Un justicier dans la ville
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103 critiques spectateurs

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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mars 2021
En rentrant de leurs courses, deux femmes (une mère et sa fille) sont violemment agressées dans leur appartement. La mère sera laissée pour morte pendant que la fille se fera violer par l’un des voyous. Le père et mari de la défunte se transforme peu à peu en justicier, en parcourant de nuit les ruelles de New York. Les grandes artères, Central Park jusqu’au métro de la "grosse pomme" Paul Kersey va radicalement changer et ne compte plus laisser les racailles continuer impunément.

Adapté du roman "À déguster froid" de Brian Garfield, le film nous plonge dans le New York des années 70, celui où les voyous avaient pignon sur rue et se sentaient intouchables. Le film met en scène un bon père de famille, architecte aux idées progressistes et qui a été objecteur de conscience pendant la guerre de Corée. Ce dernier se retrouve contraint, face à l’injustice et à l’inaction de la police, de devoir rendre coups pour coups, de se transformer en juge et bourreau.

A l'image de la saga Dirty Harry où Clint Eastwood incarnait un inspecteur à la gâchette facile, tous les deux se verront être taxé de fasciste, en raison de la violence, de la personnalité des antihéros et des voyous (ici, les ¾ sont des afro-américains).

Un vigilante movie qui brandit haut et fort l’étendard de l’autodéfense sur fond jazzy (Herbie Hancock). Un western urbain qui pâtit d’une mise en scène trop mollassonne et malgré un Charles Bronson inexpressif, Michael Winner parvient néanmoins à nous tenir en haleine dans ce polar âpre et baigné par l’ultra-violente. Un "nettoyage au Kärcher" (clin d’œil à Sarkozy qui en 2005, voulait ainsi nettoyer les cités) qui n’avait pas laissé indifférent lors de sa sortie en salles, sans concession et brute de décoffrage, un film qui permit à Charles Bronson de revenir sur le devant de la scène et connaître la consécration. A noter enfin, que l’on y retrouve (dans sa toute première apparition au cinéma) un certain Jeff Goldblum, qui n’avait que 21ans (et interprétait l’un des trois agresseurs, dont notamment, le violeur de la jeune fille).

Un justicier dans la ville (1974) est le tout premier film d’une saga qui comporte 4 suites (réalisées entre 1982 et 1994), ainsi qu’un remake (2018). Les trois premiers opus ont été réalisé par Michael Winner et tous ont été interprété par Charles Bronson. A ne pas confondre, le film Le Justicier de minuit (1983) n’a rien à voir avec la saga, le distributeur ayant simplement voulu surfer sur le succès des deux premiers opus de la saga pour le titrer ainsi (alors que son titre d’origine est "10 to Midnight"). Idem pour les téléfilms Le justicier braque la mafia (1997) & Le justicier reprend les armes (1999) qui n’ont rien à voir ni de près ni de loin avec cette franchise, il s’agit de titres trompeurs de la part du distributeur (il s’agit en réalité de deux téléfilms qui sont la suite du film Tel père... tel flic ! - 1995).

