Chantage
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Matthieu B.
Matthieu B.

17 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2025
Film visionné au cinéma (version parlante), après restauration 4K. C'est une très solide version bien que malgré les plus de 300 heures de travail derrière, le résultat est parfois inégal.

Tout d'abord, les habitués d'Hitchcock devront obligatoirement s'intéresser à retrouver le réalisateur dans le film, qui y joue un petit rôle ! Également, on retrouve un parallèle avec le cinéma de Chaplin, mais ce qui m'a le plus surpris c'est la fin. Je ne m'attendais pas à ça chez Hitchcock (il semble qu'il l'ait réécrite pour satisfaire ses producteurs). La prestation des acteurs est également excellente puisqu'ils ont tourné le film pour un muet et que sauf si vous y faites attention, vous ne remarquerez rien !

Dans l'ensemble, c'est une petite histoire de rien du tout qui tient dans le titre. Mais la manière de la tourner et la tension finale a une grande saveur. C'est à voir bien sûr.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
C'est tellement banal de dire que Hitchcock est un immense réalisateur mais bon que voulez-vous que je vous dise c'est toujours important de le rappeler. On ne pourra jamais lui retirer son titre de “maître du suspens“ surtout après avoir vu ce film. La mise en scène, la composition des plans, l'utilisation de la lumière... tout est fantastique.

C'est un dilemme moral, classique, simple, efficace, comme on les aime, c'est choisir entre le mensonge pour sauver sa bien-aimée ou la vérité et condamner une relation à jamais. Nous sommes chacun maître de notre parole et nous pouvons la déformer parfois pour détruire ou alors aider une personne. Le plan qui est révélateur de cela c'est celui où on voit l'insigne du “New Scotland Yard“ (commissariat de police britannique) qui reflète les passants tout en les déformant. Le pouvoir de la parole est important, il peut être nécessaire tout comme il peut être dangereux.

Raison de plus, de voir ce film, il y a le meilleur caméo d'Hitchcock.
Hotinhere

791 abonnés 5 472 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2024
Version muette du premier film parlant d’Hitchcock, un polar psychologique prenant, soutenu par une mise en scène brillante avec ses sublimes jeux d’ombres et lumières qui font monter le suspense. 3,25
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2024
La coupable, amie intime du policier. Situation difficile pour ce couple.
Hitchcock crée un film noir très réussi et l’occasion également de remarquer que la scène du rideau de Psychose avait déjà été pensée 30 ans avant!!!!
On retrouve tous les détails qu’on aime dans les enquêtes de police.
Très bien.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 331 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2023
(Cette critique ne concerne que la version sonore).
Chantage est un film important dans l’Histoire du cinéma britannique. En effet, il est tout simplement le premier long-métrage parlant anglais. Tourné dans un premier temps en muet, le film avait bénéficié du flair d’Alfred Hitchcock qui s’attendait à ce qu’on lui demande de le transformer en film sonore. Le réalisateur décida donc de filmer l’ensemble de manière à le transformer assez facilement en parlant, ce qui permettra de sortir le film dans les deux versions selon les capacités techniques des cinémas le projetant. Il semble même symboliser ce changement de technologie par le choix de commencer la version sonore par une séquence muette. Ce n’est qu’à l’enfermement du criminel à la fin de celle-ci que les dialogues apparaissent comme pour symboliser le fait que le cinéma muet était emprisonné et écarté de la société.
En outre, le réalisateur s’amuse à expérimenter avec cette nouvelle technologie. Il invente ainsi en quelques sortes le doublage car il se trouve confronté au fait que son actrice principale, Anny Ondra, possède un fort accent slave, ce qui ne correspond pas à son personnage : elle se contentera donc de remuer les lèvres pendant que l’actrice Joan Barry, placée hors-champ, déclamera son texte. Tout au long du film, il essaiera de trouver des idées sonores spoiler: (le cri d’Alice devant le clochard raccordant avec celui de la logeuse découvrant le cadavre, la célèbre séquence où une cliente parle du crime et où son texte devient une bouillie sonore d’où n’émerge que le mot "knife" maintes fois répétés…)
afin de compenser la moins grande mobilité de la caméra due au parlant balbutiant spoiler: (même si le film conserve certaines idées visuelles comme le défilement des photos présentées à la logeuse ou le travail sur les ombres qui permet de dessiner une moustache au violeur pour évoquer le fait que les méchants du muet étaient souvent affublés de cet attribut physique…)
.
Il faut accepter le fait que Chantage est une œuvre devant faire avec les débuts d’une technologie révolutionnaire (et qu’il est donc évident que la liberté créatrice ne peut pas être totale) pour pleinement l’apprécier. Ainsi, si on ne peut donc pas le classer aux côtés des meilleures œuvres de son auteur, ce long-métrage bénéficiant du double statut de dernier film muet et de premier film sonore de son réalisateur prouve qu’Alfred Hitchcock est totalement capable d’évoluer avec les évolutions de son métier et donne même l’impression que son cinéma attendait le son pour pouvoir s’épanouir pleinement. Grâce à cette maitrise, Chantage rencontra le succès et, après la réussite artistique et commerciale de The Lodger, conforta son réalisateur dans l'idée que c’était dans le genre du film criminel qu’il semblait le plus s’épanouir.
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2023
Chantage est le premier film parlant d'Alfred Hitchcock réalisé en 1929. Le film raconte l'histoire d'une fille d'un commerçant (Alice White) qui, après avoir tué un homme en légitime défense, est la cible d'un chantage par un témoin du meurtre. Ce n'est pas un chef d’œuvre, mais c'est tout de même un bon thriller. L'introduction du son voulu par Hitchcock permet d'augmenter le suspense. Hitchcok poursuit, ce qu'il a commencé dans le muet, ses caméos qui deviendront au fur et à mesure une caractéristique de ses films.
cineccita
cineccita

