Etat de siège
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Max Rss
Max Rss

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4,0
Publiée le 23 mars 2019
Les années 70, la très triste époque des dictatures militaires en Amérique du Sud (Brésil, Argentine, Chili, Paraguay pour ne citer que ceux-là). Et comme de par hasard, les Etats-Unis n'étaient jamais étrangers à l'arrivée des généraux au pouvoir. Dans ce film de Costa-Gavras, le troisième de sa trilogie politique (après « Z » et « L'Aveu »), c'est en Uruguay que l'histoire se déroule. Un agent américain, est enlevé par un groupe de rebelles d'extrême-gauche pour répondre de ses actes passés. Très vite, on s'aperçoit que cet agent est une bien belle ordure. Pourquoi ? A vous de le savoir en regardant. Dans cet « Etat de Siège », Costa-Gavras dénonce l'implication des U.S.A dans les régimes totalitaires sud-américains. Entre les manipulations politiques, les agents doubles, les hommes de l'ombre, et l'enseignement de techniques tortionnaires, tout y passe. C'est un véritable réquisitoire. Qui en plus a l'avantage d'être incroyablement réaliste. Ici, tout sonne juste. L'histoire et son déroulement. Les personnages. Même si les rebelles gauchistes paraissent un peu trop gentils. Costa-Gavras a décidé de tourner son film tel un documentaire, pour faire comprendre que ce qu'il dénonce, c'est pas de la fiction, ça s'est réellement passé. Qu'il ne faut pas y faire passer à l'as. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il s'agit d'un film assez peu connu. Car en symbiose avec la réalité. Et risquant de faire comprendre les rouages politique à chacun d'entre nous. Et ça, pour les élites gouvernantes, c'est hors de question.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2017
Après "Z" et "L'Aveu", Costa-Gavras venait clore sa trilogie sur le totalitarisme avec "Etat de siège", inspiré de l'enlèvement et l'assassinat de Dan Mitrione par les Tupamaros en Uruguay en 1970. Lorgnant toujours sur l'actualité politique brûlante, Costa-Gavras et son co-scénariste Franco Solinas livrent avec ce film leur interprétation de cette affaire, multipliant les scènes fragmentées pour mieux nous faire découvrir combien le personnage d'Yves Montand (toujours fidèle au cinéaste même s'il se fait quasiment malmener dans chacun de ses rôles) a travaillé avec la police du pays, la formant même aux techniques de torture pour le compte des américains. La critique est vivace et la mise en scène de Costa-Gavras toujours aussi maîtrisée mais, malgré tout, "Etat de siège" fonctionne moins bien que ses précédents longs-métrages. Un peu inerte, un peu trop déconstruit, le film n'a pas la force habituelle des films du cinéaste et s'il intéresse, il manque de passionner réellement, peut-être un peu trop froid avec toute la situation qu'il filme, ne créant pas assez l'empathie. Reste une oeuvre à l'ampleur politique ambitieuse même si on lui préférera largement les indétrônables "Z" et "L'Aveu".
NeoLain

5 889 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 octobre 2016
Ouch ! de mon siège je suis tomber dans un état... Alors peut-être que je suis un tout petit peu sans pitié sur ce coup. En tout cas vu le sujet, une inspiration d'une histoire vraie, j'ai trouvé que le film ne donne pas vraiment d'éclaircissement pour son spectateur.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 octobre 2018
Fait rare, Costa-Gravas passe ici complétement à côté de son sujet. Son film est lent, incompréhensible et chiant.
A noter, Coluche double un comédien au début du film.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2015
Alors qu'il arrive à Montevideo en Uruguay, un conseille américain d'une junte sud-américaine est enlevé par les Tupamaros, des rebelles d'extrême-gauche. Au fil d'un interrogatoire, on va peu à peu découvrir qui il est vraiment et pourquoi il est là.

Après les brillants Z et l'Aveu, Costa-Gavras conclut sa trilogie consacrée à des dictatures avec État de siège, où il nous emmène dans l'une d'elles en Amérique latine. Après s'être intéressé aux excès du Stalinisme, il s'en prend cette fois-ci au rôle joué par les États-Unis dans certaines dictatures. Entre manipulation politique, double-jeu, rôles d'ombres et tortures, il dresse un tableau aussi effrayant que puissant, toujours avec un fort aspect réaliste où il se rapproche parfois d'un style plus documentaire.

Comme dans Z et l'Aveu, on retrouve la plume de Jorge Semprun, une écriture d'une incroyable justesse et intelligence, permettant à Costa-Gavras de faire ressortir toutes les réflexions et l'effroi des sujets qu'il aborde. S'inspirant fortement de l'enlèvement de Dan Mitrione, un agent du FBI, il signe une mise en scène sobre mais dégageant une puissance incroyable ainsi qu'une tension permanente qui se fait de plus en plus forte au fur et à mesure que les masques tombent. Avec toujours un certain sens du rythme, il sait prendre son temps lorsqu'il le faut, permettant de nous faire ressentir les sentiments, notamment de peur, que peuvent traverser les protagonistes et il use très bien des flash-backs et coupures. Tout le long passionnant, il rend son film intense, ne nous lâchant pas un seul instant et mettant en place une atmosphère qui se fera de plus en plus oppressante.

La force d'État de siège se trouve aussi dans la façon dont il nous immerge au cœur de ce pays, de l'organisation des rebelles et, dès les premières secondes, nous faisant ressentir le climat local. Peu à peu il met en évidence la façon dont de hautes institutions américaines peuvent jouer des rôles majeurs dans ce genre de junte militaire, tant dans la mise au pouvoir, mais surtout la façon de réduire au silence les rebelles. C'est l'infernale machine américaine qu'il dénonce, et il le fait avec aisance et subtilité, montrant les différentes étapes qui ont peu à peu mené l'Uruguay à la dictature. Et enfin, que dire d'Yves Montand qui livre, à nouveau, une composition aussi juste que sobre et brillante, sachant bien retranscrire les particularités et l'ambiguïté de son personnage.

