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Jahro
67 abonnés
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4,0
Publiée le 27 janvier 2015
Sur une Planète sauvage, mais pas la même, la vie paisible et heureuse suit son cours. Le temps semble n’avoir aucune prise sur ce havre où chacun tient sa place, travaille dans l’entente et profite des richesses d’un pays digne du label Max Havelaar. Hélas les apparences sont trompeuses. Derrière ses princesses aux seins nus, ses cloportes enfantés d’une fleur et ses oiseaux-cyclopes qui font le guet, cet Eden truqué a nié ses erreurs et proscrit ses démons. Rejetons difformes, expériences absurdes, organismes génétiquement ratés tous contraints à l’exil, chacun n’est pas le bienvenu dans la cité des dieux. Alors le cancer se propage. Venus répandre la pierre et le feu sur le continent, des cyborgs alignés géométriquement défilent aux côtés de forteresses armées typées Bauhaus. Est-ce parce que le tournage y a eu lieu ? On se croirait chez Kim Jong-un. (Je sors.) (Je rentre.) N’ayez pas peur, René Laloux abhorre le manichéisme – et pour nous le prouver, il ne tarde pas à compliquer sa trame. Je n’en dirais pas plus : Gandahar, il faut le voir. L’animation, trop fluide, trop lente, marque ses années, mais l’univers dépeint ici, la sagesse qui l’habite, son imagination, la justesse de ses métaphores en font un authentique petit bijou du genre. Et dites-vous le, il n’y en a pas beaucoup.
Je ne connaissais pas René Laloux avant de tomber par hasard sur ce film. Et force est de constater que j'ai eu de la chance, tant l'univers que développe "Gandahar" est séduisant : naviguant entre science-fiction et aventure, cette planète bleue et ses habitants, les Gandahariens et les Difformes, ont beaucoup de choses à raconter, notamment la défense de leur monde contre le Métamorphe, une expérience scientifique menée par les Gandahariens et ratée par eux-mêmes. Si le scénario reste relativement classique dans la première moitié du long-métrage, la seconde partie nous mène vers des pistes inexplorées qui chatouillent notre curiosité autant que notre plaisir. Les dialogues sont parfois creux et ennuyeux, les personnages sont plus ou moins bien traités, mais de manière générale on passe un moment agréable et enchanteur, teinté quelque fois de suspense et de tension (les attaques des robots noirs) et où notre esprit s'égare rapidement. Réalisateur à découvrir.
"Gandahar" est une adaptation absolument pas fidèle du roman du même nom de Jean Pierre Andrevon et qui m'a laissé un goût amer. Effectivement, René Laloux prend de grandes libertés tant scénaristiquement que du point de vue du bestiaire ou de l'univers général de Gandahar. Le lecteur du livre aura du mal à s'y retrouver et les puristes n'apprécieront guère cette "refonte" cinématographique. Cependant, il faut admettre que l'univers développé par Laloux, trés proche tant dans les dessins que dans l'esprit de son excellent "La Planète Sauvage" (1973), est un plaisir pour les yeux par sa richesse et ses couleurs. Non, le gros défaut du film vient de son scénario et de ses dialogues, vide de la substance et de l'intelligence du roman, qui enchainent tour à tour niaiseries, facilités, scènes bâclées (comme la fin) et de nombreux autres petits défauts qui font perdre de l'intérêt à ce film d'animation. Une grosse déception malgré son charme visuel.
Une oeuvre! Certes la gestuelle des corps et la concordance des voix sur les lèvres restent imparfaites, mais elles sont compensées par le brio de la narration. Un reflet saisissant des périodes sombres de l'Humanité: ces hommes-machines, légions disciplinées et aveugles de nazis! Ironie du sort: Gandahar cité pacifique et douce mais ô cruellement eugénique, victime à son tour d'épuration! Le paradoxe temporel y'est bien représenté avec une dialectique philosophique pointue et, intelligement, une conjugaison au futur pour du passé et réciproquement! Ce "film" est un concept, une idée...c'est pour ça qu'il dure!!!
Du fantastique bas de gamme, tant au niveau de l'intrigue top menue qu'au niveau de l'animation sacrément cheap, même pour les années 80. L'histoire n'avance pas, manquant cruellement de dynamisme. Elle laisse également à désirer dans son contenu, trop léger. L'animation saccadée confère au film une petite touche rétro qu n'aurait pas été forcément désagréable si elle n'avait été aussi prononcée. Les mouvements des personnages sont honteux, défiant toute gravité. La BOF démarre sur des bases intéressantes, mais elle passe trop rapidement inaperçue. Le format bâtard d'1h15 laisse songeur, la fin donne vraiment l'impression d'avoir été bâclée, faute de temps voire d'envie. Rien à voir avec "Le roi et l'oiseau" donc, légèrement antérieur et véritable chef d’œuvre.
Adapté du roman éponyme de JP Andrevon, ce film d'animation est une véritable bouffée d'air frais. On pourra lui reprocher son manque de dynamisme, de fluidité, des couleurs pas très équilibrées, une B.O mollassonne et des voix qui ne collent pas forcément bien aux personnages. Mais pour s'évader de notre petite réalité quotidienne parfois oppressante, rien de mieux que cet univers merveilleux, dépaysant, exotique et surréaliste. Laloux a le don de savoir faire passer des messages politiques et philosophiques relativement intemporels dans chacune de ses oeuvres. Gandahar est un ovni du cinéma d'animation.
