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Bruno65
60 abonnés
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3,0
Publiée le 4 juin 2024
Une fresque sur plusieurs générations où s'entremêlent tout un tas de personnages plus ou moins intéressants.Bref une adaptation moderne à la sauce Lelouch ou J.P Belmondo est royal mais il faut quand-même s'accrocher pour pas perdre le fil et qui dure presque 3 heures!
Je découvre ce film près de 30 ans et en ressort avec un avis partagé. Certes on a le plaisir de voir une joli brochette d'acteurs, dont l'épatant Jean-Paul Belmondo, mais cette tentative de mettre en miroir à multiples reflets l'Œuvre de Victor Hugo et cette histoire de fils de Bagnard placé chez des Thénardier modernes puis futur Jean Valjean qui recroisera la route d'une autre Cosette dont le papa, juif riche sera lui même prisonnier d'autres Thénardier pendant l'occupation est plus que tirée par les cheveux et alambiquée, et pour saupoudrer el tout l'imagination du Héros qui voient dans sa tête, jouer les Misérables quand on lui lit l'œuvre, ou va même en découvrir au cinéma une des premières versions, rajoutons une poignée de Jabert en milicien, puis officier de police;.. et ça en devient simplet
Un peu compliqué à suivre.. on crepit au début à une adaptation plus moderne, puis il y a des rappels de l'histoire originelle avec les mêmes acteurs, puis retour au moderne, puis adaptation à l'origine... Un belmondo qui se veut à la fois causette et Jean val Jean..... Un peu confusion à suivre. Heureusement belmondo excuse le tout
Qu'on ne s'imagine pas une vie de Jean Valjean. Si, à un certain moment du film, Lelouch met en scène quelques passages directement tirés de l'oeuvre de Victor Hugo, le film est pour l'essentiel l'histoire d'Henri Fortin, né à la fin du siècle et qui sera confronté au cours de la seconde guerre modiale aux grands choix moraux de l'existence. Comme Valjean, Fortin-Belmondo a la volonté de racheter ses fautes et, au terme de cette période trouble qu'est l'Occupation où le choix entre le bien et le mal est souvent une affaire de circonstances, il entrevoit son devoir d'humain. Le film parle de l'ambivalence des hommes.
Le film n'est pas une transposition moderne des "Misérables" d'Hugo. Lelouch fait invariablement référence au roman, imagine des similitudes dans le seul but de créer ses propres misérables, ceux du 20ème siècle, tant il est vrai que chaque époque -c'est la finalité du propos- a ses malheureux. Le drame de la guerre est là pour le prouver, où le destin de Fortin est lié à celui spoiler: d'une famille juive en fuite.
Lelouch réussit encore l'exploit de rester cohérent malgré une mise en scène dispersée et la profusion des personnages, dont beaucoup, on l'aura compris, suggèrent ceux du roman éponyme. Cependant, le métier et l'art consommé de Lelouch, propices à un film riche et brillant, sont incapables ici, comme si les artifices de la mise en scène étaient trop évidents, de faire naitre la moindre émotion. C'est la grande et rhédibitoire faiblesse du film.
Un chef d'oeuvre, qui décrit bien divers aspects de la nature humaine. Avec l'originalité de présenter l'histoire des misérables retranscrite et adaptée à diverses époques, avec un fil conducteur qui a beaucoup de souffle. Un des meilleurs films que je connaisse. A regarder de nombreuses fois pour comprendre les nombreuses subtilités.
Rien à voir avec les versions de Le Chanois avec Gabin, Blier et Bourvil ou celle de Robert Hossein avec Lino Ventura. Claude Lelouch adapte très librement le roman-fleuve de Victor Hugo pour une durée fleuve de presque trois heures. Lelouch oblige, il y a une pléiade de grands acteurs du cinéma français dont certains dans leur dernier grand rôle : Belmondo bien sûr qui apporte toute sa gouaille mais aussi Jean Marais, Philippe Léotard, Annie Girardot, Darry Cowl. En dehors de quelques scènes emblématiques du livre dont je ne perçois pas vraiment l’intérêt de les avoir tourné (le sauvetage de Fauchelevent, le repas chez l'évêque Myriel, la rencontre avec le petit ramoneur à qui il vole sa pièce), l'action se situe au vingtième siècle puis en plein dans la seconde guerre mondiale avec des personnages et des situations vaguement inspirés par ceux des Misérables. Même s'il adapte un chef d’œuvre de la littérature, Lelouch persiste à brasser ses thèmes favoris : l'amour, les coïncidences, les hasards. On y danse, on y chante, on se souhaite la bonne année, on philosophe sur la fidélité, le couple, le mariage. La caméra tourbillonne autour des acteurs. Ça fait partie du style de ce cinéaste que je peux trouver agaçant ou radoteur mais son amour du cinéma, des acteurs qu'il sait sublimer (Annie Girardot, récompensée du César du meilleur second rôle comme Belmondo avait reçu celui du meilleur acteur pour Itinéraire d'un enfant gâté), des femmes (et Alessandra Martines est sacrément belle) font encore mouche dans Les Misérables. Et le charisme de Belmondo. Donc, plutôt qu'une adaptation classique, Les Misérables version Lelouch est un film d'aventure moderne dans lequel on peut se plonger même si on est hermétique au cinéma lelouchien.
