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Thomas
25 critiques
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4,0
Publiée le 10 avril 2026
Une jolie technique malgré tout, une histoire originale avec un Bourvil des plus appréciable. Une jolie histoire plutôt marrante et complètement loufoque.
Grand succès populaire au moment de sa sortie, Garou-Garou, le passe-muraille emprunte à la nouvelle de même titre son intrigue principale tout en lui soustrayant son ton sarcastique mêlant satire du fonctionnariat et mélancolie profonde d’un être banal que des pouvoirs magiques ne parviennent à écarter de la solitude. En cela, la chute conçue par Marcel Aymé est d’une infinie tristesse, concurrencée par l’intrigue sentimentale dans l’adaptation de Jean Boyer qui, si elle figure une spoiler: séparation des amants , n’exclut pas toute perspective de réunion. Le format court permettait une focalisation resserrée sur le protagoniste ; son étirement à une heure vingt minutes exige explicitations et digressions inutiles, à l’instar de la relation amicale avec l’artiste peintre qui ne sert qu’à inscrire le récit dans un Paris pittoresque nullement exploité sinon. La loufoquerie mi candide mi moqueuse de Bourvil agace rapidement et transforme ses apparitions magiques en éléments d’une pochade spectaculaire, prise en charge par des effets visuels inégaux mais souvent convaincants. Nous apprécierons, en guise de supplément, le dialogue entrepris entre la nouvelle et le feuilleton, l’héroïne ayant des airs d’Arsène Lupin, anticipe en cela Fantômette qui verra le jour neuf ans plus tard.
Quand ce film est sorti, les effets spéciaux où l'on voit Bourvil traverser les murs ont dû surprendre le public. Car il faut avouer que pour l'époque, c'était plutôt pas mal, et les enfants ont dû y croire. Le film n'est pas très long et va à l'essentiel. On peut presque dire qu'on entre dans le domaine de la science-fiction. Évidemment ça n'a rien à voir avec le Cinéma actuel et ce n'est pas comparable. Mais ça reste divertissant.
Personnage effacé, Léon se rend compte qu il a la faculté de passer à travers les murs. Avec un pitch pareil ce qui pourrait donner lieu à un thriller, va avec Bourvil tourner à la comédie bon enfant, positive jouant sur la maladresse, la tendresse et une pointe de malice de son acteur. Cela fonctionne toujours aujourd hui malgré le temps qui passe et son absence de cynisme en est même rafraîchissante.
Fonctionnaire modeste, méprisé par ses collègues de bureau, honni par sa brute de beau-frère, l'effacé Léon Dutilleul se découvre un matin le pouvoir de traverser les murs. Sur cet argument fantastique de Marcel Aymé, Jean Boyer construit une comédie bien de son temps, volontiers puérile et bien peu corrosive, aseptisant sans doute l''humour et les intentions qu'on imagine plus acerbes de Marcel Aymé. Dans son registre de doux dadais, Bourvil fait le numéro qu'on attend de lui mais on n'est pas sûr que la nature et la composition de l'acteur soient les plus appropriées (il faudrait revoir Serrault dans le Téléfilm de Pierre Tchernia pour se faire une idée). Il manque à ce Léon Dutilleul une ambivalence, un caractère, de la roublardise, voire un soupçon de méchanceté. Dans un premier temps, Dutilleul exploite aimablement son nouveau pouvoir en s'amusant de son entourage médiocre et en suggérant quelque fantasme voyeuriste. Plus tard ,spoiler: il entreprend de séduire une ravissante cambrioleuse (Joan Greenwood et son accent charmant) en devenant le dévaliseur génial Garou-Garou et simultanément l'ennemi public n°1. Mais, parce que les gags du passe-muraille sont élémentaires et l'esprit du film pas si subversif que ça, l'insolite sujet de Marcel Aymé produit ici une comédie bien fade.
Une jolie comédie française qui a très bien passée le temps. Réalisé à un rythme soutenu, les scènes s'enchainent et les trucages de l'homme invisible sont très bien réalisés. Le scénario tiré du livre de Marcel Aymé, aborde un thème intemporel , qu'arrive- t- il à un homme doté de super pouvoir , qui pourrait tout faire. Sur le mode de la comédie , les solutions sont envisagées mettant en balance le bien et le mal. Bourvil est excellent , complètement débridé, sans prétention , son comique fonctionne à merveille.A noter la jolie interprétation de Joan Grenwood, délicieuse anglaise qui donne une belle répartie à Bourvil.
Jean Boyer et Michel Audiard adaptent et étoffent la nouvelle de Marcel Aymé pour offrir à Bourvil un rôle à son image, à la fois drôle, tendre et gentil dans cette comédie teintée de fantastique.
Film gentillet qui apporte la bonne humeur de Bourvil pour passer d'un don extraordinaire à une bluette quelque peu banale. C'est sympathique sans plus.
Quand Bourvil a des supers pouvoirs, c'est pour faire le bien. En bon samaritain, il va s'employer à remette sur le droit chemin une charmante voleuse. Le film est à la fois agréable et désuet, il faut en convenir. Et la fin modifiée par rapport au roman, n'est pas très bien tenu non plus.
On passe un bon moment en regardant cette comédie un peu vieillotte mais sympathique. Bourvil est excellent dans le rôle de Garou-Garou. C'est aussi la rencontre entre Gérard Oury et Bourvil, début d'une amitié qui permettra aux deux protagonistes de connaître leurs plus grands succès dans les années 60 : le Corniaud et la Grande Vadrouille.
Les effets spéciaux sont incroyables ! Très réalistes ! Bourvil irrésistible de malice ! Les dialogues n'ont pas trop vieilli. L'intrigue est sympathique, le rythme agréable. Vu en version colorisée avec mon fils de 6 ans, pourtant habitué aux programmes pour enfants, qui a su apprécier. Un petit bijou !