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La Ronde
note moyenne
4,0
151 notes dont 27 critiques
37% (10 critiques)
37% (10 critiques)
15% (4 critiques)
4% (1 critique)
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Votre avis sur La Ronde ?

27 critiques spectateurs

Benjamin A

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4,5Excellent
Publiée le 10/06/2015

L'amour... que ce soit dans le milieu aristocrate, des artistes ou de l'armée, que ce soit secret, caché, libre ou au coin d'une rue, ça reste l'amour et c'est l'histoire de tout le monde... Merveille d'ouverture, tout en plan-séquence, où le conteur nous emmène dans divers décors de scènes jusqu'à un manège où, le temps d'entamer un dialogue avec Simone Signoret, il nous fait entrer dans la ronde... Et quelle ronde ! Pour son retour en France après l'avoir quitté pour les États-Unis à cause de la Seconde Guerre mondiale, Max Ophüls nous emmène dans le Vienne du début du XXème siècle pour nous faire suivre plusieurs histoires d'amour allant d'un soldat avec une prostituée à l'aventure d'un jeune homme avec une femme mariée. Dès l'ouverture, le voyage dans ce Vienne est un régal, qui ne baisse jamais en saveur plus on avance dans le récit. Charme, légèreté, élégance et enchantement sont les maitres-mots de cette ronde, tant dans le fond que dans la forme. Ophüls enchaîne les différentes histoires avec fluidité où le conteur apparaît régulièrement et ce de manière aussi savoureuse qu'élégante, que ce soit pour s'adresser au spectateur, pour couper certaines scènes ou jouer le rôle d'un ange gardien pour les protagonistes. Mais derrière cette légèreté, se cache multiple réflexion ou pensées sur le couple et l'amour, souvent d'un œil désabusé, et secoue la morale alors en vigueur. Max Ophüls soigne ses cadres, parfois de manières audacieuses et fait preuve d'une précision millimétrée lorsqu'il sublime Vienne et ses décors. L'écriture est soignée et les dialogues pétillants, le tout dicté par des interprètes sans failles, allant de Serge Reggiani à Danielle Darrieux en passant par Gérard Philipe. Les bonnes idées sont nombreuses et bien souvent exploitées avec brio et les différentes histoires, souvent reliés entre elles, sont toutes de qualité et offrent quelques vrais moments de magie. ...Et pour finir, le conteur ferme la ronde et boucle la boucle de manières savoureuses, pour une oeuvre aussi charmante que pétillante et élégante. Un régal !

Jean-Michel M.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/12/2017

Dans les décors en noir et blanc d'une Vienne idéalisée et fantasmée du début du 20ème siècle, un élégant narrateur vous prend par la main et vous fait cheminer dans les méandres de morceaux de vie ayant pour point commun de brèves passions amoureuses ou des aventures charnelles sans lendemain. C'est d'amour asymétrique qu'il s'agit, ou de la démonstration que le bonheur n'existe pas, ou seulement en de courts instants. Cette étude de moeurs est transcrite avec infiniment de finesse et de poésie, grâce à de prodigieux acteurs, une musique envoûtante, et la maestria technique de Max Ophüls (qui fut un maître pour Stanley Kubrick).

Newstrum

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4,0Très bien
Publiée le 29/11/2017

Max Ophuls insuffle un mouvement enivrant à la pièce statique de Schnitzler en recréant une Vienne de 1900 semi-rêvée et filmée en travellings latéraux élégants. Son génie de metteur en scène, évident ici, ne conjure pas toujours le caractère répétitif de ces dix dialogues tournant autour de passades sexuelles (l'acte sexuel lui-même restant hors champ), mais l'atmosphère mélancolique du film, à mi-chemin du rêve et de la réalité, finit par emporter l'adhésion. Une rétrospective Max Ophuls commence ce jour à la cinémathèque. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com

benoitparis

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4,5Excellent
Publiée le 09/07/2012

Un conte tout en finesse et distanciation sur la primauté du désir sexuel, son indifférence, ou plutôt sa prééminence par rapport aux étiquettes et aux conventions sociales. L’auteur autrichien (de l’Empire austro-hongrois finissant) de « La ronde », Arthur Schnitzler, était le plus freudien des écrivains. La réalisation de Max Ophüls frôle la perversité dans sa manière de garder les apparences d’une viennoiserie d’opérette (ou de comédie musicale) dans une évocation manifeste de la sexualité en tant que telle. La photographie, les décors, les costumes, sont d’une beauté éblouissante. Le film bénéficie des interprétations d’une brochette de comédiens formidables et au mieux de leur art.

nekourouh

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3,0Pas mal
Publiée le 11/11/2011

Amusant avec une belle mise en scène. Ophuls réalise un film atypique.

