stanley
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2.5 - Moyen
Le passe-muraille n'est peut être qu'une version édulcorée, paraît-il sans la charge poétique du livre de Marcel Aimé, loin de la valeur du téléfilm de Pierre Tchernia avec Michel Serrault servi par une fin pessimiste, mais ce film se laisse voir sans déplaisir aucun. Des longueurs certes, un film très (trop?) inscrit dans son époque, celle de la reconstitution de la France en recomposition de l'après guerre (il est mention de la drôle de guerre par le plan Marshall) mais Le passe-muraille est une très agréable comédie, consciente de ses propres limites. Le film vaut principalement par la galerie pittoresque de tous ses personnages, caricatures d'une époque révolue, tels ces fonctionnaires très petits chefs, ces flics naïfs, ces naïfs très artistes assumés (le personnage joué par Raymond Souplex) ou artistes frustrés (le jeune voleuse et Bourvil himself). Bourvil, en personnage martyrisé par son entourage familial et son patron se donne à fond, Raymond Souplex, acteur à la carrière décevante et sous estimée est remarquable avec sa voix bourrue et théâtrale et Joan Greenwood, sexy en diable à la voix matinée british qui dit "Garou Garou" avec un élan sexuel incroyable. Les scènes où Bourvil traverse les murs avec sa trompette et fait peur sont irrésistibles (quelques bons effets spéciaux pour l’époque).
Ajoutée le 21 oct. 2009 à 12h43
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