La Femme infidèle
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Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 janvier 2026
Drame conjugal surestimé et daté qui ne vaut que par le couple Bouquet-Audran (très belle). La réalisation très axée bourgeoisie comme toujours chez Chabrol est plombée par des ratages très agaçants : spoiler: la secrétaire caricaturale, la manière dont Bouquet se débarrasse en plein jour du corps, l'accident de voiture, le policier qui se gratte sans arrêt le nez pour montrer ses soupçons, la photo de la victime conservée dans la veste de Bouquet.... Ca fait beaucoup.
Alain Nicola
Alain Nicola

23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2026
Un très bon film de Claude Chabrol. Un homme, interprété par Michel Bouquet et sa femme, la rayonnante Stéphane Audran, mènent une existence bourgeoise. Sans éclats et sans passion. La vie est monotone et les plaisirs de la chair se font rares. Madame prend donc un amant. Mais le mari voit rouge et envoie ledit amant ad patres. La fin du film est bouleversante. Une fois que madame a compris que c'est monsieur qui a tué son amant et qu'il se fait arrêter, les époux échangent enfin un regard passionné, comme si le meurtre commis par le mari avait ravivé leur complicité et leur libido.
On retrouve les grandes caractéristiques du style chabrolien dans ce film. Une critique implacable de la bourgeoisie, un jeu d'acteurs plutôt minimaliste...
Personnellement, j'ai adoré la façon dont le réalisateur filme les silences qui, dans ce film, en disent plus que les dialogues.
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 453 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
Ma critique du film "La Femme infidèle"

Vu sur le replay de Arte, un samedi après-midi de Janvier 2025.
Quand ce film a été tourné, j'étais à peine né, et je me demandais si je l'avais vu ou pas. Je ne sais pas.
Du coup, je vais utiliser le mot voir et pas le mot revoir, en ce qui me concerne.
Mais quelle joie de voir Stephane Audran et Michel Bouquet, jeunes.
Quel plaisir de voir ici tout le talent de Claude Chabrol.
Mais quel bonheur de voir un film si bien.

Synopsis : faut il l'écrire ? Très simple. Une phrase résume tout.
Un homme découvre que sa femme le trompe, la fait suivre par un détective et finalement tue l'amant.

Tout d'abord, première chose à dire, ce film a très bien vieilli, presque pas pris une ride. Ce film semble bien montrer la mentalité de la fin des années 1960, avant ou après mai 1968, peu importe, déjà liberté des meurs et encore convention sociale. Mais ce film montre bien aussi les lassitudes des couples après dix années de mariage ou après le premier enfant, et à mon avis, cela, c'est intemporel. C'est une histoire qui ne se démode pas.

Ensuite, autre chose à dire : la qualité de l'interprétation des deux protagonistes principaux, mais même des seconds rôles.
Trop fort. Ce film est à voir (ou revoir) déjà pour cela, c'est ce que je pense.

Et puis, bien sur, un mot sur le scénario et la manière dont cela est filmé.
Le scénario est une master class, tout bien pesé, les scènes qui s'enchainent comme il faut.
Les dialogues sont au service du scénario, les deux sont de très bons niveaux.
Et la manière dont cela est filmé est trop belle, alternance de plongée, contre plongée, plan droit.
Alternance entre gros plan et plan large ; alternance de nombreux plans fixe, quelques travelling et zoom arrière.
Toujours bien choisi. Un plaisir.
Beau décor, beau costume, bande originale sympa. Tout bien.

Certes, les grincheux diront que la police scientifique, les tests ADN et autres et etc ... pas crédible.
Les super grincheux diront que ce n'est pas une ambiance thriller.
Ils rajouteront surment que pas crédible de spoiler: déplacer un corps en pleine journée.

Moi, je leur dirais de se remetre dans le contexte, ce film a plus de 50 ans, ce film a inspiré des générations de thrillers.