Lelouch revisite le classique de Victor Hugo et c'est une belle réussite. Il nous fait suivre un double récit, celui du roman avec les personnages originaux, et celui qui se déroule principalement durant le 2e guerre mondiale. Le film fait donc un parallèle entre les récits et les personnages. Il s'appuie pour cela sur une pléiade de très bons acteurs. Il y a tout d'abord Jean-Paul Belmondo qui donne vie à Jean Valjean/ Henry Fortin et qui est vraiment exceptionnel. Michel Boujenah et Alessandra Martines incarnent un couple juif en fuite qui croise la route de Valljean/Fortin et sont très bons. Et puis il faut souligner la prestation remarquable d'Annie Girardot (très justement récompensée d'un césar du meilleur second rôle) qui campe une fermière, à la vie un peu triste, qui se sent revivre au contact de l'homme juif (Boujenah) à qui elle donne asile. Son mari dans le film, Philippe Léotard, livre aussi une composition parfaite de ce fermier un peu rustre et jalous. La mise en scène de Lelouch est ample et nous fait voyager entre deux époques (celle du roman et celle du film) avec fluidité. La musique de Francis Lai donne une touche magistrale supplémentaire. Un des meilleurs films de Lelouch à mon sens.
Les puristes, ceux qui veulent qu'un roman, quand il est adapté au cinéma, respecte au plus près le texte, sans divergence aucune, crieront d'emblée au scandale. En effet, ici ce film ne se sert que de la trame du roman pour tenter d'y trouver un parallèle avec les sombres années de l'occupation. C'est parfois un peu confus, surtout les 40 premières minutes, qui plus est quand le réalisateur s'amuse à faire des enchaînés qui perdent un peu le spectateur que je suis. On rajoute un acteur qui joue le rôle du père et du fils (Belmondo). Cela "confuse" un peu l'esprit. Néanmoins, la pléiade d'acteur, tous très bons, la reconstitution de cette période, et le scénario qui s'éclaircit au fil du film font de ce long métrage un monument à voir. Un monument de 2h47, c'est long à visiter, mais il en vaut le coup d’œil. Revu en ce mois de mars 2026 avec le même intérêt, c'est donc à voir et à revoir.
"Les Misérables", (ou Les Misérables du XXe siècle), adaptation libre du célèbre roman de Victor Hugo écrite et réalisée par Claude Lelouch, sorti en 1995. Comme à son habitude, Lelouch croise les destins et les époques. De 1900 à 1945, les personnages des misérables se perpétuent, de générations en générations, se rencontrent et se développe sur le temps long. Une véritable fresque historique, avec Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah, Annie Girardot, Philippe Léotard, Jean Marais, Rufus et bien d'autres acteurs connus. Annie Girardot gagne le César du Meilleur second rôle, c'est vrai que ça le mérite. Une durée généreuse, une grande reconstitution et une réalisation de haute qualité (malgré quelques caméras à l'épaule tournicotantes). Le film remporte également un Golden Globe 1996 du meilleur film étranger aux États-Unis en 1996. Voilà qui donne envie de revoir toutes les adaptations des Misérables au cinéma.
Les Misérables aura été repris par les 4 plus grands ' Gabin, ventura, Depardieu et Bebel ' . Cette version de Lellouch sort totalement du lot, car il a osé reprendre le rôle de Valjean à la sauce 39 45 . Et fallait oser . Un grand bravo . Les décors sont magnifiques, la musique géniale , le scénario excellent. Girardot éblouissante avec un cesar entièrement mérité. Le meilleur rôle de Boujenah, Leotard au top , Le rôle de Khorsand en Javert est surprenant. Et tout les seconds rôles parfaits. Le plus beau film de Lellouch qui a cartonné aux états-unis entre parenthèses et injustement parfois critiqué en France. Chapeau .
Ce film a le grand mérite de nous faire revivre cette œuvre monumentale que sont les Misérables d'une manière très personnelle. C'est une fresque historique sur plusieurs époques et générations. On se perd un peu parfois dans les époques mais le scénario est plutôt bien écrit et efficace. Bref c'est du Lelouch comme on l'aime ou comme on l'aime pas.
Les Misérables de Victor Hugo à la sauce Lelouch. En entrecroisant les destins et les époques, le réalisateur signe, malgré des longueurs et clichés, une fresque touchante portée par un énorme casting.
Toujours aussi étonnant de voir une telle brochette d'acteurs, pour un film aussi mauvais. C'est sirupeux, tire-larme, d'une bêtise assez crasse. On regarde 25 ans après pour le plaisir de voir tous dans des seconds rôles, Micheline Presle, Olgado, Marais,Leotard, Duliery, Rufus, Girardot etc ...