Chantage
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aldelannoy
aldelannoy

53 abonnés 374 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2018
Juste excellent. Du cinéma et rien d'autre que du cinéma. La perfection à l'état pur dans chaque plan. Avec la petite dose habituelle chez Hitchcock d'immoralisme, tant dans ces marches censées amener à un septième ciel avec une jolie tête de linotte, que par le résultat de toute cette histoire qui ne punit pas un coupable qui ne se voit même pas inquiété. Vraiment pas juste, tout ça !

Noter que Hitchcock est ici deux fois silhouette dans ce film, une fois dans le train où il est aux prises avec un vilain enfant qui veut jouer avec son chapeau, une autre fois il fait la circulation en bobby londonien.
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2018
Premier film film parlant du cinéma britannique mais gardant encore une forte allure de film muet Hitchcock nous livre avec Chantage ce qui représentera plus ou moins ses prochains films.
C'est un thriller assez noir et bien mené, on suivra dans une intrigue prenante la façon dont comment s'en sortira une femme qui commet un meurtre spoiler: précisons tout de même qu'elle ne fait que se défendre d'un homme voulant la violer, chose que l'on voit rarement à l'époque dans un film.

Et le policier chargé de l'enquête n'est autre que son fiancé qui rapidement se doutera de quelque chose.
Sans le classer parmi les grands Hitchcock c'est tout de même un de ses films à découvrir et qui se regarde avec intérêt ; après visuellement l'aspect du film est encore celui du cinéma muet mais le cinéaste sautera le coche du parlant car ce sera l'avenir du 7ème Art.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 8 avril 2018
Le processus m’a intéressée, le passage du cinéma muet au parlant en un seul film, le procédé est bien rendu, le visuel tient des restes du passé, Alfred Hitchcock s’étant mis à l’heure de la nouvelle technique qui révolutionna à jamais le grand écran, le son fut intriguant à l’époque de sa sortie. L’histoire est bien triste mais un scénario trop simple et peu étoffé, une mention pour les acteurs de seconde zone, leurs prestations fut bonne dans une réalisation à l’ancienne.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2018
Blackmail, 1929, existe en deux versions : muette et parlante. La version muette est très interessante. On y voit encore les influences du cinéma expressionniste allemand avec les ombres, la manière de filmer le viol/meurtre derrière un rideau.
Le montage est rapide, l’attention ne faiblit pas. La recherche dans le fichier des criminels avec un écran où les photos sont démultipliés est aussi saisissante que les split screens de Dziga Vertov..Les gros plans sur le détails comme les mains qui sonnent comme un rappel de mauvaise conscience donne une dimension psychologique. Très présents aussi les objets techniques, la roue de la voiture qui tourne prise en travelling latéral enfin Londres lui-même jusqu’à la course poursuite dans la British Library concourent à faire de ce dernier film muet d’Hitchcock une œuvre remarquable. Le jeu des acteurs est aussi à souligner.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 août 2017
Après un premier quart d'heure poussif dans sa présentation des personnages, le film trouve une intensité non loin de celle des meilleurs Hitchcock, à partir d'un meurtre sublimement mis en scène. Malgré la légitime défense d'Alice se pose deux problèmes : le premier, classique dans un suspense, est de savoir comment échapper aux autorités; le second est de résister au chantage d'un criminel qui comprend que le mari de la coupable a les moyens d’étouffer le meurtre. Face à ces questions morales, Hitchcock trouve un bon moyen d'opposer le renversement intérieur d'Alice – qui veut se dénoncer et ne pas faire emprisonner un hors-la-loi n'ayant rien à voir avec le meurtre – à l'amour d'un mari qui protège coûte que coûte sa femme, décidé à faire abstraction de sa culpabilité. Efficace et stimulant, "Chantage" témoigne déjà de l'incroyable maîtrise formelle de son auteur, aux débuts plus que prometteurs.
Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juillet 2017
Bon, Chantage a cela d’intéressant que c’est une rareté, et un film méconnu d’un célèbre réalisateur !
Pour ma part, le métrage a de bons côtés, mais je ne peux pas dire que ce soit non plus transcendant.
Le casting est sympathique. Peu d’acteurs connus, mais des prestations efficaces qui, sans renier complètement l’héritage du muet niveau jeu, s’avèrent tout de même plus naturelles, et donc plus réalistes. Anny Ondra est très juste, malgré quelques pointes de surjeu mais finalement plutôt avantageuse. Autour d’elle, le casting masculin est moins intéressant, mais les acteurs font le boulot. Les personnages restent simples. Là aussi, c’est clairement celui d’Ondra qui tire son épingle du jeu, et le métrage repose largement sur ses difficultés.
Car en effet Chantage, à l’instar de son titre, est d’une grande simplicité scénaristique, ce qui pourra décevoir. On retrouve une construction théâtrale, avec des séquences bavardes assez longues et pas toujours utiles, et une intrigue réellement très légère. La dernière partie étant même relativement décevante compte tenu du réalisateur. Ça manque de vigueur, de profondeur, même s’il y a quelques bonnes idées, et une approche anti-spectaculaire qui pourra faire plaisir par rapport à certains films actuels sur le même thème. On pourra aussi apprécier quelques bons dialogues et une touche d’humour, mais mieux vaut être prévenu que les 1 heure 30 du film passent quand même assez mollement.
Visuellement le film profite de bonnes idées de mise en scène du réalisateur (le meurtre, les décors bien utilisés du British Museum…), sans toutefois échapper pleinement au statisme et à la fixité des plans qui le rapproche d’une pièce de théâtre. Le métrage reste assez simple et ne dispose pas d’une esthétique remarquable, même pour l’époque, par rapport à certains muets plus anciens, mais on sent la patte d’un réalisateur qui se veut malgré tout original et audacieux, ce n’est pas si mal. En revanche la bande son est assez mauvaise, notamment au début du film.
Dans l’ensemble, Chantage est un film trop simple, trop limité, qui peinera à susciter un enthousiasme véritable à cause de cela. C’est linéaire, et sans grande surprise. Reste le talent du réalisateur, des acteurs intéressant, et l’exercice de style pourra séduire. 2.5
zhurricane
zhurricane

