Il était une fois la révolution
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JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2014
Il grande Sergio me surprendra toujours ... A t-il raté quelque chose dans sa carrière ? Pour son avant dernier film il lâche les cheveux et délaisse les contrées arides de l'ouest américain pour migrer vers celles du Mexique au temps de la révolution avec une nouvelle fois son lot de anti-héros délicieusement sympathiques et partisans du verbe acerbe et cynique.

Un mec pisse pieds nus sur des fourmis et attend le bon moment, cette diligence de bourgeois tombe à pic, Leone prend bien le temps de poser le contexte, le Mexique c'est un pays de hors la loi, et Juan Miranda, barbu vicelard, en est la représentation, un bandit chef de bande d'une famille de pilleurs, il trouve sur sa route un étrange type à mobylette, un irlandais membre de l'IRA et mania des explosifs en tout genre. Idéal pour un casse mémorable à la banque de Mesa Verde. Les deux formeront tant bien que mal équipe mais vont se retrouver malgré eux en plein cœur d'un conflit incontrôlable, deux polarités, le brigand et l'activiste, si différents mais qui se révéleront tellement proches ...

Sergio "que de maîtrise" Leone donne une vrai leçon de cinéma, en prenant un peu de recul avec les codes du western il arrive à servir quelque chose de tout autant impeccable, voir meilleur, car le côté jouissivement "badass" (je n'aime pas ce mot mais je l'utilise quand même) de Eastwood, Bronson ou Wallach, sorte de figures emblématiques de l'œuvre du réalisateur, est d'avantage travaillé dans cet opus, plus contrasté, Mallory (James Coburn) et Miranda (Rod Steiger) sont moins caricaturaux (sans que ça soit péjoratif) que Blondin et Tuco par exemple, ils ont une véritable évolution au fil du long métrage, l'un se remémore son douloureux passé en Irlande et tente de fuir pour regoûter à la vie, et l'autre se découvre une humanité dans son âme crasseuse de brigand.

Sergio y va de ces travellings sublimes, au dessus des fosses aux exécutions de masse, ça pue le grand cinéma quand même, et que dire de la partition de Ennio Morricone ... quelle bande son ! Des déferlantes d'action aux moments purs et intimistes, des regards et des larmes qui coulent sous les notes du maestro, ça sublime tout, c'est juste fantastique, c'est du génie ! Voilà je l'ai dit ! C'est rythmé, poétique, parfois drôle, il y a tout dans ce film, Leone propose une vision de la guerre référencée et nuancée, verra t-on la finalité de cette histoire ? Peut importe, la mission est accomplie, celle de nous faire ressentir de l'émotion, c'était là le principal au fond, parce qu'en plus ce qui est presque burlesque c'est que Mallory et Miranda ne sont que des acteurs involontaires de cette révolution, eux s'en foutent presque et veulent juste se barrer à la frontière mais ils vont devenir des héros malgré eux. La fin est inattendue et d'un degré pessimiste puissant, presque ironique, Sergio nous aura eu jusqu'au bout.

"Il était une fois la révolution" se démarque comme mon Sergio Leone favori, je l'ai trouvé très complet, maîtrisé, jouissif et divinement mis en musique, bref un véritable chef d'œuvre ! (J'aime pas ce mot là non plus mais sérieusement c'en est un !).
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 septembre 2014
Il y a deux films dans "Il était une fois la Révolution". Le premier est un buddy-movie comme Sergio Leone sait très bien en faire, avec beaucoup d'humour et de joyeuse énergie. Le second est plus sombre : d'abord en arrière-plan, il gangrène peu à peu l'atmosphère jusqu'alors insouciante au moyen de flashbacks mélancoliques, de travellings sur des exécutions, de plans sur des yeux embués de larmes... "Il était une fois la Révolution" est ainsi un western déjanté autant qu'un film social obsédé par la lutte des classes. La première scène donne déjà le ton en dressant un portrait caustique de la bourgeoisie mexicaine, d'où la jubilation qui anime le spectateur lorsque Juan, l'homme simple, détrousse ces voyageurs hautains. La critique est présente dès le départ, mais le comique l'emporte. Le registre picaresque est finalement celui qui définit le mieux le long-métrage, l'alchimie entre les deux personnages principaux donnant lieu à de nombreuses aventures insolites. Nul n'est pourtant besoin de chercher très loin pour voir poindre douleur et cruauté sous ce vernis d'insouciance. Juan devient un héros révolutionnaire alors qu'il est complètement dépassé par les événements et qu'il ne recherche que l'argent. Le monde réel aura raison de son égoïsme : les fusillades et l'oppression sont bien trop présentes pour qu'il puisse les éluder, et spoiler: c'est lorsque sa famille sera massacrée qu'il comprendra l'importance de cette dernière. La scène où il décide de tuer le gouverneur est alors capitale
. Celle-ci montre en effet que, même si les caractères de Juan et John sont à l'opposé l'un de l'autre, Mallory ne méprise en aucun cas son compagnon mais est en vérité un adjuvant de choix : il pousse le bandit à être sérieux lorsque sa fébrilité confine à la maladresse, allège ses pensées lorsque celles-ci sont trop sombres et l'aide à prendre les décisions qui seront les plus judicieuses pour lui et son pays.
Comme tous les films de Leone à partir de "Le Bon, la Brute et le Truand", "Il était une fois la Révolution" est autant le portrait de personnages emblématiques plongés dans la tourmente de l'Histoire que d'une société en train de vivre des bouleversements cruciaux. Et encore une fois, il s'agit une parfaite réussite...
christophe M.
christophe M.

