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    La Ronde
    note moyenne
    4,1
    162 notes dont 25 critiques
    32% (8 critiques)
    44% (11 critiques)
    16% (4 critiques)
    4% (1 critique)
    4% (1 critique)
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    25 critiques spectateurs

    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    3,0
    Publiée le 10 octobre 2018
    Comme avec Madame de..., on a parfois l’impression de lire du Zola ou du Maupassant pour le mélange de lucidité cruelle et de tendresse à l’égard des personnages. La différence, c’est que Zola et Maupassant proposaient des oeuvres modernes pour leur époque, alors qu’ici tout prend un air suranné qui m’a laissé un peu froid. Pour un film dont le personnage principal est la sexualité et qui est adapté d’une pièce longtemps censurée, tout ça est très gentillet et aussi vaguement ennuyeux, même si l’indéniable maîtrise visuelle sauve le film. Les comédiens sont aussi très bons, surtout Danielle Darrieux, qui fait des merveilles et dont le personnage, très drôle, m’a un peu réveillé.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,5
    Publiée le 10 juin 2015
    L'amour... que ce soit dans le milieu aristocrate, des artistes ou de l'armée, que ce soit secret, caché, libre ou au coin d'une rue, ça reste l'amour et c'est l'histoire de tout le monde... Merveille d'ouverture, tout en plan-séquence, où le conteur nous emmène dans divers décors de scènes jusqu'à un manège où, le temps d'entamer un dialogue avec Simone Signoret, il nous fait entrer dans la ronde... Et quelle ronde ! Pour son retour en France après l'avoir quitté pour les États-Unis à cause de la Seconde Guerre mondiale, Max Ophüls nous emmène dans le Vienne du début du XXème siècle pour nous faire suivre plusieurs histoires d'amour allant d'un soldat avec une prostituée à l'aventure d'un jeune homme avec une femme mariée. Dès l'ouverture, le voyage dans ce Vienne est un régal, qui ne baisse jamais en saveur plus on avance dans le récit. Charme, légèreté, élégance et enchantement sont les maitres-mots de cette ronde, tant dans le fond que dans la forme. Ophüls enchaîne les différentes histoires avec fluidité où le conteur apparaît régulièrement et ce de manière aussi savoureuse qu'élégante, que ce soit pour s'adresser au spectateur, pour couper certaines scènes ou jouer le rôle d'un ange gardien pour les protagonistes. Mais derrière cette légèreté, se cache multiple réflexion ou pensées sur le couple et l'amour, souvent d'un œil désabusé, et secoue la morale alors en vigueur. Max Ophüls soigne ses cadres, parfois de manières audacieuses et fait preuve d'une précision millimétrée lorsqu'il sublime Vienne et ses décors. L'écriture est soignée et les dialogues pétillants, le tout dicté par des interprètes sans failles, allant de Serge Reggiani à Danielle Darrieux en passant par Gérard Philipe. Les bonnes idées sont nombreuses et bien souvent exploitées avec brio et les différentes histoires, souvent reliés entre elles, sont toutes de qualité et offrent quelques vrais moments de magie. ...Et pour finir, le conteur ferme la ronde et boucle la boucle de manières savoureuses, pour une oeuvre aussi charmante que pétillante et élégante. Un régal !
    Newstrum
    Newstrum

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    4,0
    Publiée le 29 novembre 2017
    Max Ophuls insuffle un mouvement enivrant à la pièce statique de Schnitzler en recréant une Vienne de 1900 semi-rêvée et filmée en travellings latéraux élégants. Son génie de metteur en scène, évident ici, ne conjure pas toujours le caractère répétitif de ces dix dialogues tournant autour de passades sexuelles (l'acte sexuel lui-même restant hors champ), mais l'atmosphère mélancolique du film, à mi-chemin du rêve et de la réalité, finit par emporter l'adhésion. Une rétrospective Max Ophuls commence ce jour à la cinémathèque. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
    Jean-Michel M.
    Jean-Michel M.

