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La Randonnée
note moyenne
3,6
115 notes dont 21 critiques
14% (3 critiques)
48% (10 critiques)
24% (5 critiques)
10% (2 critiques)
5% (1 critique)
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Votre avis sur La Randonnée ?

21 critiques spectateurs

L'homme le plus classe du monde
L'homme le plus classe du monde

Suivre son activité 226 abonnés Lire ses 449 critiques

4,5
Publiée le 27/01/2014
Très bonne surprise que ce "Walkabout". C'est l'histoire d'une fille de 16 ans environs, et de son jeune frère, un insupportable gamin blondinet à la peau écarlate qui ne peux pas s’empêcher de blablater du matin au soir. Ça aurait été moi, je lui aurait filé une bonne grosse tarte dans sa gueule histoire de lui passer l'envie d'être bavard. Surtout que la situation ne se prête pas vraiment à parler de banalité avec un chiard de 6 ans qui ne connait rien à la vie, car nos deux compères sont perdus au milieu du Bush australien, suite au suicide inexpliqué de leur père, en plein milieu d'un pique-nique ! Pendant que les deux quidams errent désespérément en cherchant un moyen de ne pas mourir des déshydratation, c'est pour nous l'occas' de découvrir les magnifiques paysages australiens. Des déserts arides aux marais verdoyant, en passant par des dunes de sables peuplés de dromadaires, et d'autres bestioles dégueulasse tout droit venu du jurassique. Très vite, le frère et la sœur vont faire la rencontre d'un jeune aborigène qui va les aider à survivre sur cette terre hostile. "Walkabout" foisonne d'idée visuelle assez intéressante. La mise en scène est pleine de sous-entendu, en particulier des allusions sexuelles discrètes qui montrent le désir latent du jeune aborigène sur la jeune anglaise. Le montage ciselé met constamment en opposition le mode de vie primitif des aborigènes face à celui des "occidentaux". C'est d'ailleurs assez déconcertant de voir que lors du tant attendu retour à la civilisation, la sœur se fait négligemment chasser d'une propreté par un australien bourru invoquant le principe de "propriété privé". Après des jours d'errance dans des milliers d'hectares de terrain vierge, après avoir vécu une vie simple en harmonie avec la nature, ou les besoins se résumait à la nourriture, la boisson et le partage, il est surprenant de voir la notion de propriété privé devenir soudainement assez ridicule. Tout comme le mode de vie dit "civilisé" qui mis à coté du mode de vie aborigène se révèle être barbare, violent et égoïste... Bref, "Walkabout" est un film bien foutu et intelligent, à mille lieux du film carte postale remplit de clichton tendance "Australia" / "Crocodile Dundee".
chrischambers86
chrischambers86

Suivre son activité 1033 abonnés Lire ses 10 091 critiques

4,0
Publiée le 08/03/2017
Profond, insaisissable, pessimiste! Avec "Walkabout" dont les critiques saluèrent le caractère envoûtant et poètique, le britannique Nicolas Roeg nous raconte admirablement l'amitiè de deux enfants blancs (une adolescente de seize ans et son petit frère de six ans) et d'un jeune aborigène, alors que ce dernier se livre à une initiation solitaire de survie dans un dèsert d'Australie! spoiler: On va de surprise en surprise dans une scène d'introduction qui ne nous donne pratiquement aucun indice quant à la suite des èvènements : survivre! Et encore moins d'èlèment sur l'aborigène en question, à savoir s'il a dèjà eu un contact avec la civilisation moderne! Quant à cette ètroite collaboration qui, a priori, ne semble pas être seulement la qualitè majeure de la mise en scène de Roeg, on se demande comment elle aurait pu ne pas exister tout au long du tournage d'un film de l'importance de "Walkabout", avec une actrice sublime (Jenny Agutter) et un acteur de la sensibilitè de David Gulpilil, dont la prèsence dans chacune des scènes de l'oeuvre nècessita de sa part un travail èpoustouflant! Un film mystique et fascinant à la fois, avec des images à couper le souffle du bush australien! Un incontournable du 7eme art où la nature a rarement ètè aussi belle, sauvage et cruelle...
Cyril J.
Cyril J.

