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    Un mauvais fils
    note moyenne
    3,9
    370 notes dont 55 critiques
    24% (13 critiques)
    53% (29 critiques)
    20% (11 critiques)
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    55 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 14 mars 2010
    Bruno n'est pas "Un mauvais fils" mais un ècorchè! Impulsif, secret, douloureux, dèmuni, Patrick Dewaere, dans ce rôle, est extraordinaire! S'il èlève par exemple la voix sur Yves Robert qui incarne son père, la note ètait juste, pas trop forte, totalement rèinventèe! C'est ce qu'on appelle le non-jeu! Mais pour arriver à cela, il faut une très longue expèrience humaine! il fallait un homme comme Dewaere pour comprendre la dèmarche de Claude Sautet qui se projette complètement sur lui! il a imaginè ce jeune homme qui revenait d'ailleurs et ne retrouvait une voie dans la drogue, l'amour! Et, à la fin, il trouvait la vraie vie, le vèritable amour: son père! Patrick avait, en plus de cette force, une fragilitè enfantine extrêmement romantique, si bien que Sautet pensait qu'il ètait un peu bohème de nature, et n'imaginait pas qu'il ètait aussi disciplinè dans le travail ni qu'il pouvait faire preuve d'une telle rigueur! Et puis il y a autre chose à propos du personnage de Bruno, c'est sa morphologie, dèlicate, avec cette peau très fine, presque transparente! Sautet dècide d'ailleurs de le filmer de manière très èpurèe avec beaucoup de plans dans lequel Patrick ne bouge presque pas, ce qui est peu frèquent dans ses autres films! Le cinèaste souhaitait saisir ce regard qui se veut vide...mais qui ne l'est pas! On le voit clairement sur l'affiche du film d'ailleurs! Quelques scènes sont superbes comme ce fameux plongeon à Luc-sur-Mer ou Dewaere, qui respire la santè et la joie de vivre, n'hèsite pas à sauter à poil dans une mer froide! il faut ègalement noter de brillants seconds rôles comme Brigitte Fossey et Jacques Dufilho (Cèsar du meilleur acteur dans un second rôle) qui prouve qu'il est plus qu'un simple amuseur! Intuitivement, Patrick sait que ce "Mauvais fils" aura du succès, qu'il tient là un grand, très grand rôle! il avait raison, ce film chaleureux est une merveille avec ses personnages sincères dans leur dèsarroi pathètique! Belle musique de Philippe Sarde...
    selenie
    selenie

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    5,0
    Publiée le 30 juillet 2010
    Excellente description d'une époque qui parait révolue mais dont le fond est universel. Un casting impeccable (Dewaere évidemment mais surtout Yves Robert) où la justesse est à l'égal de la mise en scène toujours précise de Sautet. Un drame humain ancré dans un quotidien pessimiste. Chef d'oeuvre sans aucun doute dans le top 3 de Sautet.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    3,5
    Publiée le 14 septembre 2013
    Dans une veine réaliste et sensible, Sautet procède à la manière d'un pointilliste, par petites touches, pour dresser le portrait d'un homme fragile. C'est une chronique du mal-être quotidien, entre amour filial blessé, incommunicabilité, culpabilité... Le réalisateur parvient à éveiller un sentiment pathétique sans artifice, notamment grâce à Patrick Dewaere dont le regard désemparé et l'impulsivité borderline sont touchants. Il incarne un personnage fuyant, qui va finalement s'accrocher à la vie et à ceux qui lui sont chers. Une évolution lente et douloureuse, abordée avec une finesse psychologique et un humanisme réconfortant.
    stebbins
    stebbins

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    4,0
    Publiée le 29 novembre 2011
    Extraordinairement attachant. Il se dégage de ce film courtois un incroyable sentiment de bienveillance, tant l'empathie que porte Claude Sautet à ses personnages s'impose comme une évidence. De cette lumière laiteuse et reposante, de ses murs écrémés, de cette musique discrète et du jeu étonnamment rassurant de Patrick Dewaere se dessine un long métrage lyrique qui - s'il ne bouleverse pas tout à fait - se montre généreux à bien des égards. Il y a donc Bruno, jeune homme identifié mauvais fils se cognant contre un monde devenu tour à tour hostile et accueillant, ingrat souvent, monde que le père occupe seul depuis la mort de sa femme. Bruno ( Dewaere, génial comme toujours ) se re-découvre, cherche à se racheter d'une faute incertaine, d'une culpabilité injustifiée, d'un poids amer et indicible. Un Mauvais Fils est de ces morceaux de cinéma qui s'effacent devant la caméra, que l'on ne peut s'empêcher de trouver sympathique, au sens original du terme. Les acteurs portent entièrement sur leurs épaules la charge émotionnelle de ce film doux et mélancolique, Claude Sautet les dirigeant remarquablement. J'aime beaucoup.
    Alain D.
    Alain D.

