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alouet29
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2,5
Publiée le 7 janvier 2017
Le propos est intelligent, la mise en oeuvre l'est aussi, mais par manque d'entrain des acteurs, on s'ennuie vite. George Clooney n'est pas au mieux de son talent.
"Solaris" met en scène en à peine une heure et demi un mélodrame ambitieux puisqu'il s'agit de raconter les retrouvailles entre le docteur Chris Kelvin et sa femme Rheya, souvenir matérialisé au contact de la mystérieuse planète. Séduisant visuellement, notamment dans son contraste entre les couleurs glacées de la station spatiale et celles très vives de Solaris, le film déçoit en revanche par une narration qui abuse de flashbacks à l'intérêt dramatique faible et surtout par une absence totale de mystère. Il est tout de même étonnant que face à un sujet métaphysique aussi ample, soit la remise en cause de la finitude de l'homme, on ait à la fin du film des réponses très claires sur ce que le scénario a interrogé. Plus aucun doute ne persiste sur les pouvoirs de la planète Solaris, ni sur ce que devient Chris Kelvin ou sur les trajectoires des autres personnages. S'il y a une opacité dans le film, elle proviendrait plutôt du jeu des acteurs, celui de George Clooney et de Natascha McElhone en tête, plutôt troublants en ce qu'ils transmettent avec une certaine subtilité la sensation d'être désorientés. Quitte à être explicatif, "Solaris" aurait dû jouer à fond la carte de l'émotion autour d'une histoire d'amour éternelle et appuyer le besoin absolu de Kelvin de ne pas pouvoir être séparé de ce qui reste de sa femme, c'est-à-dire une projection purement mentale qui est le résultat d'une passion acharnée et du refus de suicide de Rheya. Mais le film se situe finalement entre deux eaux et échoue partiellement sur ces tableaux : il n'est pas assez rigoureux sur le plan philosophique et peu émouvant sur la partie mélodramatique.
Solaris est une expérience étrange, un film labyrinthe, une épreuve psychologique pour ses personnages et ses spectateurs. Faut-il comme chez Kubrick et son 2001 l'odysée de l'espace chercher à y comprendre quelque chose. Doit-on au contraire accepter de se laisser emporter dans son univers déstabilisant à l'instar de son personnage principal ? J'ai cherché à élucider et me trouve à la croisée des possibles : une oeuvre sur la mémoire et notre capacité à nous souvenir ? Un film sur la conscience, l’inconscience, la morale ? Une anticipation sur le clonage humain et ses conséquences probables ? Tout cela à la fois et bien plus encore sans doute.... Me voilà donc embarqué dans un engin dont je ne maîtrise pas les événements, la vie. Solaris étant lui-même une réplique d'un film de Tarkovsky de 1972, il est surement temps de se souvenir ou de le découvrir pour mieux comprendre, ou pas....
Un psychologue tombé amoureux d'une femme de valeur mais qui a des problèmes psychologiques. Le psychologue est dépassé par un enfant qui doit naître et qui lui est imposé. La femme se suicide. Échec amoureux terrible. Échec du psychologue face à sa patiente. . Des années ensuite le psychologue retrouve sa femme dans un vaisseau spatial ou il débarque pour faire une opération de secours. L'équipage lui signale que le vaisseau est sous l'influence de la planète solaris autour duquel il gravite. La planète est elle un système intelligent ? Quel est son but ? . Le psychologue tombé amoureux de la copie de sa femme. Solaris donne telle le libre choix au psychologue ? Aux humains ? Quelle est la place du souvenir ? Est il possible de faire le deuil d'un suicide ? De sa femme ? Le souvenir est il une copie conforme ou pas ? L'autre est il lui même où simplement une représentation que l'on se fait de lui ? . Ces équations psychologiques deviennent métaphysiques face à Solaris qui fournit les copies que chacun rêve, ou refuse. Une astronaute déclaré : nous sommes sortis du système moral. Solaris est un mystère. Comme la vie. Et la mort. Solaris quelque part ailleurs. Dans un endroit ou l'amour est plus fort que la vie et la mort. Au point d'être prisonnier de l'amour pour l'éternité. Ou de l'image qu'on s'en fait. Un chef d'oeuvre romantique pour une réflexion siderale inspirée de 2001 Odyssée de l'espace.
