Un justicier dans la ville
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103 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 novembre 2015
"Le justicier", tout au moins ce premier film, car, les suivants ne sont que des séquelles, sans intérêt, faites pour engranger des dollars, est un film très profond. En dehors des viols et des massacres sans pitié des assassins qui illustrent le films et qui passent, aujourd'hui comme pour anodins en regard des supplices de "Les sept jours du talion" ou les massacres de "La chute du faucon noir", l’état d'esprit de Paul Kersey, impeccablement interprété par Bronson, y est parfaitement analysé. L'homme surpris par l'océan de peine qui le submerge, se retrouve sur le fil du rasoir entre la folie meurtrière, déclenchée par l'impuissance de taper à mort sur la poire des tueurs de sa femme et des violeurs de sa fille et l'effort qu'il fait pour les retrouver et se venger de leurs méfaits sans aucune sommation. Cela peut paraître indécent et violent comme histoire. Certains la regardent comme une apologie de l'autodéfense. Mais devant l'injustice, qui sait ce que sera sa réaction.
Personnellement, je pensais jusqu'à aujourd'hui que j'étais un citoyen bien tranquille et irréprochable. Maintenant, je sais personnellement jusqu'où je peux aller, à chaud, quand on menace ma famille. J'en ai fait l'expérience, il y a quelques mois au cours d'un contrôle routier houleux, dû a la fuite d'un chauffard qui avait failli nous percuter violemment sous l’œil impassible des gendarmes je me suis fâché et je leur ai dit en termes corrects mais incisifs ma façon de penser. Vexé, un gendarme a bousculé sans raison, ma petite femme de 45 kg parce qu'il avait peur de m'approcher personnellement, Évidemment, je mesure 1,85 m et je suis presque aussi large que haut. Je vous garantis qu'une fois la colère retombée, je me suis fait peur en constatant le résultat. Heureusement pour moi, malheureusement pour le chauffard et les gendarmes, ma compagnie d'assurance avait filmé toute la séquence grâce à une boite noire installée dans ma voiture.
Tout cela pour dire que ce film est terriblement réaliste, surtout dans le contexte américain de l'époque. Les dernières semaines nous ont prouvé que face à la barbarie d'une bande de Butors Hystériques, nous ne pesons pas lourd. Cependant, j'ai compris avec horreur que le justicier, cela peut être n'importe qui. Les assassins devraient, pour ne pas devenir les proies de leurs victimes manquées, dépasser certaines limites en agressant des personnes dont ils ne connaissent pas les aptitudes au maniement des armes ou au combat au corps à corps. C'est malheureusement le message de ce premier film, assez bien réussi.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 février 2015
En tant que plaidoyer pour l’auto-défense des braves citoyens américains légitimement armés jusqu’aux dents contre des jeunes voyous sans foi ni loi, Un justicier dans la ville est devenu un modèle scénaristique puisque le schéma de la victime se muant en flic de choc, juge et bourreau continue, plus de quarante ans plus tard, à être réutilisé à foison (si le modèle du rape and revenge est à présent dépassé, il contamine à présent celui du super-héros). Rarement, en 1974, l’ultra violence de la ville New-York a été aussi intense que dans ce film d’action où Michael Winner donne à son acteur fétiche, Charles Bronson ce rôle de père de famille (assez peu crédible en architecte, il faut le reconnaitre). Avec son discours moralement très contestable que l’on aurait aimé ne pas voir étirer dans un franchise de cinq films de piètre qualité, le film reste un film d’action vintage et exutoire, symptomatique de la mode des anti-héros contemporaine au Nouvel Hollywood, auquel on peut au moins reconnaitre d’avoir donné son premier rôle à Jeff Goldblum.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 novembre 2014
Oui, j'aime ce genre de film, où un individu lambda est un jour confronté dans sa vie à une dure épreuve (ici la perte de sa femme), et s'engage dans une vaste vendetta contre le crime. Notre héros est un architecte qui vit honnêtement, jusqu'au jour où sa femme et sa fille sont victimes d'un cambriolage perpétré par trois voyous qui tentent de violer la fille et battent la femme à mort.

Notre héros Charles Bronson va devenir ainsi justicier malgré lui, arpentant les rues la nuit, guettant des voyous à corriger. Un vrai retour au far west en plein New York des années 1970, où les bandits n'hésitent pas à attaquer notre justicier, lequel répond sans pitié aux menaces par un tir de pistolet bien placé, généralement mortel.

Si cette manière de procéder a un côté relativement gratuit (tu me menaces, je te tue), personnellement, j'ai toujours été friand de ce genre de film où les vilains n'ont que ce qu'ils méritent, et que le gentil gagne à la fin. Ce héros anonyme est l'ancêtre de ceux incarnés par des acteurs comme Jason Statham aujourd'hui. Pour ma part, ça me plaît alors je jetterai un oeil aux suites !
videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2014
Si « Le justicier dans la ville » a quelque peu vieillit visuellement ; Le message, lui, n'a pas prit une ride ! En 1974, lorsque le film est sorti, il représentait un tournant dans l'histoire du film d'action. Cette violence extrême et ce scénario vengeur, qui fait l’apologie de l'auto-défense, était assez surprenant pour l'époque. Aujourd'hui ce genre de film est devenu courant avec, d'ailleurs, une nette surenchère dans la violence. Évidemment, on pourrait discuter longtemps sur le bien fondé du message ; Ceci dit, voir Charles Bronson faire le ménage dans les rues sombres de sa ville reste assez réjouissant. D'ailleurs, si les critiques de l'époque sont très partagées, le succès populaire est bien au rendez-vous. Il sera tel que 4 suites seront tournées, avec plus ou moins de succès. Michael Winner réalisera les trois premiers (les meilleurs) mais Bronson tournera dans les cinq. A noter également le premier rôle de Jeff Goldblum qui fait sa première apparition au cinéma. Un film étonnant à redécouvrir pour les amateurs d'action ou pour les fans de Charles Bronson.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 septembre 2014
Premier film d'une longue série, ce "Justicier dans la ville" n'est qu'une série B peu inventive et au scénario écrit en une minute montre en main. L'histoire accumule les clichés, les exagérations et l'idéologie véhiculée (se faire justice soit même) manque clairement d'intelligence. Charles Bronson campe un rôle qui lui va comme un gant et dégage toujours ce charisme, cette aura qui lui ai propre. Il cache cependant difficilement les nombreux défauts du film à commencer par une réalisation plate et insipide. Cette faiblesse ne nous enlève heureusement pas le plaisir que nous procure les scènes d'action.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 juin 2014
Un plaidoyer décomplexé , violent et choc pour l' autodéfense . " Un justicier dans la ville " est un film typiquement 70' s , bien mis en scène ( Michael Winner , cinéaste malheureusement trop sous estimé ) , bénéficiant d' une bonne B.O. ( Herbie Hancock ) et d' un interprété charismatique ( c' est Charles Bronson quand même ! ) ... Ce film est a 1000 lieux des suites déplorables faites pendants les années 80 et 90 .
Bref , ce très bon " vigilante movie" , apologie de l' auto défense , est la meilleur collaboration de Michael Winner et Charles Bronson ( 6 films en commun) et l' un des meilleurs films des années 70 ....Efficace !
Un film que je place sans hésitation dans mon top 10 !
captainlo
captainlo

12 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2024
Un film culte qui prône l'autodéfense et qui a fait débat à l'époque ,peut être encore plus aujourd'hui, pourtant il est criant de vérité,pour moi c'est le meilleur de Charles bronson la justice par ces propres moyens 
leochou
leochou

20 abonnés 695 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 février 2014
Film sur l'auto justice où les citoyen non armés sont vus comme des moutons qui attendent d'être tondus. Outre le message discutable du film, le scénario n'offre pas de gros intérêt dramatique et philosophique. Effectivement on jubilera de voire des voyous se faire descendre par Mister Bronson mais à par cela on s'ennui un peu il faut bien l'avouer. Le film est également daté 40 ans tout de même.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 janvier 2014
c'est cru violent sans états d’âmes, politiquement incorrecte , c'est direct droit au but le pour ou contre se défendre soit même sans les forces de l'ordre alors qu'on vient de subir un drame phénoménal dans sa life .film coup de poing,sur le deuxième amendement , Bronson est charismatique
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 janvier 2014
c'est cru violent sans états d’âmes, politiquement incorrecte , c'est direct droit au but le pour ou contre se défendre soit même sans les forces de l'ordre alors qu'on vient de subir un drame phénoménal dans sa life .film coup de poing,sur le deuxième amendement , Bronson est charismatique
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2014
Un symbole du "vigilante movie" mais qui s’avère très décevant, malgré un début d'une violence extrême pour l’époque qui donnait le ton d'un film voulant bousculer les codes établis.
Au final il n'en est rien, dénué de subtilité et de psychologie le film s'enfonce dans un manichéisme lourdingue où le trait est grossi un maximum.
Ensuite dans la forme ce n'est guère mieux, avec un Charles Bronson qui ne possède pas plus de deux expressions et un montage chaotique, le film ne se hisse pas plus haut qu'une série B nanardesque qui est peut être son véritable statut.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 janvier 2014
c'est cru violent sans états d’âmes, politiquement incorrecte , c'est direct droit au but le pour ou contre se défendre soit même sans les forces de l'ordre alors qu'on vient de subir un drame phénoménal dans sa life .film coup de poing,sur le deuxième amendement , Bronson est charismatique
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 mars 2019
Ah, ce fameux « Justicier dans la ville », le film qui depuis sa sortie ne cesse de diviser le public et qui a suscité quelques controverses à l’époque (ben ouais dans les années 70, on voyait pas souvent ce genre de films au cinéma !). Alors que peut-on penser de ce film de Michael Winner? S’agit-il vraiment d’une apologie de l’auto défense? Ce film est-il une incitation à la violence? Il s’agit là d’une question assez épineuse. D’ailleurs il y a fort à parier que les esprits bien pensants ne manqueront pas d’être secoués (voire choqués) par le côté immoral et politiquement incorrect. Pas sûr que ceux-ci soient bien emballés par les chevauchées nocturne et mortelles de Charles Bronson qui d’ailleurs grâce à son rôle de Paul Kersey va s’imposer comme une icône du cinéma d’action. En ce qui me concerne, je vois plutôt en ce film (nerveux) un état des lieux de la société américaine des années 70: une société malade, incapable de contenir l’expansion démographique et incapable de lutter contre la criminalité. De manière totalement objective, il est vrai qu’il n’y a pas vraiment d’originalité, mais sans blaguer n’est-ce pas bon de voir l’ami Charles buter tous ces petits voyous? Dans tous les cas, voilà un film qui a marqué son époque et qui a également marqué un tournant dans la carrière de son acteur principal.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2015