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2,0
Publiée le 15/07/2016
Une ado et son petit frère sont perdus dans le bush australien. Ils devront leur survie dans cette nature hostile, sèche et brûlante à la présence d’un walkabout, un jeune aborigène subordonné à l’épreuve initiatique consistant à survivre de même. Malgré son style déglingué le film parvient à nous attacher à l’aventure évolutive de ces trois compagnons provisoires, à nous montrer leur fossé civilisationnel qui ne conduit qu’à l’incompréhension, la tristesse et le regret confus, sans épargner l’absurdité technicienne d’un occident massacrant un continent fragile. Hélas l’adoption de cette forme décalée et lourdingue d’il y a 45 ans devient vite fatigante. Scènes mélangées, parfois stoppées, presque psychédéliques, tueries d’animaux, musique hachurée, longueurs ineptes où on se demande ce qu’on fait devant l’écran, dialogues de sourds et symbolisme excessif m’ont donné un ensemble gâché par un sentiment d’ennui global.
laalbrga
laalbrga

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4,0
Publiée le 06/03/2011
"Walkabout" titre anglais, c'est mieux que "La randonnée". Sauvetage de deux adolescents de la ville, perdus dans le désert, par un jeune aborigène de ce désert (australien) qui fait son rite de passage à l'age adulte "the Walkabout". Regard admiratif sur ce jeune totalement en accord avec son monde. Pas condescendant. Poétique, pas mièvre, voire dur. Ce film de 1971 me parait très frais, sans ride. Philosophique pas moralisateur. Extra.
Ieuan69
Ieuan69

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5,0
Publiée le 16/10/2006
Il y a quelque chose de magique dans ce "Walkabout" de N.Roeg, quelque chose à part, que l'on retrouve dans très peu de films (hormis peut être dans certains films de P.Weir ou de T.Malick..), une douce poésie, un parfum enivrant qui vous bascule dans un rêve...Le film parle de l'errance de 2 petits anglais (un garçon et sa grande soeur) dans le bush australien ,qui recevront l'aide d'un aborigène . C'est le choc des cultures : l'éducation stricte anglo-saxonne contre le lien charnel à la nature représenté par l'aborigène .Et N.Roeg n'est pas tendre sur le bilan : l'homme civilisé n'a rien gagné (le père se suicide) , pour perdre toute innocence et toute capacité de survie .L'homme pseudo "civilisé" serait condamné , à mourir et à disparaitre s'il ne venait pas à + respecter l'Autre : l'autre culture (en aucun cas inférieure...) ,l'autre croyance , l'autre homme . La randonnée de N.Roeg est une belle ballade sensuelle dans le jardin d'Eden ,berçée par la superbe musique de J.Barry mais aussi donc, un formidable message sur la tolérance et le respect de toutes cultures . C'est une expérience à part entière que je recommande à tous ceux qui cherche d'autres cinémas....
weihnachtsmann
weihnachtsmann

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4,5
Publiée le 28/03/2016
Une véritable splendeur ce film.....un hymne à la nature et à l'homme abandonné dans un milieu hostile où ses ancêtres attendent de lui qu'il survive. Étonnant parallèle avec le "revenant" sorti en 2016 mais d'une poésie fascinante. Mais il y a plus important comme inspiration: Est-ce que par hasard Malick aurait pris Roeg comme modèle??? C'est troublant cette façon de filmer les sensations et non pas seulement les êtres. Le temps qui s'arrête, les moments sans dialogues d'une plus grande expressivité que les dialogues eux-mêmes. Le corps aussi qui a son mot à dire, la sensualité qui fait aussi partie du rite. Évidemment l'adolescente passe également cette épreuve: les regards qui en disent long et les très gros plans sur la peau simplement effleurée par le désir et les yeux qui se posent. Superbe
Mephiless s.
Mephiless s.

Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 696 critiques

1,5
Publiée le 27/03/2016
La randonnée est un film difficile d'accès et parfois incompréhensible. Si j'ai compris quelques messages/dénonciations comme la critique sur l'Homme, je n'ai pas aimé beaucoup de choses notamment la cruauter envers les animaux qui m'ont fait sortir du film. Des plans et des sons viennent parfois de nulle part, peut-être pour faire un lien entre la nature et la civilisation, allez savoir. Les acteurs passent encore quoiqu'un peu trop niais. Bref, je deconseille ce film.
Shinny
Shinny

Suivre son activité 37 abonnés Lire ses 248 critiques

4,0
Publiée le 03/01/2016
Un film super mélangeant style documentaire et surréalisme, via l'enchaînement sans queue ni tête de certaines scènes. Des acteurs top qui nous transportent dans le désert australien qui m'était jusqu'à alors méconnu. Roeg montre également que nos sociétés "civilisées" possèdent des codes qui ne sont pas si éloignés des aborigènes qui vivent en tribu, que ce soit dans la construction de nos murs en briques ou bétons et rappellent les roches/montagnes, le boucher et le chasseur, etc. A voir.
Nicolas S
Nicolas S

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4,0
Publiée le 23/11/2018
Bien que parfois trop marqué cinéma expérimental des années 70, 'Walkabout' est un film fort, qui parvient à quelques instants sublimes et laisse une impression durable. Son propos lui-même, sur les notions de civilisation, de sauvagerie, de passage à l'âge adulte et de solitude, est plus ambigu et subtil qu'il pourrait paraître au premier abord.
gerald_w-a
gerald_w-a

