Un film sur les reporters de guerre qui fait beaucoup songer à Under Fire de Roger Spottiswoode mais la réalisation d'Oliver Sone est plus maîtrisée que celle de Spottiswoode ; si on peut regretter une 1ère heure manquant de percutant dans sa 2nde heure Salvador devient un film choc avec des scènes de guérilla urbaine impressionnantes de plus le final est assez poignant. Tout au long du film on apprend à connaître le personnage complexe de Boyle parfaitement incarné par James Woods.
Malgré une longue première heure, où des explications sur la situation politique du pays auraient été préférables aux petits soucis quotidiens du personnage, ce film est passionnant grâce à ses accusations, à travers les aventures risquées d'un journaliste aussi cynique qu'engagé, du joug militaire d'extrême-droite. Et même si les guérilleros communistes apparaissent comme des terroristes sans pitié, le message contre le soutien militaire et financier des USA vers cette dictature est clair.
Oliver Stone réalise une oeuvre engagée contre le pouvoir salvadorien ainsi que la politique américaine dans le pays. Bien qu'était de tendance de gauche, ce film n'est pourtant pas manichéen comme le montre une scène peu reluisante pour les rebelles communistes. Si on peut reprocher au réalisateur de ne pas suffisamment expliquer le contexte géopolitique du pays, il réussit néanmoins une oeuvre forte avec plusieurs scènes percutantes. James Woods est parfait dans le rôle principal, et certaines scènes du film peuvent être assimilées à certaines situations dans des peys actuellement en guerre. Excellent.
Très bon. Oliver Stone se fait pertinent et sans concession dans les images qu'il filme. Il y va à fond dans la critique et dresse le portrait non seulement d'un pays au bord de l'implosion, gangréné par les forces et l'influence nord-américaine, mais aussi d'un journaliste (et de ce métier en général) douteux, vénal, alcoolique, prêt à tout pour tenir un scoop et se racheter une conduite, réussissant malgré tout à nous toucher par ses intentions et son humanisme. James Woods y est formidable. Et quelle fin tragique ! Comme quoi, Oliver Stone peut aussi faire appel à une mise en scène minimale, percutante et ici totalement au service de son sujet.
hommage à capa et autres génials photographes de guerre comme il n'en existe plus (ou quasiment). superbe rapport sur une guerre infâme qui profita toujours à la même clique de ronds de cuir. captivant. boulversant. l'un des meilleurs films de stone. et james wood joue super bien.
Film magnifique... On entre là dans les coulisses de l'Amerique latine. Car à peu près tout le continent à connu le même sort. Ce film dénonce la manipulation yankee.
Grand film d'Oliver Stone très bien réalisé et interprété qui permet de découvrir un sujet méconnu : l'aide américaine à l'horrible dictature Salvadorienne. A voir absolument.
Avec ce premier film en tant que réalisateur, Oliver Stone met la barre très haute en nous embarquant dans l'enfer du Salvador. L'histoire est passionnante et le quotidien des journalistes de guerre extrêmement bien mis en scène avec un James Woods au sommet de sa forme. Ce rôle ambigu et charismatique lui a d'ailleurs valu une nomination aux Oscars. James Belushi est également très convaincant dans ce qui semble être son seul vrai rôle à l'écran. La réalisation est nerveuse et l'on reconnait dès les premières minutes la marque de fabrique d'Oliver Stone : ambiance oppressante, violence réaliste, dialogues vulgaires taillés dans le vif. Tout cela donne une certaine authenticité à ce film qui semble plus être un reportage qu'une fiction. Salvador est un film rare qui n'en fait pas des tonnes pour impressionner et qui reste constant dans sa mise en scène. Entre réalité et fiction, Salvador ne laissera personne indifférent. Un grand moment de cinéma.
J'ai un très bon souvenir de ce film. Oliver Stone établit un constat juste et édifiant de l'état des pays d'Amérique Centrale sujets aux dictatures 'sales' soutenues par les Etats-Unis. James Woods est excellent, on découvre progressivement un journaliste plus sensible qu'il n'y parait dans un pays connaissant successivement tyrannie et révolution. A travers son oeuvre, Oliver Stone semble mettre en valeur le drame de l'Amérique Latine en pointant du doigt à la fois les dictatures crapuleuses ainsi que les révolutions instaurant des régimes tout aussi corrompus et répressifs. Un film pessimiste mais réaliste mené par un réalisateur auteurs de certaines des plus grandes oeuvres cinématographiques à caractère politique.
