Le Solitaire
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gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 avril 2015
Mon impression sur Thief me rappelle un peu celle de The Mission de To. En fait je regarde ce film dont j'ai entendu énormément de bien après avoir reçus plusieurs claques du réalisateur... forcément j'en attends beaucoup... forcément j'en ressors déçu. Je suis moins déçu que pour le To et j'en garderai sans doute plus de souvenir, sans doute à cause de la fin qui vaut se pesant de cacahouète, mais globalement j'ai trouvé tout le début du film un peu long à se mettre en place parce que ça montre des trucs dont je me fous totalement (genre l'agence d'adoption) et ça alourdit le récit que je pensais épuré et limpide.

En fait je pensais ça car on m'avait vendu ce film comme le film ayant servi de modèle à Drive, d'ailleurs lorsque Rouyer (il me semble que c'était lui) avait évoqué ce film dans sa critique de Drive, j'avais des étoiles dans les yeux...

Mais je comprends en voyant la fin pourquoi Mann a filmé ces scènes elles sont importantes pour comprendre le personnage, mais quelque part j'aurai préféré que comme dans le Samouraï ou comme dans Drive justement on ne sache rien de lui, pas grand chose... Je n'ai eu cette figure atemporelle du cowboy solitaire qu'il ne faut pas faire chier (du moins au début du film). (Figure que j'attendais peut-être à tort, je ne dis pas).

En fait le plus grand ennemi de Thief, c'est Mann lui-même qui a tellement modernisé le cinéma d'action (dont Thief a déjà quelques marques) par après que quelque part ça fait un peu années 80 (bon c'est un film des années 80, donc c'est normal...).

Bon reste que toute la fin m'a pleinement convaincue, malgré mes réticences du début et j'ai fini par pleinement et totalement entrer dans le film... Parce que bon, la scène finale est juste exceptionnelle ! Il y a tout ce qu'il faut ! On a également des plans urbains de nuit qui sont sublimes, je pense à la scène où Caan crame les bagnoles et on a les reflets de toutes les lumières dans le capot de la voiture... C'est quelque chose !

Déçu donc, mais pas tant que ça... Même si on est très loin de la claque que j'attendais.
Xavier Watremez
Xavier Watremez

3 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2015
ça parle beaucoup ça joue au dur pendant que la musique électronique (qui vient de Tangerine Dream et qui ne sont pas les parrains de l'horrible david guetto) marque chaque scène de sa griffe. Bref, THIEF est "Drive" avant l'heure sinon meilleur et les deux oeuvres se ressemblent tellement qu'on pourrait presque les regarder simultanément en coupant le son ou l'image d'une des deux...
On regretta juste ce coté un peu mélo qui plombe le récit et bien sûr, l'aspect un téléphoné un peu daté qui ne travaille pas pour le suspense.

Heureusement le style de Michael Mann et la violence sociale narrée dedans, qui est à la base du tout et surtout du héros, est plus que réaliste. Sans parler du petit chauve méchant qui se révèle être un caid sournois et de ses amis.

