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labadens
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2,0
Publiée le 6 août 2024
Un classique d'Hitchcock qui a bien mal vieilli ; le problème majeur étant qu'il est difficile d'adhérer à cette romance torturée qui représente pourtant la base de l'intrigue. Le coup de foudre et le jeu de faux semblants entre les deux tourtereaux ne convainquent pas suffisamment pour croire à cet amour passionnel malgré l'aura glamour du couple, les scènes d'embrassades interminables en deviennent assez pénibles et trahissent des lourdeurs de mise en scène ; lourdeurs que l'on retrouvent au niveau technique lors des nombreux zooms et gros plans appuyés dont Hitchcock aime abuser. Les trucages studio pour les arrière-plans urbains sont également un peu trop visibles, d'autant qu'ils sont tout à fait dispensables. Le volet espionnage de l'intrigue est, hélas , encore moins convaincant, n'étant au final qu'une toile de fond pour la romance principale. Pire que ça le complot nazi n'est qu'à peine esquissé et les enjeux sont presque imperceptibles ; le personnage de Claude Rains en fils à sa maman naïf n'a pas grand chose du nazi terrifiant, de fait la fameuse tension Hitchcockienne ne prend à aucun moment. Bref un scénario simpliste, et parfois assez débile, servi par une réalisation ostentatoire, un classique qui n ' a pas supporté le passage du temps. Tout à fait dispensable ...
Rien que pour la longue séance de baisers ce film d'Hitchcock vaut 5 étoiles. Mais je préfère de loin Vertigo à la fois pour l'histoire et le scénario et Kim Novak et James Stewart.
Il y a 75 ans déjà Hitchkok nous donne une très précise leçon de cinéma. Cadrages et lumières. Suspens sans aucun effet de manche. Tout est suggéré, jamais démontré. Les moyens technologiques d'aujourd'hui n'apportent rien s'il n'y a pas cette 'base" à la réalisation.
La fin m’a étonnée par sa brusquerie. Je pensais qu’il y avait une alliance secrète à découvrir. J’en conclus en fait que c’est avant tout une histoire d’amour qu’AH a voulu tourner. En prenant cette affaire d’espionnage comme prétexte. Et finalement c’est aussi bien. Un casting évidemment hautement séduisant et une intrigue à suspense qui nous retient. Le côté romantique est une plue valeur évidente.
Célèbre pour sa séquence longue durée du baiser entre la parfaite Ingrid Bergman et Cary Grant en forme de pied de nez aux censeurs, « Les Enchaînés » est l’un des sommets de la filmographie d’Alfred Hitchcock. Ecrit par le prolifique Ben Hecht, le scénario est un ingénieux mélange d’espionnage et d’amour que le réalisateur met si brillamment en scène. Noire, psychologique, politique même, l’histoire joue subtilement sur ses ambiguïtés, notamment par l’empathie que le spectateur éprouve envers le personnage joué par Claude Rains. Grande absente du début, la tension tarde à montrer son suffocant visage mais une fois installée, elle ne quitte plus l’écran jusqu’au dernier plan de cet excellent film. A noter également la remarquable interprétation de l’actrice autrichienne Léopoldine Konstantin en mère autoritaire et abusive.
L’un des grands chefs d’œuvre d’Hitchcock. L’intrigue est simple et limpide mais elle est servie par une mise en scène brillante et jamais ostentatoire (les panoramiques au service de l’intrigue, la scène du baiser, un montage acéré). Le duo Cary Grant – Ingrid Bergman est l’un des plus beaux de la filmographie du maître. Ils irradient chaque séquence où ils sont ensemble, par une tension romantique parfaite.
Film attendu avec impatience (trop peut-être?), je n'ai pas su en apprécier toute la subtilité. Les acteurs sont certes exceptionnels, et les plans magnifiques. Mais l'histoire en elle même est classique. La fin (le sauvetage de Bergman) est presque risible. Avant la projection, un journaliste cinéma nous a décortiqué le film, mais difficile de retrouver tous les détails ensuite... En bref, j'ai la même déception que lors du visionnage de La nuit du chasseur. "Ah ouais, tout ça pour ça?"
Si le propos s'avère subtil et intéressant, la narration reste bien encré dans son époque. Les Enchaînés est un thriller romantique qui ne manque pas de souffle mais qui ne manque pas non plus de tomber en désuétude. Le jeu vaut néanmoins la chandelle pour son dernier acte - et surtout son final ! - génialement pensé.
si l on ne devait voir qu un hitchcock, celui ci serait un bon choix . 2 des acteurs favotis du cineaste au sommet de leur art, un scénario impeccable et surtout une mise en scène d'une précision et d'une efficacité qui résiste au temps.
C'est avec l'enthousiasme le plus sauvage que je me suis précipité à la filmothèque pour voir en salle enfin ce joyau.. La restauration numérique est fabuleuse : le velouté de la peau et de l'éclairage très subtil vient avec finesse. Que dire de l'intrigue qui n'a pas déjà été dit ? Le scénario est un modèle, et l'arisassions est est un pur chef-d'œuvre… Quant aux interprètes Cary Grant et Inngrid Bergman... je suis amoureux des deux !