Si je n'ai pas encore lu le roman éponyme de Stanislas Lem, j'ai pu visionner sa première adaptation cinématographique (très bonne) d'Andreï Tarkovski datant de 1972. Différente dans son approche et dans sa mise en scène, ce reboot ne possède malheureusement ni l'intensité, ni la subtilité du film soviétique. Si l'on peut saluer la résistance des producteurs (James Cameron et la 20th Century Fox) et du réalisateur/scénariste (Steven Soderbergh) face à un formatage de type "blockbuster/action", le résultat n'en demeure pas moins décevant et peu audacieux. L'atmosphère étouffante et chargée de mystère, si présente dans la version de Tarkovski, se fait beaucoup moins ressentir ici. C'est principalement la faute à une histoire longue à démarrer et régulièrement coupée par des flashbacks, cassant ainsi un rythme déjà relativement lent. Il manque clairement un souffle d'intelligence, de spiritualité et/ou de philosophie dans le scénario. Ce film de moyenne qualité ne vaut pas celui de Tarkovski que je vous recommande chaudement.
Un remake d'un film russe que j'ai pas vu Clooney est toujours aussi bon cspoiler: e film joue avec notre perception, on ne sait jamais ce qui est vrai, faux, dans un rêve, dû au effet du vide ?
Une pure merveille, les acteurs sont sublimes et jouent à la perfection. Une intrigue spectaculaire qui donne la réflexion sur notre conscience et nous pose donc une question: Les rêves sont-ils plus vrai que la réalité?
Dans la filmo de Soderbergh je trouve que Solaris est à part. En effet il délaisse ici le fond pour ne se consacrer quasiment qu à la forme. Car Solaris est esthétiquement un film formidable entre les plans oniriques de la planète Solaris et les flash back du personnage de Georges Clooney (hanté par Natascha McElhone) qui eux aussi font penser à un rêve ou s instaure la mélancolie par rapport à la vie réelle, tout est d une beauté admirable. En revanche je trouve que l histoire à proprement parler n est pas assez approfondie. Ces astronautes qui sont confrontés au contact de cette planète à des êtres qui leur manque était pourtant une idée formidable. Doit on se confronter à la dureté des épreuves que le vie nous présente, ou au contraire doit on se réfugier dans l imagination qui nous rendrait plus heureux? Quelle place doivent occuper dans nos esprits les êtres qui nous manquent? Voilà quelques questions que posent le film mais une nouvelle fois j aurais aimé que le film les exploite un peu plus.
J'ai pas accroché y a trop de blabla et même si le film semblait avoir du potentiel, les "flashbacks" m'ont gavé! Le coté SF est trop délaissé par rapport à la romance, c'est dommage et de plus faut vraiment bien suivre pour tout capter, pas facile du tout... Bref pas terrible 2/5
Un film excellent. C'est très bien joué et la totalité de l'oeuvre est superbe. J'admire beaucoup la musique qui apporte une mélancolie sublime. Oui, tout est excellent, le jeu des acteurs, le scénario très original, la porte ouverte à vos propres réflexions... Oui, c'est une oeuvre magistrale et elle vieillira de manière fabuleuse... comme un très bon Côte Rôti... d'une grande beauté.