Certains y voient une critique sociologique, une critique de la bourgeoisie de Neuilly (ou grande banlieue) du temps de De Gaulle et de Pompidou, mais je pense qu'il faut d'abord y voir une superbe oeuvre cinématographique.
Comme le dit Télérama, c'est : "suspense feutré, mise en scène élégante, l’infidélité comme remède temporaire au mariage, le meurtre comme médicament miracle : du grand Chabrol." C'est un excellent résumé.

Spolier.
spoiler: C'est après 30 minutes exactement que le mari cocu téléphone au détective privé. C'est à 45 minutes exactement que le mari cocu sonne à la porte de l'amant. C'est à 54 minutes exactement que le meurtre de l'amant a lieu. Une scène de confrontation entre les deux hommes qui durent donc 9 minutes et qui est une sacrée réussite, une scène rare, me semble t'il. Les deux scènes qui suivent où il masque le crime et fait disparaitre le corps durent plus de 13 minutes, très fort. Et bien sûr, viendront ensuite les trois scènes avec les policiers qui sont de grandes réussites aussi, elles ont surement inspiré d'autres films. Ces scènes semblent minutées, courtes et directes, comme il le fallait. Pas une seconde de trop. Pas un seul mot mal placé. La quintescence de ce film dans ces trois scènes entrecoupées de la scène où elle découvre la photo de l'amant dans la poche de la veste. Mais on discutera quand même de ce que chacun a compris à la fin.

Fin du spoiler.
C'est cela qui me fait écrire que la construction de ce film est remarquable.

Bon, le moment de donner une note est venue.
Sans hésiter, je vais mettre 5, je vais dire que ce film est un chef d'oeuvre.
Merci à Arte de nous le proposer.
Et donc, si vous aimez le bon cinéma, je vous invite à le voir ou le revoir, sans hésiter et même sans plus attendre.
Bodou11
Bodou11

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2026
Il l'aime,il l'aime ,il l'aime mais comment ???
Tous deux vivent ; elle rayonne dans sa beauté des années 70 , lui sublime le role du bon pere de famille des annees 70 et d'émotion ou celles ci sont feutrées ou enfouies dans cette époque...oui c'etait comme cela...tout cela sur fond de jalousie, meurtre, enquête et scoubidoubidou...mais ca date!!!
cB
jppmovie
jppmovie

7 abonnés 76 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2026
C'est LE film de Stéphane Audran, à l'époque mariée au réalisateur. Elle y est d'une beauté renversante et d'une justesse parfaite. Quant à Michel Bouquet, il prouve une fois de plus son immense talent. Cette oeuvre est étouffante à souhait (donc chabrolienne) et on passe un superbe moment à le suivre. Un des plus grands films de Chabrol.
Le_Général
Le_Général

122 abonnés 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2026
Chez Chabrol, l’infidélité n’est jamais un scandale. C’est un fait. Un mouvement discret, presque administratif, qui déclenche une mécanique bien plus grave que la jalousie : le contrôle. La Femme infidèle s’ouvre dans un monde calme, bourgeois, parfaitement ordonné. Rien ne déborde. Les gestes sont mesurés. Les intérieurs impeccables. Et pourtant, tout est déjà vicié. Charles Desvallées soupçonne sa femme. Il ne l’affronte pas. Il observe. Il délègue le regard à un détective. Ce choix, en apparence rationnel, révèle la vraie nature du film : ici, la violence n’est pas passionnelle, elle est méthodique. Michel Bouquet incarne un homme qui ne crie jamais, ne tremble pas, ne doute pas. Il accumule les preuves comme on range des dossiers. Et c’est précisément ce calme qui glace. Face à lui, Stéphane Audran compose un personnage presque opaque. Hélène ne se justifie pas. Elle existe. Elle se tait. Elle regarde ailleurs. Chabrol refuse de faire d’elle une coupable ou une victime. Il la filme comme un point aveugle. Une zone que le regard masculin tente de cerner, de comprendre, puis de maîtriser. La mise en scène est d’une sécheresse exemplaire. Pas de musique appuyée. Peu d’effets. Des cadres nets, presque indifférents. Chabrol filme les salons, les rues, les voitures comme des espaces neutres où la morale se déplace sans bruit. Tout se joue dans les silences, dans l’absence de réaction, dans cette manière de laisser faire l’inacceptable sans jamais le commenter. Oui, La Femme infidèle est un grand film de maîtrise. Mais c’est aussi un film qui tient volontairement à distance. Il n’offre ni catharsis ni empathie. Il observe, dissèque, puis se retire. Certains y verront une démonstration brillante. D’autres une froideur excessive. Chabrol ne tranche pas. Il regarde les dégâts et passe à autre chose. Ma note : 14 / 20

