Film de gangster à l ancienne valant surtout pour son duo d acteur: Belmondo et Delon dans le même film et tout est fait pour les mettre en valeur (surtout Delon producteur du film). Si le film a dans sa mise en scène parfois un côté vieillot la reconstitution de l environnement des gangsters de Marseille dans les années 30 est vraiment réussie avec des décors et surtout des costumes valant vraiment le détour. On a aussi un des thèmes musical les plus connus de l histoire du cinéma alors si effectivement ce n est pas un chef d œuvre cela se regarde tout de même avec grand plaisir.
"Borsalino" ou la rencontre au sommet de deux grands monstres du cinéma français. Là réside l'intérêt principal du film et malheureusement, quasiment le seul... Toutefois doté d'une belle reconstitution de Marseille des 30's, on est embarqué par un rythme léger et une BO atypique dans un film de gangster simple dans son histoire mais tout de même efficace.
Borsalino, c'est donc ça le film mythique sur la rencontre des deux légendes Belmondo/Delon, un bon film, bien maîtrisé avec une histoire de malfrats qui montent en grade en quelque sorte, un genre de Scarface à la française et en plus soft, bon je vais pas mentir ça n'est pas un film magistral ou à voir absolument, ça reste une belle rencontre entre deux grands acteurs, même si Bebel est plus mit en avant, ce qui ne me déplaît pas vu que c'est mon préféré, juste dommage que la scène de spoiler: sa mort soit ratée, il surjoue beaucoup trop. Bref, la réalisation est bonne ainsi que la mise en scène et la bande son est très sympathique, avec un petit air qui n'est pas sans rappeler "les brigades du tigre".
A l'heure du vedettariat, Borsalino réunissait les deux figures charmantes et représentatives du cinéma français des années 60 : Alain Delon et Jean Paul Belmondo. Embarqués dans une réjouissante reconstitution du Marseille des années 30, Roch Siffredi et Frank Capella mènent la danse, s'entendant comme deux larrons en foire, fauteur de troubles et habiles bandits. Leur parcours à l'écran est retranscrit avec un rythme plaisant, rondement mené et soutenu par l'inoubliable joli petite musique de Claude Bolling. Borsalino reste notamment intéressant dans la mesure où les deux héros entretiennent une conscience aigüe de la contingence du milieu du gangstérisme et découvriront les limites de leur amitié à travers leur désir de toujours creuser leur sillage plus loin. Le scénario propose justement de distinguer leurs traits de personnalité : l'un, Frank Capella (Jean Paul Belmondo), grand jouisseur des plaisirs instantanés et l'autre, Roch Siffredi (Alain Delon), attiré par l'insaisissable, l'inatteignable. Marquée par des aspects fatidiques et aboutissant à une conclusion assez universel du genre - dur de rester intact dans un monde où la félonie guette et où la moindre imprudence peut être fatal - Borsalino reste avant tout une oeuvre entraînante, égayante, bondissante et récréative pour cette belle époque de notre cinéma national.
Avant le catastrophique " Une chance sur deux" de Leconte (1997) , le duo Belmondo - Delon avait déjà tournés un film a leur gloire ensemble.... L intérêt de ce polar en costumes rayés tient moins dans le scénario inspirée de l histoire vraie de Carbone et Spirito, parrains marseillais des années 30 , au au casting : Belmondo et Delon , les "kings" du box office des années 70 ....le choc fut sur l écran mais aussi en dehors , Bebel allant jusqu'au procès parce que son nom passait au second plan de l affiche ! Ce film de 1970 , réalisé par lun des maîtres du polar français , Jacques Deray qui sortait requinqué de son succès de " La piscine" , dégage une saveur unique , mêlant mitrailettte camembert , reconstition d'époque magnifique et la bande originale absolument merveilleuse de Claude Bolling au piano bastringue. Le duo Belmondo/Delon fait des étincelles dans ce film génial ou l humour va de pair avec l amitié virile. Un classique .
