Bully
Note moyenne
3,6
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207 critiques spectateurs

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71 critiques
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konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juillet 2016
Larry Clark, LE spécialiste des maux adolescents et des désordres de la jeunesse américaine. Bully, c'est le portrait d’une jeunesse paumée, sans valeur à laquelle se raccrocher. Une fois n'est pas coutume, Clark abandonne (un peu) le champs du sexe pour se focaliser sur la banalisation de la violence. spoiler: En gros, des gamins (pour faire le vieux grincheux) échafaudent un plan en vue de se débarrasser d'un des leurs.
On oublie la notion de Bien et de Mal et même la logique du vivre ensemble. Ces ados s'ennuient, ne voient pas d'avenir et ne vivent pas dans le même monde que leurs parents. Le miroir tendu par Clark à son pays est peu flatteur. En 2001, il rappelle que la lutte contre le Mal ne passe pas par le bombardement d'obscures barbus utiles. Quant à l'image, celui qui aime le style de Clark y trouvera son compte. On oscille entre gros plans intimes (très) et magnifiques portraits, la caméra se place parmi le groupe. Ce groupe fratricide, le spectateur y prend place. Alors certes, le film n'a pas la force de désespoir de Kids ou Another Day In Paradise et il y a parfois des longueurs mais il cogne et ça c'est bien.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 février 2016
J'en ai vu des trucs glauques et malsains, mais jamais un qui m'a autant fait réagir. J'ai passé tout le long du film à transpirer sur mon canapé et hurler "Mais nooooooon pas comme ça !!!" Vraiment super.
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 janvier 2016
Une ouvre très forte de Larry Clark, plus construite, plus « classique » que certaines autres, car il s’inspire directement d’un fait divers, adapté ensuite dans un roman, et de fait le récit est plus linéaire, plus structuré . Mais on retrouve bien sûr la « patte » et le talent brut de Larry Clarke . Il s’agissait d’une bande de jeunes de la middle class de Floride. Deux copains sont inséparables, mais avec des rôles très caractérisés. L’un , Marty, d’un milieu plus modeste est le souffre douleur de l’autre, Bobby,d’un mileu plus aisé. Il subit des brimades physiques et psychiques à longueur de journée, que lui prodigue son, pourtant, meilleur copain, mâle dominant type. Pourtant Bully trouve une copine et celle- ci ne supporte plus les agressions que subit son chéri. Petit à petit elle va amener le groupe à se révolter et à monter un traquenard au mâle dominant. Mais ils sont tous très jeunes, un peu looser, peu expérimentés et leur plan machiavélique va tourner au fiasco. Le scénario est solide et intéressant mais on notera surtout la maestria de Clark à la réalisation , quelques plans d’anthologie, comme ce plan séquence, panoramique circulaire, où la caméra fait plusieurs fois la ronde à l’intérieur du groupe de copains, qui s’expriment chacun à leur tour, quand la caméra arrive sur eux, absolument diabolique et envoutant. Quelques scènes de rapports sexuels superbement filmés, comme sait si bien le faire Clark, avec la jeune fiancée ( très belle Rachel Miner) qui se regarde dans le miroir, ( évanescente et lumineuse , à la poitrine toute juvénile émouvante) . La direction d’acteurs est comme d’habitude impeccable, les jeunes sont poussés dans leur retranchement, et se donnent à fonds, Larry Clark les « tord » et arrive à chacun de ses films à nous émouvoir au plus profond.Superbe prestation de Michael Pitt qui fera une belle carrière par la suite , ou de la jeune Bijou Philipps, petite diablesse , instigatrice du complot, mais fourbe et veule au final. Les personnages sont bien vus, ils ne sont ni bons, ni méchants, Clarke ne jugent pas , mais nous décrit une situation hors norme, mais qui refléte en même temps le quotidien « très normal »de la vie d’un groupe d’ados , leur sexualité, et de leur relation avec leur paretns, encore une fois magifiquement décrite . Larry Clark , le plus doué pour décrire le côté noir de l’adolescence, le côté « no future », le spleen Beaudelairien. Un film bouleversant et fort.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 22 septembre 2015
Je sais pas trop quoi penser de se film, j'ai pas trop aimé, j'ai trouvé l'avant meurtre trop long et j'aurais peu être préférais que l’après meurtre soit plus détaillé. il y a mieux, ma note 2/5
jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 septembre 2015
Quand il réalisait Kids, Larry Clark travaillait un minimum l'image et soignait ses cadrages. Dans Bully, il se contente de filmer à l'arrache à peu près la même chose, à savoir des ados qui passent le plus clair de leur temps à se shooter, à s'envoyer en l'air, à s'injurier et à se taper dessus. Rien de neuf donc, si ce n'est des personnages caricaturaux qui manquent autant de cervelle que de personnalité. La plupart d'entre eux ne sont là que pour aligner des scènes de sexe complaisantes dont le seul effet est de rallonger un film déjà très long. En prétexte à ce gentil bordel, Clark brandit un fait divers des années 90 : des lycéens se vengent de la brutalité d'un de leurs camarades en le supprimant. C'est un peu gros...
Félix F

