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Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Je n'ai pas trouvé d'histoire (je cherche encore), les paroles des chansons sont pires que ce qu'on peut entendre chez nos jeunes "star" (ça faut le faire!). Et sinon on dirait que même les acteurs ne croient pas à ce qu'ils jouent.
Un film plutôt réussi sur la nauséabonde atmosphère de la France den bas, de la pauvreté culturelle, et de ladolescence perturbée, qui entraîne le mal-être et lidolâtrie. Le film souvre sur une scène affligeante dans une famille triste à pleurer, les équipes télé qui débarquent pour filmer une pauvre fille, difforme et pitoyable, fan dune chanteuse perturbée. Et sa vie va changer, irrémédiablement, quand elle voit son idole, avec qui elle entretiendra une relation plus que malsaine Réussi, mais assez désagréable.
De la passion, il y en a chez Emmanuelle Bercot, "Backstage" est puissant. Les deux premières scènes d'ouverture scotchent littéralement le spectateur par la force des émotions qui émergent des silences, des visages, de la lumière... Bercot filme une histoire d'amour non-conformiste, extrême et lourde. Intransigeante aussi avec ses héroïnes, il y a Emmanuelle Seigner, une présence extraordinaire, et Isild Le Besco, à la fois nerveuse et fragile.
comment sonder les méandres de la fan-attitude, de la fan-maniaque , et tous les mots qui peuvent aller derrière ce tiret dans les nuances de passion, à la folie, pas du tout ??? eh bien foncez, foncez , foncez voir le film, juste pour la belle Emmanuelle, inspiration debbie harry, et aussi pour cette touchante Isild enfermée dans sa médiocrité, qui par l'ouverture de cette porte de chambre d'hôtel accède enfin, délice suprême à l'élue, la seule, l'unique âme de sa vie d'adolescente. combien y en t-il comme cela, cachés derrière les posters??
Isild Le Besco y tient une place énorme, c'est vraiment une actrice de classe, un PERSONNAGE. Rien que pour elle le film est à voir absolument. Et les autres ?? Et bien tous impécables,en conclusion :Un bon moment de cinéma.
A l'avant -première du film et après un discour de la realisatrice court et publicitaire (pour ne pas citer ses cinémas favoris), et des acteurs sans enthousiasmes, nous avons assisté à un film tout en longueur, dérangeant. Bon jeu des héroïnes. Le rôle de Benchetrit est à mourir d'ennui. On n'aime pas...
Très beau film touchant et parfaitement interprété. (Les fans de Mylène Farmer parviendront à y trouver quelque chose en plus.) Emmanuelle Seigner et Isild Le Besco sont formidables et allient sincérité et émotion pendant toute la durée de ce film. A ne pas manquer !!!
Dans ce film, les chansons sont laides et ennuyeuses, en un mot mauvaises, et on ne croit pas une seconde à la facination qu'elles peuvent exercer sur les prétendus fans. Ce qui est d'autant plus dommageable que le film n'a rien d'un conte, et qu'il vise sans cesse le réalisme, derrière lequel il se réfugie pour masquer son manque d'intelligence. On ne croit pas aux chansons, et on ne croit pas non plus une seconde au charisme de la chanteuse. "Je, je suis libertine, je suis une catin ", j'en passe et des meilleures, ça a quand même une autre gueule! Sans compter que le choix d'Emmanuelle Seigner, c'est un comble pour incarner une chanteuse célèbre dans un pays où les vedettes et les auteurs-compositeurs de talent ne manquent pas. Faut-il rappeler l'exemple de Dean Martin dans "Embrasse-moi idiot " ? Non, allez, je m'abstiens. Ce serait trop cruel. Résultat, le film est, au mieux, théorique, propre seulement à mettre de l'huile dans les rouages des risibles et pitoyables machineries critiques du grand tayatola Jean-Michel Frodon et de ses disciples. Pour moi, "Backstage" ne fonctionne tout simplement pas. Tout y est bêtement programatique, à l'image de tous ces gros plans excessivement rapprochés, qui n'instituent qu'un sensualisme de commande. Aucun tact, aucune sensibilité vraie. Seul de trop rares et fugitifs moments éveillent un vague intérêt du spectateur non complaisant: quand la chanteuse fait un chèque à la mère, lui achetant symboliquement sa fille. Et encore. Piteuse consolation: en boudant massivement, le public ne s'y est pas trompé.