63 abonnés 1 508 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2022
C'est loin d'être le meilleur Hitchcock, mais celui-ci a son petit rebondissement, lé film est court, idéal pour un bon moment.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2022
Intersection historiquement littérale entre muet et parlant (britannique) ce drame vieilli par certains aspects voire naïf bénéficie du ton hitchcockien entre satire, raillerie et (fausse) légèreté par sa dimension sociétale pertinente et le dosage intelligent entre expression silencieuse et symbolique sonore que la justesse des mouvements de caméra et de l'interprétation (bien que parfois légèrement théâtrale) des comédiens souligne. Un policier tout de même audacieux!
selenie

7 446 abonnés 6 661 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2021
Le premier soucis reste la partie du "flirt", trop longue au vu de la durée du film, mais c'est aussi là que se pose toute la perversité de Hitchcock où il joue avec les zones d'ombre, toute cette partie permet au réalisateur d'instiller un doute plus ou moins malsain ou du moins une certaine gêne qui pourrait sans aucun doute faire écho encore aujourd'hui depuis les #MeToo de ces dernières années. On savoure là des dialogues soignés qui font mouches idéalement mis en perspective avec l'action comme ce petit-déjeuner où une cliente commère y va de son analyse sur le meurtre au couteau. Comme à son habitude le réalisateur innove et reste toujours à l'affût d'une nouvelle idée de mise en scène, par exemple le regard du policier qui croise le tableau du clown rieur. Le maître chanteur est amené d'une façon inhabituelle, sans secret, sans jouer les hommes mystérieux, malheureusement c'est à partir de là que le scénario ne tient plus trop le route. Par là même la fin est décevante car elle est contraire à l'esprit du film, va à l'encontre même de la fragilité psychologique de la jeune femme qui ne peut pas vivre avec cette culpabilité. Justement, dans le scénario Hitchcock avait prévu une fin plus pessimiste, dommage... Un film passionnant autant sur le fond que dans la forme. A voir et à conseiller.
Site : Selenie
BamboMF
BamboMF

76 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2020
Sorti en juin 1929, Blackmail (Chantage en français), réalisé au Royaume-Uni, a pour intérêt notable d’être le tout premier film parlant d’Alfred Hitchcock.

L’histoire débute par la routine de travail de Franck, un jeune policier, qui retrouve à l’issue de sa journée sa petite amie Alice. Ensemble ils se rendent dans un restaurant, où celle-ci lui fait une infidélité pour partir avec un autre homme qu’elle connaît déjà visiblement. Elle accepte de suivre ce dernier à son atelier, où il tentera, après l’échec d’un jeu de séduction, d’abuser d’elle. La jeune femme se débat et le poignarde à mort, avant de s’enfuir. Franck, dépêché sur la scène du meurtre, identifie le gant de sa bien-aimée et ne comprend que trop bien l’identité de la criminelle. Il retrouve celle-ci au domicile familial, totalement atone face aux clients de la boutique de son père qui n’ont de cesse de commenter le meurtre. Alice s’apprête à tout lui raconter, lorsqu’un nouveau client se présente à la boutique, qui fait comprendre rapidement au couple qu’il connaît l’auteure du meurtre. Le couple, sous la pression de la menace de dénonciation, cède à son chantage pour que ce tiers ne raconte rien : cigare offert, invitation à manger dans le domicile familial… Mais Franck apprend rapidement le passé criminel du maître chanteur ; avec assurance il trouble ce dernier sur le fait que sa situation d’ancien prisonnier discrédite sa parole et pourrait l’accuser lui-même du meurtre. A l’arrivée des policiers, le maître chanteur s’enfuit, et trouvera la mort après une course-poursuite, en traversant les verrières d’un musée. Pendant ce temps, culpabilisant sur la possibilité de faire accuser un innocent à tort, Alice se rend au commissariat pour se dénoncer. Franck l’intercepte juste avant son aveu auprès du commissaire, lui annonçant la mort du maître chanteur et le fait qu’il a été incriminé comme l’auteur du meurtre initial. La fin est trouble : alors qu’au début du film Alice rit aux éclats aux blagues d’un policier affecté à l’entrée du commissariat, ici elle affecte auprès du même fonctionnaire un rire non convaincant face à ses nouvelles plaisanteries ; la liberté qui lui est assurée n’efface pas le poids d’une culpabilité dont elle sera définitivement prisonnière…