THIEF sera tout de même un must-have dans votre dvdtèque...
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2022
Endurci par des années de prison, un cambrioleur professionnel vit à cran tout en enchaînant les vols avec brio. Mais il cherche aussi à fonder une famille et à prendre sa retraite criminelle. Il accepte alors la juteuse proposition d'un mafieux, qui lui commande un casse à haut risque. Michael Mann réalise ici son premier film pour le cinéma, et l’on voit déjà sa grande dextérité à traiter du polar urbain, principalement nocturne. Plans méticuleux, jeux d'ombres, nuit citadine aux éclairages électriques cinglants, utilisation de filtres gris/bleus, fusillades découpées avec soin. Sans compter des séquences de casse réalistes, détaillées, et prenantes. Tout autant de codes qui nous plongent dans un univers criminel des plus cinégéniques. Codes que Mann réutilisera et renforcera par la suite, notamment dans « Heat ». La musique électronique signée Tangerine Dream, fortement estampillée 80’s, s’avère fort sympathique et contribue pleinement à l’immersion dans cette ambiance. Avec en prime plusieurs beaux passages à la guitare, composés par Craig Safan. Le tout bénéficie également de solides acteurs. James Caan y trouve l'un de ses meilleurs rôles, en animal à la peau de cuir, qui refuse de se laisser dompter par quiconque, et ne fait aucune concession. Mais il va révéler ses faiblesses en tentant de nouvelles attaches émotionnelles. Face à lui, plusieurs futurs vétérans du cinéma, pour la plupart ici à leurs débuts : James Belushi, Dennis Farina, William Petersen (ne pas cligner des yeux pour le repérer !), et surtout Robert Prosky, inquiétant en gangster paternaliste. Enfin, outre ses péripéties malines, le scénario de « Thief » s’avère sombre au possible, constituant un véritable brûlot sur le rêve américain capitaliste. Rêve pointé ici comme une hypocrisie. Le système est corrompu à tous les étages, et ne laisse aucune chance à un héros passé par la case prison, dont le succès financier n’est qu’une façade. Bref, « Thief » est un polar de haute volée, qui a été très justement réhabilité après sa modeste sortie en 1981.
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2014
Pour son premier film, Michael Mann établissait déjà les prémices de son style qu'il développera et sublimera dans son chef d’œuvre "Heat".
Dés le début de ce polar urbain qui traitait déjà de braqueurs, la marque du cinéaste se fait sentir avec ses scènes de casses ultra précises et sa mise en scène stylisée confèrent au film un climat tendu et une ambiance électrique que la musique très "80's" vient accentuer.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 novembre 2014
Si on doit le scénario de sa pépite Drive à l'adaptation d'une nouvelle de James Sallis par Hossein Amini, il n'est un secret pour personne que le film choc de l'année 2011 doit beaucoup à la cinéphilie de son metteur en scène Nicolas Winding Refn, et à un parterre d'influences variées mais d'un goût très sûr. Parmi elles, Bullit, The Driver ou encore A Bittersweet Life, mais aussi ce Thief, à qui le succès cannois du Driver Ryan Gosling aura offert une seconde jeunesse, c'est-à-dire une seconde sortie cinéma. Une seconde chance en salles pour le premier long-métrage de Michael Mann a les avoir envahies, après quelques expériences dans le documentaire et le téléfilm Comme un homme libre, que je n'ai pas vu mais qui jouit plutôt d'une flatteuse réputation. Ici, ce qui impressionne d'abord, c'est de constater à quel point tout le cinéma de celui qui réalisera Heat ou Collateral est en place. Sa fascination pour la nuit urbaine d'abord, qu'il restitue indemne à l'écran par des éclairages splendides, des néons à profusion, des jeux de reflets qui donnent une vie à l'immatériel. Si ce travail sur l'atmosphère annonce bel et bien l'impressionnisme du polar eighties en tranchant avec les images cassantes de la décennie précédente, il apparaît également comme la meilleure preuve de l'analogie entre Thief et Drive. Comme chez Nicolas Winding Refn, le couplage de ces images aux traînées lumineuses réminiscentes à une BO prégnante distord l'espace-temps, jouant sur la perception de l'évolution du récit. Si le procédé est moins hypnotisant ici, c'est certes peut-être parce que Mann maîtrise moins bien sa palette formelle (certes, personne n'a à lui apprendre grand chose en matière d'environnement urbain, mais Drive était le 7ème long-métrage de son réalisateur quand il s'agit ici d'un coup d'essai) mais aussi parce qu'il s'essaye à un développement bien plus fouillé de son personnage principal, qui implique de poser une réalité un peu plus consistante et donc de moins s'adonner à une contemplation impressionniste. Le temps déjà de signaler ses interrogations sur la virilité et de tracer son sillon dans le néo-noir, s'emparant de l'emprise qu'à le genre sur ses personnages. Et aussi, déjà, de regarder la ville comme un ensemble multi-directionnel, dans lequel perdre son héros n'est rendu que plus facile par l'omniprésence qui lui est conférée. J'ai aussi vraiment appréciée les libertés prises par le montage pour travailler la temporalité de l'intrigue, et faire comme dans Drive (quand je vous dis que la filiation crève les yeux, et pas que formellement !) de la romance qui se noue un intermède onirique dans une marche inarrêtable. Et puis surtout, Thief est l'occasion de retrouver un très bon James Caan, qui érige une figure solide sans oublier d'en dévoiler les compartiments annexes. Je regrette simplement l'utilisation un peu naïve d'une certaine imagerie (la scène de la plage comme décor utopique, qu'on retrouvera d'ailleurs dans Manhunter, du même Michael Mann) et le mauvais goût de la dernière fusillade dont les ralentis ne sont pas (plus ?) du plus bel effet. Dans l'ensemble, Thief est quand même un film noir de qualité, d'ailleurs sans doute trop vite oublié.
Jean-philippe N.
Jean-philippe N.

