Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon
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Prométhée
Prométhée

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2,5
Publiée le 2 juin 2019
Original dans son propos, la dénonciation des atteintes liberticides d'un Etat policier, le film a cependant vieilli. Trop bavard (et mal sonorisé?), la charge se change peu à peu en farce tragi-comique.

05/19
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 mai 2019
Il s'agit d'une parabole. Y a t'il un lien entre la perversité de l'Etat et celle d'assassins de droit commun ? En somme n'est-ce pas ce que Pasolini essaya de nous dire dans "Salo" ? Les écoutes téléphoniques mises en scène avec grandiloquence ne ressemblent-elles pas pas au voyeurisme (certes auditif) ? Le macabre des jeux de rôles entre le chef de la police et sa maîtresse ne nous évoquent-ils pas le sadomasochisme des citoyens qui acceptent sans broncher d'être les sujets d'un pouvoir sans limites ? Car il n'y aurait aucun sadique si personne ne se mettait à genoux ! Bien entendu que ce type de récit parabolique peut avoir un aspect démonstratif et manquer de naturel. Mais c'est le risque à prendre. Et il fût pris à une époque sombre de l'Italie.
Quant au jeu de Gian Maria Volonte, il me semble très subtil. Bien entendu il peut sembler froid et sans aucune émotion, presque chirurgical. Mais n'est-ce pas la caractéristique de la perversion ? En somme,c'est une parabole satirique qui donne à réfléchir sur nos structures de gouvernement et sur l'Etat de droit et sa perversité. Un bon film et le plaisir de retrouver Gian Maria Volonte dans un rôle de composition. Car s' il doit jouer est le chef de la police eil doit aussi incarner la figure de l'Etat. Ce qui n'est certes pas évident pour un comédien.?...
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2018
Film politico policier d'Elio Petri qui dénonce en pleine année 70 et dans l'air du temps, la collusion entre la police, la justice et la politique. Petri attaque les policiers qui se mettent au dessus des lois, la servilité des citoyens lambdas et surtout une supposée connivence et de l'entre soi du pouvoir qui défendrai ces serviteurs. La charge est lourde et on frôle trop souvent la théorie du complot de l'époque, cela se vérifie dans la scène finale qui gâche quand même un peu le film... à voir tous ces importants personnages autour de l'excellent Gian Maria Volontè (chef de la section politique) pour le sauver de lui même et l'empêcher de tacher leur honneur, on se dirait plus dans une secte franc maçonne que dans la réalité.... c'est dommage car le film est vraiment bon et les acteurs aussi. Le scénario aurait gagné à rester dans le domaine policier. Quant au complot, oui il y en a mais le policier ne se serait pas mis en marge de ses collègues.... fiction pure....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 août 2018
A Rome, au début des années 70, face à une contestation croissante, le pouvoir est proie de ses pires turpitudes. Pour survivre, il est prêt à sauver un des siens qui s'autoaccuse d'être le meurtrier de sa maitresse afin de prouver que l'autorité et la loi sont respectées, ce qui est inacceptable pour le régime. Finalement, notre héros rentrera dans l'ordre.
Thriller d'abord politique et psychologique, très en vogue en Italie à cette époque,, le film est dur et sans concessions dans sa dénonciation d'un régime aux abois mais qui est toujours en place…. Grandiose interprétation de Gian Maria Volonté, comédien malheureusement quelque peu oublié, et inoubliable musique de Ennio Moricone, Malgré le sujet scabreux, le film a obtenu ll'Oscar du meilleur film en langue étrangère et, moins étonnant, le Prix spécial di jury à Cannes.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 novembre 2017
Malgré des problèmes de rythme, un aspect visuel peu remarquable, et un jeu survolté assez épuisant à la longue, 'Enquête' s'avère être une intéressante évocation des dérives totalitaires de la police. Habilement, Pietri réfute néanmoins un part pris manichéen et une explication purement politique aux agissements de son personnage. Le film prend même parfois des accents hitchcockiens en dépeignant la relation qui lie Augusta au commissaire.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 juin 2017
Un film didactique se doit d'avancer dans sa démonstration, sinon il fait du surplace, et c'est effectivement ce qui se passe. Alors on meuble avec des flashbacks répétitifs qui se trainent, des démonstrations bien lourdes (alors qu'on a déjà tout compris). Et plus ça avance plus ça s'enfonce dans le grotesque à l'instar de la dernière scène d'une absurdité sans borne. Un film sans finesse, manichéiste et filmé à l'esbroufe. Quant à Gian Maria Volonte, suivant son appréciation on dira soit qu'il en fait des tonnes, soit qu'il n'est pas bon, mais son personnage est lourd. Un film daté et surestimé
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2017
Après le générique, le plaisir envahit le spectateur avec la musique très connue d’Ennio Morricone, reconnaissable à sa guitare acoustique et sa guimbarde. Le chef de la brigade criminelle (Gian Maria VOLONTE) égorge sa maitresse d’une lame de rasoir et disperse des indices (empreintes, traces de semelles, etc.) dans tout l’appartement. spoiler: Menant l’enquête, il jette les soupçons sur le voisin de sa maitresse, jeune activiste, sur son mari avant de les innocenter, poussant à l’extrême le fonctionnement de la police qui, malgré les preuves, l’écarte de la liste des suspects par un raisonnement par l’absurde.