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    3,5
    Publiée le 4 octobre 2017
    Ce film très intimiste, réalisé par Claude Sautet en 1980, n'a pas pris une seule ride. Sur une mise en scène parfaitement maitrisée, ce drame se déroule sur un rythme très lent ; il faut du temps pour décortiquer les rapports humains. Le très beau casting de Dominique Besnehard réunit dans ce drame une multitude de comédiens talentueux ; la belle Brigitte Fossey, l'excellent Yves Robert sobre et convainquant, Jacques Dufilho César du Meilleur acteur pour ce second rôle. Quant à Patrick Dewaere, il réalise une superbe prestation dans ce rôle prédestiné d'écorché de la vie.
    Akamaru
    Akamaru

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    4,0
    Publiée le 12 août 2012
    "Un mauvais fils"(1980)représente un sommet,tant dans la carrière de Claude Sautet,que dans celle de sa géniale tête d'affiche,Patrick Dewaere.Sautet quitte pour une fois le milieu bourgeois pour celui des prolétaires,et suit les pas d'un ex-taulard en réinsertion et en quête de reconnaissance paternelle.Entre la chronique pudique et le drame saisissant,le film dégage une sereine émotion.Sa sobriété lui confère un réalisme troublant,d'autant que Dewaere est sublimé.Sans sa moustache,filmé souvent en plans fixes,les yeux dans le vague;il acquiert une stature impressionnante,pour un rôle qui semble inspiré de sa vie.Dans son sillage,Yves Robert(le père mal-aimant),Brigitte Fossey(la toxico dépassée)et Jacques Dufilho(le libraire à l'art de vivre singulier)complètent cette brillante distribution.La realtion père/fils manquée,est toute en non-dits,en maladresses,oscillant entre la haine vengereresse,et la réconciliation discrète.Sautet capte tout ce qui fait une vie manquée,une relançe amoureuse et in fine insuffle un peu d'optimisme dans cette noire traversée.Un film d'une pureté,d'une douceur,et d'une mélancolie confondante.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 1 septembre 2015
    Dans les entretiens qu'il a accordés à Michel Boujut, Claude Sautet confesse avoir voulu avec "Un mauvais fils" parler d'une autre génération après avoir passé la décennie des années 1970 à s'épancher sur les états d'âme des quarantenaires triomphants des Trente Glorieuses dont il révélait les fêlures cachées derrière les repas entre potes dans les bistrots parisiens et les week-end champêtres dans les résidences secondaires, signes de la réussite sociale au bout du chemin promise par le pompidolisme et le libéralisme avancé de Valery Giscard d'Estaing. Sans doute pour cette raison, il se sépare temporairement de Jean-Loup Dabadie pour évoquer le thème de la drogue que connait bien Jean-Paul Török,universitaire, critique pour Artmédia dont il a fait son nouveau scénariste le temps d'un film. Quitte à se renouveler, il n'emploie aucun de ses comparses habituels pour confronter sa direction d'acteurs à Patrick Dewaere, Brigitte Fossey, Yves Robert et Jacques Dufilho. Sautet qui était très à l'aise pour parler des gens de sa génération qu'il comprenait parfaitement choisit donc ici d'évoquer l'incompréhension entre un fils et son père, joué par Yves Robert, qui de façon abrupte évoque le décalage que lui-même ressent avec la génération qui suit, beaucoup moins attachée aux valeurs matérielles qui ont constitué le moteur de la Reconstruction puis des Trente Glorieuses fondées sur la promotion de la valeur travail. Selon les dires de Sautet et contrairement à ce qu'annonce le titre, René Calgagni (Yves Robert) ouvrier taiseux aurait plutôt le mauvais rôle dans cet affrontement familial ayant pour origine la mère de Bruno (Patrick Dewaere), morte de chagrin après le départ pour les Etats-Unis de son fils devenu dealer. Certes les deux hommes n'ont pas les mêmes références et un lourd passif les oppose, mais qui connait beaucoup de pères qui prennent leur fils de trente ans dans leurs bras et qui leur ouvrent leur porte après chaque dispute même violente ? A coup sûr ces deux là s'aiment sans savoir se le dire. Il faut donc nuancer le propos de Sautet (cf "Mes conversations avec Sautet" de Michel Boujut) et admirer le remarquable équilibre du scénario qui n'est jamais outrancier malgré la forte dose émotionnelle du sujet traité, hormis peut-être la scène du repas entre le père et le fils avec le conflit autour des deux "occasionnelles" assez peu crédible et pour tout dire assez mal dirigée, fait assez rare chez Sautet pour être noté. Parallèlement à ce lourd substrat, Sautet apporte une diversion roborative avec les personnages de Catherine (Brigitte Fossey) toxicomane en recherche de guérison et Adrien Dussart (Jacques Dufilho) libraire homosexuel au grand cœur qui tente de ramener les brebis égarées dans le droit chemin du respect de soi-même. Se tisse donc une histoire d'amour assez chaotique mais pleine d'espoir couvée par l'œil attendri de Dussart qui nous fait espérer des jours meilleurs pour Bruno. Ce pan du scénario plus lumineux malgré la rechute dans la dope qui rode apporte un salutaire contrepoint à la lourde incommunicabilité du père et de son fils. On peut donc dire que malgré les apparences et le destin tragique qui attend Patrick Dewaere deux ans plus tard, "Un mauvais fils" tout comme "Garçon!" rayonne dans la filmographie assez sombre de Sautet. Les acteurs sont une fois de plus merveilleux et Sautet démontre avec cette nouvelle équipe que sa réputation de directeur d'acteurs hors pair n'est pas usurpée. Pour la quatrième fois, Patrick Dewaere est nommé pour un César sans décrocher la timbale, s'enfonçant encore un peu plus dans le ressentiment qu'il éprouvait à l'égard d'une corporation dont il estimait qu'elle ne le reconnaissait pas contrairement à son frère d'armes Gérard Depardieu. Sa prestation parfaitement juste et totalement habitée nous fait mesurer la lourde perte que sa disparition a constitué pour le cinéma français. C'est Jacques Dufilho qui décrochera un César bien mérité pour le meilleur acteur dans un second rôle.
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