96 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mai 2017
Le premier film parlant de la carrière d'Hitchcock. Le film est quand même largement en dessous de ce qu'il ferra par la suite. La seule scène pour moi qui vaille le coup et c'elle spoiler: de l’assassinat
où Hithcock fait preuve d'un vrai talent de mise en scène. Le reste est très classique et assez ennuyant.
moonboots
moonboots

73 abonnés 1 322 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 novembre 2016
un des premiers films d'Hitchcock et un des premiers films parlants, pour le reste le scénario est simple, voire simplet, et n'annonce pas vraiment ce que sera le réalisateur plus tard
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 janvier 2015
Après des années de mutisme, le cinéma se mit doucement à parler. A cette époque, située vers la fin des années 1920, un jeune réalisateur nommé Alfred Hitchcock avait déjà fait ses premières armes en réalisant plusieurs films muets. Le maître du thriller se mit alors au diapason et se lança à son tour dans le cinéma parlant, en réalisant en 1929 le film Chantage.

Il est difficile de faire un résumé explicite du film sans dévoiler des éléments cruciaux de l'intrigue. Ainsi je me permettrai de les développer, et si jamais vous souhaitez voir le film plus tard sans en connaître l'histoire, veuillez passer au paragraphe suivant. L'intrigue s'articule autour de quatre personnages principaux : Frank Weber, inspecteur à Scotland Yard, Alice White, sa fiancée, Mr Crewe, un artiste, et Mr Tracy, un voleur repris de justice. Un soir, Frank invite sa fiancée à dîner, mais celle-ci est mal lunée, ce qui fait fuir Frank. Dans le même restaurant se trouvait Mr Crewe, qui avait invité la jeune femme à dîner également. Voyant Frank partir, elle décide de rejoindre Crewe, et de quitter le restaurant. Impuissant, Frank la voit partir avec lui. Crewe invite la jeune femme chez lui, engageant un petit jeu de séduction que la jeune femme ne prend pas au sérieux, à l'inverse de son hôte qui tente finalement de l'agresser. En voulant se défendre, la jeune femme tue son assaillant, et elle s'enfuit après avoir enlevé toutes les preuves de sa présence, à l'exception d'un gant. Manque de chance, un voleur a assisté à la scène. Le lendemain, Alice retourne voir ses parents qui tiennent une boutique de cigares. Frank se rend sur place après avoir examiné la scène du crime et pris le soin de récupérer le gant risquant d'accabler sa bien-aimée. Il la rassure en lui expliquant qu'il n'y a plus de preuves contre elle, mais Tracy fait irruption dans la boutique et se met à faire chanter les deux amants...