Jacques Deray tourne en 1968 son cultissime "La Piscine " avec l'éclatante Romy et Alain Delon dans une villa de Ramatuelle. Le soir il retrouve comme à son habitude son acteur fétiche afin de parler de ses futurs projets une fois l’équipe partie..Alain Delon lui parle alors du livre de Eugène Saccomano "Bandits à Marseille" et plus particulièrement du chapitre concernant Carbone et Spirito qui régnèrent en maîtres absolus sur la pègre marseillaise dans les années 1930...L'acteur rêvant de la rencontre Redford /Newman pour le film "L'Arnaque" décide de contacter le rival de toujours "Jean Paul Belmondo" afin de concrétiser ses espoirs de confrontation entre deux légendes .(croisés dans plusieurs films ,"Sois belle et tais toi ",Paris brûle t'il ?" "Ho!"..mais sans jamais véritablement se donner la réplique )l 'idée est simplement géniale ...Jean-Paul Belmondo reçoit donc le scénario signé Jean Claude Carrière et Claude Sautet mais ne se prononce pas ,le récit n 'étant pas à son gout ,effectivement la perspective de incarner un collaborateur durant la guerre ne plaisait pas au comédien ....(Carbone et Spirito étaient également collaborateurs pour le compte de la gestapo en cette triste période )...Alain Delon décide une nouvelle écriture basée sur un certain intimisme,panache mais également un certain humour à l 'intérieur de l 'histoire . Jean-Paul Belmondo, contacté à nouveau accepte finalement le projet .C'est alors que l 'oeuvre prendra une ampleur phénoménale..Alain Delon s’associe avec la Paramount. Le film, intitulé" Carbone et Spirito," s'annonce de belle manière jusque à ce que certaines pressions du milieu Marseillais donnent le coup final avant même le premier clap . Alain Delon, possédant quelques contacts s'envole pour la corse ...Il en revient avec des nouvelles réjouissantes: le titre provisoire "Carbone et Spirito" devra être simplement modifié ainsi que le nom des personnages. Les héros de" Marseille 1930" (nouveau titre), s’appellent désormais Roch Siffredi,et François Capella." Alain Delon a finalement l’idée du titre définitif," Borsalino", d’après la célèbre marque de chapeaux....Le tournage débute enfin dans la cité phocéenne .Jacques Deray tient à ce que Marseille soit le troisième personnage du film. Il se plonge dans les journaux et archives de l époque . Le décorateur François de Lamothe est également l 'atout majeur de l 'oeuvre créant un univers impressionnant .Le récit est très simple mais nullement simpliste .En 1930 Roch Siffredi, un jeune voyou récemment libéré de prison, décide de retrouver sa compagne, Lola. Mais pendant que il purgeait sa peine, celle-ci s'est éprise d'un autre homme François Capella, truand lui aussi ..Après une rencontre orageuse, les deux hommes deviennent amis et s'associent. Après avoir éliminé la concurrence sur le marché du poisson pour le compte de notables peu scrupuleux, ils se rendent compte que la soif de pouvoir est plus présente et décident de conquérir ensemble la ville entière .. Dénués de scrupules et imaginatifs, ils s'attaquent aux parrains les plus puissants ..jusque à l 'inévitable final ..Jacques Deray signe une oeuvre de belle qualité et ses comédiens apportent évidemment à celle -ci beaucoup d 'importance ..Delon (Froid..)Belmondo (Gavroche )se complémentent très bien ..La bande originale signée Claude Bolling deviendra un culte à elle seule ...En 1974 Le réalisateur mettra en chantier une suite "Borsalino and Co" qui souffrira bien évidemment de l 'absence du personnage de Jean Paul Belmondo ,exécuté par la mafia dans le premier opus "...A noter enfin que dans les premiers films de Martin Scorsese ,l 'affiche de" Borsalino" est présente dans les plans de rues .."Mean streets" notamment ..Le film de Jacques Deray est un pari réussi ...
Un grand classique ! Un film cultissime avec 2 monstres du cinéma français ! Ce film est un chef-d'oeuvre et la musique tout aussi célèbre est géniale !!!! A voir et à revoir !!!
