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La Dolce Vita
note moyenne
4,0
1466 notes dont 115 critiques
42% (48 critiques)
23% (26 critiques)
16% (18 critiques)
10% (12 critiques)
6% (7 critiques)
3% (4 critiques)
Votre avis sur La Dolce Vita ?

115 critiques spectateurs

Caine78

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3,0Pas mal
Publiée le 26/10/2013

Toujours délicat de critiquer un film considéré comme LA référence absolue du cinéma italien, LE chef-d'œuvre à avoir vu absolument sous peine de passer pour un ignare et d'être montré du doigt si vous ne l'avez pas vu, pire : si vous ne l'avez pas aimé. A ce titre, je comprends parfaitement l'adoration de certains : la photo est sublime, la musique de Nino Rota aussi inoubliable que mythique, tandis que Marcello Mastroianni livre une fois de plus une prestation grandiose. D'ailleurs, au début j'étais à 200% concerné : régal de technique, décors somptueux, sans parler de la rencontre avec Anita Ekberg amenant l'une des plus célèbres scènes de l'Histoire du cinéma : le bain de minuit dans la fontaine de Trevi. Oui mais voilà : mon intérêt est à partir de là devenu beaucoup plus inégal, le film se rapprochant souvent d'une dynamique de sketchs, par définition assez inégaux et parfois vraiment trop longs. Après, cela est tellement éblouissant visuellement que même les plus faibles passages gardent un minimum d'intérêt, mais on ne peut s'empêcher d'être frustré de voir après 45 premières minutes extraordinaires quelque chose de moins excitant, fascinant. Maintenant, c'est aussi le but de l'œuvre de nous faire passer par toutes les sensations : après le rêve, le désenchantement, entrecoupé de quelques minutes de pure magie avant de retomber dans les excès sans fin... De ce point de vue, « La Dolce Vita » est réussi, mais l'ennui a trop tendance à venir pointer le bout de son nez pour que l'on apprécie toute la subtilité et l'intelligence de Federico Fellini vis-à-vis de cette peinture désabusée de la société italienne, ce que l'on appelle communément la « fin d'une époque ». Heureusement, toute la partie située dans le château (à ce titre, la conversation entre Mastroianni et Anouk Aimée à travers les murs est un immense moment) ainsi qu'une ultime scène éblouissante permettent de conclure sur une très belle note, et surtout de comprendre l'engouement qu'a pu provoquer une œuvre à laquelle je n'ai pas été totalement sensible, mais dont je garderais de nombreuses images à jamais gravées dans ma mémoire.

Luc G.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/12/2017

Une œuvre brillante, à la fois spectaculaire et profonde, construite d’une suite de tableaux liés entre eux par la dérive existentielle du protagoniste. Le film est un éditorial contre l’insignifiance. La présence des nombreux paparazzis tournant autour de sujets sans réelle importance en témoigne. Tout comme l’incapacité de Marcello à vaincre l’oisiveté qui l’empêche de prendre sa carrière d’écrivain en main. Le message est clair : répondre à l’appel des bas instincts plutôt qu’à celui qui élève les consciences peut mener à la bêtise et au naufrage. Chaque scène contribue à faire de ce film un chef-d’œuvre. Que ce soit pour la prise de vue, la complexité de la mise en scène ou la performance des acteurs. À travers les frasques et fanfaronnades de son personnage éponyme, Marcello Mastroianni laisse transparaître toute sa déchéance intérieure. Les retrouvailles avec son père sont particulièrement troublantes puisqu’en plus de constater qu’il est fait du même bois : libidineux, honteux et fuyants, on sent qu’il lui a terriblement manqué. On pourrait reprocher des longueurs à certaines scènes, mais en même temps cela nourrit le gouffre dans lequel Marcello est en train de sombrer. Le film est parsemé de symboliques qui viennent enrichir le propos. La statue du Christ bras ouverts qui survole la Ville suspendue à un hélicoptère en ouverture et la séquence finale où la jeune fille angélique tente de faire comprendre à l’auteur de venir la rejoindre s’il ne veut pas finir comme le poisson échoué sur la rive sont d’une grande force évocatrice.