Stone signe ici son plus grand film. Un sujet méconnu mais portant un éclairage sur les terribles années Reagan (soutient aux pires dictateurs et régimes corrompus, liberté de la presse muselée, ...). Des acteurs magnifiques portant des personnages vrais (ils ont une existence, une matière qui va bien au-delà de la durée du film). Une réalisation parfaite (pas encore boursouflée comme pour nombre des réalisations futures de Stone) se rapprochant souvent du documentaire. Bref un film magnifique à redécouvrir car il est resté trop longtemps dans l'ombre du projet suivant de Stone: Platoon.
Premier "vrai" film d’Oliver Stone (mises à part 2 séries B tombées dans l’oubli), Salvador est déjà un film engagé et virulent. Stone y critique les positions des Etats-Unis en politique étrangère, soutenant, au nom de la lutte contre le communisme, des régimes dictatoriaux. Cependant, à travers le personnage principal, Stone dit être de gauche sans être anti-américain. Salvador porte surtout un message de paix et de respect de la vie humaine, car vers la fin du film, les révolutionnaires ne se comportent pas mieux que le pouvoir en place. Sur la forme à présent, Salvador est un film très réaliste et prenant, une réussite pour un premier film (malgré ses défauts et ses longueures). Le scénario, écrit par Oliver Stone et le véritable Richard Boyle, est riche et possède à la fois un côté critique (de la guerre, mais aussi d’un journalisme trop convenu) et des personnages fouillés, avec le couple Boyle-Maria ou les personnages secondaires. Pour l’interprétation, James Wood est à la première place du podium, il est ici excellent.
Très bon film,qui vous marque et vous procure diverses émotions tout au long du métrage.Réalisation très bonne,le film est parfois filmé avec un style proche d'un documentaire,et le propos politique et social du film est intéressant,et fait de ce long-métrage,au delà d'un simple bon film,une oeuvre nécessaire,qui mérite d'exister et se doit d'etre vu.
Pour un premier film, on peut dire que Stone n'a pas froid au oreil en osant dénoncer les liens entre la dictature et son propre pays via la vision de "touriste" à la recherche de scoop.
Pour son 1er film, Oliver Stone frappe fort. En montrant l'implication des troupes américaines aux côtés du gouvernement fachiste du Salvador, simplement parce-qu'ils sont "contre les communistes", nous avons déjà là les thèmes forts de son oeuvre future (sexe, drogue, pouvoir de l'image, dénonciation de la mauvaise conscience des USA...). Et comme toujours, nous avons au début du film un candide qui, au fur et à mesure de son périple, parviendra à déméler le vrai du faux et en sortira grandit. Ici, James Woods est parfait dans le rôle de ce reporter à la morale parfois douteuse, mais qui prendra conscience de l'horreur qui a lieu sous ses yeux et la dénoncera au péril de sa vie. Une des forces du film est que O.Stone ne juge pas, il constate. Jamais Stone ne prendra parti. Dommage que le final soit mélodramatique à l'extrême (on avait compris que le pays de l'Oncle Sam pouvait se comporter en salaud, mais de là à faire le parallèle avec le Salvador, y'a un grand fossé moi j'dis), parce-qu'on aurait eu un vrai chef-d'oeuvre. Stone a sans doute voulu couper court aux critiques de l'époque, qui taxaient les scénarii de "L'Année du dragon" et de "Midnight Express" de racistes. Mais on pardonne facilement cette maladresse, car le reste du film est excellent.
Un film très inégal qui vaut bien mieux pour sa deuxième partie que pour la première. Oliver Stone a certainement eu tord d'essayer de faire dans l'humour, assez lourd avec ça. D'ailleurs, dès son second film (l'excellentissime "Platoon"), ces erreurs sont corrigées. James Belushi n'a rien à faire dans un tel film et James Woods cabotine tellement par moments qu'il en est énervant. Dommage car le sujet était extrèmement intéressant (ça me rappelle "Under Fire" sur le Nicaragua) et suffisament riche en tensions, en enjeux et en drames pour servir la mémoire de tous ceux qui ont été victimes de ces événements. Et aussi de toutes ces dictatures soutenues par l'argent des puissants ...