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    3,0
    Publiée le 29 août 2016
    Un mauvais fils marque une double rupture dans la filmographie de Claude Sautet. D’abord, le milieu bourgeois de ses précédents opus cède la place au monde ouvrier. Ensuite, Michel Piccoli, Romy Schneider, Yves Montand, figures habituelles des films du cinéaste, n’apparaissent pas au casting. Dans Un mauvais fils, la distribution est rajeunie avec notamment Patrick Dewaere et renouvelée avec, entre autres, Brigitte Fossey et Jacques Dufilho. Un excellent casting brillamment dirigé et symbolisé par le dernier nommé qui recevra le César du meilleur acteur dans un second rôle (inoubliable monologue). A travers le personnage tout en sensibilité et pudeur incarné par Patrick Dewaere, Claude Sautet aborde de multiples thèmes : la réinsertion tant professionnelle que familiale, l’addiction aux drogues, les relations père-fils sur fond de culpabilisation avec le duo que forme l’acteur avec un Yves robert dur, obtus et peu empathique. Un mauvais fils se décline ainsi en plusieurs portraits d’individus en mal de vivre, perdus dans une société en plein marasme qui favorise leur isolement respectif. Nous pouvons soupçonner le cinéaste français d’avoir mis dans ce film quelques ingrédients autobiographiques.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    3,5
    Publiée le 28 août 2018
    Mon premier Claude Sautet. Je ne sais pas si c’est ce genre de films qui est concerné quand on parle de la disparition du « cinéma du milieu », mais j’ai l’impression que ce type de films n’existe plus. C’est réaliste et plutôt lent, mais c’est un réalisme crédible, pas ennuyeux, qui va d’un milieu à l’autre, d’un décor à l’autre avec une foule de détails et personnages secondaires qui donnent de la chair au scénario. Il y a aussi de très beaux dialogues, certains un peu trop écrits, mais avec un casting pareil, tout passe. Le rythme est parfaitement maîtrisé, avec un enchaînement entre les intrigues étonnamment fluide, et une jolie BO de Philippe Sarde pour lier le tout. Belle surprise.
    Roy Batty
    Roy Batty

