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vinetodelveccio
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4,0
Publiée le 4 juin 2013
Un film envoutant, à la fois subtil et puissant qui interroge et éblouit par sa maîtrise. Dés les premiers plans, Resnais plante le décor et nous assène un coup de poing au cœur. On le sait d'entrée, ce film est une ode à la paix, et quelle belle ode : les images sont brillamment choisies et mises en regard avec une narration lancinante, dénuée de toute émotion, ce qui crée tout de suite un certain malaise. Puis, l'histoire s'installe : l'histoire d'amour, l'histoire intime des personnages et la grande Histoire s'entremêlent, s'entrechoquent avec une grâce absolue. Le ton est mélancolique et désespéré, et le tout est sublimement écrit. Le jeu d'Emanuelle Riva rendent le film un brin soporifique parfois, mais rendent dans le même temps compte d'une génération brisée et hagarde, encore longtemps après la guerre.
Ce film bien que possédant des plans d'une extrême délicatesse, une histoire particulièrement intéressante et des dialogues bien écrits est un chef d''oeuvre manqué. Le film manque de sons graves ce qui entraîne un aspect un peu soporifique. C'est malheureux tout de même de ne pas avoir repéré ce problème au montage, ce procédé aurait tellement appuyé le discours de l'actrice et les beaux plans, au lieu de cela la musique est flou, il y a un manque de netteté dans le son, un peu comme dans le film "L'année dernière à Marienbad" du même auteur. La collaboration entre Chris Marker et Alain Rennais dans "Les Statues meurent aussi" montre un son plus abouti, qui nous captive et que l'on retrouve davantage dans "Le Mystère Koumiko".
Hiroshima, mon amour n’est pas une oeuvre que l’on regarde en curieux ou en cinéphile. Elle est un récit que l’on contemple en tant qu’être, vivant, sentant.
Superbe de romantisme et de réalisme historique, Hiroshima, mon amour recoupe plusieurs genres à la fois, un peu à la manière des Misérables dans la littérature. Le prologue d'une vingtaine de minutes est épatant: la voix d'Emmanuelle Riva y est à la hauteur de l'écriture de Marguerite Duras, c'est-à-dire exceptionnelle. La performance de Riva est par ailleurs extraordinaire. Rarement une actrice française m'aura fait une telle impression. Elle dégage une prestance rare, aidée par une voix envoutant, qui ai ordinairement du mal avec les productions en noir et blanc, la mise en scène d'Alain Resnais est tellement juste qu'elle s'adapte aux couleurs et se sublime à travers elles: c'est impressionnant. La critique sous-jacente de la guerre et de l'arme nucléaire se fond parfaitement dans la trame romantique. Le thème de l'oubli est omniprésent; c'est le fil rouge, s'il y en a, jusqu'à la toute dernière scène.
Je sais bien que ce film est considéré comme un chef-d’œuvre, comme un grand film, comme un classique et blablabla. Mais franchement, que dire d'autre que : je me suis ennuyé à mourir ! J'ai même du le regarder en deux fois tellement j'en avais marre. Merde, le cinéma, ce n'est pas seulement faire des grands films avec des grandes phrases et compagnie. Quand je regarde un film, j'ai pas envie d'avoir l'impression d'avoir perdu mon temps. Ok, c'est pas forcément le cas, parce que j'ai quand même retenu des choses de ce film. C'est clair qu'il est révolutionnaire dans sa mise en scène avec l'utilisation des flashback et compagnie. Mais au bout d'un moment, la vie plate d'un japonais et d'une française, je finis par en avoir marre. Je regarde des films, c'est pour passer un bon moment et là, ça a pas été le cas. Je crois que c'est l’œuvre de Resnais dans son entièreté qui me gène, je dis pas que ce n'est pas un grand réalisateur, il en ressort quelque chose de ses films, mais j'ai pas l'impression qu'il y a grand intérêt à dire trois phrases quand une seule est nécessaire pour le récit. Bref, il m'ennuie, j'ai pas envie d'être hypocrite et de chercher quelque point positif trouvé sur internet juste pour faire comme les autres. D'un autre côté, l'interprétation des personnages par les acteurs est juste. Emmanuelle Riva, c'est clair que c'est une grande actrice, ça on ne peut pas le remettre en cause. Son interprétation colle parfaitement au film.
