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    Les Hommes du Président
    note moyenne
    3,9
    1718 notes dont 156 critiques
    répartition des 156 critiques par note
    13 critiques
    68 critiques
    38 critiques
    34 critiques
    2 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Les Hommes du Président ?

    156 critiques spectateurs

    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    3,5
    Publiée le 21 juin 2019
    Sorti du film, j’ai une impression très partagée de cette production. L’ambiance d’une salle de presse et le boulot de journaliste d’investigation sont super bien rendus. Mais malgré les 2h10 de film, on regrette qu’il n’ait pas duré 10’ de plus afin que les rebondissements de l’enquête autour d’une constellation de personnages en nombre ne nous perdent en route. Peut-être le désir de Pakula de travailler plus la forme que le fond, on est en 1976, et les détails de l’affaire ont tenus en haleine le pays depuis déjà plus de 2 ans. Un désir de ne pas être redondant qui rend le film quelquefois confus. Et pour illustrer ce beau film mettant à l’honneur le journalisme, sur le blog « leschroniquesdecliffhanger » : « Très immersif, faisant la part belle au réalisme, et mené par un duo d’acteurs au diapason, Les Hommes du Président est un véritable témoignage sur la mise en lumière de l’un des plus grands scandales politiques de l’histoire des Etats-Unis. Une réussite. Lorsque l’on analyse le cinéma américain des années 70, ce qu’il reflète du désenchantement d’une société qui s’interroge sur la persistance du rêve américain, sur ses injustices et la corruption de ses élites, trois évènements majeurs sont cités comme des traumatismes ayant profondément changé l’Amérique et donc nourri la noirceur de son cinéma: l’assassinat de John Figtzerald Kennedy, la guerre du Vietnam et le scandale du Watergate. Le 8 août 1974, quand Richard Nixon se présenta à la télévision pour annoncer sa démission, plus pour devancer l’humiliation que lui aurait fait subir sa destitution inévitable aux termes de la procédure d’impeachment, que pour expier sincèrement ses fautes, le travail de l’ombre et la ténacité de Carl Bernstein et Bob Woodward, ont eu raison de l’homme le plus puissant du monde et de la corruption de son administration. L’adaptation de leur livre, All The Président’s Men, sorti quelques semaines à peine avant cette retentissante démission et retraçant les mois d’enquêtes ayant permis de remonter la piste des cambrioleurs du Watergate jusqu’aux plus proches collaborateurs de Nixon, est devenu, par la grâce d’un parfait alignement de planètes/talents (Robert Redford à la production, William Goldman au scénario, Gordon Willis à la photographie et Alan J. Pakula à la réalisation), l’un des sommets de l’histoire du cinéma américain. Si l’intégrité de Robert Redford qui a tenu à ce que le film reste le plus fidèle possible au livre et le fantastique travail d’adaptation de William Goldman sont les fondations sur lesquelles repose en grande partie la réussite du film, il ne faut enlever aucun mérite à son metteur en scène, Alan J. Pakula lequel a eu pour son sujet la même patience et la même foi que ces deux journalistes qui ont renversé l’administration Nixon. Dans un refus salutaire de sur-dramatisation et évitant de tomber dans l’écueil pédagogique guettant les films dossiers, il cale le rythme de son récit sur celui de l’enquête de Carl Bernstein (Dustin Hoffman) et Bob Woodward (Robert Redford), ne s’appuie pas sur la béquille préférée de beaucoup de réalisateurs utilisant la musique comme des panneaux signalétiques à l’attention des spectateurs les plus paresseux. Comme eux, il tisse patiemment la toile qui va progressivement se refermer sur ceux qui sont derrière le scandale du Watergate qui finira par contraindre Richard Nixon à démissionner. Les dialogues, les acteurs et le rythme toujours le rythme, voici les seuls ingrédients utilisés par Alan J. Pakula. Avec eux et le tour de main d’un très grand chef, il parvient à donner à All The President’s Men la puissance dramaturgique d’un opéra sans ne jamais céder à la tentation du spectaculaire qui aurait été antinomique. S’il est besoin de démontrer que l’on peut traiter son sujet avec le plus grand des sérieux, sans se laisser prendre en otage par sa portée politique ou vouloir l’imposer au spectateur, All the president’s Men peut être cité en exemple, tant il parvient à être édifiant sans jamais être pontifiant. Ces deux journalistes sont des vrais personnages de cinéma, avec une épaisseur, un tempérament qui dépasse leur fonction. All The President’s Men est le récit d’un scandale politique mis à jour par leWashington