Gian Maria Volonte est prodigieux dans ce rôle de commissaire fou et schizophrène, imbu de son pouvoir mais ne supportant pas que l’ordre établi soit bafoué. Sévère réquisitoire sur la société italienne des années 1970’, sa police mais aussi ses contestataires. .
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 juin 2015
Rome 1970, le chef de la brigade criminelle tue sa maitresse avec laquelle il entretenait une relation malsaine ; reconstituant ensemble pour leurs ébats amoureux des scènes de crime et de viol réels. Ce ponte de la police par ce meurtre veut démontrer que la société n’osera l’envisager comme un possible coupable malgré tous les indices qu’il sème volontairement sur son passage. Prouver que la loi offre une impunité aux puissants est le but qu’il poursuit.
Le thème est aguicheur mais traité avec beaucoup trop de grotesque. Gian Maria Volonté, le policier, en fait des tonnes, l’intrigue finit par perdre de son sens et à virer complètement à l’absurde. On pourrait admettre, et çà marche un temps dans le film, que ce personnage outrancier et exubérant est un schizophrène, un policier à la personnalité infantile. Mais çà ne tient pas le choc des 1h50.
Critique du pouvoir ostentatoire et didactique dont on sort peu convaincu… l’engagement politique était pourtant fort… Une déception comblée pour partie par le thème musicale lancinant d’Ennio Morricone.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 avril 2015
Bonne surprise cinématographique que cette "enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon". Venu d'Italie, réalisé par un certain Elio Petri...honnêtement les seules références qui m'ont poussé à voir ce film sont l'acteur Gian Maria Volonté et la musique d'Ennio Morricone . Le premier est sans doute connu pour les amateurs de western à travers les deux rôles de méchants qu'il a joués pour Sergio Leone: Pour une poignée de dollars et surtout " Et pour quelques dollars de plus " avec le rôle d'El Indio. Gian Maria Volonté, c'est aussi le film " Sacco et Vanzetti " pour lequel il joue le second, à savoir un vendeur de poissons incarcéré injustement pour ses idées anarchistes et condamné pour un braquage qu'il n'a pas commis. Ce film est tout simplement l'un des plus nécessaires réquisitoires contre la peine de mort ainsi que la xénophobie ( à voir absolument ) . Volonté, c'est également le biopic ( un peu ennuyeux il faut dire ) sur les derniers instant de Lucky Luciano et c'est aussi un film en dehors d'Italie avec Le cercle rouge de Melville pour lequel il partage l'affiche avec Alain Delon, Bourvil et Yves Montand ( rien que ça). Voila pour le peu de sa filmographie que je connaisse, au final Gian Maria Volonté est peut -être , à mon avis, l'un des meilleurs acteurs italien de sa génération. La seconde référence, c'est Ennio Morricone , pourquoi présenter l'un des meilleurs compositeurs du monde ?
Alors avec ses deux références, c'est avec surprise et joie que je constate la qualité d'un superbe satire sur le pouvoir politique. Malgré ce que pourrait laisser supposer le synopsis, Enquête au dessus d'un citoyen de tout soupçon est loin d'être un film policier, plutôt une comédie grincante, féroce et noire sur la corruption et la discrimination d'un pouvoir politique italien dont la paranoïa cohabite avec le fascisme . Sorti en 1970 et tourné en 69, le film se situe temporellement et politiquement dans la vague de mai 68. la contestation en Italie bat son plein, et au milieu de tout cela, Gian Maria Volonté joue un personnage anonyme mais puissant, symbole de pouvoir et d'autorité. L'acteur livre sans doute son meilleur rôle, un rôle de composition poussé à outrance, ou verbalement et expressionnellement Volonté fait montre d'un talent inattendue, surtout pour un acteur qui a su interpréter des rôles avec une juste sobriété.
