Violent, macabre mais jouissif malgré deux ou trois longueurs. Comme toujours chez Peckinpah les principes religieux en prennent pour leur drague (on condamne l'adultère, on pleure au baptême, mais on se rend responsable d'un massacre). Cette prise de conscience brutale d'un petit voyou entraîné dans une affaire qui le dépasse est traitée de main de maître et sans concession. Quant à Isela Vega, elle est sublime. On remarquera la scène du viol plus explicite encore que dans les chiens de paille, car ce n'est évidemment pas le viol que Peckinpah banalise, mais le sexe.
L'histoire ne va pas chercher bien loin,puisqu'elle ne va pas plus loin que le titre du film. Maintenant Peckinpah ne nous entraine pas simplement sur cette histoire de tête à remmener. Il agrémente tout ça avec les liens entre les personnages,notamment avec une romance qui aurait méritée d’être plus courte. D'une maniéré général c'est le ton du film est bancal,trop lent et les nouveaux personnages et les situations arrivent comme une perruque sur la soupe. La violence des armes à feu reste d'une efficacité rarement égalé au cinéma.
Bien que l’histoire se déroule dans les années 70, l’ambiance générale et les codes scénaristiques d’Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia sont typiquement ceux d’un western, genre sur lequel Sam Peckinpah a déjà su poser sa patte grâce à l’inimitable La horde sauvage. C’est davantage dans le domaine du road-movie que le réalisateur a cette fois semblé voulu exposer son talent pour magnifier la violence. La chasse à l’homme engagé par le personnage de Bennie incarné par Warren Oates (qui y trouve sûrement le meilleur rôle de sa carrière) et sa relation tumultueuse avec Elita parviennent à apporter son lot de noirceur dans laquelle on reconnait bien le style de Peckinpah. Le rythme en moins. C’est là tout le problème de ce film, car si ses autres réalisations alternaient entre des passages à vides et des explosions de violence qui en devenaient plus intenses encore, ici Peckinpah a bâti sa mise en scène sur une longue attente avant l’action qui ne démarrera que dans le dernier acte. Donc, aussi explosive que puisse être la conclusion, Apportez-moi la tête d’Alfredo Garcia est, malgré ses qualités esthétiques et ses scènes chocs, l’un des films les moins enthousiasmants de son auteur.
Après lui avoir confié des rôles de seconds couteaux dans des films comme « Coups de feu dans la Sierra », « Major Dundee » ou « La horde sauvage », Sam Peckinpah offre à Warren Oates et à sa gueule cassée la tête d'affiche de son dixième film. Et le sulfureux réalisateur signe encore ici une œuvre noire, baroque, violente et désespérée. « Bring me the head... » souffre de quelques longueurs au démarrage mais se poursuit par une sorte de mixe entre western et road-movie crasseux, ponctué de fusillades rocambolesques (ça en devient presque hypnotique), où va progressivement se révéler le côté dualiste du personnage principal. Minable pianiste de bar attiré par l'appât du gain, il va rapidement devenir un redoutable tueur froid et torturé n'ayant plus grand chose à perdre. La force du film provient donc de ce travail sur le personnage principal, brillamment interprété par Oates. Les scènes d'action sont parfaitement calibrées, le côté crépusculaire bien mis en place et le lieu de l'action génère juste ce qu'il faut d'hostilité pour nous immerger dans l'univers torride et infernal du réalisateur. Du Peckinpah pur jus, sans fioritures.
Un vrai film de desperados. Loin des Machete caricaturaux. Un homme, ancien tueur, parti pour gagner une prime, qui finalement perd la raison qui lui restait. Un film édifiant sur les pouvoirs, la folie, la mort et la précarité.
Bring Me The Head Of Alfredo Garcia de Sam Peckinpah est entre le western et le thriller, on se retrouve dans un film a l'ambiance unique et bien retranscrite . Une ambiance poussiéreuse, âpre et violente qui sent la transpiration et la téquila tiède baignant dans les coups de feux et le sang .
Très western sur les bords sous la chaleur du soleil Mexicain et brutal avec ses fusillades mais ce film réussit a être fascinant pour d'autres aspects . L'acteur principal Warren Oates truand charismatique et bien sale qui offre une excellente performance, il y a ensuite la caméra de Sam Pinckinpah sans faille ou encore le récit qui reste le centre de l'attention .
