Lors de la Seconde Guerre Mondiale un soldat français retenu prisonnier en Allemagne décide de s’évader à l’aide d’une vache pour passer inaperçu sur les routes du pays ennemi dans ce classique de la comédie populaire signé Henri Verneuil. Outre la précision de sa mise en scène au charme bucolique, le long-métrage doit beaucoup à son interprète principal tant Fernandel avec son entrain naturel et sa bonhomie confère beaucoup d’humanité à ce récit à la fois simple et émouvant.
Plus grand succès public de l'année 1959 ( 8,9 millions d'entrées), " la vache et le prisonnier" constitue la dernière des trois collaborations entre Fernandel et celui qui sera bientôt considéré comme le plus américain des cinéastes français, Henry Verneuil.
Le scénario est écrit par Henry Jeanson, une des figures majeures de la qualité française ( sévèrement critiquée par les cinéastes de la nouvelle vague ) et à pour cadre l'histoire encore récente, celle de la seconde guerre mondiale.
Prisonnier en Allemagne, un soldat français à l'idée en 1943, de s'évader, accompagné d'une vache qui le nourrira et sera son alibi jusqu'à la frontière française.
Sorte de critique de l'essentialisation, jusqu'à celle de l'ancien ennemi ( certains allemands se montrent bons et bienveillants ) et importance majeure donnée au lien affectif. Peu importe la source qui le lui inspire ( Fernandel démontre les sentiments profonds qu'il noue avec l'animal, qui le lui rend bien ).
Parfois considéré ( ce n'est pas mon avis ) comme le chef d'oeuvre de Verneuil ( cf Jean Tulard notamment ), " la vache et le prisonnier" comporte ( selon moi ) des scènes qui tirent un peu trop en longueur, au milieu d'autres qui sont pour le coup formidables et marquantes.
Chez Verneuil, Fernandel n' est jamais le comique débridé qui sera sa marque de fabrique et fera son immense succès.
C'est même l'acteur ( il deviendra une véritable star du cinéma français) qui lancera la carrière de Verneuil ( auteur peu fréquemment adoubé par la critique ) d'origine arménienne, mais marseillais tous les deux.
Un magnifique film avec l'immense Fernandel, j'ai vu la version en noir et blanc et j'ai adoré l'ambiance. Très belle réalisation, jeu d'acteurs au top, la voix off du film interprétée par Fernandel lui-même rajoute encore un plus à l'immersion. La musique est très jolie aussi ainsi que Marguerite bien évidemment ! Du cinéma comme on l'aime, rempli d'humanité et d'émotions. Un classique du cinéma français.
La Vache Et Le Prisonnier fait partie de ces films qui peuplent l'inconscient collectif français. Il m'aura fallu attendre 2025, soit soixante-six ans après sa sortie, pour enfin le voir. L'action se passe en 1943, et bien qu'ayant étudié l'allemand, il m'a été impossible de comprendre la majorité des phrases prononcées dans cette langue dans le film. L'absence de sous-titres n'aide pas. Je me suis aussi interrogé sur la signification des lettres KG peintes dans le dos des quatre Français que l'on voit dès le début. Une recherche conclue sur Kriegsgefangener (prisonnier de guerre). On s'interroge aussi sur le lieu où sont ces prisonniers, chez cette femme qui parle allemand dans cette maison où une photo d'Adolf Hitler est accrochée au mur. Il faut un bon moment pour comprendre qu'ils sont dans une ferme allemande. Mais où ? Aucune indication. Il faut attendre que Charles Bailly (Fernandel) mentionne le lac de Tegernsee qui se trouve au sud de Munich, où il passe sa première nuit, pour en avoir une vague idée. Puis un peu après avoir fêté son centième kilomètre, Charles se retrouve avec la vache Marguerite à traverser le Danube non loin de Stuttgart. 10km par jour de marche avec une vache, soit 25 jours pour parcourir 250km et rejoindre la France depuis l'Allemagne. Sacré périple ! On regarde cette aventure presque comme un témoignage contemporain des faits. Les ennemis s'avèrent partager les mêmes valeurs, comme germes de la reconstruction européenne. Un film à voir pour se rappeler de nos racines communes et les progrès réalisés en quatre-vingt ans.
Un classique français qui arrive à nous faire oublier tous les faux raccords et les invraisemblances (l'âge de Fernandel, l'évasion sans trop d'encombres) grâce à son charme, son humour léger, sa jolie musique et sa vache aussi attachante que notre évadé. Beaucoup de gags amusants, de répliques poétiques. Le côté drame du film est surtout présent dans la dernière minute qui nous laisse pantois.