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Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2020
S’il y a bien un long-métrage qui symbolise le film d’auto-défense, c’est bien Un justicier dans la ville (Taxi driver, plus prestigieux, a été tourné un an et demi plus tard et est plus subtil dans son propos). Face à un New York gangrené par la violence, la tentation de se faire justice soi-même était logiquement un sentiment de plus en plus répandu dans Big Apple. Le film de Michael Winner symbolise parfaitement ce désir de vengeance. Nous sommes dans une œuvre à l’orientation politique très droitière (même si le cinéaste prend la précaution de montrer des délinquants de toutes origines ainsi que des noirs parmi les policiers et les victimes afin de contourner toutes accusations de racisme spoiler: que pourrait notamment étayer un dialogue hallucinant dans la scène de la soirée
). Il n’est donc pas surprenant de voir les pensées de gauche caricaturées et de faire du personnage principal un gauchiste changeant d’opinion après avoir été touché par le crime. C’est ici que s’arrête un peu l’étude psychologique des personnages. spoiler: Ainsi, même si Paul Kersey ne devient réellement le "justicier" qu’à la moitié du film, nous sommes plongés très rapidement dans le propos violent du récit puisque l’agression transformant totalement le héros n’intervient qu’au bout de 10 minutes de métrage (crime qui au passage ne sera, de façon surprenante, jamais puni).
Toutefois, le film, bien que montrant de nombreux meurtres, n’atteint pas le déchaînement de violence que l’on pourrait redouter (les suites iront plus loin dans ce sens). C’est surtout le discours pro-auto-défense et le manque de subtilité de l’ensemble spoiler: (alors que Kersey ne semblait pas avoir à faire la violence auparavant, celle-ci apparaît partout où il va tout d’un coup ; l’inspecteur Ochoa et les autorités judiciaires cachent la culpabilité de Kersey et justifie donc son attitude...)
qui marque. D’un point de vue purement cinématographiquement, le film est un polar sec et réussi servi par un Charles Bronson parfait dans ce rôle qui marqua profondément la fin de sa carrière. Selon ses opinions politiques ou sa capacité à prendre du recul par rapport au discours asséné, chaque spectateur pourra considérer Un justicier dans la ville soit comme un bon film soit comme une œuvre fascisante et abjecte.
Objectivons

405 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2020
Un film de vengeance des années 70 qui fait toujours son effet aujourd'hui. Charles Branson y joue de manière très juste.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 597 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2020
Charles Bronson a réussi à se créer une série pour concurrencer Clint Eastwood et son inspecteur Harry. 4 épisodes vont suivre en y rajoutant un bonus avec le justicier de minuit (qui ne fait pas partie de la série).
A noter que Bruce Willis essaie de reprendre la série avec déjà un premier épisode en 2019.

Il incarne un homme d affaires, suite à la assassinat de sa femme, décide de faire le ménage parmi les criminels en tuant des voyous dans un New York non sécurisé et délaissé par les forces de Police. La scène de viol / meurtre est violente et filmé de manière brute.

Le scénario manque de consistance malgré la bonne présence de Bronson . Le réalisateur veut positionner clairement son scénario plus sûr la dénonciation de la violence (notamment à New-York) et les faibles moyen de la police que sur une histoire de vengeance. Et sur ce point il n a pas tort . Le New York des années 70-80 est un véritable coupe gorge bien loin de celui actuel ultra sécurisé .

Bon film au final qui aurait du travailler un peu mieux le scénario pour en faire un très bon film .
Le Rabzz
Le Rabzz

45 abonnés 425 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mars 2020
Du très grand Charles Bronson , un film que je regardais plus jeune avec mon père, de bons souvenirs , avec les jeunes acteurs de cet époque : Jeff Goldblum , Denzel Washington ...
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