10 abonnés 483 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juillet 2014
Magnifique! On passe de l'humour à la révolte et à la tristesse, du western au film de guerre. Et il y a tellement de choses : L'amitié, le courage, la dictature, l'espoir, la joie, le deuil et l'aventure!
WalterDiBobyLapointe
WalterDiBobyLapointe

35 abonnés 346 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2014
Deuxième volet de sa trilogie de l'Amérique, Leone continue son avancée dans le temps et en vient à la révolution mexicaine. Bien plus film de guerre que western, "Il était une fois la révolution" peut se ressentir de temps à autre comme le film de transition entre ses deux chefs-d’œuvre, petits protégés de Leone. Néanmoins, le film est génial pour deux raisons au minimum. La première, c'est le ton abordé, tantôt ironique, franchement drôle (grâce aux répliques des deux "amis") dans la première partie, puis tragique soudainement dans une deuxième partie. L'alliance peut sembler maladroite, mais il n'en est rien, Leone joue habilement sur les deux tableaux. La deuxième, c'est le propos, très engagé, antimilitariste. Le réalisateur prend clairement parti dans ce contexte et, en nous les montrant crûment, rejette les affres de la guerre. C'est osé et admirablement réussi. Il pourrait y avoir une troisième raison pour laquelle le film est génial, la musique, mais Ennio Morricone se surpassant toujours davantage, cela en devient presque normal. Pour exemple, les flash-back déjà d'une beauté rare, sont relevés encore plus grâce à la musique. Les deux acteurs principaux sont excellents, Rod Steiger, rappelant non sans mal Eli Wallach, qui d'ailleurs était prédestiné pour ce rôle, et James Coburn, à la fois drôle, touchant et diablement charismatique. On peut regretter quelques longueurs et un montage de temps en temps jouant sur la facilité, mais l'ensemble tient le distance par rapport au premier volet tout de même. Une nouvelle réussite pour le réalisateur italien, qui prouve à chaque fois qu'il a tout compris de l'Amérique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 juin 2014
Très très bon film de Leone, les personnages sont super attachants et la réalisation est magistrale. Le duo James Coburn/Rod Steiger fonctionne à merveille.
A conseiller pour les fans de western spaghetti.
Karim B.
Karim B.

8 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 juin 2014
Chef d'œuvre absolu du. 7 eme Art magnifié par la musique d'El Maestro : Ennio Morricone et le duo Coburn/ Steiger.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 avril 2014
Beaucoup le considère comme un des moins bon film de Sergio Leone, alors que je le considère comme un des meilleurs, il est fascinant et toujours avec une musique d'Ennio Morricone exceptionnelle
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 octobre 2025
Depuis Et pour quelques dollars de plus, Sergio Leone sait mêler violence et émotion, et dans Il était une fois la Révolution, cette mélancolie devient centrale. Derrière la brutalité d’une révolution sanglante, surgit une humanité complexe, fragile et touchante, où le passé et les souvenirs hantent chaque geste de Mallory.


Le film est avant tout une aventure humaine. La relation entre Mallory et Miranda oscille entre camaraderie, ironie et conflit, et Leone capte parfaitement cette alchimie. La nature humaine se dévoile dans toute sa dualité : loyauté et bienveillance, mais aussi cruauté, avidité et folie. Les silences, les regards et la musique d’Ennio Morricone suffisent à transmettre cette fatalité et cette désillusion, sans jamais avoir besoin de mots.