Sur le fond, Hitchcock évite l’écueil du manichéisme que l’on retrouve régulièrement dans ses films postérieurs, notamment les plus connus. Comme dans Manxman, nul n’est foncièrement bon ou mauvais. La meurtrière est une victime d’une tentative de viol puis d’un chantage. Le maître-chanteur lui-même, jubilant de son nouveau pouvoir, redevient faible quand Franck lui révèle son passé condamnable, trouve la mort, et endossera la responsabilité d’un crime qu’il n’a pas commis. Sur la forme, Hitchock égrène quelques scènes humoristiques, comme le témoignage de la concierge du peintre, décrivant celui qui tournait autour du peintre comme « ni blond ni brun… un peu les deux ».

Comme un pied de nez au fait que le film soit sa première œuvre parlante, Hitchcock donnera une réelle puissance à la scène du meurtre par un contraste saisissant entre les cris de la jeune femme et le silence implacable (« silence de mort ») qui s’ensuit . Le silence sera également génialement exploité au moment de la découverte du gant féminin à l’atelier de la victime : les paroles des deux autres policiers présents dans la pièce s’évanouissent pour laisser place à la réflexion et au trouble intérieur du petit ami de la meurtrière. A contrario, la scène où Alice se change dans sa chambre est assourdissante, avec cet oiseau en cage qui piaille du début à la fin, présageant les commérages du quartier qui vont l’envelopper mentalement. Egalement, Hitchcock se joue de la nouvelle compétence technique offerte par le son : le flot de paroles débité par une cliente sur le meurtre se mue en barbarismes dont seul le terme « knife » (couteau) sort à de multiples reprises, illustrant l’intériorité du trouble d’Alice, qui en laissera un couteau s’échapper des mains. Ce procédé fait d’ailleurs suite à des effets visuels précédemment utilisés : le mouvement d’un shaker en néons lumineux prend la forme d’un poignard que l’on plante (la scène de la douche de Psychose y sera peut-être d’ailleurs un clin d’œil), où le bras pendant d’un sans-abri ramènera à celui du peintre tué.

A titre d’anecdotes, Chantage a d’abord été tourné dans une première version en muet. Il était prévu initialement que la scène de début sur la routine de la police soit reproduite à la fin du film, mais avec cette fois l’arrestation de la jeune femme. Et pour ceux qui le visionnent en langue originale, la voix d’Alice n’est pas celle de l’actrice Anny Ondra, mais d’une doublure, Anny devant comme beaucoup de stars du muet renoncer à sa carrière ou se concentrer dans les productions de sa langue natale.