38 abonnés 683 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2020
Étonnamment et contrairement à ce à quoi je m'attendais "un justicier dans la ville" a très bien vieilli. Bronson y domine totalement le film et même si tout cela ressemble à un clip de la NRA pour le 2eme amendement de la constitution américaine, son personnage est enjolivé d'aspects "sociaux" dans sa personnalité pour faire passer la pilule (ex objecteur de conscience etc..). Petit clin d'oeil la (courte) présence de Jef Goldblum dans on 1er rôle, celui d'un voyou des rues aussi crédible que Pamela Anderson en prix nobel... 3.5 / 5
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2020
Revu récemment et oublié depuis les années 80 j'ai revu avec un vrai plaisir ce film de J.L.Thompson . Aujourd'hui évidemment ça sonne un tantinet réac mais je ne pense pas que c'était vraiment le but de l'époque sinon de plaider contre la violence .
Charles Bronson trouvait là un personnage qu'il allait retrouver souvent ...et pas toujours de manière heureuse !
Un bon film d'action de son époque .
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 septembre 2019
Un justicier dans la ville est un film assez moyen et peu intéressant, dont le succès repose sur l'acteur principal.
Le charisme de Charles Bronson fait tout le film même si je l'ai trouvé un poil en-dessous. Quoiqu'il en soit, il n'a pas à forcer pour crever l'écran. Les autres acteurs se débrouillent correctement même si la vedette, c'est Bronson.
À noter qu'il y a la toute première apparition à l'écran du génial Jeff Goldblum, déjà excellent dans ce film en voyou complètement psychopathique.
Mais le film a surtout mal vieilli dans son histoire. Certaines lignes de dialogues sur le soi-disant sentiment de sécurité au Texas par rapport à New York grâce au fait que tout le monde porte des armes passent très moyennement aujourd'hui (du fait de toutes les fusillades qui ont lieu quasi-quotidiennement aux États-Unis, qu'importe l'État).
Au-delà de l'aspect divertissant du genre rape-and-violence (genre qui comme son nom l'indique consiste à filmer la vengeance de personnages victimes de viol ou dont des proches ont été victime de viol), j'ai beaucoup de doutes sur la morale du film (selon laquelle il faudrait se faire justice soi-même).
L'intrigue est assez faible d'une manière générale. L'histoire devient un peu longuette au bout d'une heure et le jeu du chat et de la souris entre la police et le justicier n'est pas forcément palpitante (même si la compétence de détective du lieutenant Ochoa rend ce personnage très intéressant). spoiler: D'ailleurs, j'ai regretté qu'il n'y ait pas eu d'enquête plus approfondie sur le meurtre de Joanna Kersey. L'enquête s'arrête là et on ne revoit plus jamais les trois voyous à l'origine de ce crime. Également, le comportement très suspicieux de Jack Toby semblait suggérer une potentielle culpabilité. C'est dommage que le scénario n'ait pas creusé dans cette voie qui aurait pu être une sous-intrigue vachement plus intéressante et elle aurait donné plus de dimensions au film.

spoiler: La fin est assez rapide (une fusillade qui ne se passe pas complètement comme prévue pour Paul Kersey) et deux scènes (cinq minutes) plus tard, le film est terminé.