À l'image de ce plan final, toute la beauté des Enchainés tient à ce qui est implicite. Regards impénétrables, non-dits, sous-entendus, double-sens ; les meilleurs outils de l'espion deviennent les meilleures armes d'un film qui n'est jamais meilleur que dans son apparente sécheresse. Une attitude trompeuse, contredite par l'émotion qui se dégage d'un couple de cinéma comme on en voit peu. Tout ça pour dire que le film est d'abord une belle romance.
L'un est sous contrôle permanent, l'autre ne peut se contenir. L'association est logique, l'attirance irrépressible. Cary Grant fait passer beaucoup avec très peu, Ingrid Bergman ensorcelle naturellement la pellicule. On finit même pas ressentir un peu d'empathie pour l'ennemi, lui aussi amoureux mais manipulé. La rédemption ne sera jamais une option, mais fournir un cœur à l'adversaire fournit également un bon moyen pour faire grimper la tension.
Alfred Hitchcock n'étant pas surnommé le maître du suspense pour rien, il caractérise suffisamment ses personnages pour que leurs actions et tempéraments influencent directement l'intrigue. Couverture à tenir, rôle à interpréter sans fausse notes, mensonges, subtilisation ; le metteur en scène va beaucoup faire travailler le cardio. Montage au cordeau, travellings puissants, silences pesants ; c'est peu dire qu'on finit avec les mains accrochés aux accoudoirs.
Les Enchaînés gère ses tournants comme il emmène ses amoureux, avec délicatesse. Comme eux, on se laisse emporter dans un monde de l'espionnage qu'Hitchcock attaque à l'os. La morsure sur le genre fut si belle qu'elle influença un certain John Woo au moment d'attaquer le deuxième volet de la saga Mission : Impossible. Comme souvent, préférez le modèle à son épigone (qui fut défiguré en post-production).
Les Enchaînés est le film d’Alfred Hitchcock que préférait François Truffaut. Cela peut se comprendre car il peut être considéré comme une forme de quintessence de l’œuvre du cinéaste britannique : les acteurs sont parfaits avec en tête un couple mythique (Cary Grant-Ingrid Bergman), il n’y a rien à retirer dans le scénario, la réalisation d’Hitchcock est à son sommetspoiler: (la séquence du café et celle de la fin sont sublimes de maîtrise) avec des séquences inoubliablesspoiler: (la scène des baisers dont la multiplication permettait de contourner la censure, le travelling en plongée sur la clé…) et possède des images rappelant celles de ses précédentes œuvresspoiler: (il est inévitable de ne pas penser à Soupçons en voyant le verre de lait, qui sert cette fois à dessaouler, et dans la thématique de l’empoisonnement d’Alicia par son mari) … En outre, on peut signaler que le film offre une vision du film d’espionnage assez originale pour l’époque et totalement nouvelle dans la filmographie d’Hitchcock puisque ce genre n’est plus représenté comme une longue course poursuite mais plus comme une œuvre psychologique sans séquence d’action tout en restant passionnante de bout en bout. Ainsi, parmi la filmographie impressionnante d’Alfred Hitchcock, Les Enchaînés est une de ses plus belles perles à voir et à revoir indéfiniment.
En 1946, Alfred Hitchcock livre un des films les plus sombres de sa carrière, dans lequel l’humour est quasiment absent. En toile de fond, le scénario développe une histoire d’espionnage portant un regard critique sur les criminels de guerre nazis. Mais la pierre angulaire de ce long-métrage reste la relation amoureuse du délicieux couple interprété par Ingrid Bergman et Cary Grant. Entre désir, déception et jalousie, tous les sentiments sont exposés avec subtilité jusqu’à cette séquence de baiser (plus de 2 minutes 30 secondes) qui reste inconcevable pour le cinéma de l’époque. Bref, une œuvre majeure du réalisateur britannique.
Histoire sur fond d'espionnage prenante avec des acteurs charismatiques (Grant, Bergman). Cependant la première partie est un peu longue à passée, avec une intrigue un peu décevante ainsi qu'un suspens peu présent, toutefois celui-ci monte en puissance par la suite avec des scènes originale comme celle de la cave à vin. Toutefois le film est un peu décevant avec une narration quasi plate, et une tension moins présente que la plupart des films d'Hitchcock. Néanmoins la mise en scène est toujours parfaite ainsi que la direction artistique. Après la logique du polar est assez légère mais avec pas mal d'idées qui contrebalance le tout. Un thriller qui se laisse regarder mais loin d'être la meilleure œuvre du maître du suspens.
Un classique, un duo d'acteurs classique, la scène de la bouteille, encore classique, la scène du baiser langoureux toujours du classique. On résumera ce film par la force d'être devenu un classique dans son genre, au même titre qu'un Casablanca. Un Classique, qui se construit autour d'une histoire assez simple, amour, haine, trahison. Même si tout cela est bien lissé, comme si, ces jeux d'espions étaient d'un autre temps, où les règles de courtoisie prévalait sur les intérêts des nations belliqueuses. On retrouve donc avec un certain plaisir le couple phare de cette histoire d'amour sur fond d'espionnage, avec un certain manque d'intensité qui laisse le champs libre pour la romance.