Post, un manifeste pour la liberté de la presse et un brûlot contre l’administration Nixon, mais c’est aussi et avant tout un très grand film qui existe aussi en lui même comme un formidable thriller. Pour adapter le livre de Bob Woodward et Carl Bernstein, Robert Redford a fait appel à un grand maître du thriller, le romancier et scénariste William Goldman (Marathon Man, Butch Cassidy et le Kid) qui a abordé cette histoire comme un thriller dans lequel Carl et Bob mènent leur enquête comme les plus tenaces des détectives, leurs articles mettant à terre leurs cibles aussi efficacement qu’une rafale de mitraillette. Carl et Bob remontent la piste des responsables du Watergate, comme ils remonteraient la piste du responsable d’une organisation criminelle après que plusieurs de ses hommes de mains aient été arrêtés. Aussi détaillé soit le récit, respectueux de sa matière première, sa grande réussite est de ne jamais donner l’impression de se perdre dans une enquête qui a pourtant duré des mois et dont les ramifications sont nombreuses. Au moment où sort le film, deux ans à peine après la démission de Nixon, faisant suite à des mois d’un feuilleton en partie télévisé avec la diffusion des auditions de la commission d’enquête du congrès, le public américain avait envie de passer à autre chose. Robert Redford l’a parfaitement compris et intégré, pour surmonter les réticences de la Warner en veillant à ce que All The President’s Men ne soit pas qu’un film dossier ou procédural. Alan J.Pakula s’affranchit du style documentaire qui aurait été à priori indiqué pour ce type de récit. Il tire en permanence le meilleur de cette matière s’agissant notamment des rendez-vous de Bob avec son informateur, l’énigmatique Deep Throat. Ces rencontres nocturnes dans un parking souterrain font avancer l’enquête autant qu’elles ancrent le film dans le thriller et permettent d’en rendre palpables les enjeux et les conséquences. Le personnage de Deep Throat, de cet homme en imperméable, apparaissant dans la pénombre, allumant une cigarette avant de disparaître a même survécu au film, pour représenter l’archétype de l’informateur (notamment dans X Files). De même les longues scènes de bureau, à priori anti spectaculaires au possible, bien que filmées dans leur vérité, dans leur longueur, sans effet de montage ou de mise en scène, ni béquille musicale, sont captivantes. Alan J.Pakula en capte l’énergie notamment par l’utilisation de plans séquences dans lesquels le spectateur se trouve happé, suspendu aux coups de fils de Bob et Carl, à leurs discussions avec leurs supérieurs. Alan J.Pakula ne cherche pas à créer une tension artificielle dans ces scènes de bureau, très longues et dialoguées. C’est en s’attachant à ses personnages, à leurs échanges, en se branchant sur la même fréquence qu’eux sans se dire qu’il est nécessaire de souligner ou de dramatiser, qu’il parvient à rendre ces scènes passionnantes. Si le chef d’orchestre est brillant, il faut aussi saluer ses musiciens, dont les deux principaux: Robert Redfordet Dustin Hoffman, lesquels pour préparer leur rôle et rendre leurs échanges plus dynamiques et naturels, ont chacun appris la partition de l’autre. Le tempérament très différent de leur personnage (Bob le républicain modéré et cérébral, Carlle démocrate un peu chien fou qui ne recule devant rien pour obtenir des informations) se complète à merveille, formant un vrai beau duo de personnages de cinéma, permettant même au film d’explorer des tonalités plus claires et de nous faire rire. Dans un orchestre symphonique, même si certains sont plus mis en avant, c’est la parfaite partition jouée par chaque instrument qui concourt à la réussite de l’ensemble. En l’occurrence, des responsables du journal (Jack Warden et Jason Robards), aux témoins et responsables auprès desquels Carl et Bob essayent d’obtenir des informations précieuses ou de faire intelligemment pression, chaque personnage est porté par des acteurs en état de grâce. Il faut faire une mention spéciale à deux d’entre eux: Robert Walden, on fire et versatile, dans le rôle de Donald Segrett, spécialiste des coups tordus qu’on dirait sorti d’un comic book et la toujours très juste et trop rare Jane Alexander, dans le rôle de la comptable dépassée par l’ampleur de la magouille de ses responsables. Qu’on veuille le regarder comme un grand film politique ou comme un thriller, All The President’s Men est un véritable condensé de tout ce qui fait la grandeur du cinéma américain lorsqu’il s’élève à ce niveau d’exigence et réunit autant de compétences de l’écriture du scénario à la mise en scène et l’interprétation. » tout-un-cinema.blogspot.com
    hubertselby
    hubertselby