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    4,5
    Publiée le 25 septembre 2014
    "Un mauvais fils" est un film charnière dans la riche carrière de Claude Sautet, car c'est la première fois depuis "L'Arme à gauche", en 1965, qu'il ne travaille pas avec au moins l’un de ses trois acteurs fétiches des années 70 : Romy Schneider, Michel Piccoli et Yves Montand. A la place de ses immenses comédiens, il donne le rôle principal de son film à un jeune acteur de la nouvelle génération : le non moins immense Patrick Dewaere. Bien lui en a pris tant sa performance est éblouissante et donne toute sa force à ce très beau film. Dewaere retranscrit parfaitement toute la complexité de son personnage, Bruno, un ancien drogué repenti, qui rentre en France après avoir passé cinq ans de prison aux Etats-Unis et qui va retrouver un père (Yves Robert) lui reprochant la mort de sa mère. Le scénario est construit de manière habile et montre bien l'évolution des rapports conflictuels entre le père et le fils, dont les rôles vont s'intervertir à la fin : le "mauvais fils" retrouve l'amour de son père et va devenir une sorte de papa pour son propre géniteur, qui est devenu "un mauvais père". Outre Dewaere, les autres acteurs sont très bons : Yves Robert impose toute sa prestance, Brigitte Fossey se révèle touchante et fragile et Jacques Dufilho y trouve un de ses plus grands rôles (son monologue final face à Dewaere est mémorable). La jolie musique de Philippe Sarde accompagne tout en douceur les images. "Un mauvais fils" est un grand film.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

    Suivre son activité 219 abonnés Lire ses 1 413 critiques

    3,0
    Publiée le 14 février 2017
    Certains trouveront sans doute que Un mauvais fils manque de rythme, et ils n’auront pas tort. Sautet filme sa chronique de façon assez lente, sans vraiment chercher à donner de la vigueur à son métrage, via une mise en scène appliquée mais très neutre, s’effaçant, à mon sens, de trop par rapport au sujet traité. Cela étant, on tient ici un métrage intéressant, où le réalisateur aborde la dure réinsertion d’un délinquant, un drame familial, l’amour, sous des airs réalistes. C’est la force de ce métrage, d’être réaliste, et de traiter son sujet avec peu de fioriture. Parfois grave, parfois cocasse, Un mauvais fils brasse des thèmes universels, et le fait bien, avec un ancrage dans son époque lié à cette volonté d’authenticité recherchée par le réalisateur. Malgré son rythme inégal, il est difficile de vraiment décrocher devant ce métrage plein de sincérité, et subtil, même si certains rebondissements paraissent « faciles ». C’est un souci en effet, une brouille sérieuse s’efface en 5 minutes, un amour né encore plus vite de rapports houleux, pour ne pas dire glaciaux. Ça enlève une certaine crédibilité, et pourtant, les dialogues affutés, et surtout le jeu très bon des acteurs permettent de ne pas trop les ressentir. On pourra peut-être aussi trouver la partie sur la drogue trop ténue, mal dégrossie, même si elle impacte directement le déroulé du film. Le casting est ce qui sauve assez nettement le métrage de Sautet. Car même s’il n’est pas inintéressant, il joue trop sur la finesse des échanges et la force des acteurs pour exister réellement sans eux. Patrick Dewaere trouve encore une fois un rôle rêche, difficile, et il le porte avec un enthousiasme certain et sa force coutumière. Charisme, présence forte et naturel marquant, il fait face à une Brigitte Fossey toute en délicatesse, et à un Yves Robert non moins rêche que son fils. Si les acteurs principaux sont tout à fait convaincants, je saluerai cependant la prestation très réussie de Jacques Dufilho, lequel campe peut-être le personnage le plus étrangement marquant du film. Sur la forme, comme je l’ai dit Sautet s’efface de trop. Si l’ambiance réaliste est là, faisant d’ailleurs de ce métrage une tranche quasi-documentaire de la vie du début des années 80, je regrette que la mise en scène, autant que la bande son un peu terne et attendue, ne soient pas plus marquants. Par sa froideur, sa neutralité apparente, on peut penser à un Garde à vue par exemple, seulement ce qui pouvait convenir dans un face à face tendu en huis-clos peine un peu à s’appliquer ici, surtout de façon aussi constante. Bref, la neutralité pour saisir la vie, pourquoi pas, mais si l’on ne cherche pas à se démarquer du document, j’ai du mal à percevoir l’intérêt de faire de la fiction. Malgré cette conclusion un peu dure, Un mauvais fils reste un métrage recommandable. Sans partager l’enthousiasme de certains pour ce métrage, je dois reconnaitre qu’entre les bons acteurs et l’authenticité du cadre, de l’ambiance, des épisodes montrés, il y a un intérêt à voir ce film. Dommage cependant que Sautet se montre trop discret dans sa réalisation, que le rythme soit un peu plat, et surtout qu’il y ait beaucoup de retournements trop brusques pour être pleinement crédibles. Dans un film aussi réaliste, c’est frustrant. 3
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    4,0
    Publiée le 13 janvier 2015
    Bruno Calcagni, 29 ans, rentre des Etats-Unis où il vient de purger une peine de 5 ans de prison pour traffic de drogue. De retour chez son père, contremaitre du bâtiment, les choses ont bien changé ; sa mère s’est donné la mort en son absence et son père le considère comme responsable. Bruno va essayer de recréer le lien avec son père tout en tentant de s’insérer à nouveau dans une forme de vie sociale. Il va tomber amoureux et travailler chez un libraire très humaniste. Claude Sautet, taxé de faire des films sur les bobos pour les bobos, prend un virage en mettant au cœur du film le milieu populaire. Il reste toujours aussi convaincant et précis lorsqu’il s’agit de s’intéresser aux gens, à leurs états d’âmes, leurs tourments, leurs quotidiens et leurs quelques moments de joie. Son étude de personnages tourmentés par la vie essayant tant bien que mal de tracer leurs sillons sonne toujours très juste. Dans ce film simple, il aborde aussi de nombreux thèmes de société à travers des seconds rôles bien écrits : les liens familiaux (relation père-fils-maitresse du père), la drogue avec Brigitte Fossey, l’immigration avec son collègue de chantier, l’homosexualité à travers le libraire joué par l’excellent Jacques Dufliho. Ce dernier obtiendra un César bien mérité avec ce rôle profond et solaire de seul personnage totalement positif du film. Le reste du casting est aussi à la hauteur avec un très bon Yves Robert et surtout et encore une fois un Patrick Deweare magistral en marginal cherchant la rédemption. Composition encore bouleversante pour un comédien qui ne devait en fait pas tant composer que çà. Cà reste un petit film mis en scène sans personnalité, mais agréable à suivre pour les comédiens qui animent l’histoire
    Rémi V
    Rémi V

