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CH1218
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3,0
Publiée le 6 janvier 2018
Le quotidien de deux flics - le sage et expérimenté Robert Duvall et son jeune collègue fougueux, Sean Penn - en patrouille dans les quartiers défavorisés de L.A. où deux gangs se livre une guerre sans merci. Pour coller au plus près de la réalité, Dennis Hopper n’a pas hésité à poser ses caméras dans les rues mêmes de ces quartiers-là, sous le contrôle des membres d’un vrai gang. « Colors » s’apparente donc à une étude sans équivoque d'un fléau social d'une époque. Dommage que le climax de ce polar urbain ne soit pas aussi dramatique que ne le laissait espérer son sujet.
"Colors" nous fait suivre le quotidien de deux policiers dans les quartiers difficiles de Los Angeles, rongés par les gangs de rue. Le film a pris un coup de vieux au niveau BO et décors, mais avait le mérite d'être original à l'époque. En effet, si le sujet a été largement rabâché depuis les émeutes de Los Angeles en 1992, il était encore très peu abordé dans les 80's. La mise en scène est plutôt simple (on a connu Dennis Hopper plus inspiré !), mais efficace, et l'on profite surtout des bons acteurs. Outre la multitude de têtes charismatiques en seconds rôles (dont beaucoup inconnues à l'époque), Robert Duval est excellent en vétéran diplomate, qui veut approcher tranquillement les gangs pour mieux les coincer au moment opportun. A ses côtés, Sean Penn convient bien au jeune loup au sang chaud. Un drame intéressant, malgré quelques longueurs.
Au premier abord, le franc-tireur d’Hollywood semble être entré dans les rangs : Colors adopte la structure ultra-classique du buddy-movie (le vieux flic sage et la jeune recrue nerveuse) au service de deux comédiens-stars. Mais, d’avantage que la trame narrative (assez molle) et le portrait des deux flics (assez cliché), ce qui intéresse Dennis Hopper est le cadre de son histoire, celui des gangs de LA. Premier film à aborder aussi frontalement le sujet, il le fait avec pertinence. Le cinéaste évite en effet tout regard moralisateur ou complaisant, se positionnant d’avantage en observateur : la police ressemble elle-même à un gang, les différents clans sont traités avec attention (parfois même avec bienveillance comme les latinos), mais la violence aveugle des règlements de compte demeure glaçante. Le pessimisme de Hopper est aussi un humanisme : il parvient à saisir la dignité de ces « minorités sacrifiées ». Il témoigne aussi avec justesse de l’émergence du Rap, le liant de façon organique aux problèmes du racisme et d’exclusion. Le tournage en décor réel et l’utilisation d’une figuration locale donne enfin au film un réalisme saisissant, proche du documentaire, comme on le voit rarement dans les fictions hollywoodiennes. On peut certes regretter que les deux stars soient un peu sous-employées, tant le cinéaste traite leurs personnages avec nonchalance (Robert Duval s’en sort quand même mieux que Sean Penn, réduit à un énième rôle de petite frappe), on peut aussi regretter le manque de rigueur dramatique (la narration manque de rythme et s’essouffle, les enjeux sont ténus), mais force est de constater que le film se distingue par ses qualités immersives, la rudesse de son filmage et la justesse de son regard porté sur les gangs. Même à l’intérieur du système, un peu muselé, Dennis Hooper demeure une voix à part, une altérité bienvenue dans le grand bain formateur du cinéma mainstream américain.
Colors nous plonge dans la voiture de patrouille de deux policiers dans les quartiers chauds de Los Angeles. Si le film commence à dater visuellement, il n'en est pas moins pertinent. Opposant complètement les méthodes de Sean Penn aux méthodes de Robert Duvall, un flic fougueux qui sort de l'académie de police et qui est gonflé à bloc contre un vieux renard qui préfère attendre et éviter de s'attirer les foudres des gangs de rues. Que ce soit du côté de la loi ou du côté de la rue, il n'y a pas de manichéisme. Les héros ne sont pas les policiers face aux méchants dealers. Non, les policiers sont des humains qui doivent jongler avec leur devoir et une confrontation directe avec la misère et la pauvreté. Malheureusement, Colors n'a pas de ligne directrice, on suit nos deux agents dans leur quotidien, tout ce qu'il y a de plus banal. Le film en patit mais le ton reste juste.
Il y a du bon et du moins bon dans Colors. Une plongée dans le Los Angeles de la fin des années 80 gangrénés par les gangs, et les quelques policiers chargés de lutter contre leur méfaits. Ce que le film montre bien c est l aspect social du film avec des gangs qui se créent en réponse à la misère à un manque total d avenir et des jeunes qui du coup meurt pour le contrôle d un coin de quartier, un deal de drogue voir un regard de travers. Face à eux les dirigeants mettent une poignée de policiers mal payés pour risquer leur vie et faire un travail de maintien de l ordre bien illusoire tant ils sont dépassés par la situation. Dans Colors le rêve américain a pris quelques rafales de mitraillette dans l aile. Si de ce point de vue Colors et très intéressant avec en plus un bon duo entre Robert Duvall et un Sean Penn à ses débuts, des seconds rôles convaincants; d un point de vue artistique il est bien plus laborieux. Los Angeles est filmé d une manière trop documentaire, c est même assez moche à l image alors qu une bonne photo en aurait fait un très bon film, il souffre aussi malheureusement de quelques longueurs.