La première raison pour voir ce film est donc la performance de Volonté ( il fait preuve de bonne volonté ah ah ah ...) , a ce titre, je voudrais citer des paroles du critique Fabio Ferzetti qui souligne qu'une performance d'acteur peut donner à une oeuvre un caractère moderne et éternel, il parle bien évidemment d' "Enquête..." et on ne peut que lui donner raison. Il faut aussi souligner le jeu de Florinda Bolkan, très belle actrice latino qui joue un rôle plutôt ambiguë avec une certaine dose de sado-masochisme .
Le film en lui-même est ambiguë , c'est une satire qui prend des détours parfois cauchemardesques et cruels pour envenimer son enjeu. Le film a eu par ailleurs une réputation plutôt sulfureuse à sa sortie , des membres du staff ont notamment eu peur de certaines représailles politiques. Le contexte est déja assez fort.
La mise en scène accentue cette pression en multipliant les très gros plans sur les visages et les gestes, la satire est donc accentué par un effet "loupe" de bon ton qui associé à une véritable force verbale donne une ambiance ambulante à l'oeuvre.
Curieux, féroce, drôle et remarquablement joué, " Enquête sur un citoyen au dessus de tout soupçon" est l'un de ces quelques exemples magistralement réussis de la satire au cinéma. A voir absolument !
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2014
Avec ce film, Elio Petri dénonce avec force les hautes institutions italiennes, corrompues par le pouvoir qu'elles ont et obéissant à leur propre logique. "Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon" nous raconte l'histoire saisissante d'un commissaire de police qui tue sa maîtresse, fait exprès de laisser des preuves derrière lui et n'hésite pas à relancer l'enquête quand elle est au point mort. Bravade suicidaire certes quand on voit que sa culpabilité est évidente mais personne, et surtout pas ses collègues, ne semble s'en rendre compte malgré tous les efforts qu'il fait pour être déclaré coupable. Au-delà de cette histoire se cache un message qui en dit long sur l'Italie du début des années 70, rongée par le fascisme qui va jusqu'à occuper la vie privée du personnage. Dans le rôle principal, Gian Maria Volonte est fabuleux, vraiment habité par son rôle à la limite de la schizophrénie. Radical et sans concessions que ce soit dans sa forme ou dans son propos, le film est un jalon important dans l'histoire du cinéma italien. Partition superbe d'Ennio Morricone.
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2014
Afin de prouver l’impunité qu’offre la loi à des puissants comme lui et le degré de corruption de l’état, le chef de la brigade criminelle commet un meurtre gratuit en semant des indices qui l’accusent. Un film de cinéma politique saisissant et intéressant, brillamment interprété, porté par gimmick musicale entêtante de Morricone.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 décembre 2013
Tout est dans le titre du film. C'est terrible. Volonte dans le rôle d'un petit commissaire de police névrosé qui tue sa maîtresse et ensuite mène lui-même l'enquête. Mensonges, dédoublements, dissociations, abus de pouvoir... Un film qui fait réfléchir...
Alain69
Alain69

5 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2013
Le cinéma politique italien à son meilleur. L'intelligence du propos ne prend jamais le dessus sur la mise en scène d'une maîtrise parfaite.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2013
Petri souffle le chaud et le froid sur cette formidable enquête policière dont le coupable s’affiche au grand jour , alors que dans les coulisses les hommes de l’ombre s’agitent et se voilent la face … A ne pas manquer !
Pour en savoir plus
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2012
Un gros bonnet de la police, à qui tout a réussi, décide de tester son impunité en observant ses confrères enquêter sur son propre crime. Costard impeccable, le verbe haut, il se ballade parmi les rangs admiratifs, s’amuse de leur cécité tandis que là-haut, la gouvernance s’organise. Quand il s’agit de tuer dans l’œuf une affaire compromettante, les obstacles s’évanouissent comme par enchantement. Gian Maria Volonte est fantastique en haut ponte mussolinien, hautain avec ses subordonnés et soumis à sa maitresse, capable aussi bien de briller en société que de perdre brutalement tout contrôle. Le film annonce les années de plomb dans l’Italie des 70’s, la sévère répression subie par les étudiants anarcommunistes, le climat pesant de violences et de paranoïa. Et au milieu, ce citoyen au-dessus de tout soupçon, obnubilé par l’autorité, inquiet de ce militantisme désordonné et des libertés naissantes, et qui reste intouchable malgré tous ses efforts. Une tragicomédie étrange, sardonique, où résonne le pizzicato doux-amer d’Ennio Morricone, identifiable dès la première note. A découvrir.
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