Voir Delon et Belmondo réuni dans un même film est un réel plaisir malheureusement je n’ai pas trouvé Borsalino extraordinaire. Le ton est trop léger (surtout dans sa 1ère heure) pour ce genre d’histoire ; on est loin de la beauté d’Il était une fois en Amérique et de la profondeur du Parrain. Le scénario est mal écrit, le film est brouillon, on ne rentre jamais réellement dans l’histoire ; la dernière demi-heure est plus intéressante. La BO est jolie.
Un film monumental déjà pour le tandem de choc Delon/Belmondo et aussi pour le scénario ! Les décors sont magnifiques et nous font bien plonger dans l'ambiance de la mafia marseillaise entre les 2 guerres. La scène du début où les 2 vedettes se castagnent et se serrent la main est particulièrement originale et humoristique. Les scènes de violence ne manquent pas et la fin est tragique !
Du cinéma de star, «Borsalino» (France, 1970) de Jacques Deray fournit un parfait exemple pour en décortiquer les rouages. Réunissant Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, alors stars suprêmes du cinéma français, en un duo d’acolytes gangsters, Jacques Deray assure le succès de son film par leur simple présence. Mais on ne trompe pas le spectateur sur la simple réunion de deux grands comédiens. Les ingrédients d’un met n’en font pas sa seule qualité, il faut aussi savoir les cuisiner. Car non seulement Deray délègue l’autorité de son film à ses acteurs mais en plus il se soumet à leur charisme, au profit de l’intérêt de l’intrigue. Belmondo et Delon, surtout Delon, sont d’immenses comédiens. Quoique furent certains de leurs choix cinématographiques, ils n’en sont pas moins pourvus d’une élégance certaine et d’une authenticité plaisante (revoyez Delon dans «Rocco e i suoi fratelli» (Italie, 1960) de Visconti). Qu’advient-il d’eux alors quand ils sont les augustes objets d’un film ? C’est un culte pâmé que leur porte Deray. Les zooms incessants sur leur visage, pour mieux amener le spectateur vers l’icône, l’exposition de leur corps d’athlète, pour mieux présenter le fantasme féminin. Tout cela confirme l’effort mis en place pour exploiter au maximum les deux acteurs. La perversion de la starisation, à l’œuvre dans le film, va même jusqu’au scénario. Le scénario semble déjà avoir été pensé en fonction de l’effet star (Claude Sautet est notamment dans cette équipe scénaristique). «Borsalino» use à l’excès de l’impact des stars. Le procédé n’est pas condamnable en lui-même, Hitchcock comme Godard l’ont bien mis à profit, mais il est lassant et idiot lorsqu’il n’est employé que pour lui-même. La star pour la star. Ce n’est plus Delon et Belmondo qui interprète des rôles dans «Borsalino» mais bien Delon et Belmondo qui se jouent eux-mêmes interprétant. La mise en abyme rend parfaitement compte du défaut du film : ça ne reste qu’en surface.
Delon et Belmondo dans un même film , comment résister ? Sans doute les deux meilleurs acteurs de leur génération réunis dans un seul film , deux légendes , deux mythes qui partagent l'affiche , c'est difficilement négligeable . C'est en quelque sorte un "heat" à la française . Ici les deux acteurs incarnent des gangsters qui font équipe . Le scénario n'a rien de révolutionnaire mais fonctionne très bien , alternant humour et action sans jamais tomber dans le piège commercial . Le problème c'est que Jacques Deray n'est pas Michael Mann , et donc le "heat" version France n'a pas lieu . Pourtant c'est le meilleur film de Deray qui nous montre pas mal de talent , mais se repose trop sur ses interprètes . De même , les scènes d'actions fonctionnent sans problème mais sont inégales . Pour réunir les deux monstres , on aurait préféré voir un Jean Pierre Melville ou encore un Henri Verneuil . Cela n'empêche que l'on obtient l'un des tous meilleurs polars français , et que l'on est triste de voir s'écouler ces deux heures et demie si vite . Surtout , on est triste de quitter ces deux monuments . Belmondo et Delon , deux amis qui ont visiblement pris énormément de plaisir à tourner ensemble , tant on les sent complice . Les dialogues qu'ils s'échangent sont souvent savoureux . Ils donnent néanmoins le meilleur d'eux même pour arriver à ce que l'on peut appeler le plus grand tandem jamais vu dans un film français . La bande son se fait originale et réussie . "Borsalino" est un film à voir sans hésiter , surtout pour son duo de tête , et reste certainement un grand polar comme le cinéma français n'en fait plus .