Avec État de siège, Costa-Gavras nous immerge au cœur des rouages politiques d'une dictature d'Amérique Latine pour livrer une oeuvre qui prend place aux côtés de Z et l'Aveu, engagée, intelligente, passionnante et faisant froid dans le dos.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2012
Film politique et engagé comme souvent si ce n'est tout le temps dans l’œuvre de Gavras, "Etat de siège" met en scène le kidnapping d'un grand ponte des services policiers américains devenu un formateur influent dans les régimes fascistes d’Amérique du sud pour mater le communisme. Yves Montand joue ici un rôle à l'opposé de son personnage progressiste de "Z", très conservateur et discret, un homme de l'ombre. Officiellement son statut de consultant en communication et transport ne laisse rien paraître de suspect, mais au fil de ses longs entretiens avec les révolutionnaires, son visage innocent laisse la place à la tête pensante des tortionnaires au nom de l'ordre et du conservatisme. Les rouages politiques mélangés aux faits historiques sont toujours aussi captivant chez le maître du genre.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 novembre 2012
Je ne suis pas sur que les Tupamaros méritent un portrait aussi flatteur, même si il est vrai que leurs ennemis sont pires. Ce sont des faits plus ou moins réels qui permettent à Costa-Gavras de fustiger tout ce que la gauche déteste : les riches, les uniformes, l'Amérique et l'Eglise (la scène des obsèques en est le symbole).

Le film est très intéressant quand même, mais il y a peu de suspense (le dénouement est révélé au début).
bendar
bendar

11 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mars 2012
Évocation de l'enlèvement par un mouvement de libération de l’Uruguay d'un (es)pion américain. Costa-Gavras retrace la méthode de rapt, l’intérieur de l'organisation des Tupamaros et les gesticulations des hommes politique.
Tourné seulement 2 ans après les faits, il devance de presque 1 an le coup d'état américain du 27 juin 1973.
Et ce n'est bien sûr pas un cas isolé : Iran, Chili, Equateur, Guatemala, Panama... ( d'info : http://www.dailymotion.com/video/xa636d_john-perkins-confessions-d-un-corru_news)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 février 2012
Pas aussi bien fait que Z ou l'aveu, ou pour dénoncer les agissements des américains, comme Missing. Le film a de très bons acteurs et une bonne façon de filmer. Yves montand est bon, mais joué cette fois les enculés de première classe ne lui réussit pas.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 juin 2010
Même si la note peut paraître curieuse,eu égard à la qualité du long-métrage et à son intérêt documentaire,elle transparaît parfaitement mon sentiment envers "Etat de siège".Réquisitoire contre la politique extérieure des Etats-Unis,en particulier sa proximité avec les dictatures déguisées d'Amérique Latine;le film s'inspire d'une histoire vraie,témoignant de toute l'impuissance des groupements terroristes de gauche de faire dévier la machine gouvernementale.Les Etats-Unis implantent leurs agents de la CIA(comme Santore,joué par un Yves Montand au top),soi-disant des consultants,pour manipuler le régime en place et en exploiter les richesses.En échange,l'Uruguay(jamais nommé)s'assure une place sur l'échiquier international et les politiciens sont libres de torturer,d'exécuter quiconque s'oppose à eux.Cela fait froid dans le dos,et il est plus que louable que Costa-Gavras s'empare frontalement de sujets aussi brûlants.Maintenant,le message finit par être redondant sur la durée,et Costa-Gavras ne parvient pas à simplifier les enjeux avec un peu de didactisme.Trop de réalisme tue le réalisme.Le refus de toute dramatisation,au profit d'une exposition méthodique des faits lui est également fatal.Il ne retrouve jamais la cohérence naturelle de "Z".Dans le même esprit,"Missing(porté disparu)"semble plus indiqué.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 mai 2008
Un film de Costa Gavras toujours aussi engagé, peut être trop réaliste pour le grand public donc moins connu.
On a à la fois un film qui ressemble à un documentaire et une histoire à suspense avec la question du véritable rôle de Montand.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 février 2008
Film à la saveur d'un documentaire, très bien mis en scène, yves montand est excellent comme d'habitude, et costa-gavras touche toujours des sujets de révolte qui sont toujours aussi bien traités.
yoyoseb
yoyoseb

4 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 mars 2011
Solide film politique classique de Costa-Gavras. Ici les Etats-Unis et les dictatures sud américaines en prennent pour leur grade. Comme dans "Z" et "L'aveu", l'aspect historique est intéressant mais le film a un peu vieilli et la mise en scène est sans imagination.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2007
Costa-Gavras dénonce avec "Etat de siège" le système dictatorial en Amérique du Sud, où les Etats-Unis soutiennent sans scrupule et uniquement par intérêt des gouvernements du même bord politique pratiquant la répression, les meurtres, et la torture. C'est donc au travers d'un émissaire états-unien kidnappé (incarné par l'excellent Yves Montand) et de plusieurs flash-backs que le réalisateur dévoile le climat local, combattu par une résistance de gauche qui n'hésite pas à frapper aussi fort que le gouvernement qui la combat. A ce sujet, on aura le droit à plusieurs séquences choc que les plus sensibles réprouveront peut-être. Très recommandable.
ClashDoherty
ClashDoherty

271 abonnés 838 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2023
Sans doute plus faible que "Z", ce film décrit assez bien la situation politique incertaine chilienne de l'époque, à la manière d'un "Missing". Excellente prestation de Montand.
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