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2,0
Publiée le 28/12/2017
C'était sans doute génial, ce genre de film, en 71, avec ses plans de paysage, d'animaux, ces bruitages, ce fond sonore, cette errance, cette dénonciation de notre société, cet exotisme... mais en 2017, c'est d'un rasoir. Pourtant, Dieu sait que j'aime les ovni et que suis sensible à la cause des peuples premiers. Mais là... ça a très mal vieilli.
Peter Franckson
Peter Franckson

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3,0
Publiée le 08/09/2017
Le titre désigne le rite de passage des aborigènes d’Australie où l’adolescent de 16 ans erre en pleine nature et doit survivre par ses propres moyens. L’histoire débute à Sydney où un père emmène en voiture sa fille (adolescente, jouée par Jenny Agutter, 19 ans) et son jeune fils en pique-nique dans un paysage désertique.spoiler: Le réservoir d’essence est quasiment vide et le père tire sur les jouets de son fils avant d’incendier son véhicule et de se suicider. Les 2 enfants sont donc livrés à eux-mêmes et errent (autre signification du verbe to walkabout) dans le désert où ils passent une première nuit dans une montagne rocheuse puis une 2e, dans une oasis. C’est au bout de 40 mn qu’ils rencontrent un aborigène qui effectue son walkabout. Le trio poursuit son chemin, l’aborigène se chargeant de chasser différents animaux pour nourrir le groupe. spoiler: Les 2 occidentaux finiront par retrouver la « civilisation ». Un film long (1h40), étrange car pas toujours réaliste (survie assez facile des 2 jeunes, mises à part les mouches omniprésentes !) et peu explicite (spoiler: cf. suicide du père et vers la fin, de l’aborigène, après une danse tribale, sans aucune explication) ; le tout intercalé de nombreuses images d’animaux sauvages rencontrés (scorpions, lézards, perruches ondulées, dromadaires et même un wombat) et un peu décousu (cf. insertion d’images décalées dans le temps et l’espace par rapport à l’intrigue ou certaines à connotation sexuelle telles que les scènes de baignade). Peut-être pour donner un aspect onirique aux errements des 3 protagonistes ? Allusion au « Temps du rêve », période de la culture aborigène qui explique les origines du monde ? On est assez loin de « Sa majesté des mouches » (1963) de Peter Brook qui relate la survie d’adolescents sur une île après un crash aérien.
traversay1
traversay1

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4,0
Publiée le 24/10/2016
A propos de The Tree of Life, le nom de Nicolas Roeg est revenu dans plusieurs critiques, comme influence lointaine. Quand on voit La randonnée, on comprend pourquoi. Non que les deux films se ressemblent, mais il y a chez Roeg une vision de la nature, en l'occurrence de l'outback australien, et même du cosmos, quelque chose qui annonce, d'une certaine façon, l'oeuvre de Malick. Au début et à la fin de La randonnée, il y a un suicide. Et entre les deux, la dérive d'une adolescente et de son petit frère, dans le désert. Qui croisent la route d'un jeune aborigène, en pleine période d'initiation à la vie adulte. Le film ne se raconte pas, il se regarde les yeux écarquillés, bourré de métaphores opposant la "civilisation" et la vie "sauvage". Roeg fait parler les images, n'assène pas de messages. Et on entend du Stockhausen. C'est un film unique en son genre, dérangeant, monté sur un principe d'associations d'idées, de collages et de réalisme cru.
Kiwi98
Kiwi98

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3,5
Publiée le 15/06/2015
Hypnotique. Simplement écouter, regarder, admirer. Se fracasser contre les dunes pour laisser aller la poésie. L’esthétique, le désert, celui de la vie, l’affrontement contre la mort, la sagesse de la nature et l’honnêteté. Médiation de notre rapport ambigu avec la nature, dévoilement cruel de la société occidentale, « Walkabout » arrache littéralement à la civilisation en racontant une histoire des plus banales. Celle de deux enfants perdus dans le désert après que leur père ait tenté de les assassiner au sein de ce dernier. Deux enfants qui vont rencontrer un aborigène de leur âge, en plein walkabout, un ordre de la tradition qui consiste à envoyer survivre dans le désert celui qui vient d’atteindre ses seize ans, qui devra revenir, quitte à tuer des humains… Cloisonné dans la grâce, « Walkabout » emmène dans une balade sauvage qui pourrait définir le mot romanesque à elle seule. Pure et incroyablement gracieuse, dessinant les courbes de la beauté discrète de Jenny Agutter, allant en toute poésie sur les berges de l’amour, créant entre ciel et terre un dégradé des plus puissants. À la fois contemporain et libérateur, le film emmène dans un voyage sans frontière dont on aimerait qu’il ne s’arrête jamais. La nudité des acteurs étant synonyme de libération physique et mentale sous l’omniprésence d’un implacable soleil, qui dorlote ces animaux, entre un piton, un scorpion, et autres étrangetés angoissantes qui semblent sortir d’un temps reculé. Le réalisateur Nicolas Roeg, démontre qu’un choque des cultures est possible, la communication peut s’établir sans l’aide de la langue. Pour preuve la relation qui se tisse entre les personnages est littéralement magnifique, comme si il s’agissait d’un autre fantasme… Récit remarquablement humaniste, honnête, en plus d’un prodige esthétique. Que demander de plus… Un film qui donne son amour à travers ses nombreuses insinuations sexuelles qui jamais ne tombent dans une quelconque vulgarité, bien au contraire. Une merveille.
LaTetesse
LaTetesse

