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tuco-ramirez
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3,5
Publiée le 14 mai 2014
Henri le Nantais débarque par avion à Paris en direct des Etats-Unis. Embauché par un certain Liski, parrain français de la drogue, Henri doit remettre de l’ordre dans le réseau et redonner sa rentabilité à ce juteux trafic. En 1945, la collection Série Noire débarque en France et va largement inspirer le cinéma français des deux décennies suivantes. En 1953, Simonin et Le Breton apporte une touche hexagonale à la série ; et la période des adaptations à la chaîne démarre avec « Touchez pas au grisby » ; Razzia sera la seconde adaptation d’un roman de la série. Jean Gabin, tête d’affiche des deux films, va être un des comédiens à exploiter le plus densément le filon. Ce genre va même lui permettre de se refaire la cerise, lui tomber en disgrâce aux yeux des réalisateurs depuis la libération. Fini le jeune premier, bonjour le fer de lance de l’argot et de langue des truands. Ce film est en effet, avant d’être un film de réalisateur, un film de scénariste et surtout de dialoguiste. En effet, la mise en scène est propre, mais minimaliste, sans effet ; juste techniquement bien maitrisée mais sans audace. Alors que les dialogues mettent en valeur toute la subtilité de la langue des petites frappes de l’époque. Ce côté quasi documentaire dans l’écriture se retrouve aussi dans le scénario. Une limite du film bien sûr, mais sur laquelle repose tout de même l’intérêt du film. En effet, la drogue est montrée d’une façon toute nouvelle dans ce film. Le spectateur suit le guide, Henri le Nantais, dans son inspection du réseau. De fait, on parcourt tous les échelons du système du parrain au revendeur en passant par le chimiste, le passeur et les intermédiaires. Le film montre tout le système économique du trafic de drogue de l’époque avec un souci d’exactitude quasi documentaire. Il va même jusqu’à intégrer des gays, lesbiennes et junkie à son scénario ; courageux pour l’époque. Dans le rôle de la vendeuse devenue accroc à la drogue qu’elle revend, l’interprétation de Lila Kedrova n’a rien perdue de sa force dans la description de la désespérance du drogué. C’est aussi la première fois qu’un film français montre un policier infiltré. Du « cinéma à papa » mené à un rythme soutenu où l’intérêt majeur provient de la description du « milieu » à l’époque.
Moins bon que Touchez pas au grisbi, je parle de ce film parce que Razzia sur la chnouf à des similitudes. Il tape plutôt bien tout de même dans le domaine de la drogue comme les dégâts que cela engendre. La razzia c'est Gabin, finaud jusqu'au final, extra.
un film français du début des années 50 dont l'histoire pourrait bien se passer aujourd'hui, tout y est, le flic infiltré (sa véritable identité ne sera révélée qu'à la fin), le monde de la pègre et des trafiquants de drogue avec tout ce qui tourne autour: les camés, les revendeurs, les lieux glauques et une peinture des moeurs qui préfigure ce que sera l'avenir, les auteurs mettent en garde contre les ravages de la drogue qui était encore un fait marginal à cette époque, on sait très bien que ce n'était hélas qu'un début, jean gabin est égal à lui-même c'est à dire le type bien carré, qu'il joue le flic ou le malfrat, il passe de films en films avec à chaque fois une stature imposante, que ce soit le parton de restaurant dans "voici le temps des assassins" ou le vieux faussaire marginal dans " le jardinier d'argenteuil" ou le manager-entraîneur de boxe dans "l'air de paris" ou le routier de 'gas-oil" , on ne peut ressentir que de la sympathie pour ce genre de personnages, d'ailleurs je pense que tous les rôles qu'il a joué c'étaient des gens à qui,lui gabin, pouvait s'identifier, il ne "composait" pas un personnage, toute sa carrière est ainsi; on voit un film de gabin avec gabin, son jeu est toujours le même, il ne se départit pas de la ligne qui est tracée, peut-être que s'il avait vécu de nos jours, il en aurait été autrement, mais à cette époque on lui demandait de faire cela et il le faisait; un peu comme delon (je parle du delon d'avant, pas celui qu'il est devenu maintenant) au fond des gabin et des delon il n'y en aura plus dans le cinéma français
On retrouve le duo Gabin-Ventura de "Touchez pas au grisbi" avec de nouveau ce rapport de maître à élève assez fascinant. Pour ce qui est du film, "Razzia sur la chnouf " est très très sombre, beaucoup moins jovial que prévu, ce qui est surprenant et bienvenu.