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    4,0
    Publiée le 2 janvier 2014
    Film très fin sur deux limiers journalistiques qui vont remonter toute l'affaire du Watergate avec une obstination remarquable ! Si ceux de notre temps pouvaient aussi faire leur travail à ce point plutôt que de nous parler des ptits jeunes de banlieue... Jeu d'acteurs géniaux , on sait que ça va remonter jusqu'à Nixon mais c'est passionnant de voir comment ! Pakula nous fait suivre ce jeu de piste et de démenti de main de maître ! Un film d'enquête à posséder absolument dans sa dvdthèque !
    Guillaume836076
    Guillaume836076

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    4,0
    Publiée le 30 octobre 2012
    Très bon thriller d'après l'histoire vraie des journalistes Carl Bernstein (Dustin Hoffman) et Bob Woodward (Robert Redford), qui après le cambriolage suspect du Watergate, ont enquêtés sur les méthodes peu recommandables des dirigeants du parti républicain pour obtenir la victoire aux présidentielles et qui ont de ce fait conduit à la corruption généralisée des principaux services de sécurité de l'état américain (CIA, FBI, Justice), ce qui à finalement contraint Richard Nixon à démissionner deux ans plus tard... Point par point toutes les étapes de l'enquête des deux journalistes nous est restitué avec détail et précision, la mise en scène de Pakula se concentrant principalement sur eux et les réactions de la rédaction du Washington Post face à l'évolution de leur enquête et l'isolement qui s'ensuit. Au départ on s'emmêle quelque peu les pinceaux tant le nombre de personnages impliqués dans cette affaire, leurs liens et les ramifications que cela suggère est important. Ce qui nuit un peu à la compréhension du récit. Toutefois, plus l'enquete se resserre sur la racine des faits et des personnages responsables plus le récit s'éclaircie. En s'éclaircissant,il devient d'autant plus paranoïaque que l'affaire touche les plus hauts personnages et services de l'état. Le plus intéressant c'est de voir comment les journalistes d'investigation enquête,comment ils obtiennent leurs sources d'informations,comment ils s'y prennent, parfois par des moyens détournés...Autant thriller politique qu'une enquête sur le métier de journaliste d'un grand quotidien ! Passionnant de bout en bout ! En ce qui concerne les acteurs, bon boulot général,avec une mention pour Robert Redford (restituant bien l'obstination têtue de Bob Woodward) et Jason Robards (en directeur de rédaction exigeant et borné mais finalement derrière ses journalistes)...
    orlandolove
    orlandolove

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    3,0
    Publiée le 26 juillet 2010
    Film passionnant à plusieurs titres, tant d'un point de vue historique que pour comprendre le fonctionnement de la presse. Pakula réussit surtout le tour de force de ne pas nous perdre dans les méandres d'un scénario touffu. Et en plus, c'est servi par un grand duo d'acteurs...
    dai72
    dai72

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    4,0
    Publiée le 12 octobre 2008
    Bonne interprétation, bonne adaptation, assez rythmé, bien filmé et bien mis en scène, voici les recettes de ce film malheureusement ça manque d'un petit quelque chose et d'une bonne bande-son pour vraiment être un film génial.
    Tupois Blagueur
    Tupois Blagueur