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    5,0
    Publiée le 10 décembre 2017
    Dans les décors en noir et blanc d'une Vienne idéalisée et fantasmée du début du 20ème siècle, un élégant narrateur vous prend par la main et vous fait cheminer dans les méandres de morceaux de vie ayant pour point commun de brèves passions amoureuses ou des aventures charnelles sans lendemain. C'est d'amour asymétrique qu'il s'agit, ou de la démonstration que le bonheur n'existe pas, ou seulement en de courts instants. Cette étude de moeurs est transcrite avec infiniment de finesse et de poésie, grâce à de prodigieux acteurs, une musique envoûtante, et la maestria technique de Max Ophüls (qui fut un maître pour Stanley Kubrick).
    benoitparis
    benoitparis

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    4,5
    Publiée le 9 juillet 2012
    Un conte tout en finesse et distanciation sur la primauté du désir sexuel, son indifférence, ou plutôt sa prééminence par rapport aux étiquettes et aux conventions sociales. L’auteur autrichien (de l’Empire austro-hongrois finissant) de « La ronde », Arthur Schnitzler, était le plus freudien des écrivains. La réalisation de Max Ophüls frôle la perversité dans sa manière de garder les apparences d’une viennoiserie d’opérette (ou de comédie musicale) dans une évocation manifeste de la sexualité en tant que telle. La photographie, les décors, les costumes, sont d’une beauté éblouissante. Le film bénéficie des interprétations d’une brochette de comédiens formidables et au mieux de leur art.
    nekourouh
    nekourouh

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    3,0
    Publiée le 13 mai 2012
    Amusant avec une belle mise en scène. Ophuls réalise un film atypique.
    ygor parizel
    ygor parizel

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    3,5
    Publiée le 16 août 2012
    Décidément, je n'accroche pas beaucoup au film de Max Ophüls. Bon côté mise en scène c'est très classe avec des beaux plans et mouvements de caméras mais niveau scénario il y a à redire. L'idée de départ est osée mais parfois exploitée de manière peu originale, la vision des relations entre les hommes et les femmes à la fois caricaturales (même pour les années 50) et critiques. Avec des yeux modernes ce film est même un peu rétrograde.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    3,0
    Publiée le 6 novembre 2014
    C'est avec regret que je mets 3 étoiles mais le climat de ce film est si fabriqué, si dénué d'intérêt psychologique, sans réel scénario et sans aucun personnage autre que des marionnettes recherchant l'amour et ne trouvant qu'un pauvre plaisir passager que je n'arrive pas à y entrer.Bien évidemment, je vois la superbe mise en scène d'une élégance incomparable, le jeu fin et subtil des actrices plus que des acteurs d'ailleurs, sauf en ce qui concerne Fernand Gravey. J'adhère au dialogue guère profond mais subtilement romantique et j'apprécie le charme suranné des années 1900 à Vienne vues par une camera des années 50. Reste que pour moi le cinéma c'est avant tout des humains de chair et d'os avec leur aspirations profondes angéliques ou diaboliques et j'ai besoin de leurs émotions pour être ému moi-même. Dans ''la ronde'', Ophuls à poussé le baroque trop loin comme il le fera dans ''Lola Montes''…Je laisse cela aux spectateurs qui aiment vraiment cette façon artistique de créer de telles ambiances, ils existent.
    Hervé L
    Hervé L

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    2,5
    Publiée le 20 décembre 2017
    Un film charmant mais très daté et c'est peu dire que les femmes étaient mal traitées condamnées à se prostituer ou se marier pour être vite baisees et encore plus vite abandonnées
    rogertg2
    rogertg2

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    1,0
    Publiée le 16 septembre 2008
    Un film pas très passionnant et même plutôt ennuyeux malgré l'impressionnante distribution. Beaucoup de bavardages et pas d'action.
    ARMELLE BARGUILLET  HAUTELOIRE
    ARMELLE BARGUILLET HAUTELOIRE