Le récit progresse avec fluidité. D’abord burlesque et un peu farcesque, il devient progressivement mélancolique et dramatique à mesure que la révolution s’intensifie. Les personnages évoluent subtilement, notamment Miranda, qui passe de l’opportunisme familial à une sensibilité aux idéaux de Mallory. Leone tisse une fresque où humour, tendresse et gravité coexistent, ponctuée d’allusions au fascisme, aux inégalités sociales et à un folklore mexicain qui n’affaiblit jamais la tension dramatique.


La direction artistique et la photographie sont remarquables. Leone exploite les paysages arides et poussiéreux, captant la chaleur, la violence et l’intimité des personnages. Chaque scène, qu’il s’agisse de l’attaque de la banque, du passage dans le train, des retours en Irlande ou de la première rencontre des deux protagonistes, reste gravée dans la mémoire, magnifiée par la partition de Morricone, tour à tour mélancolique et vibrante.


Les comédiens donnent vie à cette fresque avec justesse. James Coburn incarne un homme hanté par son passé, capable de passer du rire aux larmes, tandis que Rod Steiger, roublard au cœur tendre, forme un duo inoubliable avec lui. Leur dynamique profonde et subtile enrichit la dimension émotionnelle du film.


Avec Il était une fois la Révolution, Leone signe son adieu au western. Mélancolie, amitié et tragédie se mêlent dans une fresque bouleversante où la révolution et ses violences servent de toile de fond à une humanité touchante. Un chef-d’œuvre où chaque plan, chaque musique et chaque émotion restent gravés.
Chuck Carrey

358 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2014
Pour le deuxième film de sa seconde trilogie des "Il était une fois...", Sergio Leone réalise un nouveau western. En même temps, il est celui qui a réalisé les meilleurs westerns alors on ne va surtout pas s'en plaindre. Cette fois-ci, il fait appel à James Coburn et Rod Steiger pour les rôles principaux, ils sont tous les deux très bons mais ils ne valent pas le duo formé par Clint Eastwood et Lee Van Cleef dans un autre film de S. Leone ("Et pour quelques dollars de plus"). On retrouve également Ennio Morricone à la baguette, comme à son habitude, il compose une belle BO mais décevante. Pour ma part, elle ne vaut ses autres créations comme celles dans "La trilogie du Dollar" ou pour "Il était une fois dans l'Ouest". Néanmoins, le thème principal correspond bien aux scène plus chargées en émotion. Encore une fois, on a le droit à de nombreux gros plans (notamment dans la scène d'introduction) comme S. Leone sait les faire, c'est sa marque de fabrique et il en profite. "Il était une fois la révolution" n'est donc pas son meilleur film, peut-être qu'il s'épuise un peu avec les westerns car bien que l'on ne s'ennuie pas, certains moments du film perdent parfois en intérêt.
Marceau G.
Marceau G.

424 abonnés 365 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mars 2014
"Il était une fois la Révolution" ou quand Leone s'attaque à la révolution Mexicaine... Bilan mitigé pour ce deuxième film de la trilogie du "il était une fois"... Film étiqueté "Western", "Il était une fois la Révolution" n'a quasiment rien d'un film du genre, à part peut être quelques séquences, notamment la première. C'est finalement plus un film de guerre qu'un Western, une oeuvre politique qu'un divertissement ! James Coburn et Rod Steiger y sont formidable, mais malheureusement, ce film est beaucoup, beaucoup trop long ; c’est son principal défaut, et nuls doutes que sans ce handicap, ce film serait en tous points excellent ! Mais heureusement, Ennio Morricone est de la partie et la partoche qu’il compose ici est magnifique, comme d’habitude vous me direz... Sergio Leone et sa mise en scène de génie font quand même de ce film un classique ! Son oeuvre est surprenante, elle allie sujet bien sérieux et humour, et sa position à l'égard de la révolution Mexicaine, ses points de vue anti-guerre et anti-dictature sont intéressants et intelligents. Donc pour conclure, on a là un très bon film, engagé, teinté d'humour mais qui subit bien trop de longueurs... A voir tout de même !
Régis B
Régis B