Herve L

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2,5Moyen
Publiée le 20/12/2017

Un film charmant mais très daté et c'est peu dire que les femmes étaient mal traitées condamnées à se prostituer ou se marier pour être vite baisees et encore plus vite abandonnées

TTNOUGAT

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3,0Pas mal
Publiée le 06/11/2014

C'est avec regret que je mets 3 étoiles mais le climat de ce film est si fabriqué, si dénué d'intérêt psychologique, sans réel scénario et sans aucun personnage autre que des marionnettes recherchant l'amour et ne trouvant qu'un pauvre plaisir passager que je n'arrive pas à y entrer.Bien évidemment, je vois la superbe mise en scène d'une élégance incomparable, le jeu fin et subtil des actrices plus que des acteurs d'ailleurs, sauf en ce qui concerne Fernand Gravey. J'adhère au dialogue guère profond mais subtilement romantique et j'apprécie le charme suranné des années 1900 à Vienne vues par une camera des années 50. Reste que pour moi le cinéma c'est avant tout des humains de chair et d'os avec leur aspirations profondes angéliques ou diaboliques et j'ai besoin de leurs émotions pour être ému moi-même. Dans ''la ronde'', Ophuls à poussé le baroque trop loin comme il le fera dans ''Lola Montes''…Je laisse cela aux spectateurs qui aiment vraiment cette façon artistique de créer de telles ambiances, ils existent.

ygor parizel

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3,5Bien
Publiée le 12/12/2011

Décidément, je n'accroche pas beaucoup au film de Max Ophüls. Bon côté mise en scène c'est très classe avec des beaux plans et mouvements de caméras mais niveau scénario il y a à redire. L'idée de départ est osée mais parfois exploitée de manière peu originale, la vision des relations entre les hommes et les femmes à la fois caricaturales (même pour les années 50) et critiques. Avec des yeux modernes ce film est même un peu rétrograde.

Anaxagore

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1,0Très mauvais
Publiée le 02/03/2006

Un ami m'avait vanté «La ronde» en me la présentant comme un chef-d'oeuvre et je dois bien reconnaître que j'ai été déçu! Avant tout, et pour être honnête, il me faut avouer ne pas aimer le genre de la comédie musicale, ... pour des raisons attenantes à l'art des sons d'ailleurs. La musique y en effet le plus souvent superficiellement «efficace» et grammaticalement «facile». Mon goût musical n'y trouve donc pas son compte et je m'assoupis neuf fois sur dix durant les passages chantés. Avouez que c'est gênant! Dans le cas présent, s'ajoute à cela, qui n'est déjà pas peu, une atmosphère générale tout à fait surannée, qui fait sans doute, pour certains, le charme du film mais qui, pour ma part, m'a profondément ennuyé. Je donne malgré tout une étoile pour le jeu remarquable des acteurs (quand Walbrook ne miaule pas) et pour l'art consommé avec lequel Ophuls met en scène la montée du désir érotique sans jamais en montrer l'accomplissement. Pour le reste, à chacun de voir et de juger...

rogertg2

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1,0Très mauvais
Publiée le 16/09/2008

Un film pas très passionnant et même plutôt ennuyeux malgré l'impressionnante distribution. Beaucoup de bavardages et pas d'action.

gimliamideselfes

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 13/04/2010

Film d'une douceur un véritable bonheur, d'une malice, d'un délice, un véritable régal, sans nul égal. Un des meilleurs films du maître.

Espace-Critique.fr

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3,0Pas mal
Publiée le 10/10/2018

Comme avec Madame de..., on a parfois l’impression de lire du Zola ou du Maupassant pour le mélange de lucidité cruelle et de tendresse à l’égard des personnages. La différence, c’est que Zola et Maupassant proposaient des oeuvres modernes pour leur époque, alors qu’ici tout prend un air suranné qui m’a laissé un peu froid. Pour un film dont le personnage principal est la sexualité et qui est adapté d’une pièce longtemps censurée, tout ça est très gentillet et aussi vaguement ennuyeux, même si l’indéniable maîtrise visuelle sauve le film. Les comédiens sont aussi très bons, surtout Danielle Darrieux, qui fait des merveilles et dont le personnage, très drôle, m’a un peu réveillé.