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4,0
Publiée le 09/06/2015
Pas banal, ce film-ovni. Un peu bric-et-broc en ce qui concerne le fil de l'histoire, j'ai parfois eu l'impression qu'il manquait des prises de vues pour huiler le montage, et que le réalisateur s'était débrouillé avec ce qu'il avait - tel un enfant perdu dans le bush ! C'est pourtant ce bric-et-broc qui donne son charme à ce film. On ne s'encombre pas de détails inutiles, on avance dans cette nature pas forcément hostile, mais pas conviviale pour autant. Le petit garçon est craquant, bille-en-tête et innocent. La jeune fille est belle et fraiche. Le jeune homme est tout sourire et acceptation de sa mission. Les chemises restent bien blanches, les chaussures bien vernies, bravo les lavandières en plein bush de terre rouge ! Nos jeunes s'endorment confortablement sur des pierres, les veinards. Ils n'ont jamais mal aux pieds. La vie oscille, changeante, dans le monde animal. Toutes sortes de bestioles sont posées là en observatrices, jamais agressives, et parfois comestibles... Puis la caméra mange le paysage, et le paysage est ample, simple, beau. Mais c'est aussi ce bric-et-broc qui m'a gênée. Si on avait un minuscule indice sur le geste du père, pour faire semblant de comprendre... Mais rien. Si on savait vaguement que les petits ont une mère, une maison, ou une maman morte récemment, et une vie en pension... Mais rien. Idem pour cet étrange accrochage aux branches du jeune aborigène à la fin, un rien christique, mais est-ce qu'on pratique vraiment ça chez les Aborigènes, surtout pendant son walkabout rituel qu'il a si bien réussi jusque là ? Et pourquoi quitter une vie somme toute agréable, alors que pas un instant les deux enfants ne parlent de leur vie à Sydney, leurs amis, leur famille, tout du long du film. Rien non plus sur ce qui se passe dans la tête de la jeune fille qui voit danser le garçon, sans parler de l'ellipse ultra-rapide, en toute fin du film. On voit bien ce qui est arrivé, mais j'aurais aimé qu'on s'attarde un chouia sur le regard neuf de la jeune fille sur "sa" civilisation, ce que ça peut avoir de bon, et ce qui est de l'ordre du paradis perdu... Rien sur le point de vue du petit garçon non plus. Le message passe quand même, c'est vrai. Et au fond, c'est la poésie qui reste. Ca ressemble à un rêve, très calme, et le rêve se finit, et on se réveille.
rogerwaters
rogerwaters

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4,0
Publiée le 07/06/2015
Vu grâce à la reprise actuelle dans une copie d’excellente tenue, La Randonnée est effectivement un très beau film, sans doute l’un des plus beaux de Roeg avec Ne vous retournez pas. Ici, il se livre à une comparaison entre civilisation (les deux gamins blancs perdus dans le bush australien) et la nature (incarnée par l’aborigène David Gulpilil dans son premier rôle) au profit de cette dernière. Si le long-métrage est fortement marqué par une idéologie post soixante-huitarde, le réalisateur n’est pas totalement naïf et la nature n’est pas dépourvue d’aspérités et de cruauté. Simplement, elle reste en harmonie avec son écosystème, alors que la civilisation blanche est décrite comme prédatrice, à la fois pour elle-même et pour son environnement. Tout ceci ne donne pourtant pas lieu à un film à thèse ennuyeux et pontifiant puisque le cinéaste a recours davantage à l’image (superbes paysages) pour narrer cette aventure, tandis que les dialogues restent périphériques. Finalement, les trois jeunes, dans leur errance, vont recréer une sorte de paradis perdu, avant que les barrières sociologiques et mentales fassent s’effondrer cette belle utopie. Est-ce une préfiguration de la victoire capitaliste à venir ? En tout cas, le film, lui, s’impose encore comme une œuvre forte et indépendante d’esprit, à la force poétique intacte.
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