Chantage est un bon film hitchcockien, exploitant plus que dans ses films antérieurs un suspens inquiétant qui sera sa marque de fabrique. De même, l’inconfort suscité chez le spectateur, aussi bien par certains procédés techniques que par (l’absence de) morale de l’histoire, est à son comble lorsqu’une peinture d’un fou pointant du doigt celui qui le regarde, apparaît à divers moments du films, pointant aussi bien la culpabilité d’Alice que la complicité immorale du spectateur.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2020
A la fois dernier film muet et premier film parlant d’Hitchcock (certaines scènes on été retournées pour enregistrer des dialogues) ce chantage s’il n’est pas révolutionnaire quand à son suspens est néanmoins très bien réalisé et fait passer un très bon moment. Un des rares cotés gênant est la manière de jouer très à l’ancienne de certains acteurs qui fait justement très film muet et que les deux ont du mal à se marier dans certaines scènes. En dehors de cela on sent déjà poindre dans ce film de 1929 l’envie d’Hitchcock d’en montrer un maximum en matière de violence et de sexe, il va donc utiliser une multitude de stratagèmes pour que cela soit acceptable pour l’époque tout en le faisant quand même et c’est très amusant à voir.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2020
Historique.
Ce film est né dans un contexte très particulier. Il n’est rien de moins que le premier film parlant britannique. Enfin disons plutôt qu’il est le bâtard d’une technologie ancienne et éprouvée et de nouvelles techniques balbutiantes. Le résultat ne peut être que surprenant à défaut d’être transcendant. C’est l’histoire d’une nana qui va être séduite par un jeune artiste un peu pressant. Les choses tournent mal et elle se retrouve avec du sang sur les mains. Son régulier, inspecteur de police, va vite comprendre ce qui s’est passé … tout comme un passant qui compte bien tirer avantage de la situation. Le début est assez déroutant. Ça ressemble franchement à un film muet (musique expressive et omniprésente) auquel on aurait oublié d’ajouté les cartons. Puis les personnages se mettent à parler mais curieusement ça ne colle pas tout à fait. En fait c’est de la post-synchro. On sent tout le talent de Hitchcock quand il s’agit de trouver le plan parfait et on reconnaît de suite la patte du créateur par ces plans tordus et une mise en scène pleine de trouvailles (la montée de l’escalier). Et en même temps, les erreurs de raccords jalonnent le film ce qui rend parfois difficilement compréhensible le décor. Du côté de l’intrigue comme de l’interprétation, ça fonctionne bien et on suit avec plaisir le suspens entretenu. En bref, l’intérêt est avant tout historique et il convient pour apprécier pleinement ce document de faire preuve d’un regard affûté.
Cinéphiles 44

1 669 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2020
Dernier film muet d’Alfred Hitchcock, “Chantage” est également son premier film parlant. En effet, ce film fut tourné sous sa forme muette, mais au moment du montage, la British International Pictures décida d’en présenter une version parlante. Certaines scènes ont alors été refaites. Anny Ondra, qui interprète le rôle d’Alice avait cependant un fort accent slave. Hitchcock invente alors le doublage avant l’heure. Le film policier raconte comment la petite amie d’un policier va tuer un homme après une tentative de viol alors qu’elle le rencontrait secrètement. Le policier est en charge de l’enquête, et bien qu’il ne sache pas toute la vérité, va chercher à cacher son crime. Mais quelqu’un essaie de les faire chanter. Si le film souffre de son montage refait, l’intrigue est bien ficelée et racontée d’une manière très captivante.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2019
Réalisé en 1929, Chantage est le premier film parlant d’Alfred Hitchcock. Un film parlant donc mais qui se voit composé essentiellement de séquences appartenant à un cinéma muet encore récent à l’époque. Ici, la technique du cinéma parlant est encore balbutiante. Les dialogues et bruitages non entendus en sont autant de témoins.
Cet aspect parlant est l’une des rares caractéristiques notables de Chantage. Le scénario imaginé par le cinéaste est des plus classiques et traine un peu en longueur. Point de salut non plus dans les personnages mis en scène. Tous partagent une même fadeur plutôt rédhibitoire à tout attachement.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2019
Quoi de moins étonnant qu'Alfred Hitchcock réalisant le premier film parlant de Grande-Bretagne ? Alfred Hitchcock réalisant une énième oeuvre révolutionnaire. Le maître du suspense a parfaitement conscience du potentiel que le son est capable d'apporter dans son medium et va s'en servir d'une façon complètement expérimentale. Passée une introduction où il fait un dernier adieu au muet, Hitchcock surprendra en restant tout de même économe en dialogues et en quantité de plans pour ne faire dire à ses personnages que le nécessaire, le silence n'en devient que plus expressif et l'attention est portée sur la moindre sonorité. Une simple chanson, un simple mot répété, un bête chant d'oiseau devient source d'effroi et de tourments. L'image est autant expressive et visionnaire. Les deux outils sont employés en osmose et surprennent chacun par leurs spécificités pour nous faire entrer dans la tête du coupable (plans superposés pour faire passer le temps, la symbolique de la main qui se répète, le couteau, la cloche d'entrée). La culpabilité et l'amour gagnent en intensité tant les moyens pour les exprimer ont été si admirablement utilisés, l'enfermement de la situation que plus maladive et oppressante et malgré tout, on ignore ce que l'on doit ressentir à la fin tant son issue est moralement bipolaire. Seul véritable chipotage, le caméo le plus facilement repérable du Maître à ce jour. Un grand film à voir de toute urgence qui mêle organiquement histoire interprétée et techniques.
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