Me retrouver sur YouTube avec @cinémasansfard pour d'autres critiques sensibles, sans concession !
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 janvier 2026
Ce film de Chabrol rentre bien dans la définition de ces films. Un monde bourgeois, et un petit truc qui va faire exploser les convenances. Ici c'est l'adultère. La femme, oisive, profite de l'argent de son mari, qu'elle dépense à Paris. Pendant que ce dernier, assureur, travaille d'arrache pied si j'ose dire. Mais le couple est solide, consolidé d'ailleurs par leur enfant unique qu'ils aiment très fort. Lorsque la femme prend un amant et que son mari le découvre, c'est le début de la fin. C'est un film lent, où il ne passe pas grand chose. C'est plutôt une ambiance qui se créé petit à petit. On retrouve au coté de Bouquet et Audran, Ronet, qui joue le rôle de l'amant et Duchaussoy et Marly qui jouent le rôle des policiers, et qu'on retrouvera dans Que la bête meure aussi.
Marceau 59
Marceau 59

22 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 janvier 2026
Sûr qu'avec un mari aussi ennuyeux que Charles Desvallées, on pardonnera immédiatement à toute épouse de vouloir tenter l'aventure ailleurs et on devine l'extrême ennui du gamin entre ses deux boute- en-train de parents.
L'univers de Chabrol n'appartient résolument qu'à lui, mais le jeu des acteurs est quand même un tantinet artificiel, non ? De plus, certains " couacs " étonnent venant du Maître ;
comme la Mercedes qui a subitement perdu sa plaque minéralogie avant, dans la deuxième prise sur le trajet retour de chez Pégalla. Ou encore le constat amiable rempli en 10 secondes chrono en temps réel.
Marrant, par contre la taille inversement proportionnelle de leur somptueuse et immense demeure à celle de l'unique téléviseur à écran de 36 cm en diagonale ! À pleurer de rire. Il aurait pu faire un effort Charles ; tous trois doivent se coller le nez dessus.
Ah oui, au fait ; sur quel mobile et quelles preuves les deux flics viennent le serrer à la fin ? J'ai peut être dormi quelques minutes.
Claude Julien57
Claude Julien57

