Un des rares films produits par G&G (Canon) qui soit regardable. Malheureusement (Kurosawa n'y peut rien) la mainmise des producteurs sur le film l'élève, enfin, le rabaisse à une série B honnête, sans plus, les pauvres acteurs ne pouvant pas grand chose pour relever le niveau.
RUNAWAY TRAIN commence comme un film bien bourrin, personnages caricaturaux, gros effets, et je me dis que Konchalowski gâche la belle idée de Kurosawa, puis, lorsque les deux évadés se retrouvent dans le train lancé à pleine vitesse, une métamorphose s'opère et presque tout se met à fonctionner. La machine devient un souffle tragique et puissant, les plans de son avancée sont de plus en plus longs et beaux, et la tragédie prend une ampleur et une profondeur insoupçonnée. La fin est magnifique. Au bout du compte, RUNAWAY TRAIN est un très beau film poignant. Le débile y cotoie le sublime.
Deux échappés d’une prison située en Alaska parviennent à prendre un train qui malheureusement pour eux va échapper à tout contrôle. Au suspense efficace se combine des envolés presque lyriques dans « Runaway Train » qui se double d’une réflexion sur la condition humaine. Porté par la composition surprenante de Jon Voigt « Runaway Train » bien que méconnu mérite amplement le détour.
Sur la base d'un scénario d'Akira Kurosawa , si si qui l'eu crut , pas moi en tout cas , Andrei Konchalovsky réalisait là un film vu de nos jours très typé année 80 , ce qui là ne constitue pour moi pas une critique négative , à la diabolique efficacité et où Jon Voight , totalement méconnaissable , transcendé livre une performance hallucinante !
Manny & Buck parviennent à s’évader de prison et dans leur cavale, ils réussissent à monter à bord d’un train. Malheureusement pour eux, le conducteur est victime d’une crise cardiaque et les freins ne répondent plus…
Andrey Konchalovsky (Tango & Cash - 1989) nous plonge dans l’enfer d’une prison de haute sécurité, menée d’une main de fer par un directeur autoritaire. Si la première partie se déroule intégralement au sein du centre pénitentiaire, les ¾ du film se déroulent quant à eux en extérieur, dans le froid polaire du grand nord, en Alaska, à bord d’un train fou inarrêtable.
Runaway Train (1986) c’est d’abord un scénario original que l’on doit au cinéaste japonais Akira Kurosawa. Un film d’action produit par la Cannon et qui se démarque des productions habituelles du genre, grâce à un casting de gueules (Jon Voight & Eric Roberts), des répliques qui font mouches (ça cite Shakespeare), pas mal de grossièretés et une qui ose tout, comme cette séquence avec du Vivaldi. La mise en scène est démentielle et vous maintient accrochée à votre fauteuil (les images de la locomotive en lambeaux à des allures de démon lancé à pleine vitesse et que rien ne semble pouvoir arrêter).
Avec ce film, les cousins Menahem Golan & Yoram Globus ont brillamment réussi à concilier cinéma d'auteur et cinéma d'action, à la vue de leur filmographie, c’est un joli pied-de-nez à l’industrie Hollywoodienne.
Runaway Train est une œuvre absolument crépusculaire, le film est admirablement porté par un puissant jeu d'acteurs de tête, l'histoire d'une traque impitoyable menée dans un enfer glacial là ou la blancheur immaculée des paysages est drapée de quelques arbres squelettiques dressés comme des spectres, l'ensemble contraste savamment avec un sombre convoi de machines ferroviaires à l'aura quasi démoniaque lancées à pleine vitesse au-delà de l'éternité vers une quête de liberté ultime. Une chasse ouverte et bestiale entre prédateurs prêt à tout sacrifier pour l'honneur et le geste au détriment de leur propre survie. Un film efficace et implacable à voir et revoir accompagné dans son final hypnotique par une bande sonore saisissante.
