Written on the Wind est un mélodrame efficace prenant place au sein d'une richissime famille de pétroliers dans laquelle l'équilibre est menacé par l'alcool, la dépression et les peines de coeur. Si Rock Hudson impose impeccablement sa carrure et son calme, son vis-à-vis Robert Stack, dans un rôle certes plus difficile, manque à plusieurs reprises de naturel, peu aidé par des situations et des dialogues parfois médiocres. Coté féminin, impossible de manquer la performance extravagante de Dorothy Malone en soeur tentatrice, qui lui permettra d'ailleurs de remporter un Oscar. Le scénario, assez simpliste, converge vers un final à double détente... doublement réussi ! Un film plutôt plaisant dans l'ensemble, bien que ce ne soit sans doute pas la meilleure oeuvre de Douglas Sirk.
Maitre incontesté du mélodrame pendant l’âge d’or hollywoodien, Douglas Sirk signe avec Ecrit sur du vent son long-métrage le plus passionnant et une splendide fresque sur les dessous tabous du rêve américain en caractérisant ses deux principaux personnages, un fils et une fille de magnat texan du pétrole, par leur addiction, respectivement à l’alcool et au sexe. D’ailleurs ses deux antihéros sont si brillamment interprétés par Robert Stack et Dorothy Malone qu’ils en viennent à voler la vedette à la splendide Lauren Bacall et à Rock Hudson. L‘usage outrancier du technicolor fait certes mal vieillir le film mais il en accentue les caractères lyrique et romanesque. Certaines scènes (à commencer par celle de la mort du père) sont tout simplement mémorables, et forment un ensemble d’une intensité émotionnelle remarquable même si on peut regretter qu’il s’achève par un happy-end en totale rupture de ton avec tout ce qui a pu le précéder.
Exacerbation des sentiments, attitudes outrancières, couleurs saturées, esthétique et élégance des décors, les ingrédients habituels de Douglas Sirk sont présents dans ce mélo plus violent et brutal que les autres qui met en scène les rapports ambigus au sein d’une famille bourgeoisie et sa décadence. Tourbillon de sentiments extrêmes et de couleurs violentes, ce film est une réussite grâce à une mise en scène très soignée culminant dans une scène où se mêlent les pas de danse frénétiques de la fille et la chute du patriarche dans les escaliers. Belle interprétation toute en retenue de Rock Hudson et en élégance naturelle de Lauren Bacall.
Un véritable chef-d’œuvre du cinéma américain. Une réalisation éblouissante et somptueuse portée par des acteurs de légende au sommet de leur talent. A conserver !
Très mitigé sur la réussite de ce film. Certes il est visuellement somptueux mais il reste très hermétique. Le scénario cousu de fil blanc tient sur un post-it et l'interprétation des acteurs laisse vraiment à désirer. Rock Hudson est transparent dans son rôle et Dorothy Malone qui a obtenu un oscar pour ce rôle surjoue de manière grotesque sauf sa dernière grande scène . Tout est tellement artificiel qu'on y croit pas une seule seconde..,
Un mélo dans la plus pure tradition hollywoodienne des années 50. Si Sirk n'innove pas en la matière, il s'appuie une fois encore sur un scénario en tout point exceptionnel pour bâtir un drame à la redoutable efficacité, porté par des acteurs exceptionnel, Lauren Bacall et Robert Stack en tête. Une fois encore, l'histoire est parfaitement ficelée, mais il manque un tout petit quelque chose pour atteindre le sommet que Sirk avait atteint l'année précédente avec "Tout ce que le ciel permet". Un grand film tout de même.
Tragédie familiale avec un souffle certain. Ici, le mélodrame touche quasi à la chronique de famille et est vraiment puissant par ses dialogues et les images qui sont très belles. Ainsi que par le jeu des acteurs, chaque personnage est intéressants. Pas du tout, pompeux comme d'autres films du genre ou de Sirk.
Sans jamais tomber dans le mélo avec toutes les ficelles inhérentes, Douglas Sirk orchestre une inéluctable descente aux enfers entraînant à des degrés divers tous ses protagonistes. Amené par un très habile retour en arrière, le drame se construit quasiment jour après jour avec une précision de chaque instant, notamment grâce à une mise en scène très soignée appuyant sur l’interdépendance des personnages, leur écrasement et la fatalité de leur destin. Magnifiquement interprété, il est difficile de détacher un acteur de l’ensemble, même si Dorothy Malone incarne à merveille une garce de haute volée qui finit par se révéler magnifique, Rock Hudson pour sa part envahissant l’écran de sa présence imposante.
Douglas Sirk met en scène le duo Rock Hudson et Lauren Bacall, tous deux impeccables dans une romance au dénouement tragique. Le scénario est intéressant et le montage avec de nombreux flash-back participent à la réussite du film. Néanmoins, le film souffre quelque fois d’un aspect trop mélo voire guimauve, dommage…
Chronique d'une famille déchirée par les tensions et les sentiments, portant en germe tout ce qui allait donner ensuite Dallas, Dynastie ou encore Falcon Crest, ce film se laisse regarder mais sans jamais devenir aussi intéressant que ne l'était "Tout ce que le ciel permet" du même réalisateur. A voir pour les amateurs de mélo
Je mets 2 étoiles. Pourquoi ? Parce que le film n'est ni excellent ni mauvais, il prône le juste milieu. Datant de 1956 (le film a 54 ans aujourd'hui!), "Ecrit sur du vent" n'a pas pris une ride ! Contrairement aux John Ford ! "Ecrit sur du vent" est la quatrième (et fructueuse) collaboration de Douglas Sirk avec Universal entre 1953 et 1959 ("Tout ce que le ciel permet" et "Mirage de la vie" notamment) et pas la première avec Rock Hudson ("Tout ce que le ciel permet" et "Les ailes de l'espérance" parmi les plus connus). L'histoire est très bien écrite et mérite toutes mes félicitations : parler d'alcool, de mariage, de grossesse et de stérilité, tout cela dans un seul et unique film, chapeau ! Je le tire aux supers scénaristes ! Drame familial oblige, Douglas Sirk concocte un mélangé de rebondissements ralentis par des moments calmes. Très bien menés, l'intrigue, le suspense et la réalisation vont de pairs avec un trio, qui pèse peut-être aujourd'hui tout le film, ébourrifant et inoubliable : Rock Hudson ("Géant")-Lauren Bacall ("Key Largo")-Robert Stack (la série "Les incorruptibles"). Spectateurs, un film pas indispensable, mais qui réjouira les amateurs de polar des années 1950. Ceux qui ont aimé "Le salaire de la peur" ou "Le parfum de la dame en noir", ne le manquez pas ! Un bon divertissement qui vaut par sa troupe en or dominé par Hudson-Bacall-Stack. Merci Douglas !