7 abonnés 184 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2026
Où l’on voit que (1) tromper son mari est le meilleur moyen de tromper son ennui, et (2) que la meilleure thérapie de couple est la complicité meurtrière !
Peinture de la vie bourgeoisie des années 60 : comment le souci des apparences peut-il recouvrir des sentiments aussi violents ? Bravo Chabrol pour avoir su rendre cette histoire vraisemblable (il y a quand même une ou deux bricoles dans le scénario qui…, mais bon).
Belles prestations de Stéphane Audran et de Michel Bouquet. Audran est à l’acmé de sa beauté.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 janvier 2026
Chabrol fustige la bourgeoisie en introduisant des éléments qui doivent nous amener à nous interroger sur le nature des sentiments qui unissent ce couple. A mon avis un discours un peu vain des interprètes pas convaincants et une réalisation poussive.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 864 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 janvier 2026
On remarque dans ce film, tout le génie à Claude Chabrol. Le rythme du film parait lent mais les scènes se suivent rapidement néanmoins. La vie parisienne de la fin des années soixante. On boit et on fume au bureau. Les boites de nuit à la mode sixteen. Les troquets et les voitures d'époque. Des rues moins chargées en voitures. Stephane Audran à la plastique irréprochable. Pour un directeur qui travaille dans les assurances, il possède une maison de banlieu pour milliardaire. Au moins un hectare de terrain gazonné tout autour de sa mansarde. Un beau scénario. Une belle secrétaire, l'italienne Donatella Turri. Quant à la finalité, il ne faut pas chercher trop loin non plus.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 189 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2026
excellent film de Claude Chabrol, encore une fois sur la bourgeoisie, où comment un homme manifestement bien installé dans sa vie, va commencer à nourrir des soupçons sur la fidélité de sa femme, épouse depuis 11 ans, mère de leur fils, jusqu'à la faire suivre par un détective privé....et commettre un meurtre qu'il n'avait pas prémédité...Longue et lente analyse de la vie du couple, des caractères de l'une et de l'autre, jusqu'à la scène finale, plus ou moins ouverte où l'amour se révèle entre mari et femme, elle comprenant enfin la passion de lui;....
Quelques scène d'anthologie, comme la rencontre entre l'époux et l'amant dans l'appartement de ce dernier, l'accident de voiture, l'approche et la pression de la police, la métaphore du puzzle;.. un petit problème de montage aussi quand on découvre le corps enchainé et lesté qui sort du coffre alors qu'il y est entré seulement enveloppé de drapas.
Personne, même Chabrol n'est parfait ! à l'exception peut-être de Michel Bouquet qui développe ici une maitrise aboutie de son talent de comédien.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 918 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2026
Bon film de Chabrol, mais qui a beaucoup vieilli, de par la qualité de l’image et le jeu trop théâtral des acteurs, Michel Bouquet en tête. La patte du réalisateur est toutefois là et Stéphane Audran est bien séduisante. A voir.
Fabrice G.
Fabrice G.

25 abonnés 27 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 janvier 2026
C’est fou comme Chabrol est surcoté. Ce film frôle le ridicule tellement le jeu des acteurs est médiocre, Michel Bouquet dont tout le monde se pâme…gnangnangnan Comédie française…tu parles ! Louis de Funès eut été meilleur dans le rôle. Seule Stéphane Audran tire son épingle du jeu, assez expressive et jolie. Les dialogues ne tiennent pas debout, même la scène avec Maurice Ronnet est irréaliste. Je ne parle même pas de la scène de l’accident, avec une foule complètement artificielle, on dirait des stagiaires qui filment en exercice de cours de cinéma.
La fameuse nouvelle vague aurait mieux fait d’imiter les anciens, bien plus talentueux.
Valhondrian
Valhondrian

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 janvier 2026
Lent, ennuyeux et incohérent.
C'est du Chabrol, OK, je ne vais pas m'étendre sur la technique qui est (quasi) parfaite.
Le problème majeur pour moi est dans la (pseudo) intrigue policière - le dernier plan n'a pas de sens et j'aime bien qu'il y ait un minimum de logique dans le scénario .
Les policiers n'ont rien, ni preuves ni indices matériels ni soupçons (à cette époque il n'y a ni luminol ni ADN) .
Si Audran peut valablement soupçonner son mari , tant que les 2 disent aux policiers "circulez, il n'y a rien à voir" ils ne seront jamais arrêtés et certainement pas condamnés (pour quel motif ?) . Il n'y a donc aucun risque pour les 2 époux d'avoir des "ennuis" avec la police et ils peuvent vivre leur vie de la manière qui leur convient .
Alors à quoi ça rime ce dernier plan qui sous entend lourdement que soit Bouquet va se livrer soit les policiers vont l'arrêter ?
Exact - à rien et on reste sur l'impression qu'on se fiche de nous avec ce procédé à 2 balles qui consiste à finir avant la fin puisque tout ce qu'on pourrait dire s'exposerait à une critique (justifiée) d'incohérence et d'un scénario invraisemblable .
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