Au vu des notes et critiques, je n'attendais pas nécessairement grand-chose de ce film réalisé par Lawrence Olivier, dans lequel il s'attribue également le premier rôle, d'autant plus que Marilyn Monroe y incarne toujours la gourde ingénue. Mais finalement, le film s'avère être une agréable surprise. Tout d'abord car il est drôle ; certes, beaucoup de gags ont vieillis, le film est sorti en 1957, mais il y a quelque-chose d'absurde assumé dans toute cette histoire, qui tiendrait presque de Blake Edwards par moments, qui est rafraichissant, d'autant plus que les acteurs sont très bons. Et d'ailleurs, le personnage interprété par Monroe est certes une danseuse relativement inculte et maladroite mais qui s'avère être plus maline qu'elle en a l'air. Alors bien-sûr, cela reste avant tout une espèce de comédie romantique, du coup, ses connaissances s'arrêtent à l'amour avec un grand A mais tout de même, elle fait preuve d'intelligence à de nombreuses reprises et puis elle est bilingue. D'ailleurs, l'histoire, parlons-en, sorte d'hommage à "Cendrillon" ou de "Pretty Woman" avant l'heure, le film relate les aventures d'une danseuse de cabaret invitée un soir par un prince européen qui veut tout simplement troncher une londonienne. Mais là aussi, le film surprend car Monroe n'est pas dupe et stoppe ses avances avec humour mais non sans répartie bien placée, ce qui va évidemment emmener l'histoire plus loin. Le dernier acte déçoit en revanche un peu en se trainant en longueur. Bref, "Le Prince et la danseuse" n'est donc pas un chef-d’œuvre mais n'est pas non plus la catastrophe annoncée !