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    5,0
    Publiée le 19 janvier 2007
    Intouchable ! Un grand film, rempli d'humanité et de vérité. La composition de Dewaere est essentielle dans la réussite de ce film. Il injecte une émotion juste à son personnage et Sautet fait preuve d'un savoir-faire exceptionnel. Tout est admirable dans ce film, à commencer par une pudeur hors du commun et une petite musique qui ressemble à ce que l'on appelle "la tristesse de la vie".
    flokman
    flokman

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    5,0
    Publiée le 25 octobre 2008
    un film du début des années 80 qui a été un peu oublié (il suffit de voir le nombre de critiques) et qui pourtant est un authentique chef d'oeuvre du cinéma français. Ce long métrage de Claude Sautet n'a pas pris une ride et l'ambiance du début des années 80 dans le monde ouvrier(déjà la crise économique...) est bien retranscrite. Tous les acteurs sont formidables et Patrick Dewaere réalise, selon moi, sa meilleure composition, dans un rôle très sobre qui dégage une formidable émotion. Voilà un film complétement oublié des remises de prix (césar et autres récompenses) lors de sa sortie malgré dee nombreuses scènes d'anthologie et un scénario tout en finesse. A (re) découvrir d'urgence !
    sergio2006
    sergio2006

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    5,0
    Publiée le 19 octobre 2006
    Les films Français ne cessent de m’étonner! J’avoue je ne connaissais pas l’OVNI qu’est Claude Sautet. Hé ben je regrette pas m’être intéressé cet artiste. En découvrant ce magicien des images j’ai également pu m’extasier devant le prestation de Patrick Dewaere. Au film que des minutes qui passent il nous décolle de l’écran et nous donne l’impression de vivre ce film, de ressentir ces émotions. Un film à regarder !
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