Une histoire assez classique dans le fond mais qui devient vraiment prenante grâce a son idée du personnage deja mort, on suit le personnage principal dans ses nombreuses galères jusqu’à un final grandiose digne de "Butch Cassidy et le Kid" On retrouve aussi beaucoup de passages intenses sous tension comme la scène du viol ou le passage avec la famille et le bus qui passe .
Bring me the head of Alfredo Garcia est donc un polar noir et violent très réussit malgré quelques longueurs .
Ca me fait penser à un roman de James Crumley avec ses personnages complexes, hauts en couleurs, violents dans un monde sombre, impitoyable et à moitié fou. Un polar décalé, qui laisse une drôle de sensation après le visionnage. L'ensemble est quand même plombé par le manque de rythme et les longueurs. Un OVNI bien bizarre.
"Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia" porte bien la patte de son réalisateur. On y retrouve en effet le style violent, crue, un brin iconoclaste qu'affectionne tant Sam Packinpah. Il faut rajouter à cela un aspect assez sombre et pessimiste qui se dégage de ce long métrage. On regrette juste que le scénar' ne fournisse pas plus de surprises.
Western crépusculaire et métaphysique qui réinvente le mythe de la ruée sale vers un or qui ne l'est pas moins, transforme le Mexique en gigantesque terrain de jeux (du cirque) où tous les coups sont permis. S'il ne fallait retenir qu'un film de Peckinpah, le voici !
Quelques fautes de rythme et quelques longueurs, et pourtant malgré ses défauts c'est le genre qu'on aime bien ne pas détester. Il faut dire que bien que Sam Peckinpah nous sort son art dans quelques séquences s'avérant remarquables et qu'il nous épargne rien de son charmant cahier des charges habituel (viol ou du moins tentative de viol, autres cruautés envers les femmes, meurtres, personnages secondaires pour la plupart pourris jusqu'à la moelle, etc...!!!), le point fort de ce film c'est le protagoniste joué par un Warren Oates au sommet. Minable et crade d'apparence mais tendre et romantique au fond, meurtrier certes mais uniquement de crapules finies, on parvient à s'y attacher sans mal et à le suivre pleinement dans une quête au final rédemptrice. Pas un grand Peckinpah mais un grand Oates dans un rôle en or.
Bonne ambiance avec les acteurs qui vont bien, pas des perdreaux de l'année hein! décidément Peckinpah ne fait pas dans la découverte de jeune premier. Le réalisateur arrive à ne pas trop s'éparpiller c'est fois et le film tient la route, de là à vouloir obligatoirement trouver au film un sens philosophique restons calme et buvons frais sous nos sombreros.
Nouvelle réalisation de Peckinpah toujours en plein coeur de Mexique, celle-ci se révèle, comparée à ses précédentes, assez molle et moyenne. L'introduction nous replonge directement dans son univers, et les séquences qui suivent ne sont quasiment pas anodines chez le réalisateur puisque le couple est mis en valeur avec toutes les miévreries habituelles. L'histoire devient compliquée et parsemée d'obstacles, le personnage évolue, son appétit pour l'argent disparaît pour devenir un vengeur ; la violence est toujours aussi présente et sa mise en scène reconnaissable, comprenant beaucoup de thèmes. Le film de Peckinpah est donc riche intérieurement mais pauvre en rythme.
Si Pekinpah confirme avec "Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia" son statut de véritable esthète de la violence au cinéma, son film peut décevoir en se révèlent finalement assez sage tant sur le fond que sur la forme.
Considéré comme l’œuvre la plus sombre de la filmographie de Sam Peckinpah, c’est en effet une histoire peu ragoûtante où il est bien rare d’avoir un bout de cadavre à l’écran pendant une bonne partie du film. L’histoire n’est pas originale mais le scénario est très bon où il alterne très intelligemment entre les scènes de dialogues et les nombreuses fusillades. L’action met pourtant du temps à démarrer et on se croirai parti dans une sorte de balade mexicaine sentant bon la romance mais il est clair que le ton est rapidement donné sur ses intentions empreintes de beaucoup de violence. Des seins, des gros durs en lunettes de soleil, des flingues, des meurtres, tous les ingrédients pour passer un bon moment…