302 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2015
Un film violent et trash, trop méconnu pourtant. Basé sur l'histoire vraie de Boby Kent, Bully est le genre de film qui dérange par son côté malsain, mais qui fascine une fois terminer. Larry Clark est vraiment un réalisateur surprenant et ce film devrait être un peu plus connu.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 013 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 avril 2015
Larry Clark est un réalisateur unique et amoral, on le savait il aime filmer les adolescents dans leurs dérives les plus sombres, Bully est dans le style dérangeant et dérangé, rien n'est laissé au hasard, drogue, sexe, meurtre, si parfois on se dit que c'est un peu fort, on ne peut rester sans réaction devant tant de démence et de folie artistique.
velocio

1 540 abonnés 3 503 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 septembre 2014
sexe et violence, à gerber du début à la fin. Du pur Larry Clark quant à la complaisance ! Chez lui, quand on présente une fille, on commence par la petite culotte.
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2014
La jeunesse américaine selon Larry Clark. Sexe, drogue, viol, violence, perversité et pas de rock n roll. C’est chaud ! J’avais oublié ce côté transgressif dans le cinéma de Clark. Perverse est la vision de l’auteur, tout autant est la prestation des jeunes acteurs, tous excellents. Une réalité avec peu de fard, celle d’une génération sans repères, livrée à elle-même, et qui n’a même pas l’excuse d’être pauvre et non-éduquée, (mais que font les parents ?). Et la caméra colle à l’histoire, à l’action, vulgaire et sublime à la fois, dans une implication totale, on en ressort lessivé, secoué comme un cocotier par temps de pluie. Irresponsables jusqu’au meurtre en bande organisé, amateurs et naïfs dans le meurtre comme dans le sexe. Inconscients comme des sales gosses. La complaisance du réalisateur ferait presque peur, s’il n’y avait une telle lucidité derrière, une lucidité à faire peur. C’est accompagné d’une chaleur, une humanité dans le sens large, car on sent qu’il les aime bien quand même, mais ne les excuse jamais. Un scénario qui pose les éléments du drame dans un déroulé implacable. C’est comme une étude sociologique poussée. Des personnages très forts qui accrochent l’écran, la banalité de la banlieue américaine vue sous un angle différent comme écrasée par la chaleur qui ramollie les cerveaux, et les rend tous abrutis. Le passage de l’innocence à l’âge adulte à la dure, et on finit éclaboussé par la maîtrise de cette mise en scène sobre et brute. Evidemment ce n’est pas à mettre entre toutes les mains, mais c’est trop bon pour se permettre de passer à côté. Pour amateurs avertis, ils vont se régaler.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2014
Sexes, Drogues et innocence

Des jeux de rôle où chacun expérimente la drogue, le sexe, la colère puis la vengeance.
Le passage à l’âge adulte, on réalise qu’ils ont encore tous un pied dans l’enfance.
Pour cette petite bande Bobby Kent (Nick Stahl) est le seul responsable de leur mal-être, c’est sûr c’est un sale gosse, cruel et pervers mais pas encore terminé. Il est juste du mauvais côté et son meilleur pote Marty (Brad Renfro) subit chaque jour les conséquences de sa domination et de sa méchanceté et il s’en accommode plus ou moins jusqu’à sa rencontre avec Lisa (Rachel Miner), jeune fille passionnée qui veut Marty pour elle toute seule.
La machination contre Bobby prend forme, elle réunit quelques paumés et les persuade de la nécessité de supprimer l’incarnation du mal . Personne ne prend conscience une seconde des conséquences, on n’a pas forcément le sens des responsabilités à cet âge là.
C’est tout l’intérêt du film, les méandres de l’esprit dans une tête d’ado qui n’est encore rien d’autre qu’un enfant. Seulement la justice tranche différemment et c’est 7 mômes vont payer le prix fort.
Malgré la cruauté des faits on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi un tel gâchis, des jeunes bien encadrés, juste paumés, sans perspective d’avenir et tellement manipulables.