A n’en pas douter, cette « Razzia sur la chnouf » était, à l’époque de sa sortie, un film sacrément culoté. Car, de mémoire (en espérant qu‘elle ne me trahisse pas), c’était le premier polar français à s’immiscer dans l’univers impitoyable qu’est celui de la drogue. Tous les constituants de ce monde marginal nous sont montrés: magouilles, règlements de comptes, fusillades, balances, pognon. Bref, tout. Mais il y a un problème de taille: le film d’Henri Decoin a très mal supporté le poids du temps ce qui fait que ce polar a considérablement vieilli et a perdu de son impact originel. Fort heureusement, cette histoire est portée à bout de bras par un acteur des plus charismatiques: Jean Gabin en l’occurrence, bien épaulé par Lino Ventura (qui s’affirmait déjà sérieusement). Aucun des deux cités ne joue la comédie. Ils se contentent seulement de faire valoir leur prestance (hors du commun). Voila l’exemple type du film dont le propos est toujours vrai, mais qui est, sur le plan de l’esthétique, complètement dépassé. Pas mal quand même.
Sous prétexte d'un polar, Henri Decoin nous démonte le système du trafic de drogue comme le font aujourd'hui les documentaires sur la police des stups. Les quantités ont changé, les tronches des trafiquants ne sont plus les mêmes, les produits sont plus variés, mais surprise les méthodes sont assez semblables. Cependant pour aller au bout de son dessin, il aurait peut-être dû insister plus sur la déchéance et la souffrance des victimes. Mais ça aurait sans doute été trop pour la censure de l'époque.
Quelle atmosphère tendue, froide et peu de place à la tendresse ! Impitoyable, l'enfer de la drogue, des dealers, des hommes de main et des exécutants. La délicate infiltration de l'inspecteur de police dans le milieu est bien périlleuse, avec les risques que cela comporte. Un polar bien noir des années 50', comme on les aime. Les dialogues sont excellents. Peu de temps mort, difficile de s'ennuyer à la vision de ce film. Les acteurs sont assurés dans leur interprétation, leurs gestes, les expressions. L'ambiance autour du film est bien rendue, point de bande musicale omniprésente gâchant le plaisir d'être dans un film et non une dans une salle de concert ! Les plans sont impeccables, pas de mouvements inutiles de la caméra. Jean Gabin, pareil à lui-même ! Imperturbable, flegmatique, froid, parfait. Lino Ventura joue bien le dur à cuir. Sa moue caractéristique quand il exprime une certaine perplexité ne change pas avec le temps. Beau plaidoyer contre la drogue ! à voir et à revoir sans modération !!!
Un classique du polar à la française où Gabin et surtout Ventura portent l'ensemble à bout de bras. L'époque n'était pas vraiment au bon jeu d'acteur, mais plutôt simplement à la présence à l'écran. Et là, c'est réussi. Porté par un scénar original pour l'époque et des images choquantes pour 1955, Razzia sur la chnouf est un film prenant, jusqu'au dénouement final approprié. Un message contre la drogue, et ce en 1955.
Un bon polar du cinéma Français des années 50 réalisé par Henri Decoin !!! Un inspecteur de police a pour mission d'infiltrer dans le monde de la drogue en se faisant passer pour un chef d'hotel et voit comment se passe le réseau, des petites combines de trafics, des gangsters bien méchants et le plus surprenant, c'est le professionnalisme et la décontraction du héros qui connait son métier sans fausse note. Une intrigue haletante bien scénarisé et mis en scène qui se laisse regarder aujourd'hui, on peux reprocher par contre quelques longueurs avec beaucoup de bavardages et ça fume beaucoup dans le film (rire). La réussite de ce long métrage, c'est Jean Gabin, acteur charismatique dont le jeu me surprend à chaque film, c'était un sacré comédien et un bon vivant . Les seconds roles sont excellents avec Lino Ventura dans la peau d'un homme du mauvais coté de la loi. A noter par ailleurs que le film inspira une chanson d'Indochine sur l'album "Le péril jaune". Un film à voir.
Scénario faible sans suspense, absence de tension dramatique et d’émotion, les personnages sont des caricatures de gangsters interprétées sans aucune finesse. Film peut être audacieux en 1955 pour le thème abordé mais a considérablement vieilli.
Doté d'une brillante réalisation de Henri Decoin, " Razzia sur la chnouf " peut être considérer à juste titre, comme étant un des fleurons du polar à la française. Tout est en effet prévu pour passer un grand moment de cinéma. D'abord nous avons le droit à un casting royal, Jean Gabin, Lino Ventura et Marcel Dalio sont excellents, tout comme Lila Kedrova ( magistrale dans son rôle de droguée ) et en plus le long métrage possède un atout de charme non négligeable avec la présence de Magali Noel. Autres atouts de ce film, il s'agit de la photographie en noir et blanc qui apporte tout ce qu'il faut pour que l'atmosphère nocturne soit idéalement rendue et en plus le scénario est vraiment intriguant.