On peut juger le film de différentes façons, et il certain que ceux qui sont tombés béat d'admiration devant le film de Milius ont dû avaler leur chapeau. Ici point de considérations pseudo philosophique, on est plus au Wallala mais à Péplumland. Et tant mieux parce que ramené à cette dimension, ce film se déguste avec gourmandise. On est en plein second degré mais tous les codes du péplum sont respectés, la reine cruelle, les vilains et les gentils sorciers, spoiler: le capitaine de la garde qui est forcément fourbe , la vierge innocente… ajoutons-y le bouffon de service et une improbable amazone, le tout évoluant dans des décors inventifs au son d'une joli musiquette. C'est très linéaire, mais l'action est bien dosée et puis voir Conan beurré comme un petit Lu, c'est quand même quelque chose. Merci monsieur Fleisher (on pardonnera même les erreurs de raccord)
Peut-être le côté couleurs délavées, peut-être la taille impressionnante de Wilt Chamberlain, méchant brut et épais, sans doute les empilements concentriques et concentrés des multi-muscles de Terminator, à vrai dire éventuellement la jolie princesse bêta la praline, enfin, véritablement, toute l'ambiance d'une époque d'une autre planète.
Une suite peut-être pas si bien que le précédent mais reste un plaisir déjà de revoir Arnold Schwarzenegger dans l'un de ses meilleurs rôles. Le scénario est tout à fait banal car il s'agit d'accomplir ou d’empêcher une prophétie. Arnold Schwarzenegger est toujours aussi bon dans son rôle de barbare avec sa monstrueuse musculature et le reste du casting est très attachant. Le film nous transporte dans un jolie monde Fantasy avec des effets spéciaux pas mal. Je trouve plus spectaculaire les scènes de combat que ceux du précédent avec quelques originalités avec le plaisir de voir de bon coups de brute. Des beaux décors et costumes à voir. Un film qui est tout à fait regardable pour passer une soirée tranquille.
Un peu moins assommant et bête que le premier opus, avec une musique plus vibrante et surtout des acteurs moins catatoniques. Le passage où Schwarzenegger est soûl est même drôle. Je n'en suis mas à regretter les préjugés que j'ai eu sur ce film, mais presque.
Il faut être honnête, cette séquelle ne peut pas égaler le Conan de John Milius, c'est impossible, il ne retrouve pas le souffle épique, et la B.O. de Basil Poledouris n'est pas aussi puissante ; de plus, certaines scènes sont un peu limite dans le ridicule, et le film est sapé par une princesse virginale un peu cucul. Mais il y a quand même de bons trucs, tout n'est pas nul, faut pas exagérer non plus : Richard Fleischer, c'est quand même le type qui a réalisé "Les Vikings" en 1958, la photo de Jack Cardiff est très soignée, les combats sont bons, Sarah Douglas est une reine Taramis sexy, et il y a bien-sûr Schwarzy avec toujours son impressionnante musculature très photogénique (on dirait même qu'il a grossi par rapport au premier opus). Poledouris reprend certains de ses thèmes musicaux, tout en ajoutant quelques variantes, et le scénario mise plus sur la fantaisie, avec quelques bons moments d'efficacité. Le constat n'est donc pas si mal. Moi, j'aime bien ce film, plus léger que le premier certes, mais attachant, avec une bonne ambiance.
Revoir ce bon vieux schwarzy au début de sa carrière, quand les pecs était encore haut, fais plesir. Une aventure a la king rising dé années 80 sympa a regarder.
Réputée très inférieure au premier opus, cette suite de "Conan le Barbare" est vraiment bien. On retrouve avec ce bon vieux Schwarzie, Grace Jones... qui devient rapidement insupportable avec ses cris stressants. L'ambiance est différente, moins "lyrique et poétique", avec même de l'humour (le personnage de Malak) et d'une manière générale, plus d'action et moins de contemplation. C'est sans doute ce qui a déplu.
Décidément, je deviens cinéphage. Encore un film que j'appréciais étant petit et qui, revu des années plus tard, laisse une impression de désolation barbare.
Si les effets spéciaux ont mal vieillis, que dire des prestations des acteurs poseurs qui se succèdent ridiculement. Si l'histoire est classique et le rythme plutôt bien amené, la légèreté des dialogues et l'humour potache spoiler: - Seigneur ! La scène où Conan se saoule !!! - finissent d'enterrer la chose. Là où le premier film tentait de donner vie à l'univers de Howard, celle-ci ressemble plutôt à une version produite par Disney.