Le scénario très conventionnel de "Runaway train" n'a guère inspiré Konchalovsky. Le cinéaste signe une film d'action mouvementée, soit, mais on y cherche vainement une quelconque originalité. L'histoire des deux fugitifs Manny et Buck commence dans une prison de l'Alaska dont les deux hommes s'évadent. Leur cavale les conduit à travers un froid polaire dans un train lancé à toute vitesse. C'est le début d'une longue suite de péripéties ferroviaires, ou comment stopper un train fou. Rien d'inattendu dans un type d'action que le réalisateur étoffe par la relation conflictuelle entre les deux fugitifs. Leur personnalité est indifférente cependant; Manny, agressif et nihiliste, et Buck, impulsif et pas très futé, proposent des caractères psychologiques convenus. D'où la nécessité pour le cinéaste d'introduire un troisième personnage... Le train poursuit néanmoins sa route, dans un saisissant décor de neige et de brume. Ce paysage inspire au moins à Konchalovsky une belle scène, la dernière, où la locomotivespoiler: s'enfonce dans une allégorique tempête de neige...
Thriller d'action du milieu des années 1980 d'Andrei Konchalovsky porté par les performances exceptionnelles de Jon Voight, Eric Roberts et Rebecca De Mornay
Un film de Cannon du milieu des années 1980, produit par Menahem Golan et Yoram Globus, écrit par Djordje Milicevic, Paul Zindel et Edward Bunker d'après un récit d'Akira Kurosawa.
Efficacement réalisé par Andrei Konchalovsky, ce thriller d'action brille surtout par l’excellence du trio composé de Jon Voight, Eric Roberts et Rebecca De Mornay, spoiler: à bord du « Runaway Train », une fois celui-ci sorti de gare .
Film d'ambiance.avant tout car il nous offre assez peu de surprises ou de suspens finalement. Deux ambiances très particulières et consécutives: celle d'un pénitencier de haute sécurité puis celle d'un train fou constitué de 4 locomotives dans un décor d'hiver très rude. Rebecca de Mornay est bluffante dans son rôle. Jon Voigt est tout simplement phénoménal, justifiant à lui seul la note maximale. Sans Sans lui, ce film devient commun. L'autre acteur de premier plan est le train lui-même: moche, sombre, froid, impitoyable, un peu à l'image du camion fou de Spielberg dans Duel.
Malgré un rythme effréné imitant celui de ce train fou ainsi qu'une interprétation hallucinée de Jon Voight, le récit ne saurait nous happer devant l'accumulation d'invraisemblances, de maladresses, d'absurdités justifiant la situation des personnages et l'engrenage ferroviaire. Face à un antagoniste accumulant les clichés, nulle empathie pourtant pour les personnages, et hormis une ultime séquence de toute beauté, nulle maestria dans la réalisation. Peu trépidant!
Ce film est jubilatoire. Certes daté sur certains points, mais les personnages sont caricaturaux et leurs répliques sont excellentes. La bande son ravira les fans de kavinsky. Merci AlloCiné pour l’incitation à le voir sur prime vidéo.
Jon Voigt porte ce thriller frigorifique sur son dos et de fort belle manière. Sorte de Speed sur train gelé, Runaway Train tient en haleine tout au long du film. La scène finale est maitrisée et reste dans nos mémoires un moment (je m'en rappelais encore bien que l'ayant vu dans les années 90 chez mon video club préféré).
J'avais vu "Runaway train" lors de sa sortie en salle, et je me rappelle qu'il m'avait particulièrement laissé froid. Pourtant en le revoyant bien longtemps après, ce mélange de film catastrophe, d'évasion, d'action, et de réflexion sur la condition humaine, n'est pas dénué d'intérêt. S'il est loin d'être parfait côté écriture et est quelque peu daté visuellement, on ne peut encore une fois que saluer la performance d'un John Voight sans qui le film n'aurait pas le même impact.
Avis personnel. Un dernier quart d'heure qui, pour moi, fait dégringoler la qualité du film de +/- 2 points. On assiste à une dramatisation tirée en longueur dans une interminable confrontation entre Manny (Voight) et le directeur de la prison (Ranken/Ryan). Les deux ou trois bonnes dernières minutes ne suffisent pas, à mes yeux, à sauver ces 15 minutes de hurlements et de vociférations. Pour le reste, c'est une bonne histoire dans le genre "prison-évasion-action". Bof, quoi...