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Naram
150 critiques
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4,0
Publiée le 12 mai 2026
Ce film nous présente "L'Homme des hautes plaines" venant d'arriver dans la petite ville de Lago. Cet homme sans nom, dont nous ne connaissons rien, arrivant dans un petit village n'est pas sans rappeler la trilogie du dollar et surtout le premier "Pour une poignée de dollars", avec une introduction brutale nous le présentant comme un homme violent sans pitié servant ses intérêts. En effet, Clint Eastwood retrouve la figure d'anti-héros habituelle qu'il incarnait mais poussée à l'extrême, le film est d'une extrême violence. Il y a notamment une mise à mort cruelle de l'ancien shérif Jim Duncan sous les yeux de tout le village qui plane sur la ville et nous est montrée via des flashbacks et des cauchemars. L'homme sans nom est là uniquement pour ses intérêts mais se retrouve à "aider" la ville en vue du retour des trois malfrats qui ont assassiné le shérif. Les habitants s'allient donc à contre-cœur en laissant les pleins pouvoirs à l'homme sans nom. Très vite, il y fait régner sa loi, prenant un malin plaisir à ridiculiser tout le monde comme s'ils étaient complices de l'assassinat eux aussi. Dans le même temps, il est aimable envers les natifs américains, ce qui le rend plus nuancé. spoiler: Surtout que l'on apprend le complot autour de la mort du shérif et que tout le monde est plus ou moins impliquée, ce qui explique le comportement de l'homme sans nom. Toute la ville est coupable, il renomme alors la ville "Hell" et peint tout en rouge . Dans cette ambiance sinistre accompagné d'une bande originale malsaine, spoiler: l'homme sans nom met en place sa vendetta, il tue les trois hommes en reproduisant la scène de l'assassinat du shérif. Une fois le devoir accompli, il repart dans les hautes plaines sans même révéler son nom, suggérant qu'il est relié au shérif mais laissant libre cours à l'interprétation de chacun et ramenant un côté fantastique au récit qui le place comme un esprit vengeur mystérieux.
L’Homme des hautes plaines est un western qui reprend tous les codes du genre. Sauf qu’ici, le héros solitaire n’a rien d’un justicier : il débarque dans une ville soigneusement choisie, animé par un seul but, la vengeance. Dès son arrivée, il impose sa loi en éliminant trois hommes méprisables, avant de commettre un viol. Pourtant, c’est ce même homme que les habitants engagent pour les protéger. Commence alors un jeu cruel, où il manipule et humilie ceux qu’il est censé défendre. Ce qui rend le film captivant, c’est cette tension permanente : jusqu’où ira-t-il ? Et quel secret lie son destin à celui de cette ville ? Le spectateur est pris entre fascination et malaise, partagé entre l’attente des prochains coups de ce personnage cynique et la révélation progressive d’une histoire bien plus sombre qu’il n’y paraît. Un western réussi, qui joue avec les attentes du genre pour mieux les exploser.
j'aime beaucoup les westerns. mais j'aime surtout les westerns de Clint Eastwood. Je trouve que Clint Estawood savait très bien interpréter ses rôles de cow-boys solitaires. en plus il était a sa performance dans les années 60-70. vraiment un film super
"L'homme des hautes plaines" / "Le violeur des hautes plaines", le western n'est pas si mal, mais la scène du viol ne passe pas. Un film a la responsabilité des messages subliminaux qu'il fait passer, surtout quand c'est par le biais du protagoniste. On ne peut pas se ranger en disant c'est une autre époque, c'est faux, a l'époque bien heureusement pour la majorité déja c'était pas a prendre a la légère. Le fait aussi que parmi les pionniers aucun ne soit digne d'un homme droit et travailleur donne au film vraiment un ton manichéen et laisse seul le beau Clint dans une toute puissance. Toute puissance où même les femmes lui sont finalement reconnaissantes, dans un fond machiste bien peu nécessaire. spoiler: Le duel final est aussi assez décevant dans le genre. . Reste cette poussière, cette ambiance baroque, ce paysage désertique et cet acteur de légende, mais impossible de mettre plus de 2,5 étoiles soit tout juste la moyenne. Définitivement.