126 abonnés 925 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 juillet 2014
Un vieux polar de derrière les fagots qui sent bon les années 80, dont la BO signée Tangerine Dream - sorte de parents spirituels teutons de David Guetta version babas cools - ferait passer Pink Floyd pour des hystériques sous amphètes. Alors d'accord: c'est un peu typé vintage mais pour une soirée ciné-club, "Thief" est plutôt sympathique...
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2022
Ce film a beau avoir plus de trente ans, il m'a mis une vrai claque! De la réalisation de Michael Mann (déjà très inspirée pour seulement son deuxième film), à l'ambiance caractéristique des vieux polars mais en même temps assez moderne, en passant par un super casting dominé par James Cann. Le Solitaire, n'a que très bien vieillit et mérite que l'on parle de grand film!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 mai 2014
Un gangster vous dira toujours que c'est son dernier coup avant qu'il se range. Oui ce sera son dernier coup finalement, mais contre son gré. Michael Mann dans le Solitaire montre cet état d'esprit. Cet état d'esprit seulement peuplé de haine, d’égoïsme et de cupidité. A aucun moment nous ne pouvons nous attacher à Frank (James Caan) car trop désagréable et malhonnête ce qui est normal car Mann nous met face à un gangster que l'on ne peut pas aimer car nous voyons simplement leurs vrai visage. Le tout est stylisé par une réalisation très friande des jeux de lumières urbaines souvent rouge ou bleu, qui rappelle parfois le générique d'un certain Taxi Driver (Martin Scorsese). Stylisé également au moment des cases, des Explosions ou des meurtres le réalisateur mettra en valeurs : étincelles, explosions, feu et sang. Faire du beau avec la violence sans en faire l’apologie. Michael Mann y arrive.
Beau, dur, vrai le Solitaire nous emmène dans ce monde.
soniadidierkmurgia