Association de poésie amoureuse et désastre humain, Hiroshima mon amour prouve que le mélange des genres ne nuit pas à une histoire. Ce qu'on peut reprocher ce n'est pas la prise de position mais le manque de crédibilité de la fin. Un documentaire qui montre l'absurdité des envies destructrices de la guerre froide à côté de l'amour partagé par deux être étrangers. La musique épurée dénote face aux images sanglantes. Toujours, cette idée de rencontrer deux styles opposés pour faire une comparaison et comprendre l'importance de chacun.
Œuvre autant poétique dans la littérature que dans la photographie. Malgré quelques longueurs et une histoire peu facile d'accès, le film reste sans prétention aucune et plaisant à regarder.
Avec cette histoire d'amour, Resnais poursuit sa quête de mémoire en évoquent aussi bien les dégâts de la bombe à Hiroshima que les ressentiment anti-allemand après la guerre. Ses personnages portent les stigmates de la guerre ce qui les rapprochera dans leur histoire d'amour. Il magnifie tout cela avec des dialogues superbes et "aérien" qui transporte cette histoire au delà de l'amour de façade. La photographie tout en minimalisme permet de concentrer l'attention du spectateur sur l'histoire et les personnages tout en restant magnifique dans ses plans les plus contemplatif. Un véritable chef d'œuvre de la part d'un cinéaste qui aura véritablement posé sa patte sur le cinéma français.
Hiroshima, mon amour. Rien que le titre est déjà magnifique. Le film est unique en son genre, je n'ai rien vu de tel jusqu'à présent. Le prologue est vraiment très beau. On ne comprend pas tout mais on se laisse complètement porter par la beauté de l'ensemble. Tout comme le reste du film d'ailleurs. La mise en scène est très réussie et le noir et blanc particulièrement esthétique. C'est un film touchant et beau. Alain Resnais est vraiment un cinéaste surprenant, je n'aime pas toujours mais tous les films que j'ai vu de lui (bon, peu en fait) sont vraiment surprenants et différents.
Hiroshima mon amour, film magnifique.Par son titre d'abord qui juxtapose le nom de la ville japonaise martyrisée pour l'obtention de la fin des hostilités en1945 et un mystérieux aveu d'amour.
Hiroshima,lieu du dernier amour ardent et impossible.Nevers, la Loire, lieux des premières amours De l' héroïne,amour pour un soldat d' occupation qui meurt dans ses bras.Récit pathétique enchâssé Dans le spectacle. Noir et blanc très sombre, morbide lorsqu 'il dépeint Hiroshima , plus clair lorsqu' il dépeint la jeunesse à Nevers.Assombri par la honte lorsque la jeune femme est tondue et séquestrée. Premier amant,dernier amant, celui- là seul à qui est conté le premier amour. Par la grâce du récit, le rythme de Marguerite Duras, la musique de Delerue, l'admirable montage d' Alain Resnais , l' amant japonais délaissé deviendra à jamais Hiroshima mon amour.