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    2,5
    Publiée le 10 avril 2015
    Certains crieront peut-être à l'insulte, au vu des critiques très positives de la majorité des spectateurs, mais pour ma part je ne vois pas ce que d'autres ont pu tellement apprécier dans ce film. Car "Les Hommes du Président", s'il est loin d'être désagréable à regarder, reste la plupart du temps un film au rythme lent avec des longueurs qui viennent gâcher les scènes les plus intéressantes. Pourtant le casting est de premier ordre, avec deux immenses stars de l'époque : Dustin Hoffman et Robert Redford. Ici leur prestation laisse à désirer, et on sent nettement que les deux comédiens font le boulot correctement mais sans plus. Et c'est bien là le problème dans le genre du thriller politique, outre les longueurs : comme ce sous-genre repose en général sur un nombre de personnages réduits, les acteurs portent donc sur leurs épaules le film. Et quand ils ne sont ni charismatiques ni réactifs, le film n'est jamais réellement réussi. C'est malheureusement le cas des "Hommes du Président", premier du genre. Moyen.
    maxime ...
    maxime ...

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    3,5
    Publiée le 29 octobre 2012
    hoffman/redford sont a fond dedans. la fin est pas au top par contre il aurait fallu filmé le dénouement. les plans ou les journalistes sont dans leur bureaux et rédige leurs articles sont superbement filmé.
    ElAurens
    ElAurens

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    2,0
    Publiée le 19 mai 2011
    Le fait de voir Dustin Hoffman et Robert Redford réunis dans un même film suffit à donner envie de le voir, contrairement au fait de voir Alan J. Pakula comme réalisateur, qui est pour moi un cinéaste très moyen. L'histoire est intéressante, mais le film ne l'est pas, plus il avance plus il est chiant. Ça se résume à des coups de téléphones, des témoignages et c'est tout, une scène que je garde en mémoire c'est quand Redford est dans un parking et qu'il pense être suivi, mais même là la tension n'est pas présente alors que c'était une des rares scènes qui auraient pu l'être. Bref je me suis ennuyé, je ne suis pas prêt de le revoir celui-là, ah si d'une certaine façon en revoyant l'excellente comédie de Michel Hazanavicius " La classe américaine " je le reverrai, mais uniquement de cette manière.
    Claricewins
    Claricewins

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    2,0
    Publiée le 2 avril 2011
    Un peu difficile à suivre pour les non-initiés, mais on s'y retrouve toujours, même si on sent que l'enquête est vraiment condensée. Le film souffre quand même d'un manque de rythme, avec des scènes répétitives et peu passionnantes (coups de téléphones et autres entretiens, qui n'ont rien d'excitants). Le duo Redford/Hoffman est très bon, ils sont convaincants en journalistes et se montrent passionnés par l'histoire. C'est l'atout fort du film. Deux heures, c'est à la fois long pour le manque de rythme, et trop court par rapport à la réalité de l'enquête.
    Buzz063
    Buzz063

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    4,5
    Publiée le 16 novembre 2010
    Film passionant de bout en bout alors que les deux personnages passent leur temps à faire des interviews et à compulser des montagnes de documents. Anti-spectaculaire mais très documenté, le film à pour principaux points fort un scénario en béton jamais plombant et un duo d'acteurs crédibles et complémentaires. Jamais Pakula ne perd son spectateur malgré les ramifications complexes de l'enquête. Sa façon de filmer le travail de deux journalistes d'investigation est également interessante. Et puis il faut saluer la réactivité et la capacité du cinéma américain à s''emparer de son histoire récente dans ce qu'elle a de moins reluisant. Ce film date de 1976 et est donc sorti à peine deux ans après la démission de Nixon.
    Oriwa
    Oriwa

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    3,5
    Publiée le 30 octobre 2012
    Bon, j'avais vu "La Classe Américaine" avant de voir ce film, du coup j'admets qu'il y a certains passages où je revoyais des dialogues du fameux détournement... Petit impact rigolo. Autrement, le film est intéressant mais traîne un peu en longueur et il faut avoir de quoi suivre pour tout comprendre.
    Don Keyser
    Don Keyser

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    4,5
    Publiée le 20 mai 2013
    Adaptant l'histoire du Watergate, "Les Hommes du Président" se dote donc un excellent scénario. En effet, il est très réaliste et entraînant. De plus, la réalisation est parfait et met en scène une superbe enquête d'investigation. Par ailleurs, les acteurs sont au sommet de leur art avec deux protagonistes extrêmement convainquants. Ainsi, l'ensemble offre un chef d'oeuvre culte totalement captivant.
    girondins59
    girondins59