certains films sont comme les vins, en vieillissant ils se bonifient, on dit aussi des cuirs qu'ils se patinent, c'est le cas pour "borsalino", à l'époque de sa sorite, on l'a vu comme le film événement, l'affrontement delon-belmondo, qui jouait mieux qui était plus cinégénique? aujourd'hui avec le recul, on voit le film pas les acteurs qui l'interprètent même si je dois dire qu'à mon avis delon surpasse par son jeu belmondo qui a l'air de s'ennuyer un peu, il était là entre deux films à cascades, ici point n'est en, bref le film a vieilli, sa facture aussi , delon est le personnage sombre, intriguant qui apporte une touche rétro à ce marseille des années 30, il colle à l'ambiance alors que belmondo aurait pu être joué par n'importe quel acteur du moment, à noter la présence furtive de mireille darc, le film est tiré d'un roman lui-même inspiré par des personnages qui ont existé et qui régnèrent sur la pègre marseillaise d'avant-guerre et qui plus tard devinrent des collabos, ce qui explique que le film fit des vagues lors de sa sortie, certains trouvèrent que l'on idéalisa le monde de la pègre, ceci expliquant qu'en plus de 30 ans le film n'est passé que 8 fois à la télé française et fut introuvable en vhs ou dvd avant 2009
Au son du piano de Claude Bolling, Borsalino raconte l'ascension de deux truands dans le Marseille des années 30. Ceci est surtout prétexte à développer l'histoire d'une amitié forte, teintée de rivalité, comparable à un amour fraternel.
(VIDEO) Borsalino n'est pas un film. On est ici au plus bas de l'échelle cinématographique. Je laisse encore une petite place pour un éventuel autre film de Jacques Deray.
Une référence dans le film policier français. Voir nos deux icônes Belmondo Delon réunis est un pur bonheur. De l'action, du talent, une superbe réalisation... Merci Monsieur Deray.
Musique,tandem Belmondo/Delon,la scène du marché au poisson,ambiance rétro,baston:Borsalino est notre Godfather a nous.Les autres protagonistes ne sont pas mal non plus.
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4,0
Publiée le 17 octobre 2012
"Quand les loups se dèchirent, ça fait l'affaire du berger"...Un des rèalisateurs qui a collaborè de la manière la plus suivi avec Josè Giovanni scènariste est Jacques Deray, metteur en scène solide de films policiers qui ont ètè les plus gros succès dans les annèes 60-70! En 1970, Deray organise la rencontre mythique des plus grandes vedettes masculines du cinèma français, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, dans le cèlèbre "Borsalino"! Ce grand classique du cinèma français est une sorte de bande dessinèe nostalgique où Delon et Belmondo sont deux gangsters liès d'amitiè qui appartiennent à la pègre marseillaise des annèes 30, au temps où les hommes du milieu portaient le borsalino! Après des aventures plus drôles que violentes, le film se termine sur une fin particulièrement mèlancolique avec une espèce d'amour qui va au-delà de l'amitiè! Un excellent film de gangsters (mais à la manière française), sorte de "Bonnie and Clyde" à nous, avec de l'amitiè virile, une somptueuse reconstitution d'èpoque (le film est vraiment tournè à Marseille avec le marchè aux poissons, les scènes à la calanque...) et la superbe musique de Claude Bolling qui fait le reste! Un essentiel...
C'est un peu comme pour "Rivière sans retour" avec Marilyn Monroe, s'il n'y avait pas dans ce film la présence des deux monstres sacrés que sont Jean-Paul Belmondo et d'Alain Delon il serait tombé aux oubliettes. Parce que Jacques Deray, réalisateur dont j'ai jamais pu comprendre pourquoi il a été considéré comme un très bon metteur en scène, est tellement obnubilé par son duo de stars, l'employant mal en plus Delon en faisant trop Belmondo en faisant pas assez, et par sa reconstitution assez soignée, bien que pas géniale, du Marseille des années 30 qu'il en oublie de sortir une histoire conventionnelle de la conventionnalité et surtout n'arrive pas à aller au-delà d'un certain superficiel, aucune dimension humaine n'est dégagée. Il faut ajouter à cela un final plat et prévisible ainsi que des dialogues sans saveur (sauf pour une réplique que j'ai trouvé excellente et qui va à la perfection avec le contexte actuel : "Quand les loups se dévorent, ça fait l'affaire du berger." !!!). Est-ce qu'il faut tout jeter pour autant dans ce film très surestimé ??? Ben non car il y a quelques (trop !!!) rares instants forts, surtout ceux qui tournent autour de la fusillade dans l'entrepôt de viande, ainsi qu'une BO mémorable de Claude Bolling ; mais c'est bien tout, à croire que Delon et Belmondo sont bien meilleurs quand ils sont chacun de leur côté.