Concrètement, ce film pose les jalons du thriller, et est déjà bien marqué de la patte d'Alfred Hitchcock. La relation amoureuse entre les deux protagonistes est au cœur du film, posant la question de la confrontation entre amour et devoir. Quels choix avaient l'inspecteur face à la situation ? Au-delà du scénario même, Hitchcock s'approprie les nouveaux avantages du cinéma parlant pour créer la tension qui rythme le film, en brisant le silence avec des cris, des sifflotements ou de longs dialogues. Sur le plan technique, il s'agit dans tous les cas d'un film très en avance sur son temps, nouvelle preuve qu'Hitchcock était vraiment un réalisateur de génie.

Chantage est un film intéressant, notamment par le contexte dans lequel il se situe. L'histoire en elle-même n'est pas unique, mais comme tout film d'Hitchcock, on se laisse facilement entraîner par l'intrigue. Les années 1930 se profilent donc, avec l'émergence définitive du cinéma parlant et de nouveaux codes pour régir le cinéma. Ma dernière question sur Chantage sera : Justice ou injustice ?
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 mai 2014
En 1929, c’est un grand tournant de la carrière d’Alfred Hitchcock. Après 8 films muets, il passait enfin au parlant avec Chantage, un film écrit par ses soins, d’après une pièce de Charles Bennett.

Chantage est un film policier tout ce qu’il y a de plus simple, avec un des plus vieux synopsis du monde, ce qui ne serait pas un problème si seulement le sujet était traité avec un peu plus d’intérêt que de ne servir que de principe pour l’arrivée du parlant dans le cinéma britannique. Clairement, Chantage n’est pas un mauvais film, ce sera assez injuste dans la mesure où Alfred Hitchcock reste un type très talentueux qui parvient à orchestrer deux ou trois scènes de manière très réussie, comme cette scène où Mr. Crewe chante Miss Up-To-Date à Alice White, jouée par une sympathique Anny Ondra. Mais au-delà de ça, Chantage n’est ni passionnant, ni même réellement divertissant et ne vaut clairement que pour la prouesse technique. Le film est trop long, les autres acteurs pas forcément excellents et surtout la musique, tout nouvel apport, est bien trop répétitive, ce qui n’aide pas. C’est dommage, car le scénario recèle de quelques points plutôt originaux, pas forcément bien mis en valeur.

C’est très dommage que ce Chantage ne soit pas un vrai bon film, car comme dit auparavant, la prouesse technique est impressionnante. Après tout, c’est le premier film parlant britannique.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juillet 2016
Si aujourd'hui je considère le cinéma comme intemporel et dont certaines de ses plus belles œuvres remontent à l'ère du muet, c'est en partie grâce à Alfred Hitchcock, qui m'aura fait découvrir la richesse du 7ème art lors de mes années lycées. C'est à travers ses films, notamment ceux américains, que je me suis plongé dans l'univers et l'histoire du cinéma, sans jamais y ressortir et, ayant très vite fini son immense et riche filmographie, c'est avec Blackmail que j'y replonge.

Blackmail est un film important pour Hitchcock, immense triomphe à sa sortie, c'est celui qui lança définitivement sa carrière et qui lui permit d'acquérir une vraie notoriété sur le sol britannique. C'est aussi son premier film parlant, d'abord tournée en muet, il a été sonorisé en cours de tournage et Blackmail sorti finalement dans deux versions (tous les cinémas n'étaient pas équipés pour recevoir le parlant en 1929). Il devient par la même occasion le premier film parlant de l'histoire du cinéma britannique et aujourd'hui c'est sous cette forme qu'il est régulièrement distribué.

On est encore loin du Hitchcock célèbre, celui qui tourna à Hollywood du début des années 1940 jusqu'au milieu des années 1960 et qui est resté dans les annales du cinéma. Ici il axe son film autour du dilemme moral entre dénoncer celle que l'on aime et coupable d'un crime involontaire ou la protéger. L'histoire est assez simple mais efficacement écrite, elle va à l'essentiel sans détour inutile et elle est rendue intéressante, avec une finition aussi audacieuse que brillante. Les personnages sont d'ailleurs le point fort du film, tous bien traités, ils dévoilent peu à peu qui ils sont vraiment et Hitchcock oppose l'amour face à la raison au cœur d'une intrigue policière.