Un film renversant sur l’adolescence avec d’excellents comédiens et une réalisation irréprochable. Larry Clark affectionne particulièrement le sujet.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mars 2014
IL FAUT ETRE FOU POUR METTRE 5 ETOILES A UN FILM QUI VOUS A DONNE ENVIE DE VOMIR. ET POURTANT, JE LE FAIS ! PEUT-ETRE CAR CE FILM N'EST TOUT SIMPLEMENT PAS FILME COMME TEL. C'EST UN REGARD SUR UNE JEUNESSE DESOEUVREE, ALCOOLISEE, DROGUEE ET MARGINALISEE. UNE JEUNESSE SANS REPERE, SANS HORIZON. SEX, DROGUE AND ROCK N' ROLL, CERTAINS DISAIENT DANS LES ANNEES 60 ! ICI, CELA COMMENCE PAREIL, SAUF QUE L'ON CHANGE LE ROCK N ROLL EN VIOLENCE ET HOMICIDE. CE FILM MET VRAIMENT MAL A L'AISE CAR AUCUN DE CES JEUNES N' A QUELQUE CHOSE DE BON EN LUI. LE VICE, LA BRUTALITE D' UNE SOCIETE EN QUETE D' IDENTITE. UNE PEINTURE SUR LE MONDE ACTUEL. BIEN QUE TOURNE EN 2001, CE FILM EST LE REFLET DU NAUFRAGE ANNONCE. TIRE D'UNE HISTOIRE VRAIE, CELA AJOUTE A CE FILM, UN COTE DOCUMENTAIRE.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2014
Surement mon film préféré. Jamais je n'est eu autant le ventre noué par un film... Je me sentais mal à l'aise tout le long. On sent qu'on assiste à quelque chose, plus qu'un simple film. Une jeunesse perdue, qui erre sans but, la drogue, le sexe, la violence... Malheureusement la réalité d'aujourd'hui. Un film coup de point, il n'est pas spécialement gore, ou porno, mais l'atmosphère du film est tordue, dérangeante, elle met mal à l'aise. Jamais un film ne m'a laisser une trace aussi forte. Chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 novembre 2013
Une grosse déception, ce film est tout sauf un chef d’œuvre. Les deux premiers tiers du film nous présente la bande d'amis : scènes de sexes à gogo inutiles, langage cru ( les mots "pipe" et "bite" sont martelés), drogues et alcools, (un peu comme dans la série "Skin") on s'ennuie ferme pendant une heure et on attend que le scénario décolle : il faudra attendre le dernier tiers pour que le meurtre se mette en place. La fin est bâclée (le tribunal dure 2 minutes). Nos ados décérébrés n'ont pour ainsi dire rien calculé de leurs actes. Le vrai pitch du film pourrait être " un groupe d'ados débiles va commettre un fait divers navrant". Bref passez votre chemin !
Truman.
Truman.

274 abonnés 1 364 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2013
Larry Clark nous plonge dans un fait divers survenu en 1993 ou un jeune s'est fait assassiner de façon sauvage, il nous plonge dans une jeunesse perdu encore une fois, un thème qu'il maitrise a la perfection pour s'attaquer a la violence comme propos principal .

Bobby Kent est un jeune des plus détestable, il insulte tout le monde, prend les gens de hauts, les frappes, il viol des femmes et se croit intouchable, son meilleur ami Marty ne supporte plus d’être prit pour un esclave et sa petite amie lui dit " Si on le tuait " d'une simple idée va venir un plan pour assassiner cette "ordure" que personne ne supporte tout comme le spectateur .
L'acte aussi atroce soit il nous est donné du point de vue des tueurs, on comprend pourquoi ils le font même si on ressent l'inconscience qu'ils ont a le faire .

Larry Clark filme encore cette jeunesse en pleine dérive, dans la drogue, le sexe et dans une violence extrême, le tout dans un réalisme qui intensifie le choc que peut provoquer les images par moment .
On retrouve la patte du réalisateur avec ce style un peu trash, cru et sans limites ou il ose aller au bouts et ne va pas par quatre chemins, il n'hésite pas dans la nudité ou l'excès de réalisme pour la violence, il n'hésite pas a nous montrer l’inconscience de ces jeunes qui ne savent pas ce qu'ils vont faire mais qui veulent absolument le faire .

Les acteurs sont excellent Brad Renfro, Nick Stahl ou encore Michael Pitt en junkie ( un rôle qui lui va parfaitement ).
On arrive a s'attacher a quelques personnages et comme dit précédemment on comprend l'acte ce qui rend le final encore plus bouleversant .
On remarque comme souvent dans les films du réalisateurs que les jeunes font un sport, souvent représenté par le skate ici c'est le surf .

Bully représente une jeunesse perdu et inconsciente de ses actes qui se livre dans la violence extrême, filmé avec poigne ce film nous prend au tripes, percutant et bouleversant jusqu’à l'image final .
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 août 2013
Skate, sex, drugs and Rock n' Roll telle est la façon de vivre que l'on endosse facilement aux jeunes américains, cependant ici le vêtement qu'ils portent est plutôt mérité: en effet c'est sur des faits réels que s'est appuyé afin de nous peindre une fois de plus un tableau d'adolescent désoeuvrés qui ne trouvent leur compte qu'en vivant une vie de débauche derrière le dos de papa et maman au point même de mettre au point un petit meurtre entre amis sous leur yeux sans même qu'ils ne s'en aperçoivent..
On y retrouve l'acteur principal de Kids Leo Fitzpatrick qui pour rappeler; jouait le rôle d'un jeune homme accros au sexe et particulièrement celui des jeunes filles vierges, il interprète ici merveilleusement bien celui d'un ado spécialisé dans le meurtre.
Larry n'aurait changé en rien la manière dont ce groupe en serait venus à éliminer l'un des leurs, en effet là est son génie puisque de cette manière il dirige notre jugement non pas vers son esprit et ses histoires, tous droits sortis d'un esprit pervertis selon certains, mais envers la réalité!
De ce fait il acquiert une "Story-Crédibility", ainsi nul ne peut revendiquer la véracité des sujets traités dans ces dernières œuvres et celles à venir.
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