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    5,0
    Publiée le 7 août 2007
    Fraîcheur subtile, finesse, légèreté caractérisent les films de Max Ophuls, cinéaste inclassable et d'une grande indépendance d'esprit, qui furent tous un enchantement pour le spectateur. Ophuls aime les histoires en costumes, les décors somptueux, les ambiances raffinées, les objets, au point que ses personnages paraissent emprisonnés dans ces cadres scintillants et parfois surchargés, qui leur servent de miroir et semblent leur renvoyer le reflet de leur propre vacuité.Car, chez le cinéaste, les objets ont presque autant d'existence que les personnes, tout concoure à créer une atmosphère propice au déroulement d'une intrigue qui oscille entre réalité, fiction et artifice. Cet art de la mise en scène, ce style élégant sont ceux d'un marivaudage brillant, mais qu'une seconde lecture ouvre sur une réflexion plus profonde, voire pessimiste. La Ronde est manifestement une interrogation sur l'amour. C'est lui qui mène la danse, cette valse viennoise pleine de grâce et de désinvolture.Et, cependant, tout cela n'est-il pas tragique, sorte de danse macabre écervelée et insouciante, où l'érotisme rejoint la mort, la frivolité le désespoir ? En définitive, les personnages, faussement joyeux d'Ophuls, éphémères et presqu'irréels, pris de vertige et d'angoisse, car appartenant à des époques révolues, sont condamnés à une mort imminente et se trouvent au bord du gouffre qui va les anéantir.Ainsi vont les 11 héros de La Ronde, suite de brefs récits présentés par un meneur sous forme de tableaux et interprétés par des acteurs éblouissants. Parmi eux, Danielle Darrieux, Simone Signoret, Serge Reggiani, Daniel Gélin.Ils contribuent à faire de La Ronde un chef-d'oeuvre de bon goût, où la poésie ne cesse d'être présente dans cette variation féerique sur le thème éternel du désir.
    Noistillon
    Noistillon

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    4,5
    Publiée le 6 juillet 2012
    Un véritable ravissement pour les yeux et les oreilles. La photographie est de toute beauté, les acteurs magistraux (surtout Darrieux que je découvre enfin), la mise en scène à se pâmer. On tient là un film-somme, une véritable élégie. Max Ophuls avait bien compris que la vie peut parfois être le plus beau des spectacles et c'est ce qu'il cherche à montrer en mettant en scène cette Ronde obsédante qui emporte toute ma sympathie. Chef d'œuvre.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Trois étoiles généreuses. Parce qu'il faut reconnaitre que la mise en scène de Max Ophuls est brillante et que certains numéros d'acteurs excellents. Mais toutefois, l'ensemble est parfois ennuyeux, et même si le principe est de qualité, ce film est tout de même très inégal. Mais on ne peut l'ignorer.
    fantee
    fantee

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    5,0
    Publiée le 31 mars 2009
    Quelle élégance ! Quel style ! La vieille à côté de moi en sortant disait à son mari "c'est un peu lent, quand même" ! C'est toi la vieille qui est peu lente, avais-je envie de lui répondre ! Sinon, c'est un bel hommage au libertinage, une si belle tradition française. Ophuls aime autant les femmes que Mizoguchi, et c'est pour quoi j'adore aussi ce cinéaste. Et puis, cette musique, cet humour...Bref, à ne pas rater !
    demoph
    demoph

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    5,0
    Publiée le 10 janvier 2019
    La Ronde : dix petites histoires « d’amour ». Ce sont surtout des quêtes d’un plaisir fugace, où l’amour n’est qu’un prétexte, une excuse, ou même n’est pas la du tout. Les sentiments paraissent toujours capturés dans le temps et condamné à l’éphémère. Les personnages sont obsédés par le temps, et ne cessent de demander l’heure. Le plaisir ne les libère pas, bien au contraire. Et ils restent condamnés à ces vies vaines et vides et trop courtes. Un épisode clé prend le contre-pied de tous les autres, c’est celui entre le mari et son épouse, le seul où il n’y a pas de rapport charnel. Derrière l’humour des dialogues et du jeu des acteurs, Ophuls cache la description d’un couple qui ne s’aime pas mais restera uni toujours. C’est le seul épisode où les personnages ne sont pressés par le temps, mais ironiquement Ophuls le filme en posant la caméra derrière un pendule.
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