Il est de retour le cavalier solitaire, celui des films de Sergio Leone ou, plus tard, de "Pale Rider". Venu de nulle part, le cowboy ténébreux s'installe dans une petite ville menacée par d'ignobles tueurs. Cette fascinante abstraction de la force tranquille nous indique progressivement, malgré son laconisme et son mystère, les raisons de sa présence parmi des habitants couards, tout heureux de réquisitionner le courage de l'étranger. Histoire d'une vengeance implacable dont Clint Eastwood, en réalisateur inspiré, se sert pour créer un personnage ambivalent et équivoque comme il les aime. Ce cavalier aux allures de sauveur héroïque n'a-t-il en tête que de châtier des criminels ? Eastwood compose avec le charisme qui est le sien un justicier cynique, cruel et méprisant qui l'éloigne des figures morales traditionnelles du western. Non dénué d'humour, ce huis-clos qui n'est pas sans rappeler les intentions du "Train sifflera trois fois", reste modeste en termes d'enseignements philosophiques, pour autant que le regard du cinéaste sur les hommes et le thème de la vengeance se rapportent à la philosophie. Il témoigne cependant, par ses non-dits et sa mise en scène, inspirée du western italien comme du western américain, d'une vraie maturité dramatique.
Un western teinté d'un soupçon de fantastique. A cette époque très rare dans une filmographie comme celle du grand Eastwood. Maîtrisé dans les scènes d'actions comme celles plus intimistes...on pense presque parfois à Impitoyable.
S’appropriant le style et le ton des films de Sergio Leone, l’acteur et réalisateur Clint Eastwood signe un western très solide dans lequel il campe un mystérieux cow-boy de passage dans une ville se méfiant farouchement des étrangers. Bien que pourvu de certaines scories dans la mise en scène, le long-métrage est globalement maitrisé en jouant la carte de l’ambiguïté de protagonistes et de la violence crasse. Un second film derrière la caméra pour l’acteur qui se montre convaincant et dessine les contours déjà ce que sera le reste de sa prolifique filmographie de cinéaste.
Vraiment j’ai pas compris le succès de ce film, il est vraiment ridicule et clicher. Je pense que le décalage temporel y est pour quelques chose. Cependant le cénario reste incohérent, la photographie est pas terrible et reste le même du début à la fin. Les effets spéciaux sont dépassés et même en étant indulgents, ça a fit mal à passer. Pour finir le jeux des acteurs (mais à leur âmes pour la plupart) sont très mauvais. Un « classique » de sont temp dont on doit pas s’inspirer
L’histoire du film n’est pas assez emballante par son côté quelconque. Le rythme est trop lent, mou et ennuyant (sans doute car il emprunte des codes au western spaghetti). Il y a trop de scènes vides à cause de l'absence de dialogues.
Cependant, ce film nous permet d’avoir un Clint Eastwood charismatique, impitoyable et indifférent à la morale, ce qui fait qu’on peut en quelque sorte apprécier détester son personnage. Les autres personnages sont malheureusement loin d’être marquants.
Les scènes de violence sont plutôt bien maîtrisées et offrent un peu d’action à ce film, qui en a grandement besoin. Un film correct dans l'ensemble, mais qui est loin de faire partie du haut du panier de l'immense carrière de Clint Eastwood.
J’ai plongé sans réserve dans cette deuxième réalisation de Clint Eastwood. Le spectateur baigne dans l’univers des personnages ambigus dont il s’est fait le représentant olympien depuis la trilogie de Sergio Leone. Il a toujours un coup d’avance derrière son sourire cynique et les secrets des pleutres seront dévoilés au travers d’une vengeance implacable, n’épargnant pas les femmes dans un machisme violent. Plus sombre et moins baroque que ses westerns précédents, le metteur en scène reprend les codes connus, comme les cadrages décalés et les personnages bien marqués, tout en rajoutant de la noirceur à ses personnages. Il balaye les convenances et l’hypocrisie pour y catalyser les travers d’un microcosme putride. Une magnifique réussite où Clint Eastwood impressionne par son talent !
Pour son second long-métrage en tant que réalisateur, Clint Eastwood signe un western brutal dans la droite lignée des œuvres de Sergio Leone. Il campe lui-même un homme taciturne venant en aide à des villageois persécutés par des bandits. A priori sans foi ni loi, ce loup solitaire sème autant la violence que l’espoir. L’ambiguïté de ce personnage, symptomatique de l’anti-héros, est renforcée lors de ses dernières paroles prononcées qui, selon les versions, laissent planer le doute entre une vengeance personnelle ou bien un fantôme destructeur. Bref, ce film, sorti en 1973, marque son époque par l’absence de morale et une vision misérabiliste de l’âme humaine.
Débutant comme une farce parodique à la misogynie répugnante, le western gagne en profondeur par sa transformation en fable fantastique, les méfaits du héros, son silencieux dédain, sa confiance inébranlable en l'issue de l'affrontement prenant leur sens dans un dénouement que de nombreux éléments symboliques nous annonçaient. S'affranchissant de ses deux influences majeures (ironiquement gravées sur des tombes) tout en assumant leur héritage, Clint Eastwood adopte une mise en scène très classique mais ose le mélange des genres pour revêtir le costume du vigilante porteur d'une malédiction aux allures infernales. Original, audacieux, mémorable!