Death_Metallus

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3,0Pas mal
Publiée le 25/11/2011

La Dolce Vita constitue avec L'Avventura de Michelangelo Antonioni ou Le Guépard de Luchino Visconti l'un des premiers films qui caractérisent la Nouvelle Vague du cinéma en Italie à partir des années 60. Ce film peut être vu comme une satire sociale sur le milieu mondain de l'époque qui se distingue par sa futilité et sa décadence, comme si le réalisateur désirait montrer l'incohérence entre le manque d'intérêt de certaines célébrités et l'admiration qu'ils suscitent. Le film de Fellini est également une représentation du milieu du journalisme ou encore le portrait d'un homme qui hésite entre différents chemins de sa vie, sur le plan professionnel et amoureux. Un film bien fichu mais auquel on pourrait reprocher d'être trop compatissant et d'inspirer parfois plus de fascination que de mépris.

Anaxagore

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/02/2006

Les années 60 furent décidément un âge d'or (hélas bien révolu!) pour le cinéma, et notamment pour le cinéma italien qui était alors l'un des plus créatifs. Fellini les a inaugurées en grande pompe (en même temps que «L'Avventura» d'Antonioni) en signant avec «La Dolce Vita» un film charnière entre l'esthétique néoréaliste des années 50 et son style fantasmatique propre qui trouvera à s'épanouir dans ses autres chefs-d'oeuvre que sont «8 1/2» et «Juliette des esprits». On y suit la tourbillonnante descente aux enfers d'un journaliste, Marcello, perdu dans la société décadente de l'aristocratie et de la haute bourgeoisie romaines. Et la danse macabre s'avère féroce et effrayante d'autant plus qu'elle est filmée avec une retenue bienvenue, sans aucune complaisance inutile. À son terme, Marcello se retrouve à l'intersection des deux branches d'une alternative. Il a le choix entre la pureté, symbolisée par la jeune fille au visage d'ange ombrien, et la décadence, symbolisée par le monstre marin. Et Fellini, pessimiste, nous le montre faire le choix de la déchéance. Comme la plupart des films ultérieurs du maestro, «La Dolce Vita» rompt avec les formes traditionnelles de narration pour se présenter comme une enfilade de scènes suggestives dont le seul fil conducteur est précisément le personnage de Marcello. Les images, déjà puissamment oniriques, sont de toute beauté et la musique de Nino Rota parfaitement en situation. En un mot comme en cent, «La Dolce Vita» est un chef-d'oeuvre absolu, à découvrir ou à redécouvrir. Pour ce qui me concerne, c'est à nouveau l'un de ces vingt bijoux que j'emporte sur mon île.

keating

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1,0Très mauvais
Publiée le 21/07/2008

Il m'aura fallu un peu de courage pour venir critiquer ce film, classique parmis les classiques à qui l'on décerne presque unanimement le titre de chef d'oeuvre. Je découvre depuis peu toute la richesse du cinéma italien avec grand plaisir, et il était logique que je fasse conaissance avec l'un des touts grands maitres en la personne de Frederico Fellini. Qui plus est, avec le cultissime "La Dolce Vita". Hé bien, force est de l'avouer, ce fut une vision des plus ennuyeuses en ce qui me concerne. Je me demande si c'est ma faute, si mon jugement ne serait pas à revoir, si je ne devrais lui laisser une seconde chance, mais ce serait me mentir. Les 2h45 du film furent difficille à atteindre, je ne suis jamais réellement entré dans le film. Commençons néanmoins par le positif : les acteurs sont tous en très grandes formes, la composition de Nino Rota réussie sans être exceptionelle, et puis les quelques séquences magistrales qui permettent au film de pendre son envol l'espace de quelques instants (la fontaine, la soirée avec le père de Marcello,...). Mais malheureusement ces élévations ne peuvent faire oublier l'ennui global qui règne sur le film. Beaucoup parlent de la critique de la société (qui a fait scandale), je veux bien l'admettre mais je ne vois pas en quoi elle est si extraordinaire : je lui trouve un manque de nuance (trop pessimisite à mon gout) et je n'y vois pas la maestria d'un "orange mécanique" par exemple, dont le témoignage sur la violence est toujours d'actualité ! Un autre gros point sur lequel je n'adhère pas du tout est le traitement des personnages. Beaucoup parlent des différentes histoires sur un même film comme caractéristique du style Fellinien. Je ne vois pas l'intéret ici de ce côté "film à sketches" où les différentes trajectoires ne trouvent pas de lien et souvent son incomplètes. Fellini semble préférer filmer les humains,je préfère ceux qui filment l'humain. Sans rancune pour ce réalisateur à qui je donnerai une deuxième chance volontier