Ce film toujours pas sorti en DVD à ce jour, demeure un des meilleurs films de gangsters à la Francaise grace au savoir faire de Jacques Deray qui signe surement son plus gros succès et surtout à la doublette Delon-Belmondo inoubliable. Les décors, les costumes, la musique, le casting tout y est! Un classique du genre dont les dernières images (un peu baclées) laisseront espèrer une suite qui sera loin de valoir le premier volet.
Un film tiré vers le haut par la sublime prestation de Bebel. Musique inoubliable bien sûr. Période attirante que celle des années 1930, avec ces costumes cintrés, ces belles voitures. En revanche le rythme est parfois trop lent, on sent passer les deux heures. Le jeu des acteurs dans les bagarres ou dans les fusillades est ridicule. Messieurs, quand on se prend une balle, on ne se tortille pas comme un asticot. Mademoiselle, il ne faut pas anticiper la baffe que vous allez prendre dans votre joli visage. Et puis la fin est triste, je ne peux pas en dire plus mais bon.
Deux ans après la piscine, Alain Delon retrouve Jacques Deray dans un film qu'il produit lui-même et qui lui vaut de se trouver face-à-face avec son rival de toujours pour le compte du box-office français Jean-Paul Belmondo. Le film relate l'histoire, le parcours de deux truands à Marseille dans les années 1930 qui vont se rencontrer lors d'une confrontation les opposant au sujet d'une femme. Le réalisateur profite de la renommée de ses deux acteurs pour laisser place à un échange de coups de poing qui dure cinq minutes, un moment d'anthologie qui se conclut de façon très positive. Le film développe par la suite une série d'actes criminels organisés par les deux hommes qui ont décidé de s'associer pour parvenir au sommet des affaires de la French Connection. Le scénario est remarquablement bien ficelé, riche, dense reposant sur un rythme soutenu agrémenté par des dialogues efficaces et des scènes d'action spectaculaires. Le réalisateur tient à montrer toutes les méthodes mafieuses: meurtres, tabassages, trafics, destructions de matériels, trahisons. Le réalisateur désire également afficher le luxe qui entoure ces organisations, les décors sont absolument splendides dans les maisons de luxe. Le film ne présente pourtant pas ses personnages comme des monstres avides de pouvoir et de pression continue, Belmondo ne perd pas une occasion de séduire une fille. Le réalisateur ne fait pas dans la dentelle et délivre des situations certes parfois très drôles mais également très violentes qui collent parfaitement à l'esprit des mafieux. Borsalino, s'il est célèbre pour avoir été le premier à réunir les deux acteurs les plus prestigieux reste aussi une référence en tant que film de gangsters français. Jacques Deray élabore sans doute son film le plus réussi, le plus actif, le plus virtuose et réunit les deux acteurs les plus populaires des années 70. Belmondo et Delon continueront à enchaîner les longs-métrages et ne se retrouveront au cinéma que 27 ans plus tard.
Borsalino, c'est notre Scarface à la française. Certainement un des meilleurs films de mafia français. Les décors de Marseille sont grandioses et collent très bien avec le scénario. Les amateurs de coup de poing et de castagne y trouvent leur compte. Eh oui, du vrai bebel! Le duo de choc Belmondo/Delon tiens une très grande forme. Film culte à voir absolument.
Un très grand chef-d'oeuvre réunissant en haut de l'affiche pour la première fois deux monstres du cinéma français, Belmondo et Delon. Un film à ne surtout pas oublier. 4 étoiles largement méritées.
La grande classe pour un grand film de gangsters à la française, servi par la rencontre au sommet Delon / Belmondo. Castagne, coups de feu, charme et humour forment un mélange parfait pour un agréable moment de cinéma.
Un chef-d'oeuvre dans le genre mafia; Delon a eu l'excellente idée de produire ce film unique qui ne ressemble à aucun autre: scénario unique, décors somptueux, interprètes au sommet de leurs forme, le film parfait!!!
Les films de truands font toujours recette et lorsque les truands se nomment Delon et Belmondo, c'est la banque qui saute. Ce classique du cinéma français vous plonge dans le Marseille des années 30 où deux caïds s'unissent pour gravir les échelons de la pègre locale. Rien ne manque : Les jeux, les femmes, les bastons et les grosses pétoires sont bien là pour ce "Scarface" français d'avant-guerre.
La rencontre Delon-Belmondo dans un honnête divertissement : des coups de poing accueillants à leur complicité farceuse, ils nous charment le temps d’un polar marseillais.