La grande illusion
Note moyenne
4,2
5980 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

185 critiques spectateurs

5
71 critiques
4
53 critiques
3
40 critiques
2
16 critiques
1
3 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2017
Grande œuvre et classique du cinéma Français signé Jean Renoir, "La Grande Illusion" nous emmène suivre le destin de différents prisonniers Français dans les camps Allemand durant la première guerre mondiale. Renoir va filmer leurs vies de tous les jours, leurs pensées, leurs tentatives d'évasion plus ou moins réussi et surtout la fraternité à l'intérieur d'un camp de prisonnier. C'est deux officiers Français, un lieutenant (Jean Gabin) et un capitaine (Pierre Frenay) que l'on suit surtout et qui font de leurs mieux au vu des circonstances. Le scénario est intéressant et bien écrit, la première partie m'a néanmoins laissé perplexe, notamment sur la vie dans les camps qui ressemblaient parfois à une colonie de vacances, bien loin de l'horreur de la première guerre mondiale. Mais au fur et à mesure que le récit avance et que les rebondissements se mettent en place, Renoir montre vraiment ce qu'est cette grande Illusion, à travers ces camp où un système de respect mutuel se met en place et où l'ordre et l'honneur ont une place importante et peu à peu les protagonistes découvriront l'illusion, la vérité et que le modèle idéal du camp n'existe pas en dehors. La grande réussite du film c'est aussi sa galerie de personnage et leurs ambiguïtés ainsi que leurs caractéristiques, que ce soit les classes sociales, les nationalités ou les religions et la manière dont là aussi l'illusion prendra forme. Il y a aussi ce commandant Allemand incarné par le toujours impeccable Erich Von Stroheim dont l'envie de fraterniser avec les Français se heurtent à certaines circonstances. C'est un film remarquable que nous offre Renoir, intelligent, humaniste, poignant et captivant. Un très beau film, bien réalisé et bien interprété.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 780 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2014
En préambule d’une critique très bien écrite sur ce film, je tenais à ajouter que Renoir est un metteur en scène hors pair. Dans ses mains, le cinéma est un art : profondeur de champ, mouvement de caméra, entrée et sortie du cadre des acteurs, sens de l’ellipse habile surtout dans ce film,… Et les dialogues co-écrit avec Charles Spaak sont d’une finesse, d’une justesse et d’une fluidité rare.
Monument du film français, la seule limite de ce film à mon sens est qu’il s’étire beaucoup trop en longueur.
CAMIF écrit : « Renoir réalise ici un film majeur de l'histoire du cinéma mondial. A la fois dénonciation de la guerre et de l'antisémitisme, "La grande illusion" est aussi une fresque de la société française de l'après guerre. Empli de pessimisme et de réalisme sur cette guerre qui approche et que personne ne semble ni pouvoir, ni même vouloir éviter ( le film date de 1937 ), « La grande illusion » défie le temps, par sa vision fine des moeurs humaines et des sociétés. Sorti à une époque où l'on pressentait bien que la seconde guerre mondiale approchait, « La grande illusion » se veut un film pacifiste qui démontre qu'en réalité ce ne sont pas les peuples et les nations qui s'opposent mais les classes sociales ( Renoir est alors très proche du parti communiste et surtout il est marqué par les idées progressistes et humanistes du « Front populaire » et cela se sent dans sa manière de décrire le genre humain, des «Bas-fond » à « La vie est à nous » en passant par « le Crime de Monsieur Lange » ou « la Marseillaise ».

L'action se situe pendant la première guerre mondiale ( vers 1916 ) dans un camp pour officiers français prisonniers. Maréchal et de Boëldieu, deux officiers français, sont faits prisonniers après que leur avion fut abattu par un commandant allemand. Ils sont rapidement envoyés dans un camp en Allemagne. Ils n'y seront pas mal traités, mais ils chercheront par tous les moyens à s'évader pour regagner la France.

C'est après de multiples tentatives qu'ils seront finalement envoyés dans une forteresse pour les prisonniers agités.
Là-bas, ils retrouvent Rauffenstein, devenu infirme suite à un combat, et Rosenthal, un juif qu'ils avaient croisés dans le premier camp. Ils seront là aussi bien traités, mais Maréchal ne renonce toujours pas à ses tentatives d'évasion. Boëldieu lui, se rapproche du commandant allemand, ayant en commun une même classe sociale et une même éducation.

Véritable témoignage d'une période capitale de l'histoire, "La grande illusion" est un film qui permet de comprendre la situation de la France au lendemain de la guerre. Car bien que le film se déroule pendant la première guerre mondiale, ce n'est pas de la guerre dont il est question, il traite en réalité de la situation des populations en France et en Europe dans une période située entre les deux guerres mondiales. La grande illusion montre des gens qui se rassemblent en fonction de leur milieu, et non en fonction de leur pays.