    Suivre son activité 34 abonnés Lire ses 490 critiques

    4,0
    Publiée le 23 octobre 2007
    "Les Hommes du président" est un de ces films qui en inspira tant. Du "JFK" d'Oliver Stone au "Zodiac" de David Fincher, chacune de ses oeuvres s'inspirent très largement du film d'Alan J.Pakula datant de 1976, soit quelques années après l'affaire du Watergate qui est d'ailleurs le sujet du film. Réalisation sobre et absence presque totale de spectacle sont les maîtres mots car toute l'attention du spectateur doit se focaliser sur la lente marche vers la vérité menée par les journalistes Carl Bernstein (Dustin Hoffman) et Bob Woodward (Robert Redford). Ce parti pris aurait eu des allures de somnifère sur écran si tout le talent de Pakula n'avait pas fait effet. Plus le film avance, plus la tension est palpable et plus les deux journalistes avancent dans leur enquête plus le danger semble présent. A une époque où l'Amérique toute entière a sombré dans la paranoïa, Pakula réalise LE film sur le journalisme, plus proche d'un documentaire passionant que d'une véritable oeuvre cinématographique. Oliver Stone, une quinzaine d'années plus tard, reprendra les mêmes codes instaurés par "Les Hommes du président" pour les magnifier et livrera un chef d'oeuvre hors norme, "JFK", sur l'assassinat du président Kennedy.
    Nicolas S.
    Nicolas S.

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    2,5
    Publiée le 19 octobre 2017
    J'ai l'impression que je me situe assez en dehors de la perception moyenne sur ce film. Applaudi par les critiques, une excellente note sur les sites où le public peut s'exprimer, un Oscar du meilleur scénario adapté et une nomination à l'Oscar du meilleur film en 1977 ! Et malgré tout ça, je ne lui mets que la moyenne. Je reconnais que "Les Hommes du président" est une étape majeure pour le film de journalisme. Sans lui, on n'aurait peut-être pas eu "Spotlight" qui, lui, a décroché l'Oscar du meilleur film en 2016. Il a su proposer des gimmicks qui seront repris par la plupart des films de journalisme qui suivront. Ce n'est pas pour autant que je les approuve. Par exemple, il y a plusieurs plans où la caméra filme ce qui est en train d'être tapé à la machine à écrire. A mon sens, c'est une mauvaise idée car c'est difficilement lisible avec le tampon qui ne cesse d'imprimer les lettres sur le papier. Autant aujourd'hui ça fonctionne avec les ordis, autant à l'époque ça ne marchait pas vraiment avec les machines à écrire. Et ceci n'est qu'un exemple. C'est dommage car le film s'attaque à un assez gros morceau de l'histoire américaine récente et on sent que derrière tout cela il y a eu un vrai travail de recherche pour être le plus proche possible de la vérité historique. En outre, le fait d'embaucher deux pointures comme Robert Redford et Dustin Hoffman montrait l'intention des producteurs et du réalisateur de livrer un film qui soit le plus crédible possible. Seulement, le rythme n'est pas très bon. Certaines scènes tirent sur la corde ou ne sont pas très palpitantes. Ce qui fait que mon attention a joué le yo-yo durant la deuxième moitié du film. C'est dommage car, comme je l'ai souligné, "Les Hommes du président" a des qualités qui ne sont pas niables.
    vinetodelveccio
    vinetodelveccio

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    4,0
    Publiée le 31 octobre 2012
    Un film parfaitement mené, et très intéressant. La mise en scène, plutôt classique offre quelques plans assez géniaux et le rythme du film est savamment dosé avec des idées excellentes. Mais l'intérêt du film est surtout de mêler un propos presque documentaire et très documenté et de le transformer en polar haletant. C'est réussi et on ne peut que goûter avec délice l'ode au journalisme d'investigation qu'il constitue. On se heurte cependant à la complexité de l'histoire et à la multiplication des noms et des protagonistes de l'affaire, et cela nous fait un peu perdre le fil. Reste à savoir si il s'agit d'une volonté du cinéaste pour prouver au spectateur la complexité de ce scandale et l'ampleur de la tâche des deux héros.
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