La violence rend plutôt bien à l'écran. Ça a certes vieilli et si le film sortirait aujourd'hui, il y aurait dix fois plus de victimes et de sang à la minute ; mais ça passe bien.
Bref, au-delà de la présence de Charles Bronson, ça se regarde mais sans plus.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2018
Connu pour être la première source d’inspiration d’Irréversible, Un justicier dans la ville est un film sympathique, avec un Charles Bronson splendide, et un scénario simple mais efficace. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 3/5
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 163 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2018
Film pas mal parfaitement campé par Charles Bronson, mon premier film avec cet acteur d'ailleurs que je découvre mais que je connaissais de réputation. Je peux mieux voir la différence avec le Death wish actuellement en salle. J'ai préféré l'ancienne version moins gore mais plus brutale et plus froide.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 11 mai 2018
« Le Justicier dans la Ville » est un film d’action basique, disposant d’une histoire familière et dont le développement fait désormais figure de classique. Bien que la trame de départ est la vengeance, le métrage bascule la thématique du justicier qui s’octroie arbitrairement tous les pouvoirs, juge, juré et bourreau. On peut y voir une propagande pour la possession d’arme à feu, ce qui est toujours d’actualité… Charles Bronson offre un personnage froid et dénué de sentiment, même lorsque sa famille est décimée, ce qui apparaît aujourd’hui complètement désuet, pour ne pas dire anachronique. La photographie est correcte, et le montage est nerveux. La bande originale est complètement indigeste. Un métrage qui permet de mesurer le chemin parcouru en matière de cinéma, mais qui est fondateur pour le genre.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2018
L'histoire est connue tant elle a été déclinée : Paul Kersey, architecte sans histoire, perd sa femme à la suite d'une agression. Sa fille, également présente lors de l'attaque, est catatonique et internée. Peu à peu, Kersey, d'abord objecteur de conscience en Corée va découvrir le goût de l'autodéfense et de la justice expéditive. Il erre chaque nuit dans les rues de New York, abattant froidement les voyous qui se trouvent sur son chemin. Forcément, la police se met sur sa trace. Ce "Justicier dans la ville" premier du nom mérite d'être redécouvert, trop souvent éclipsé par ses suites plus racoleuses et carrément plus douteuses. Ici, le scénario ne propose jamais une seule grille de lecture sur les actes de Kersey et ne les rend pas complaisant. C'est simplement un homme qui a perdu sa joie de vivre et qui se reconstruit en... flinguant des voyous ! Le personnage est d'ailleurs complexe, à l'image de la morale du film qui ne tranche jamais vraiment sur la façon dont il faut voir les choses. Charles Bronson trouve une fois de plus un rôle iconique qu'il usera jusqu'à la corde mais s'avère ici particulièrement troublant dans le rôle, étant aussi bien crédible en homme simple qu'en venger bouillonnant de colère. La mise en scène de Michael Winner, complice de Bronson, est sèche, jamais voyeuriste et se montre diablement efficace, capable de susciter l'émotion quand il le faut. Si le film a vieilli dans le look de ses voyous vraiment trop 70's pour être crédible (notons l'apparition de Jeff Goldblum à ses débuts en agresseur des femmes Kersey), son propos reste d'actualité et fait toujours autant réfléchir. A noter le fabuleux plan de fin, totalement iconique.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 août 2017
Michael Winner a influencé un grand nombre de réalisateur avec ce film culte d'auto-défense. Charles Bronson, après avoir joué dans les westerns et les films de guerre auparavant, s'investit énormément aussi dans ce thriller urbain. Ce rôle de justicier était fait pour lui, il y a beaucoup de psychologie mais ce n'est pas l'histoire de vengeance que j'attendais...
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 juillet 2017
Si d'habitude je suis plutôt client de ce genre de film, il faut avouer que là, le temps a fait son œuvre. Le film a drôlement vieilli et manque ainsi de rythme et d'action. Bronson s'en sort bien tout de même.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mai 2017
Devenu culte à sa sortie, ce film traitant de l'auto-défense a aujourd'hui pris un gros coup de vieux et ne parvient pas à capter le spectateur.
Paul Kersey est un architecte qui vit et travaille à New York. Sa femme et sa fille se font agresser dans leur appartement, la mère va succomber à ses blessures et la fille se murer dans le silence après ce traumatisme. Devant l’incompétence de la police, Paul décide de faire justice lui-même et arpente les rues la nuit pour trouver et punir ceux qui ont détruit sa vie...
La réalisation n'est pas mauvaise mais manque de talent: le cadrage est assez bon mais les prises de vue sont assez lourdes et guère intéressantes, la mise en scène est simple, la profondeur de champ est pas trop mauvaise mais les mouvements sont trop lisses, même dans les fusillades les plus violentes.
Le scénario est simple, c'est une quête de vengeance mais le rythme est très lent, le tout est vite répétitif, on a du mal à rester concentré dans cette histoire qui finit par tourner en rond et les scènes d'action ne sont pas palpitantes.
Les acteurs ne sont pas vraiment extra, ils ne jouent pas mal mais ne font passer presque aucune émotion.
Les personnages ne sont guère intéressants, on ne s’attache pas vraiment à eux.
Les dialogues ne sont ni efficaces ni horribles.
La photographie est répétitive, la lumière ne change guère et les couleurs sont presque toujours les mêmes mais l'ensemble a un certain charme.
Le montage est assez efficace, mais il lui arrive d'être rapide et rythmé dans des scènes où ce n'est pas nécessaire.
Les décors sont pas trop mauvais, les costumes tiennent la route et la musique de Herbie Hancock n'est pas très bonne.
"Un justicier dans la ville" est un film qui a très mal vieilli, mais qui reste le moins pire de la série (eh oui malheureusement)...
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