Ainsi le noble français de Boëldieu se lie d'amitié avec le noble allemand von Rauffenstein tandis que Maréchal, ancien ouvrier, trouve des points communs avec un soldat allemand qui fut ouvrier dans la même usine que lui. De même si Rosenthal et Maréchal restent proches, de Boëldieu lui, reste distant, affirmant même à Maréchal quand celui-ci lui fait remarquer qu'ils se vouvoient encore alors qu'ils vivent dans la même cellule depuis plusieurs mois "qu'il vouvoie sa femme et sa mère". Le fossé ne se trouve pas donc entre les peuples mais entre les classes sociales. Boëldieu et Rauffenstein paraissent être les vestiges d'une époque passée, dans une période en plein changement.

Autre aspect capital de ce film, la critique de la guerre. La guerre y est présentée comme absurde ( prise d'une ville un coup par les Allemand, le lendemain reprise par les Français .. ) et meurtrière ( la veuve allemande ). De plus, les Allemands sont présentés positivement et proches des Français par leurs conditions, ce qui montre bien que ce sont les dirigeants des pays qui se trompent et qui envoient se battre à mort des peuples qui ont tout en commun.

Dénonçant par la même occasion l'antisémitisme, Renoir était bien conscient que lorsqu'il réalisait son film en 1937, la guerre n'était pas loin. Hitler, depuis quatre ans au pouvoir fit d'ailleurs interdire ce film, non pas parce qu'il le jugeait mauvais, mais parce qu'il présentait les différents peuples trop proches les uns des autres. Mussolini en fit autant en Italie. Interdit par le régime de Vichy pendant l'occupation, "La grande illusion" est un film humain dans une époque en proie au doute et à la certitude qu'une autre guerre allait venir.

La brillante interprétation de ce qui pouvait se faire de mieux à l’époque (Jean Gabin, Pierre Fresnay, Erich von Stroheim, Julien Carette ) et la maîtrise technique de Jean Renoir décrivant à merveille ce huit clos, reflet d’une société à bout de souffle, qui se cherche une nouvelle identité au travers de rapports sociaux plus justes et plus fraternels.

La paix n'est qu'une illusion tant que toutes les conditions sont réunies pour que la guerre éclate à nouveau, donnant à l’oeuvre un côté hélas prophétique ».
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2014
En dépit des évènements qu'il narre, le film de Renoir brille par sa beauté et son pacifisme. Quelques années avant la seconde guerre mondiale, le réalisateur Français avait donné une magnifique leçon d'espoir (et de cinéma).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mars 2014
Grand monument du cinéma français mais aussi international, "La grande illusion", meilleur film de Jean Renoir, est une ode à la fraternité durant la guerre. La complicité entre le capitaine de Boeldieu et le Commandant Von Rauffenstein est poignante et restera dans les mémoires avec l'air du célèbre "Il était un petit navire".
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2014
La grande illusion, en soulignant l'absurdité des frontières (on renonce à la fin à tirer sur deux hommes passés en Suisse qu'on aurait abattus pour quelques mètres de différence; on constate qu'en raison de leur classe un aristocrate français s'avère finalement plus proche de l'allemand qui lui a tiré dessus qu'il ne l'est de ses compatriotes pour lesquels il a pourtant donné sa vie), en s'interrogeant sur la possibilité de la fraternité humaine et sur ses limites, et en dénonçant toute l'absurdité d'une guerre dans laquelle chaque "victoire" s'obtient par la mort s'impose à l'évidence comme un très grand film que "Tous les démocrates du monde doivent voir" selon un certain Roosevelt. Rien que ça.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 février 2014
Un film poignant aux dialogues et aux acteurs ( Gabin , Von Stroheim , Fresnay ) inoubliables . Tout comme ce final incertain ou les personnages s' enfuient dans la neige .... Du très bon Renoir et un très grand film .
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2014
Un grand classique, signé Renoir, qui montre surtout l'immense respect que se témoignent les officiers durant la guerre, même s'ils appartiennent à des camps différents. Le noir et blanc est superbe, surtout dans la dernière partie du film, qui montre de magnifiques paysages alpins. Les acteurs sont magnifiques, et livrent une prestation émouvante. Immanquable.
hpjvswzm5
hpjvswzm5