C'est le troisième film de Laloux que je vois, et c'est la même impression que les deux premiers films, pff c'est vraiment bien. Oui le film n'est pas exempt de défauts, certains pourraient le trouver un peu lent (ce qui n'est pas un défaut en soi), mais quel univers. Quel chara-design, quelle histoire ! Ce que bien avec Laloux c'est que c'est des films pour vieux de 7 à 77 ans. Ses films ont des thématiques universelles et palpitantes. Aussi il ose proposer quelque chose d'autre dans son univers. On a beau être sur une autre planète, se souvenir de vieux poèmes terriens (sans que l'on sache le rapport entre Gandahar et la Terre), si l'on était dans un autre film on aurait juste des terriens bien comme il faut. Là justement ce n'est pas le cas, Laloux s'autorise à sortir des sentiers battus et on a ses monstres protéiformes qui pourraient presque être gore s'ils n'étaient pas aussi sympathiques, on a ces femmes seins nus avec des robes laissant voir leur poitrine (à quand cette mode ? je l'attends avec impatience), on a toutes ces choses qui montrent qu'on a eu un vrai travail de création d'univers graphique (contrairement à Avatar pour ne citer que lui). Et voir les personnages évoluer dans cet univers dont on ne sait pas tout c'est assez grisant. D'autant plus que le film soulève quand même quelques questions, tout comme ses autres films. Ce n'est pas un film plat pour gamin, au contraire. Si j'avoue avoir peut-être une petite préférence pour les maîtres du temps, ce film reste un pur moment de cinéma et de plaisir. C'est un film qui se savoure, qui dit plein de choses. Alors certes, comparé à d'autres dessins animés ça pourrait paraître minimaliste au niveau de la qualité de l'animation, des décors, etc. Cependant ce n'est en rien gênant vu la qualité de l'univers peint par ce film.
Nettement moins médiocre que les maîtres du temps, ce film d'animation et déjà plus élaboré et le scénario plus recherché. Ce n'est pas un chef d'oeuvre pour autant !
Au début, on se dit : "Et zut, c'est juste un copiage de Yellow submarine". Mais vite, on s'aventure sur d'autres terrain, bien plus proche de l'héroic fantasy que de la SF pur jus. L'univers est en lui même plutôt riche, mais le médiocre budget accordé à l'animation gâche un peu certains passages (notamment les excursions dans Metamorphe). Mis à part celà, c'est un spectacle assez rare, qui peut se révéler poétique, mais dans tous les cas dépaysant. Un très sympathique film, plutôt adulte dans sa démarche et ses thèmes.
Long métrage d'animation SF et adaptation du premier roman de J.-P. Andrevon "Les Hommes-machines contre Gandahar". Ambiance Mizayiesque, un zest de Michel Ocelot, Gandahar contient assez d'ingrédient pour tenir son spectateur. Une cité paisible est en proie à une menace d'hommes de métal, la reine décide d'envoyer en mission un servant, il y rencontrera une belle Gandaharienne, puis petit à petit ils vont découvrir quelle est cette menace, et cette menace est commander par une créature nommée Métamorphe. Les personnages sont intéressants. Un dessin animé qui rentre pour ma part dans le fleuron de l'animation française.
Un film qui n'est pas exempt de défauts; des ruptures de rythme, des dialogues un peu plats, une fin trop précipitée... Mais qui a d'immenses qualités. Surtout énormément d'imagination ! L'univers de Gandahar fourmille de trouvailles de génie. J'ai un faible pour les scènes de combat hallucinantes entre les habitants de Gandahar contre les hommes-machines. Les hommes-machines sont impitoyables, froids, déterminés. Ils sont sans vie et ils tuent la vie. Ils sont clairement l'incarnation du fascisme. (d'ailleurs, ils tuent en faisant le salut fasciste !) Ils marchent en rang, détruisent tout sur leur passage, se sacrifient pour leur chef, le métamorphe. Et... ils sont fascinants ! Hélas, le fascisme est plus fascinant que l'attitude baba-cool... J'aime cette idée du film: Les monstres ne sont pas les êtres difformes, mais au contraire, ceux qui sont tous identiques.
Gandahaar est un film de science-fiction ingénieux plein de poésie. L'histoire ce déroule dans un monde où des machines étranges enlèves les hommes. Très en avance sur son temps, ce film invite à la réflexion sur ce qu'on est, son identité. A voir absolument!
Une oeuvre des années 80 à l'esthétique pas kitch ça existe? La réponse est oui avec Gandahar. Le tandem Laloux/Caza a inscrit ce dessin animé dans la droite continuité des 70's (psychédélisme, thème écologique) en lui greffant quelques éléments des 8O's digne d'intérêt (influences BD et SF, peur d'un progrès technique pas maîtrisé et de l'avènement du tout-mécanique)... Une réussite de plus pour Laloux qui reste un des maîtres de l'animation française. Peut être un peu moins abouti que l'indispensable "la planète sauvage" cependant.