11 abonnés 651 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2014
Dans la même idée de il était une fois dans l'ouest. Des plans long et sans parole avec des regards et une musique sublime et prenante mais toutes ces scènes misent bout à bout deviennent longue au bout de 2h30.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juin 2014
Certains trouvent ce film moins bon que son predécesseur ( " Il était une fois dans l ' Ouest ") et son successeur (" Il était une fois en Amérique") , je considére " Il était une fois la révolution " comme un monstre de Cinéma malheureusement écrasé par le succès de son prédécesseur et son successeur , donc . Ce faux western et vraie fresque lyrique et desenchantee est le film le plus sombre de Leone ...La rencontre entre un terroriste irlandais obsédé par la dynamite et un péon reconverti dans le braquage de diligence ne pouvait donner naissance qu a un chef d oeuvre ! Ayant pour cadre la révolution mexicaine de 1913 , " Il était une fois la révolution " est réalisé par le grand Sergio Leone ....donc niveau mise en scène , on est aux anges . Rod Steiger , cigare au coin des lèvres , interpréte Juan Miranda , un paysan - truand mexicain ... Il surjoue ( mais tellement bien !) et donne sa panoplie de mimiques a un personnage qu'il interprété très bien . James Coburn incarne John Mallory , un dynamiteur irlandais venu au Mexique pour prêter main forte aux revolutionnaires mais surtout pour oublier un passé qui le hante et que nous découvrons par petits flash backs ( envoutants et magiques ou le thème est l amitié trahi , thème plus fouillee dans " Il était une fois en Amérique " ) , c'est certainement son plus beau rôle tant il est vraiment de fond en comble le personnage ... Le film ne se termine , non pas par un duel , mais par une grande bataille ! Ce qui prouve que Leone veut passer a autre chose , arrêter le western et passer notamment a son projet " Il etait une fois en Amerique" qu ' il a a en tête depuis 1968 ... La bande originale de maitre Morriconne est unique et inoubliable (" Sean Sean " est magnifique ) et les séquences marquantes ne manque pas ( la scene de l explosion du pont apres le massacre de tout un regiment de soldats mexicains par les 2 heros devient tout a coup un orgasme cinématographique : regards , sourires , musique merveilleuse ....) ...Tourné dans les fabuleux déserts espagnols , " Il était une fois la révolution " bénéficie d un scénario riche , de personnages hauts en couleurs , de dialogues crus mais realistes , d humour , de grands acteurs et d une magnifique réalisation . Grandiose ! Le 2 ème film d' une trilogie qui finira dans mon top 10 , comment ne pas succomber !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 24 janvier 2014
Il était une fois la révolution est un film en demi teinte. Bien que tout le début du film soit tout à fait réussi et comporte l’essentiel du scénario (jusqu’à la bataille sur le pont contre l’armée mexicaine), après cette bataille, le film se perd un peu dans des plans au ralenti sensés traduire l’émotion des personnages, ainsi que leurs souvenirs. Mais l’absence de dialogue perd quelque peu le spectateur et le film perd en densité. La fin, corrige tout de même bien le tir, et l’on assiste à une superbe attaque de train, scène fabuleusement impressionnante dans laquelle on ne saurait dire si Leone fait sauter une maquette, ou un train véritable. Quoi qu’il en soit, Il était une fois la révolution reste un assez bon film, engagé, proche du cinéma bis et sublimé par la musique de Morricone. Il est bien sûr à voir absolument si vous avez vu Il était une fois dans l’ouest et Il était une fois en Amérique...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 janvier 2014
Le film est pas mal dans l'ensemble. J'ai beaucoup accroché avec l'histoire, la musique, etc. Mais, je vais peut-être passé pour un hérétique, je trouve les plans tellement mauvais ! C'est rare que ça me saute aux yeux comme ça, mais alors les zoom super rapides, les gros plans avec la caméra qui bouge, les scènes mal cadrées, j'ai trouvé ça tellement moche... Ensuite j'ai trouvé le film beaucoup trop long, certains passages étaient pas très utiles à mon avis...
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2020
L'extrême décontraction des deux acteurs principaux (Rod Steiger n'a jamais été aussi bon) est plutôt jouissive mais finit par parasiter les aspects dramatiques que le réalisateur a voulu donner à son film, notamment ses exécutions en séries, trop appuyées (quel est l'andouille qui a été raconter qu'elles se référaient à Goya ?). Mise à part cette critique de taille, le film est bon, très bien filmé et interprété, avec un sens du rythme et de l'image remarquable, et puis il y a la musique… Quant au message, il n'y en pas, ce serait plutôt de désenchantement qu'il faudrait parler, le plan où Coburn spoiler: jette au sol un ouvrage de Bakounine
en est le symbole le plus fort
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