52 abonnés 459 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2014
Heureusement qu'il y a encore Arte pour programmer des films de qualité, parce que franchement s'en est à passer par la fenêtre. Bon dimanche dernier ils passent La Grande illusion, alors moi je regarde, déjà parce que Renoir est un cinéaste qui m'intéresse, et ensuite parce que Gabin est un acteur que j'aime bien. La première chose que j'ai remarqué de suite, c'est la beauté de la photographie, un noir et blanc vraiment magnifique, quel dommage de devoir le regarder au travers d'un tout petit écran de télé, mais bon on fait avec ce qu'on a. Alors c'est un film qui retranscrit très bien le contexte de l'époque sans tomber dans la reconstitution historique bête et méchante ce qui n'aurait aucun intérêt. Je veux dire qu'on comprend très bien la vie et le quotidien de ces soldats prisonniers, qui n'espèrent qu'une chose, c'est de pouvoir becqueter leurs fayots en boîte et de retrouver la liberté en s'évadant. Bien sûr ce ne sera pas chose facile pour eux et comme dit le personnage de Gabin, la guerre sera finie avant qu'il aient fini de creuser leur tunnel. C'est peut-être ça la grande illusion, et je pense que c'est le sujet du film. J'ai apprécié la présence de Von Stroheim, d'autant plus que son personnage est intéressant, j'ai beaucoup aimé la dernière scène où on le voit, avec sa main qui coupe la fleur sur le bord de la fenêtre. Le film est intéressant, vraiment bien réalisé, mais peut-être manque-t-il quelque peu d'incarnation, de vie, on voit bien les soldats vivre presque comme une bande de copains solidaires. Mais ça ne me touche pas autant que je le voudrais, même si je ris et vis avec ces personnages. Sauf qu'à la fin, Gabin et son pote débarquent chez une allemande veuve qui vit seule avec sa fille. Et je pense que c'est la partie du film que je préfère, la plus simple et la plus belle. Voir la petite le matin de Noël avec Gabin qui s'y attache sans niaiserie, je trouve ça vraiment beau et c'est probablement ce que je retiendrai le plus du film, ces 20/25 dernières minutes. Mais c'est un bon film, intéressant, bien pensé et bien écrit. Ça ne dégoûte pas de voir plus de Renoir.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mars 2014
Un monument du cinéma français. Avec « La grande illusion », Jean Renoir choisit de présenter la guerre 14-18 non pas sous l'angle de la boucherie physique et psychologique qu'elle fut mais sous celui du pacifisme et de la possible fraternisation des peuples. La guerre est ici une farce, une opposition entre des individus qui pourraient finalement être les meilleurs amis du monde si on ne leur imposait pas de s'entretuer. Comme toujours chez Renoir, chaque personnage est clairement identifié par un statut, c'est presque du cliché mais du cliché habilement utilisé au service d'une idéologie d'égalité et d'abolition des classes (notamment à travers le personnage du capitaine De Boëldieu). Utilisant l'humour ainsi que la gouaille d'un Jean Gabin monumental, le réalisateur nous livre une vision à la fois brillamment simple et audacieuse de la guerre des tranchées. Sorti à l'aube de la 2nde Guerre, une œuvre essentielle du cinéma français mais également une œuvre essentielle sur le thème.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2014
Chef d'œuvre incontestable de Jean Renoir,"La grande illusion"(1937) est un film illustrant parfaitement le côté plus humain de la Première Guerre Mondiale. Il n'y a pas eu que les tranchés et le poilus,mais aussi de la camaraderie et du partage entre des prisonniers de nationalité différente. Renoir rêve de faire se rapprocher les gens,mais il n'est pas dupe que leur solidarité n'est que de circonstance,et que la vie normale reprenant ses droits,les fossés socio-culturels seront de nouveau creusés. Le jeu des acteurs reste étonnamment moderne pour un film d'époque,notamment celui du titi parisien Jean Gabin ou de l'aristocrate Pierre Fresnay. Visiblement,le sens du devoir n'excluait pas le respect en temps de guerre. Ce drame de mœurs a plus mal vieilli au niveau de sa mise en scène,de ses raccords ou même de son humanisme excessif.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 février 2014
Grosse déception que fut ce film de Jean Renoir malgré les très bonnes idées qui ponctuent à de multiples reprises la trame de l'histoire. Infiniment humaniste, la dimension de ce film peut se révéler inédite car notamment, le thème de celui-ci est très faiblement abordé au cinéma. Pourtant, le spectateur a dut mal à cerner les véritables propos et intentions de l'auteur. Certes, l'idée que ce fil fut tourné en 1937 à l'aube d'une des plus grandes tragédies que l'humanité ait connu peut prêter à réflexion; or, c'est tout l'inverse qui se produit avec notamment une succession de longueurs inutiles qui nuisent à la réflexion que l'auteur veut transmettre. Néanmoins, la photographie reste superbe pour l'époque et les acteurs relativement convaincants. Ce n'est pas suffisant à mon égard pour sauver ce monument du 7ème art français tournant à une illusion qui déçoit.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2014