Le premier Conan est encore considéré aujourd’hui comme un des meilleurs films de l’histoire du Cinéma. Or, il se trouve que le film a clairement mal vieilli.
Pour beaucoup, cette suite a commis l’irréparable en se rapprochant du public familial. D’accord, Conan le Destructeur est toujours un monument d’ultra-violence macho peu avare en plans sur le corps bien huilé d’Arnold Schwarzenegger, mais le film est beaucoup moins sanglant et radical que le premier opus. Ici, Conan y combat des monstres en carton-pâte, aux côtés de Grace Jones et Wilt Chamberlain, ce dernier étant si piètre acteur qu’il est proche de faire tomber l’ensemble de l’entreprise dans le ridicule. D’ailleurs, on compte très peu d’acteurs de formations si on enlève aussi les catcheurs. Mais le film reste parfaitement appréciable grâce à une bonne humeur communicative, un second degré qui manquait au premier opus et des créatures très moches (Dagoth est particulièrement affreux) mais très ancrées dans leur époque. Le score de Basil Poledouris est bien meilleur que celui du premier opus (BLASPHEME) et permet à l’ensemble de garder une dimension épique qu’il semblait perdre dans sa première heure. Bien sûr, tout ne marche pas et voir Schwarzenegger hurler ”BAMBATAAA” en faisant tournoyer son glaive, qui est censé peser une bonne trentaine de kilos est un peu risible, mais la magie du cinéma de Richard Fleischer fait son effet.
Conan le Destructeur est un film bien plus aimable que son premier opus et il est fort aisé de comprendre pourquoi les fans du personnage n’ont pas aimé. Les autres y trouveront leur compte.
Loin de la violence désespérée de Robert Howard dans le texte, Conan Le Destructeur verse plutôt dans le divertissement d'aventure à petit budget. En l'espace de quelques séquences, on oublie l'univers sombre et cohérent planté dans le film original par John Milius pour plonger corps et âme dans un décor d'heroïc fantasy d'opérette. Il ne nous reste que nos yeux pour pleurer devant ce spectacle incroyablement kitsch (monstres en plastique, décors en carton pâte, effets spéciaux risibles...) où la violence brille par son absence. Aucun acteur n'arrive à tirer son épingle du jeu devant l'étendu des dégâts. Arnold Schwarzenegger est plus bovin que jamais et Grace Jones passe son temps à grogner façon clébard. Même Basil Poledouris n'y arrive plus. Non pas que son score soit mauvais (loin de là), mais il peine à retrouver le faste de ce qui reste sa meilleurs partition à ce jour.
On se demande comment un réalisateur renommé, Richard Fleischer, a-t-il pu bien nous pondre une suite d'une totale absurdité. Si le premier Conan garde un certain sens lyrique, le deuxième n'est qu'un amas de stupidités, résultat voulu pour un film plus familial, plus second degré.
Avec un Schwarzenegger qui est plus là pour exhiber sa musculature qu'autre chose (il est en slip la plupart du temps), le scénario est navrant, construit autour d'un prétexte à l'aventure où les enjeux seront absents et les évènements remplis de facilités et raccourcis beaucoup trop indiscrets pour y croire une seconde (le combat des magiciens est l'exemple type). Les personnages ne sont pas caractérisés, s’introduisent dans l'aventure en se demandant pourquoi (Zula). La prestation générale des acteurs n'aidera pas et les dialogues non plus (certaines séquences sont proches du nanar). L'ensemble est donc bâclé, y compris les trucages et déguisements honteux (les monstres).
Schwarzie toujours de la partie dans cette suite, Conan y est encore plus monstrueux, que ça soit en muscles autant qu'au combat face à 15 hommes. Pourtant, malgré le fait qu'il y ait moins de longueurs que dans le 1er film, le scénario est peu captivant et le film se veut ennuyeux.
Schwarzy a le physique de l'emploi et c'est la seule qualité de ce film. Un physique qui à l'époque devait intriguer et impressionner par ailleurs, d'où certainement une certaine renommer du film. Autrement le scénario comme les dialogues, tiennent sur la moitié d'une page. Aucune seconde lecture à avoir, c'est un film de barbarie pure, sans émotions, sans but, sans âme...