Aussi célèbre soit-il, le film d'Henri Verneuil n'est sans doute pas le beau film qu'il aurait pu être. Cela tient autant aux insuffisances de cinéaste de Verneuil, au manque de créativité et de personnalité de sa mise en scène, qu'à la faiblesse du scénario. L'histoire de Charles Bailly, ce prisonnier de guerre français évadé d'une ferme et arpentant la campagne allemande en compagnie d'une vache qui lui est comme un laisser-passer, introduit des péripéties artificielles et convenues, diminuées de surcroît par la pauvreté de la réalisation. De fait, le suspens lié au succès ou non de l'évasion de Charles en devient presque sans importance.
Pourtant, la balade champêtre qu'entame Fernandel na manque pas d'être insolite. Sur un ton mélé de fantaisie et d'amertume, que détermine la composition de Fernandel, entre légèreté et émotion, le voyage incertain du fugitif offre des situations singulières. Mais en se détournant d'un réalisme et d'une gravité plus conformes à la nature du sujet, en privilégiant la badinerie, les auteurs affaiblissent le caractère périlleux et épique de l'aventure qui, somme toute, en constitue l'intérêt majeur. Tout reste superficiel, des personnages à l'action.
Comédie sympathique qui a tout de même mal vieilli et dont les scènes censées être amusantes sont devenues assez plates. Cela n'enlève tout de même pas l'intérêt du film, ce duo original entre Fernandel et une vache qui fonctionne bien. Inspiré d'une histoire vraie, le film raconte l'histoire d'un prisonnier qui tente de s'évader et qui trouve la bonne idée d'utiliser une vache allemande comme passe-partout, une idée qui va étonnamment fonctionner. Mais le reste du film est malheureusement trop oubliable malgré un bon Fernandel.
Une sympathique comédie qui est devenue avec le temps un classique du cinéma français. Henri Verneuil filmé les tribulations d'un prisonnier de guerre (Fernandel) qui décide de s'évader et de retourner en France. Pour passer inaperçu il prend avec lui une vache. Le duo va tenter de franchir à pied 250 km à travers l'Allemagne. C'est assez bucolique et Fernandel est très à l'aise, commentant en voix off certaines séquences. C'est un film qui a su garder un certain charme et fait passer un moment agréable.
Un périple qui se suit agréablement, aucune longueur, c'est mis en scène et filmé avec brio. Fernandel dans son rôle culte du prisonnier accompagné de sa belle Marguerite.
Magnifique œuvre. Fernandel est exceptionnel de justesse et de simplicité. C’est bien filmé, les cadres sont superbes. Un très bon moment à passer, toujours.
Un incontournable du cinéma populaire français, un des films les plus diffusés à la télévision et un des grands succès tricolores en salles (8,8 millions d’entrées). La recette était bonne : une histoire vraie, simple et sympathique (tirée d’un roman de Jacques Antoine), un acteur populaire dans un rôle sur mesure (Fernandel), une réalisation classique et efficace (signée Henri Verneuil). C’était du « cinéma de papa », à mille lieues de la Nouvelle Vague qui déferlait en cette fin des années 1950. À la revoyure : la tonalité est globalement gentillette ; on ne fait pas l’économie de clichés franchouillards. Mais l’ensemble demeure toujours assez agréable, grâce à une tendresse retenue et une ironie légère.
Sans être génial , ce film a des aspects sympathique. Ce n'est pas facile de faire un film humoristique avec pour arrière plan une période aussi tragique. On n'est pas dans le vaudeville comme avec la grande vadrouille où l'aspect historique a éré totalement occulté. Ici on a quelques moments dramatiques qui rappellent les problèmes de ceux qui essayaient d'échapper aux nazis. malgré quelques longueurs, ce film n'est pas déplaisant .
Suivant une logique de road-movie quelques années avant la Grande Vadrouille ou la 7e Compagnie, ce sympathique film avec Fernandel offre une illustration très nuancée sur des sujets souvent occultés dans le conflit de 39-45, à savoir les prisonniers de guerre et leur comportement, et aussi les bombardements aveugles sur les populations civiles. Alternant avec plus ou moins de bonheur les effets comiques, dans le plus pur style de son acteur principal, et les petits drames des humbles qui amènent à réfléchir, Verneuil réalise ici une œuvre élégante et sensible, malgré quelques errances et des cahots dans le rythme global du film.