Le film n’est pas mauvais en soit, mais il rate complètement son but. Le scénario se focalise sur histoire d’amour au lieu du dialogue avec la mort. De plus, la fin ruine vraiment toute forme de spiritualité et d’intérêt : 1) Le visiteur tue son original 2) Chris Kelvin choisi de rester… donc on ne parle plus de retour des morts ou de fatalisme, mais seulement d’amour et de pardon, la planète Solaris n’est plus un océan qui capture l’homme sur une île philosophique, mais une sorte de limbes délivrant l’homme de lui-même l’emmenant au paradis. Bon, faut bien avouer que l’on ne s’ennuie pas et que tout est très bien produit, mention spéciale pour toutes les scènes avec l’espace en toile de fond.
l'idée de départ est sympa mais c'est lent mais que c'est lent d'une extrême lenteur il si passe pas grand chose ça parle pour échanger des banalités ou des moments de silences somnolentes 90% du temps les 10% restant son la jolie part du film mais 10% c'est trop peu
Solaris : Un film peut avoir une belle réalisation et des acteurs plutôt convaincants, si le scénario de suit pas et n’arrive pas a captivé le spectateur, c’est foutu. Et la, j’ai trouvé le temps long, très long pour un film de 1H35. Le début est interminable, c’est simple, j’ai failli arrêter le film mais je laisse toujours la chance de me surprendre. Mais globalement, le film est assez vide pour ne pas dire chiant. Pourtant, je suis très bon public et j’aime le film assez complexe avec une pointe SF. Mais la, je ne suis même pas sur qu’il y a quelque chose à comprendre. Car, c’est un gars qui est envoyer dans un base spécial pour régler une chose mais la base est attiré par une planète qui fond naitre chez les passages des rêves et cauchemars de leur passé… Et la va commencer une histoire de romance vraiment pas prenante et émouvante. Et puis, les personnages ne sont pas attachants. Donc, le scénario ne m’a pas emballé. Pourtant, la réalisation est plutôt soignée mais ça reste banal car l’ambiance n’est pas si exceptionnelle que ça. Bon, il y a beaucoup de silence, ça correspond bien au moment comme c’est dans l’espace mais le film est déjà la… Et pour finir, les acteurs sont corrects : George Clooney est charismatique mais ne sauve pas le film. Donc voila, peut être plusieurs visionnages pour l’apprécier a sa juste valeur mais pour l’instant, je ne suis pas conquit.
Premier grand mélo spatial qui parvient à créer de l'émotion dans un écrin de froideur (une navette et son côté glacial, l'esapce et son silence infini). C'est ce qui fat ) mes yeux de Solaris l'un des tous meilleurs films de Soderbergh qu'il faut découvrir et dont on imaginera très bien qu'il put être un film de Stanley Kubrick ou de Clint Eastwood au meilleur de leur formes respectives.
Il a beau être un excellent réalisateur, peut-être le plus talentueux de son époque, Steven Soderbergh reste un professionnel de l’onanisme sur caméra. Full Frontal et Schizopolis en sont les grands exemples.
On aurait clairement dû attendre Solaris pour le consacrer comme le chef de file du genre, tant Steven Soderbergh se regarde filmer sur ce film. Heureusement, il est extrêmement doué et il parvient à rendre son histoire de culpabilité et de souvenir aussi logique et compréhensible qu’un film de Michael Bay. En effet, Solaris s’aventure souvent sur des sentiers très étranges, avec des sujets très forts qui demandaient un excellent acteur pour réussir à transmettre avec exactitude tous les états d’âme que traverse son personnage principal. Si Steven Soderbergh a permis à George Clooney de s’émanciper de son image télévisuelle avec Hors d’Atteinte, ce dernier lui rend bien la pareille avec son interprétation parfaite de Chris Kelvin. Autour de lui, on trouve deux excellents acteurs, Viola Davis et Jeremy Davies et quelques apparitions réjouissantes de visages connus. Mais ce sont les plans de Soderbergh, savamment construits et définitivement froids, qui font merveille, accompagnés d’une musique atmosphérique de Cliff Martinez, qui livre encore un score de grande qualité.
Solaris aurait pu être un nouveau chef d’œuvre de Soderbergh s’il n’était pas entravé par une sensation de manipulation un peu trop présente dans son œuvre depuis quelques films et qui fonctionne un peu moins bien.