Bernard D.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/04/2018

Dans le cadre du « Festival play it again », j’ai vu « La ronde » de Max Ophüls sorti en 1950 et que curieusement je n’avais jamais vu. Je comprends que pour les jeunes et les non-cinéphiles, ce film puisse être « ringard » … mais c’est pour moi un bijou du cinéma français. Dans la forme avec de très longs plans séquence où la caméra se ballade avec aisance tantôt devant, tantôt derrière tel élément ou tel élément du décor somptueux de la Vienne de 1900 avec souvent un objet interposé entre les deux voire un accessoire de plateau de cinéma ou de théâtre. Des plans un peu obliques renforçant la « dureté » des propos qui bien qu’en apparence anodins, sont très souvent en décalage entre la pensée réelle du sujet et ses actes. Le rythme du film martelé par le temps (l’appel au clairon de la caserne, le clocher, la montre gousset, la pendule de la chambre du « vieux » couple marié …) et par ce carrousel et le narrateur (Anton Walbrook) qui tantôt ange gardien tantôt Cupidon, tourne chaque page de ces histoires d’amour sans lendemain, souvent cruelles mais universelles. Les dialogues sont ciselés et percutants, et je ne parlerai pas de la perfection du jeu de la pléiade d’acteurs/actrices (Jean Louis Barrault, Danielle Darrieux, Fernand Gravey, Gérard Philippe, Serge Reggiani, Simone Signoret, …). L’humour est souvent de mise (cf. la panne du carrousel et la panne de Daniel Gélin, la coupure aux ciseaux par le narrateur de la scène d’amour entre la comédienne (seul personnage finalement lucide dans son histoire amoureuse), les « cartons » lors de la scène se déroulant dans un salon privé du restaurant entre l’homme marié et la « petite », la symbolique du sabre des militaires, le lévrier du militaire issu de la noblesse … y compris dans des dialogues plus accessoires comme par exemple devant le « garni » le cocher qui alors qu’il attend la femme mariée dit « connaitre la maison ». Ce film est adapté d’une pièce de théâtre éponyme de Arthur Schnitzler, médecin et auteur influencé par Freud de la première moitié du XXe siècle en Autriche-Hongrie, pièce écrite en 1897 qui avait fait scandale en Prusse auprès du corps militaire ! Ce même Arthur Schnitzler a également écrit en 1926 une autre nouvelle : Traumnovelle … à la base de Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick sorti en 1999 et qui in fine est une autre « histoire d’amour » à rajouter à cette ronde mélancolique voire cruelle, une sorte de danse macabre sur le « marivaudage » et le désir amoureux. Hormis le générique qui est effectivement « ringard », ce film est pour moi un bijou du cinéma français et mondial et on sait que Stanley Kubrick admirait l’œuvre de Max Ophuls.

blacktide

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4,0Très bien
Publiée le 14/12/2017