La beauté de ce film tient dans la limpidité de son propos pacifiste et humaniste. Pas de démonstration édifiante, pas de déballage lyrique. Mais une histoire simple et pudique, filmée à hauteur d'hommes, comme disait Howard Hawks. La générosité, la fraternité, l'amour aussi (dans le dernier quart du film) sont traités avec une évidence littéralement désarmante. Une évidence qui transcende les frontières, les religions et les classes sociales, même si le sentiment d'appartenance à une classe sociale demeure toujours, aux yeux de Renoir, un élément discriminant en termes d'affinités électives. En témoigne l'amitié aristocratique entre Boeldieu (Pierre Fresnay) et Rauffenstein (Erich von Stroheim), ou l'amour entre les personnages interprétés par Jean Gabin et Dita Parlo, le prolo français et la paysanne allemande.
Le thème du rapport entre les classes est au coeur du réalisme social de Renoir en général, comme il est au coeur de son histoire personnelle, lui qui, dans sa jeunesse, a côtoyé à la fois le "peuple" (via les domestiques de son père) et l'aristocratie artistique et intellectuelle de l'époque, avant de s'engager bien à gauche en politique. Jusqu'alors, le cinéaste avait surtout pointé dans ses oeuvres les tensions qui résultaient de ces rapports, souvent dramatiques. Ici, il met l'accent sur un esprit de cohésion et de paix, sans pour autant basculer dans l'angélisme, les notions de respect, de devoir et d'honneur (qui motivent le sacrifice permettant l'évasion finale) pouvant très bien se substituer à des sentiments profonds.
Quoi qu'il en soit, il y a dans ce film beaucoup de chaleur humaine, que le réalisateur sait rendre tantôt joyeuse (la camaraderie entre détenus, le partage des denrées gourmandes, l'humour gouailleur du personnage de Carette...), tantôt grave (l'amitié impossible entre les deux militaires les plus gradés, leurs dernières confessions amères) ou sobrement mélodramatique (l'histoire d'amour contrainte par la guerre). La synthèse de ces tonalités se fait avec une belle maîtrise classique côté réalisation et photographie, un peu moins côté montage, avec certains enchaînements parfois abrupts. Mais ce que l'on retient le plus, c'est la direction d'acteurs : Gabin, Fresnay, Stroheim, Dalio, Parlo, Carette. Tous excellents dans ce film qui a offert à Renoir une renommée internationale.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 189 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2019
C'est un grand film qui a marqué l'histoire du cinéma français et du cinéma tout court. De grands acteurs (Gabin, Fresnay..), un metteur en scène excellent et un thème en or : la guerre de 14-18, ou plutôt à l'ombre de la guerre, comment des ennemis (les uns prisonniers, les autres geôliers) peuvent se comporter en humains, à leur manière et quel que soit leur niveau social, officiers supérieurs issus de la noblesse, officiers subalternes, ou simples soldats. Quant à ce qu'est la grande illusion" c'est au spectateur de l'imaginer... est ce ce qu'on ne montre pas, mais que l'on sait, à savoir que sur le terrain la guerre est sanglante, sans pitié ? ou bien, que celle qu'on espérait être la dernière, ne le fut pas, Renoir sentant venir quelques mois plus tard celle qui sera menée par les nazis ? Ou est ce encore que la guerre n'abat pas les distances sociales, malgré les apparences ? Sur le plan technique, le film a quand même mal vieilli et il faut faire un grand effort pour oublier une intonation dans les dialogues et un montage totalement surannés.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2014
Un grand film, bien écrit, bien interprété , à l'humanisme omniprésent et aux personnages attachants, qui a inspiré bon nombre de films par sa suite et peut etre meme "La grande évasion". On retiendra surtout la dernière demi heure au dessus du reste du film, plus belle!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 février 2014
Je ne me lasse pas de revoir ce grand film de Jean Renoir.
Servi par un casting aussi prestigieux que talentueux, La Grande Illusion est une merveille d'humanisme universel.
C'est certainement le film où la peinture des personnages et la plus aboutie. Le héros du film c'est ce groupe d'hommes, de classes sociales différentes, de nationalités différentes qui se battent plus pour s'évader de ce monde qui les emprisonne que pour d'autres raisons. C'est également une ode à la fraternité guerrière et au prestige associé à la figure de soldat qui prévalait à l'époque.
Ce film en plusieurs parties voit se succéder les scènes les plus mythiques du cinéma français qui atteignent leur apogée dans les rencontres entre Boldieu et Rauffestein.

Ce chef d’œuvre intemporel et prémonitoire est à voir absolument.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse