Derniers Avis : La Petite Boutique des horreurs - Page 2
La Petite Boutique des horreurs
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Max Rss
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5,0
Publiée le 22 janvier 2021
On peut en penser et en dire ce que l'on veut, mais quand même, c'est un sacré mec Roger Corman. Non parce que là, les gars, on ne va pas se mentir : sur le papier, cette "Petite boutique des horreurs" a absolument tout dans l'os. Un budget dérisoire de 27 000 dollars, tournée en seulement deux petits jours et une histoire complètement perchée, celle d'une plante carnivore douée de la parole et grandissant à une vitesse exponentielle. Il y a marqué "nanar" à toutes les lignes. Et pourtant, à l'écran, ça fonctionne à plein pots. Le film ne tombe jamais dans la série Z, alors que, théoriquement, elle était destinée à tomber dedans à pieds joints. L'histoire est complètement abracadabrante, mais le scénario est en béton armé. Ça ne tombe jamais dans le n'importe quoi. Ajoutez à cela une galerie de personnages complètement frappadingues : un patron complètement dépassé par les événements, une employée qui ne se rend jamais compte de ce qu'il se passe, un employé timide et maladroit devant tuer pour nourrir sa plante, une mère possessive et qui se croit tout le temps malades, deux jeunes lycéennes qui viennent souvent dans la boutique, mais qui n'achètent jamais rien, un dentiste sadique, un client dudit dentiste et qui aime avoir mal (joué par Jack Nicholson qui débutait), une vieille dame qui, chaque jour, perd un membre de sa famille et un client qui bouffe des fleurs, tout en prenant le soin de les assaisonner avant, selon lui, les oeillets sont meilleurs lorsqu'ils sont assaisonnés. Tout ce beau tableau débouche sur une véritable petite bombe d'humour noir (parfois macabre) absolument réjouissante. Je regretterai seulement un rythme assez faible pour une comédie, mais, je me suis tellement amusé que je ne saurai en tenir rigueur. Que j'aimerais que ce style de cinéma refasse surface.
A l'image de son thème, ce petit film fait penser à un chaudron de sorcière dans lequel on aurait mélangé plein d'ingrédients au hasard. Le résultat est évidemment mauvais mais avec un goût unique. On ne se doute pas sans se documenter que le tournage a coûté 27 000 dollars et s'est étalé sur deux jours. C'est un élément important pour comprendre pourquoi l'oeuvre est passée à la postérité, même s'il n'en demeure pas moins pauvre et terriblement désuet. Intéressant comme symbole de la carrière de Roger Corman et des débuts de Jack Nicholson, en plus d'être ce qui se fait de mieux avec un carton et trois ficelles.
Une plante carnivore douée de la parole, particulièrement exigeante, semant l'inquiétude au sein d'un modeste commerce. En 1960, sort "La petite Boutique des horreurs" l'un des plus célèbres films de Roger Corman. Si l'on connaissait sa propension à réaliser vite et bien, autant dire qu'on tient peut-être le record en la matière ; deux jours de tournage ! Celui-ci poursuit sa collaboration avec Charles B. Griffith pour une comédie noire de haut vol. Dans la lignée de "Un Baquet de Sang", on retrouve d'ailleurs personnage principal chétif et mal dans sa peau, subitement propulsé au sommet de la gloire avant de se faire rattraper par les événements. Sans faute de rythme, "La petite Boutique des horreurs" est une fantaisie macabre, véritable régal par moments, où l'on trouve en outre l'une des premières apparitions au cinéma de Jack Nicholson. Son rôle de patient masochiste chez le dentiste constitue l'une des scènes les plus désopilantes du film. Délectable.
Tourné en seulement deux jours avec un budget dérisoire, La Petite Boutique des Horreurs est en soi une série Z ringarde et fauchée réalisée par le prolifique Roger Corman. Déjà auteur de nanars en puissance tels que L'Attaque des Crabes Géants ou encore La Femme Guêpe, le réalisateur trouve pourtant ici une idée de génie : un timide fleuriste est obligé de nourrir une plante carnivore qui ne se nourrit que de sang humain. Un concept qui aurait pu être terrifiant mais qui est présenté ici avec un humour désopilante... Comédie burlesque déjantée mettant en scène une galerie de personnages tous aussi excentriques les uns que les autres, La Petite Boutique des Horreurs échappe à la ringardise de son faible budget et devient dès lors une parade loufoque où l'on croise tour à tour un dentiste sadique, un client masochiste (incarné par un Jack Nicholson alors tout jeunot), une mère possessive, un patron dépassé par les évènements, un client mangeur de fleurs, deux étudiantes fanatiques et bien d'autres encore... La mise en scène est sobre, les acteurs quasi-amateurs en font des tonnes, la musique va au-delà du cliché et les effets spéciaux sont aussi rares que mal fichus mais l'ensemble tient agréablement bien la route et le film arrive à nous faire rire du début à la fin grâce à ces personnages délurés, des dialogues saugrenus et bien entendu ce pitch unique qui enchaîne les séquences à une vitesse folle. Ainsi, en une petite heure, Roger Corman parvient à nous faire passer un merveilleux moment en bonne compagnie pour ce qui est vite devenu un film culte qui bénéficiera d'une comédie musicale sur les planches de Broadway et d'un remake signé Frank Oz.
Film fauché, bâclé, pas très beau mais assez génial en son genre tellement il est déjanté et bourré d'inventions : la plante elle-même bien sûr, mais aussi le dentiste sadique et ses clients masochistes (dont Jack Nicholson), la jolie prostituée, la veuve éplorée, le patron tyrannique, les flics débiles, et aussi la poursuite finale, véritable morceau d'anthologie... On passe un bon moment ! Le casting est assez barré avec un Nicholson déjà excentrique, un Dick Miller prometteur, un Jonathan Haze dans un rôle pas si facile et qui ne tournera quasiment que pour Corman et sans oublier la jolie Jackie Joseph et son opulente poitrine, qu'on retrouvera toute nue dans les pages françaises du magazine "Paris Hollywood
Un très faible budjet et un minimum artistique ? Corman réussit à réaliser une série Z qui n'en est finalement pas une. Il cherche à se moquer de ses limites et à détourner quasiment le film fauché, en apportant un scénario loufoque comme base de fondation. Tout est volontairement décalé : la plante vampire qui parle, la romance caricaturale, l'hypnose ridicule, le mangeur de fleurs, les visages fleuris, le combat de piqûres et le numéro comique de Nicholson dans un de ses tous premiers rôles. Corman s'appuie spécialement sur le jeu des comédiens qui vire au délire ( les policiers n'ont pas leur fonction de sauveurs et sont transformés en personnages insensibles et maladroits ) et sur l'histoire qui tourne dans l'auto-dérision, ce qui fait qu'il réussit son film malgré une production misérable.
Ayant vu et revu le remake de Frank Oz pendant toute mon enfance, j'étais curieux de voir l'originale. C'est chose faite. Et je dois dire que j'ai été agréablement surpris, pour ceux que les films de Corman n'aient pas de grandes réputations, mais plutôt celles de séries B. On a l'impression avec ce film de visionner un cartoon en live. Les personnages sont tous assez loufoques et la réalisation est calqué, pour beaucoup de scènes, sur des vieux Tex Avery. Le tout est très kitsch, mais on passe un bon moment. Pour le côté horreur, on repassera, on est plus ici dans une comédie qu'autre chose. Un film sympa à découvrir.
Entourée d'une aura "culte", cette comédie horrifique n'est finalement ni très comique, ni très horrifique. À l'exception de quelques gags ou dialogues absurdes, assez réussis, ce film hybride voit ses intentions souvent tomber à plat. Il souffre par ailleurs d'un manque cruel de moyens qui le rend kitschissime, mais peut éveiller la sympathie... Trois choses à noter. Le tournage a duré deux jours et une nuit (!). Un certain Jack Nicholson fait ici une apparition dans l'un de ses premiers rôles au cinéma, une petite apparition sans commune mesure avec le rôle vedette que semble lui donner l'affiche française (entre la sortie aux États-Unis et celle en France, en 1970, l'acteur était devenu connu...). Un remake sous forme de comédie musicale sera réalisé en 1986 par Frank Oz, avec notamment Rick Moranis et Steve Martin.
Très drôle, original et frais, cette "Little shop of horror" est un bon film pour passer un agréable moment. Un des premiers films où on voit les débuts de Jack Nicholson (dans le rôle d'un patient bien dérangé). L'histoire est assez simple: un apprenti fleuriste a mélanger deux races de plantes: les bégonias et les carnivores. Résultat, le soir à minuit la plante se réveille pour demander à manger. Et bien sûr ce ne sont pas des insectes. C'est pas mal mais malheureusement la musique à certains moments est ridicule et le jeu de certains acteurs assez mauvais mais on passe un bon moment avec un des classique de la comédie horrifique.
Un film de Roger Corman donc une série B, peut-être sont plus connus. Des dialogues absurdes, des situations burlesques, quelquefois marrant, quelquefois navrant. Un long métrage qui a l'avantage de ne pas se prendre au sérieux, à noter l'apparition dans un petit rôle de Jack Nicholson assez désopilant. Malheureusement je l'ai vu en VF.
comédie horrifique plutôt sympa, même si j'ai trouvé la mise en scène de Corman un brin décevante. A noter l'apparition bien rigolote de Jack Nicholson et de bon effets spéciaux !!
Film clulte réalisé par le maître de la série B Roger Corman en 1960, "La petite boutique des horreurs" est une comédie d'horreur mettant en scène des personnages délirants et presque tous plus dérangés les uns que les autres. Belle apparition de Jack Nicholson dans un de ses premiers rôle ou il jouait déjà les psychopates. Son aspect fauché et tourné à la va vite lui donne tout son charme et lui confère bien plus d'amusement qu'un film avec des effets spéciaux et une photographie niquel. L'humour est un peu couillon (le client qui sale les fleurs avant de les manger ( il joue dans tous les films de Joe Dante ) et la plante qui s'énèrve qand on ne la nourrit pas ) mais c'est une bonne humeur communicative qui donne la bananne. On en fait plus des comme ça.
Tout simplement génial. De l'humour comme on en fait plus. Pour une fois pas de vulgarité. Ça fait du bien. Une histoire assez originale. Le seul hic le son qui faudrait remasteriser car là, c'est moyen.
Un petit bijou d’humour concocté par Roger Corman, grand maître de ce qu’on a appelé la série B aux Etats-Unis, où l’on désignait sous ce vocable peu flatteur des productions hors des circuits hollywoodiens classiques et signées avec peu de moyens. Grand spécialiste également de l’épouvante, Corman a signé plusieurs adaptations d’Edgar Poe (Le Masque de la mort rouge, La Tombe de Ligeia, Le Corbeau…) qui sont autant de classiques du genre. Il se signale ici par un scénario tout en finesse et en second degré autour d’une plante carnivore mangeuse d’hommes, une réalisation expressionniste en clair obscur et une direction d’acteurs inventive où Jonathan Haze et Mel Welles notamment se livrent à des numéros épiques. Une vraie réussite à savourer avec gourmandise…