Néanmoins, si j'en gardais un très bon souvenir, cette nouvelle vision m'a légèrement déçu. Bien qu'il se montre inspiré et révèle quelques bonnes idées, Hitchcock peine à vraiment instaurer une forte tension ainsi qu'à faire ressortir l'émotion qui pourrait y avoir chez les personnages. Pourtant c'est intéressant à plus d'un titre, notamment par rapport à ce qu'il montre, ou non à l'écran et sa façon de l'utiliser. On ressent que le parlant n'en est qu'à ses débuts et que le film a commencé à être tourné en muet. Hitchcock est parfois maladroit, que ce soit dans les dialogues ou la construction du récit, prenant trop son temps à certains moments et accélérant trop le film à d'autres.

Pourtant, Blackmail reste plaisant à suivre, surtout grâce aux personnages et donc enjeux. Bien qu'il n'en devienne le maitre que plus tard, le suspense est présent et quelques scènes sont vraiment brillantes. On retrouve ici plusieurs effets de styles et de mises en scènes assez audacieux (à l'image des jeux d'ombres et de lumières, toujours influencés par l'expressionnisme) bien qu'il abuse parfois un peu trop des gros plans. On retrouve plusieurs similitudes avec certains de ses futurs films à l'image de la scène du meurtre rappelant celle de Psycho, Hitchcock usant d'un montage ingénieux et la tournant en un long plan-séquence. On retrouve toute sa science du détail où il joue avec des éléments semblant minimes qui auront pourtant toutes leurs importances plus on avance dans le récit. De plus, les interprètes sont très bons, notamment Anny Ondra, l'une des premières blondes maléfiques de la longue filmographie d'Hitchcock (à noter aussi l'excellent caméo du maître).

Blackmail aura permis à Hitchcock de donner une toute autre dimension à sa carrière et livre là le premier film parlant de l'histoire du cinéma britannique. On retrouve plusieurs éléments qui feront la notoriété du maître et, si c'est parfois maladroit, ça n'en reste pas moins plaisant à suivre, bien ficelé et ne manquant pas de charme.
Noahdu77
Noahdu77

6 abonnés 50 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juillet 2013
Il s'agit de l'un des premiers film parlant, de l'histoire. Un tres bon scénario, bien maitriser. On ressant encore les codes du cinema muet ( ce qui n'est pa pour me deplaire ). Le film est bien loin du réel talent d'hitchock ( atteind avec Rebecca ).
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 mai 2013
Premier film parlant du maître du suspense et visiblement le génie n'attend point le poids des années. Ce film est étonnant car malgré la technique plutôt rudimentaire de l'époque (le film souffre d'ailleurs de la qualité infâme du son), le cadrage n'a pas pris une ride; les zooms hitchcockiens y sont déjà présents de même et la suggestion par l'image fonctionne. Côté scénario, ne tombons pas dans l'anachronisme, cent fois rabâchée de nos jours, cette histoire de chantage est à la hauteur de son année de tournage et a d'ailleurs très bien vieilli. Fans d'Hitchcock, vous vous délecterez à y trouver ses constantes (blonde victime/coupable, homme machiste voulant [en vain] contrôler la situation à son avantage et intrigue complète en à peine 1h20), pour les autres ne commencez pas la découverte de ce grand Alfred par ce film.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2013
C'est le premier film parlant d'Alfred Hitchcock, tourné dans des conditions rudimentaires (il existe une première version muette et plus courte). Le cinéaste exploite ce nouveau potentiel à travers quelques effets réussis, notamment lors de la répétition du mot "couteau", qui vient perturber l'héroïne meurtrière. Ce virage du muet au parlant est à peu près le seul intérêt de ce film longuet et prévisible. Côté mise en scène, on retiendra la séquence de course-poursuite au British Museum. Sinon, l'intrigue apparaît bien banale aujourd'hui, conclue sur une note bien macho.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 octobre 2012
Un film remarquable au niveau de la technique, du scénario, de la mise en scène (influencé par l'expressionnisme du muet). Le film aurait pu se passer du parlant mais ici il sert très bien le film pour donner les frissons nécessaires. Le maitre du suspense frappait déjà très fort. Un chef d'oeuvre.
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