Après une introduction d'une lourdeur sans nom, Hiroshima mon amour captive enfin pour se révéler comme étant un film dur, très rude et prenant. Hiroshima mon amour nous narre cette histoire d'amour entre une française et un japonais dans cette ville en pleine renaissance après avoir été complètement dévastée. Le cadre de l'intrigue n'est d'ailleurs pas choisi au hasard car je pense qu'il y a un lien de corrélation entre la ville d'Hiroshima et le personnage principal féminin interprété par Emmanuelle Riva puisque ces deux "protagonistes" revivent après un lourd passé. Nouvelle vague oblige, Resnais privilégie une toute autre forme de langage cinématographique en y accentuant l'aspect très littéraire qui ne m'a pas totalement convaincu. Autant ce style fait ressortir efficacement les pensées des personnages mais autant leur manque d'authenticité peine à émouvoir et c'est dommage car le film m'a légèrement touché mais davantage pour sa "petite histoire dans la grande Histoire". Le destin du personnage de Riva est terrible, la parfaite illustration de la bêtise humaine. D'ailleurs cette illustration est plus efficace que celle de l'introduction puisque là où une certaine distance est prise au début du film, il n'en est pas de même pour le reste. Resnais privilégie l'émotion brute et celle-ci s'avère marquante mais putain ce que ça aurait été percutant si j'avais été conquis par le jeu des comédiens car là clairement ça me laisse une impression mitigée. Y a pas à dire, je n'accroche pas à cette manière de déclamer un texte, trop théâtral, manquant de sincérité. De fait le film ne m'a pas entièrement bouleversé. Par contre il faut dire que, fatigue oblige, je l'ai vu d'un oeil. Peut-être suis-je passé un peu à côté mais en tout cas je n'y ai pas pris un pied monstre. Mais malgré ce simple oeil ouvert, j'ai quand même pu admirer la grande qualité du film à savoir son esthétique. C'est sidérant de beauté, la photographie y est merveilleuse tout comme la mise en scène et ses succulents plans séquences et autres plans ingénieux. Je n'ai pas grand chose à dire en réalité sur ce film, j'ai quand même aimé dans l'ensemble malgré les quelques aspects du film qui m'ont plus gonflé qu'autre chose. J'ai beaucoup apprécié la représentation de l'amour, présenté ici sous une forme complexe, les passages de Nevers sont aussi très captivants. L'alchimie Riva-Okada fonctionne suffisamment pour que je crois à leur histoire même si, et je ne le répéterais jamais assez, je n'accroche pas trop à ce jeu typique de la Nouvelle vague. N'en reste pas moins une sombre mais belle histoire, sublimée par une mise en scène talentueuse et avec quelques idées de cinéma intéressantes. Je le reverrais un jour.
Les dialogues de Marguerite Duras et les images d'Alain Resnais font de ce film d'amour unique une véritable pièce de poésie époustouflante. A travers cette simple histoire d'amour impossible qui semble tellement honnête, ils mettent en relation l'histoire d'une humanité traumatisée, qui s'est montrée injuste, montrant l'écart en la représentation et la réalité. Les textes sont d'une beauté incroyable, et d'une justesse sans faille, et l'interprétation d'Emmanuelle Riva et d'Eiji Okada est céleste. On est absorbé par l'univers éphémère qu'ils se sont créés, dans lequel s'agitent amour, réminiscence et souffrance. Hiroshima Mon Amour est un film pur.
Peut-être est-ce parce que j'ai vu deux fois "Marienbad" auparavant que j'ai trouvé "Hiroshima" plutôt accessible. Disons qu'il vous prend moins à rebrousse-poils, qu'il est moins radical... et, d'une certaine façon, moins fascinant, moins marquant, presque plus anecdotique. Les quinze première minutes d'Hiroshima rappellent clairement les courts-métrages documentaires que Resnais a réalisé dans les années 1950. La suite, c'est une réflexion sans fin sur la mémoire, Hiroshima, Nevers, la bombe, la torture... Et une histoire d'amour qui a eu lieu et qui a lieu. Le passé, le présent. Les similitudes avec "Marienbad" sont nombreuses, sauf que pour ce dernier, aussi irregardable soit-il, la mise en scène était incroyable. Ici, c'est un peu moins marquant. Sur le fond, c'est proche : "Reste à Hiroshima ! - Non, je ne peux pas", c'est un peu comme "Nous nous sommes vus à Marienbad l'année dernière ! - Non, vous faites erreur". C'est vite lassant. Surtout qu'Emmanuelle Riva est insupportable. Peut-être manqué-je de maturité pour apprécier Resnais ; mais aussi riche que soit son cinéma, il me laisse pour l'instant totalement froid.