère appréhender l'humanité sous un certain angle avec des récits fortement situés temporellement, spatialement, en somme, historiquement. La grande illusion en est l'archétype. Un film dont on peut reconnaître l'importance en terme de message, mais qui ne parvient pas réellement à me transporter. Sorti en 1937, alors que l'on assistait à une escalade de la violence en Europe, ce film a un écho particulier. Parce qu'il montre des relations franco allemandes profondément humaines et respectueuses, nous tenant éloigné de la violence de la première guerre mondiale. Renoir rompt de manière brutale avec la culture de guerre en livrant un témoignage très humaniste à l'opposé de la traditionnelle haine de l'ennemi. C'est là tout l'intérêt du film. On y voit cohabiter des gens que tout oppose: différences de camp militaire ou de milieu social. Et l'on voit une forme de solidarité se développer, tous semblables par l'horreur de la guerre et leur obligation de se soumettre aux ordres. C'est donc pour moi un beau document historique, qui reste toutefois un peu caricatural (mais comment faire autrement en 1h40), qui fait que Renoir compte parmi ceux qui ont porté le pacifisme par l'art. Mais je suis plus mitigé sur le film en tant que spectacle, ce qui doit entrer en compte dans le jugement.

Buzz063

20 abonnés | Lire ses 925 critiques |

  5 - Chef d'oeuvre

Le classique de Renoir reste, malgré les années, toujours aussi puissant. Si le cinéaste sert son sujet grâce à une mise en scène classieuse et subtile, le film bénéficie surtout d’une construction scénaristique qui est un modèle du genre. Le récit est divisé en trois parties qui se situent dans des lieux différents (deux camps de prisonniers puis une ferme) et qui suivent à chaque fois un nombre de personnages un peu plus restreint. L’autre grande force du film, qui assure sa pérennité, est le traitement de son sujet. Il présente un discours clairement humaniste et pacifiste mais n’impose pas son point de vue et n’assène jamais son message avec lourdeur ou didactisme, laissant au contraire une grande marge de manœuvre au spectateur pour se faire sa propre interprétation. C’est par exemple le cas pour le titre du film auquel on peut trouver plus d’un sens. La Grande Illusion peut être celle qui veut que cette guerre soit la dernière, celle de ces camps de prisonniers loin du front, celle de ces aristocrates d’un vieux monde qui veulent bien faire la guerre, mais poliment ou encore celle de Gabin, promettant à une fermière allemande de revenir après la guerre.

totoro35

28 abonnés | Lire ses 1785 critiques |

  3.5 - Bien

Alors que la seconde guerre mondiale se profilait dangereusement à l'horizon, Jean Renoir revient ici sur le premier conflit avec un quasi-huis-clos avant tout humaniste, où ne nous parviennent que d'infimes échos des combats. S'affranchissant intelligemment des clichés et de tout jugement facile, Renoir s'attarde surtout sur la notion de devoir, de responsabilité et de sacrifice, démontrant que malgré la violence d'une guerre, il n'est pas impossible de faire preuve de bonté et de diplomatie, et que les hommes, quelque soit leur patrie, ont bien souvent plus en communs avec leurs adversaires qu'avec leurs semblables. Sans jamais oublier la gravité du propos, le cinéaste adopte un ton léger et qui réchauffe le coeur, une ambiance de franche camaraderie, bien loin de la violence graphique et psychologique habituellement de mise dans ce genre de film. Si l'on a tout à fait le droit d'être hermétique à ce cinéma d'entre deux guerres, il faut bien reconnaître que "La grande illusion" est un film important dans le cinéma français (et dans le cinéma tout court), ne serai-ce que pour l'intelligence de son propos, la beauté de son noir et blanc et l'interprétation exemplaire de ses comédiens.

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