1 436 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2015
"Thief", le premier film de Michael Mann marque la naissance d'un cinéaste dont le style visuel est aujourd'hui reconnu comme une référence. Cette variation sur le monde des perceurs de coffre-fort, apporte une rupture dans l'approche du genre, à ce point décisive qu'elle sera en grande partie reprise par William Friedkin quatre ans plus tard dans "Police Federale LA" , faisant accomplir à ce dernier une évolution radicale par rapport au style documentaire de "French Connection" (1971) qui lui avait ouvert grand la voie du succès et de la reconnaissance critique. Michael Mann c'est une approche essentiellement visuelle et musicale du cinéma où les dialogues ne sont là que pour dire l'essentiel. Il s'inscrit dans une lignée de réalisateurs tels Jean-Pierre Melville avant lui ou Nicolas Winding Refn aujourd'hui pour qui le comment importe plus que le pourquoi des choses. Frank (James Caan) n'est pas un héros haut en couleurs comme autrefois les Bogart ou Cagney mais juste un type sorti de prison devenu un artisan indépendant qui évite de se lier affectivement de quelque manière que ce soit pour ne pas replonger. L'entrée en matière de Mann magistrale, rythmée au son de la musique robotique et planante de Tangerine Dream, propose clairement l'assimilation de Frank avec un travailleur des hauts fourneaux qui doit gagner son argent à la sueur de son front. Mann repousse donc d'entrée les archétypes habituels du genre qui drapent généralement le héros de tous les attributs de la séduction. Frank est au contraire plutôt frustre et maladroit. Sa conduite prudente ajoutée à son caractère réservé sont le meilleur gage de sa sécurité. spoiler: Dérogeant par amour à ses préceptes précieusement observés jusqu'alors, Frank va alors entamer son chemin de croix
. Par ce cheminement, Mann rejoint la tradition du genre qu'il n'entend pas bouleverser mais juste imprégner de ses partis pris esthétiques. Le film offre donc un alliage parfait entre tradition et innovation qui fera le succès des films noirs à venir de Michael Mann ("Heat", "Collatéral", Miami Vice" ). James Caan est bien sûr parfait dans ce rôle tout à la fois minéral et instinctif tout comme Robert Prosky grand acteur de théâtre débutant ici à l'écran qui se montre parfait en chef mafieux dégoulinant de mièvrerie calculée. Ceux qui se sont emballés pour l'opus aérien et froid que constituait "Drive" de Nicolas Winding Refn pourront en regardant "Thief" mesurer tout ce que le danois sans doute un peu surfait doit à son aîné. La photographie étant au centre du cinéma de Michael Mann, il convient de saluer le travail du chef opérateur Donald Thorin. Une version remastérisée en Blu-Ray agrémentée d'un livret iconographique de Michael Henry Wilson est disponible chez Wild Side Video.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2014
Que le talent est insolent parfois ! Premier film (au cinéma) pour Michael Mann et premier petit coup de génie pour le talentueux réalisateur du « Dernier des Mohicans » et de « Heat ». « Le solitaire » est une merveille de polar noir comportant toutes les prémices du style Mann : réalisation esthétique, ambiances contemplatives, travail creusé sur la psychologie des personnages, dialogues de qualité et une pincée d'action efficace. La scène du grand cambriolage est exceptionnelle, de précision et d'immersion. On y retrouve des acteurs de talent tels que Robert Prosky, James Belushi ainsi que l'apparition du sympathique chanteur country Willie Nelson, et Mann offre à un James Caan impeccable le rôle de sa vie. On reprochera quelques petites longueurs parfois mais voilà un film essentiel pour peu que l'on s'intéresse de près ou de loin à l'univers des gangsters.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2014
Michael Mann nous fait suivre le destin d'un bandit solitaire, interprété par un très bon James Caan. Sa mise en scène stylisé fait déjà des merveilles et on reconnait la touche de Mann. Le scénario est intéressant, même si il manque parfois d'originalité dans le déroulement, mais il nous offre une superbe fin, alliant tension et suspense. Les dialogues et les personnages sont aussi bien écrits. Le réalisateur de "Heat" et "Collateral" nous livre finalement un bon film, il a certes fait mieux par la suite, mais ce serait dommage de passer à côté de ce film, alliant parfaitement tension, suspense et style et qui a inspiré "Drive" (et ça se voit).
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 1 février 2014
Le 1er film de Michael Mann ( Heat , Collatéral ) s'avère être un polar efficace .....que dire de plus? C'est un film exceptionnel....la musique , la mise en scène impressionnante de Mann et l'interprétation de James Caan ( " Le Parrain") laissent une forte impression et hante les mémoires...classique!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 décembre 2013
J'aime pas Mann, mais je me suis dit que visionner son premier film ça serait peut-être l'occasion de me réconcilier (du moins partiellement) avec lui. Car il a bien commencé le bonhomme, comme tout le monde, sans ses Heat et Collateral insipides et grossiers, il avait dû faire ses "preuves". Bon bizarrement c'est son "meilleur" pour moi jusque-là alors que, comme tout bon premier film de cinéaste qui se respecte, c'est imparfait. Peut-être suis-je le seul à le croire, mais en voyant Le Solitaire, j'ai pensé à fond à Melville. C'est fou comme ça y ressemble. Pas la musique (haha), bien sûr, mais je parle de la destinée - connue d'avance - du personnage, la précision longe et chirurgicale des cambriolages (on se croirait dans le Cercle Rouge) , vraiment tout ça me fait penser à Melville, et ce serait pas illogique que Mann en soit son héritier (après perso je n'apprécie ni l'un ni l'autre, donc bon ça change rien). Le Solitaire, pour un premier film, a des qualités indéniables : déjà l'ambiance, américaine des 80's, unique, avec d'ailleurs une BO plutôt sympathique (la musique de fin !) ; ensuite niveau mise en scène c'est pas tape-à-l'oeil, bon il y a des petits effets parfois bof (les ralentis), mais sinon c'est correct, Mann joue habilement avec les couleurs, la nuit, ça se laisse regarder. Les reproches vont plutôt sur l'histoire, ultra-basique avec une symbolique mièvre, on croirait (re)voir le De Niro de Heat, le gangster raté qui tente le tout pour le tout, solitaire (donc là on a le Samouraï, le Deuxième Souffle et le Cercle Rouge de Melville conjugués, si si), et c'est dommage parce que c'est prévisible. Surtout qu'au début le héros est assez mystérieux, et peu à peu il se vautre dans ses propres clichés (je pense à la scène d'adoption). Après ça part en freestyle, gros carnage et destruction du rêve américain si on peut dire, c'est un peu du sous-Peckinpah pour être franc, plus stylisé mais moins violent... Bref c'est dommage que, hormis les quelques qualités esthétiques du film, l'histoire prenne ce chemin convenu, alors le cadeau est bien emballé, certes, mais le cadeau n'est pas satisfaisant. C'est un peu ça, le Solitaire. Au moins j'ai pu voir ici que Mann savait à une époque utiliser sa caméra...
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 novembre 2013
Scénariste, réalisateur et producteur de séries TV (Starsky et Hutch, Vegas, Deux Flics à Miami...), Michael Mann signait en 1981 son deuxième long-métrage pour le cinéma, après Comme un homme libre (1978). On y trouve en germe des thèmes et des recherches stylistiques qu'il développera ensuite au fil de sa carrière : la marginalité, l'affrontement entre hors-la-loi et policiers, la violence explosive, les ambiances nocturnes... L'histoire est basique mais apparemment bien documentée sur les plans technique (le perçage de coffres-forts) et social (les milieux mafieux et policiers). Le réalisateur s'affirme dans un registre "hard boiled" où brutalité rime avec efficacité, quelque part entre Scorsese et Peckinpah. Sur un scénario solidement calibré à défaut d'être subtil (notamment dans la relation homme/femme), Michael Mann déploie une mise en scène très sûre. Son film pèche un peu par sa longueur et par quelques effets superflus (ralentis, musique envahissante), mais il atteint quand même une belle puissance dramatique. La prestation de James Caan ajoute à la qualité d'ensemble.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 21 septembre 2013
Énorme polar avec une BO impressionnante. Je suis content de l'avoir découvert après avoir vu "Drive".
James Caan est au meilleur de sa forme en loup solitaire et Michael Maan maîtrise déjà totalement son sujet.
A voir absolument.
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