C'est le temps de l'amour Le temps des copains Et de l'aventure Il est souvent intéressant de penser un thème aussi ample et incertain que l’Amour en considérant l’époque dans laquelle il s’inscrit. Car, fondamentalement, rien ne change ; l’Homme reste ce cœur volage, cabriolant autour de ces grandes vérités, qui nous échappent et nous modèlent. Un Amour se dérobant au pouvoir destructeur du temps, pour se perpétuer dans la nostalgie d’une éternelle mélodie : celle du va-et-vient entre les amants d’un jour et l’ivresse des corps. Les époques n’en deviennent que des façades, cristallisant les pulsions amoureuses sous les apparences évolutives de la moralité. Un air familier, qui ne cesse de nous poursuivre, pour ne jamais nous quitter. Comme si cette ronde de liaisons se transposait en ce temps libérateur de l’amour. Un temps où les désirs tourbillonnent dans les agitations d’une libido à assouvir. Quand le temps va et vient On ne pense à rien Malgré ses blessures Et de cette douce mélodie du cœur, La Ronde n’en devient que plus troublement aguicheur. De ces « sketchs » liés par un même mouvement, Max Ophüls place ses personnages sur la même ligne du temps, pour mieux en extirper la frénétique dynamique du plaisir tout en mélancolisant chaque aspect de cette course secrètement désespérée. Une continuité aussi paradoxale qu’elle en est révélatrice de ce qu’est l’Amour, cette maladie qui court et qui court, et foudroie dans la rue cet inconnu qui passe. Une affection transmise de personnages en personnages, comme pour cadencer en une valse les maux du désir: adieu la bienséance, bonjour l’inconvenance. Car, de ces pas à couple fermé, la valse se fait libératrice des promiscuités libidineuses : « Elle a son pucelage, moins la valse » disait d’ailleurs, non sans ironie, le chevalier de Ségur. Dans cette Vienne impériale du début du XXème, tout se doit ainsi de passer par la dissimulation : de l’adultère au macadam, du libertin aux élans charnels, tout se fuit, tout s’embrasse et tout se cache. Car le temps de l'amour C'est long et c'est court Ça dure toujours On s'en souvient Quelque chose de quasiment désabusé sur l’amour au final. Cet idéal faussement atteignable que les Hommes compensent en une succession d’acoquinements sans lendemain. La fureur dans le sang, la chaleur dans le corps, la passion sans l’amour. Un mouvement sans cesse renouvelé par le précédent ; un motif qui, de boucle en boucle, est voué à la répétition. Car le vertige du cœur est un symptôme permanent, nourri par le cheminement inattendu que peuvent prendre nos vies, un peu comme ces boucles d’oreilles en leitmotiv amoureux, de mains en mains, du lucide mensonge à la tragique vérité, dans Madame de…. D’échanges amoureux en échangisme des corps, la passion comme force motrice des êtres et de leur place dans le manège de l’existence. Seulement et simplement l’histoire d’amants qui se rejoignent et se quittent. L’humain dans tout ce qu’il a de plus benêt et passionné : une tragédie sans frontière ni différence ; juste des Hommes et des Femmes, libres et égaux dans leur attachement et enchaînés dans l’ordinaire comportement. Ophüls ne les accable à aucun moment, mais porte sur eux la tendresse d’un père sur ses enfants, d’un créateur sur ses expériences. Une bienveillance qui ne s’apprécie qu’à travers ce ton si poétique, ce melting-pot social de jouissance dans l’instant et ce battement cardiaque d’un plaisir aussi éphémère et vigoureux que sont les sentiments. Une sensibilité étoffée par des monstres de l’écran, des joyaux à sentiments : de Simone Signoret à Serge Reggiani, de Gérard Philippe à Simone Simon, la perfection du casting n’a d’égale que la beauté faussement superficielle de son actrice phare, Danielle Darrieux dévorant chaque morceau de pellicule où son visage d’ange apparaît. Tout n’est qu’une question de charme au fond. A ce jeu de l’amour, il suffirait presque d’un plan-séquence pour catalyser toute la gymnastique passionnelle. Dans le cas Ophüls, toujours entouré des meilleurs techniciens, la fluidité du récit n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Et pourtant, toute cette dynamique extrêmement mobile se veut empreinte d’une légèreté à l’élégante simplicité. Une forme incroyablement soignée contribuant à en bonifier le fond. Le prologue, d’une virtuosité certaine, est le plus à même de rendre compte de l’illusion travaillée comme mise en scène. Là où le narrateur s’interroge sur sa place au sein même du récit, celui-ci (incarné par un merveilleux Anton Walbrook en meneur de jeu) semble nous promener, nous manipuler, comme pour mieux nous perdre dans les décors d’un lieu qui n’existe pas, ou plutôt, qui se crée au gré de ses convenances. Un personnage créateur de sa propre illusion en somme. Sa présence dans chaque scène renforce son caractère quasiment divin, surnaturel ; une sorte d’ange gardien ou de Dieu (Cupidon ?), un technicien veillant au bon fonctionnement du carrousel des ébats sexuels. La scène de coupe dans la pellicule est particulièrement amusante : comme un affront d’Ophüls à la censure, le narrateur se fait juge des bonnes mœurs, de la morale d’antan, et coupe l’explicite pour mieux en divulguer l’implicite. Un personnage central donc, qui s’offre le privilège de faire tourner ses personnages en une boucle de rencontres. Et ainsi, voir toutes les facettes de la réalité pour percer l’illusion. Il se fait la conscience même des personnages, qui se créent une pensée pour copuler. Et en brisant le quatrième mur, le spectateur est rendu complice de cette transgression narrative. Car l’amour n’est pas quelque chose qui doit rester derrière un écran… Sur une pièce d’Arthur Schnitzler, dont le caractère soi-disant pornographique a su marquer son temps, Max Ophüls soumet ses personnages au doux supplice du libertinage. Comme porté par cette sensation de n’appartenir à aucun temps, La Ronde fait tourner nos cœurs dans un enchantement Viennois à voix et à passions, et plus si affinités. Expérimentant avec une rare élégance et un humour subtil les tourments amoureux jusqu’à l’étouffement, Ophüls creuse la solitude sous la valse du désir ; comme une volonté de montrer le déséquilibre de ces séductions vouées à l’oubli, un vertige stendhalien où l’artifice cinématographique illuminerait notre éternelle quête en amour. Un requiem pour tous ces fous, tous ces alanguis, tous ces (des)illusionnés, tous ces épris, tous ces bien-aimés… Car on a tous quelque chose en nous d’exalté. Don’t you need somebody to Love ? Libre échange

kinophil

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4,0Très bien
Publiée le 18/11/2013

Ophuls s'amuse à montrer que l'amour est impossible et n'est qu'un jeu cruel; les dialogues sont le plus souvent pétillants, les décors sont somptueux; la mise en scène est exceptionnelle, caractéristique du style Max Ophuls fait de longs travellings, plans-séquences et mouvements de caméra. La qualité des différents épisodes est inégale : certaines scènes sont vraiment remarquables d'humour, notamment celles jouées par Danielle Darieux que ce soit avec son jeune amant Daniel Gélin ou avec son mari en train de faire son bilan financier au lit. Certaines scènes manquent par contre de rythme et de vivacité en particulier celle de Gérard Philipe. Très bon film cependant, presque chef d'oeuvre

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