Quand on évoque les films de vengeance, de Michael Winner est immanquablement cité comme le film séminal d'un genre qu'il aurait lui-même contribué à créer. "Death Wish" est devenu avec la saga des Dirty Harry le symbole de l'Amérique réactionnaire de retour après les désillusions qui minèrent le pays suite à l'enlisement vietnamien et à la fin sanglante du rêve hippie dans Cielo Drive (assassinat de Sharon Tate par les séides de Charles Bronson,) suivi la même année (1969) de la tragédie d'Altamont (un concert des Rolling Stones ayant viré au tragique à cause du service d'ordre confié aux Black Panthers). Don Siegel aurait donc ouvert la voie avec l'inspecteur Callahan et son magnum 44 qui lui tenait lieu de seul mode d'expression suivi par Michael Winner qui lui aurait emboîté le pas de manière encore plus condamnable en prônant le recours à l'auto-défense dans un pays déjà infecté par la libre circulation des armes à feu. Cette vérité est tenue pour acquise et reprise à longueur d'analyses critiques. En réalité combien ont revu le film qui date aujourd'hui de près de 40 ans pour vérifier la justesse de cette assertion ? Michael Winner et Charles Bronson se connaissent bien quand ils s'embarquent sur ce projet ayant déjà travaillé trois fois ensemble notamment sur un western datant de 1971 "Les collines de la terreur" qui abordait lui aussi le thème de la vengeance mais sur un ton plus distancié quoique tout aussi brutal. Paul Kersey le héros vengeur incarné par Bronson inspiré du roman éponyme de Brian Garfield est présenté de prime abord comme un architecte progressiste, ancien objecteur de conscience dont la vie va s'effondrer quand sa femme sera tuée par un trio de petits malfrats (au sein duquel on reconnaît un Jeff Godblum débutant) et que sa fille témoin du meurtre plongera dans une apathie irréversible. La montée jusqu'à la violence se fera progressivement dans l'esprit de Kersey qui visiblement y répugne. Winner prend aussi bien soin en évitant une classique enquête qui mènerait son héros jusqu'aux tueurs de sa femme de mettre en avant la névrose qui s'empare d'un individu ignorant tout de la violence qui sévissait en bas de sa rue jusqu'à ce que le malheur le frappe personnellement. A ce propos l'entame du film sur une vision de carte postale de Kersey et de sa femme en vacances à Hawaï montre bien dans quel monde clos vivait ce couple bourgeois. On ne peut donc de manière univoque taxer Winner de prosélytisme même si en retournant l'argument on peut considérer que le fait de montrer la folie meurtrière d'un homme à priori non violent peut participer à déculpabiliser le plus grand nombre. De la même manière laisser affirmer le commissaire en charge de l'enquête que les crimes ont fortement baissé depuis qu'un justicier sévit dans les rues de la cité peut relever de l'apologie de l'auto-défense. Le débat reste ouvert mais ne peut être tranché de manière absolue. Ce qui est sûr en revanche, c'est que devant le succès du film Winner et Bronson se sont laissés aller à l'outrance, transformant Kersey en véritable machine à tuer qui s'arroge en véritable démiurge le droit de vie ou de mort. Mais là encore on peut se poser la question de savoir si ce n'est pas surtout l'appât du gain qui a poussé les deux hommes et leurs producteurs à une surenchère de plus en plus caricaturale en voulant exploiter le filon jusqu'à la corde . Visiblement les éventuelles conséquences des aventures de Kersey ne leurs ont pas posé trop d'états d'âme et surtout pas à Bronson qui une fois que Winner aura passé la main continuera la saga sous la férule de Jack Lee Thompson, cinéaste encore plus manichéen que Winner. . Business is Business. Un film comme "La nuit des juges" de Peter Hyams en 1983 avec Michael Douglas pose certainement de manière plus directe le problème du recours à la justice expéditive en suggérant que l'on peut s'organiser pour cela plutôt que d'agir en solitaire comme un Kersey qui dans la vraie vie serait vite démasqué. A chacun de voir le film pour se faire sa propre opinion.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2013
Tout a déjà été dit ou presque sur ce film culte. Premier volet (Et de loin le meilleur) de la saga "Death Wish", "Un justicier dans la ville" est un classique. LE film qui a donné naissance au genre "Vigilante movie". Une perle tournée en 1974 par Michael Winner qui nous offrait alors un de ses meilleurs films. Violent, réaliste, sans concession, "Un justicier dans la ville" a marqué et continue de marquer les esprits près de 40 ans après sa sortie. Inoubliable Charles Bronson.
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