Alors que les gangs rongent les rues de Los Angeles en y amenant drogues et violence, deux policiers font équipe. D'un côté il y a le jeune inexpérimenté qui a hâte de rendre la justice et de l'autre il y a celui qui approche de la retraite et qui possède la sagesse. Alors que la violence dans les rues devient explosive, cette rencontre entre les deux partenaires différents fait des étincelles. S'il n'y a pas grand chose d'original dans le scénario de ce film, sans véritable colonne vertébrale dramatique, il faut avouer que "Colors" est un film policier qui a une approche réaliste, préférant ignorer le glamour et les artifices pour mieux se centrer sur un milieu où rien n'est tout noir ni tout blanc. Que ce soit du côté des gangs ou des policiers, il y a des bons comme des mauvais, chacun faisant appliquer sa loi. Mis en scène par Dennis Hopper, ce film a beau être relativement efficace, il lui manque une véritable intrigue et une véritable maîtrise de la mise en scène pour être très prenant. Hopper n'est pas un manche, loin de là, mais il faut bien avouer que la mise en scène et la bande-originale du film, très datées années 80, ont pris un léger coup de vieux. On s'accroche alors surtout pour Sean Penn (encore jeune) et Robert Duvall (déjà âgé), tous deux très bons.
Un très bon film très réaliste sur es gangs des années 80 à LA. Servi par un duo d'acteurs extraordinaire, Colors dénonce le sordide des ghettos. A voir si ce n'est déjà fait
"Colors" est un très bon film sur la guerre des gangs à LA réalisé par le regretté Dennis Hopper. Il met en scène le duo de choc Robert Duvall (Le flic expérimenté et posé) et Sean Penn (Jeune flic caïd et fougueux). Les acteurs sont bons. Le film est très bien réalisé avec une bonne mise en scène. C'est réaliste. Par contre, il ne faut pas trop chercher d'originalité dans le scénario. Un film remis au goût du jour avec le récent et excellent "End of watch".
À l'époque de sa sortie, Colors avait été remarqué et salué pour son réalisme sec, notamment dans l'expression de la violence urbaine. C'est toujours pertinent, même si ce réalisme a aujourd'hui pris un petit coup de vieux, dépassé en intensité par d'autres films ou séries TV. La BO des années 1980, signée Herbie Hancock, a elle aussi vieilli... Quant au tandem formé par les personnages principaux, le vieux sage et le jeune chien fou, il faut reconnaître qu'il n'est pas particulièrement original. Cela dit, l'opposition entre Robert Duvall et Sean Penn (alors tout jeune et en pleine ascension) fonctionne bien. L'intrigue tient également la route de bout en bout. Et le film dans son ensemble prend, avec les années, la patine d'un petit classique du polar social US : sans surprise, mais bien vu et bien mené.
Filmé tel un documentaire sur la police de Los Angeles, ce drame de société américain restitue frontalement, sans artifice, l’enfer vécu par un duo de flics de L.A. en lutte contre la guerre des gangs. Le jeune et fougueux Sean Penn, surnommé Pacman, et le paternaliste rôdé à la violence Robert Duvall, font écho au mauvais duo de flics du film End of Watch, sorti en 2012.
Alors que, dans les années 80, le cinéma américain faisait se multiplier les polars musclés, jamais la lutte antigang californienne n’avait été filmée avec autant de fatalisme que dans cette chronique sociale musclée que signa, en 1988, Dennis Hopper lançant ainsi la mode des polars urbains sur un schéma narratif encore efficace 25 ans plus tard. La manière dont sont dépeints le quotidien d’un duo de flics et la guerre des gangs de Los Angeles donnent au film une part de véracité digne d’un documentaire tout en utilisant une mise en scène jouant sur les codes, alors encore naissants, du hip-hop et des séries policières.
L'interprétation, la réalisation et la vision des ghettos de L.A. ne sont pas à jeter pour film. Un bon film policier des années 80 comme il en foisonnait à l'époque. A voir aujourd'hui, c'est assez vieillot. Il existe des vieux films qui gardent une certaine modernité, ce qui n'est pas le cas de celui-ci. Un peu plus de deux heures, qu'on voit passer petit à petit malheureusement car le rythme est assez faiblard après une première demi-heure intense et ce ne sont pas les scènes de poursuites et de fusillades (plutôt bonnes d'ailleurs) qui changeront le regard que l'on porte sur ce film !!
A travers le quotidien de deux policier, une plongée dans les quartiers de L.A. des années 80... Et aussi et surtout une réflexion sur la nécessité de la parole pour aplanir les conflits et les frustrations d'une jeunesse qui n'a que ses quartiers et ses origines pour revendiquer une identité. Dans le rôle du médiateur, Robert Duvall est extraordinaire d'humanité mais la violence est toujours prêt à surgir. L'histoire d'une lutte éternelle et d'un éternel recommencement. C'est plutôt dans les descriptions des gang que le film pèche davantage. La musique, quant à elle, est restée pas mal.