tybality

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2,0Pas terrible
Publiée le 28/08/2012

La dolce vita transcende l'inutilité inhérente des personnages jusqu'au concept même du film. D'après moi on ne fait pas de film seulement à partir d'une bonne idée, il faut raconter une histoire...Chose dont ne se soucie guère Fellini, puisque ci les scènes se succèdent sans véritablement s'impacter. Marcello, journaliste mondain, flirte pleinement avec les milieux bourgeois bohèmes, les belles femmes semblent toutes être passées dans ses bras, et il ne peut vraisemblablement pas se détacher de la frivolité des paillettes. Et pourtant, la "dure" réalité, caractérisé par certains personnages (une de ses maitresses, serveuse....), heurte épisodiquement Marcello, mais son obsession de la "belle vie"... Fellini filme magistralement des scènes d'une grande superficialité, l'esthétique au service de l'inutile .D'une durée considérable, sans fond, c'est ennuyeux comme peut l'être un de ses personnages. Apprécier ce film revient-il à adopter un positionnement semblable à celui de Marcello ? Mon avis est que l'auteur s'amuse autant des spectateurs criant au "chef-d'oeuvre" que de cette bourgeoisie décadente (certaine critiques du film l'illustre parfaitement). Haut perchée sur son piédestal factice, La Dolce Vita n'a d'intérêt que de nous rappeler les vices et les faiblesses humaines qui nuisent à l'intégrité de l'être.

soliloo

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2,5Moyen
Publiée le 09/09/2009

Beaucoup trop long ! Et l'enchaînement des séquences est complètement raté, tant dans le scénario que dans le montage. Décevant sur ce point. Globalement, l'entrelacement de différentes langues est plus que déroutant, gênant, même, parfois, car il n'a pas vraiment lieu d'être. Mastroianni est très bon, tout le film repose sur lui. En fait, La Dolce Vita est un film de fond. Il offre une réflexion, avec ironie, dérision et aussi de façon dramatique, de l'acharnement médiatique et journalistique, le harcèlement des stars par les paparazzi, la chasse au scoop et à la bonne image, au détriment de toute dignité, de tout respect. Malgré tout, on ne rentre pas vraiment dans le film, et dans la dernière demi heure on a hâte que ça finisse. Toutefois, on aprécie le joli clin d'oeil à Marylin Monroe dans la première partie du film.

scorsesejunior54

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4,0Très bien
Publiée le 14/02/2006

Fellini est le cinéaste qui est considéré comme celui transmettant le mieux le rêve. Cette sensation est omniprésente durant trois heures que l'on ne voit pas passer. "La Dolce Vita" est une chronique de la vie romaine de l'époque et a une aisance assez impressionnante du point de vue du réalisme. Mastroianni est dirigé de main de maître dans un rôle magnifique et donne la réplique à des femmes, toutes plus superbes les unes que les autres, symboles du fantasme innaccessible. C'est durant ces périodes que le film prend son envol et marque le spectateur. Comment oublier la longue séquence commençant avec la sortie de l'avion d'Anita Ekberg, se poursuivant dans un bal et se terminant dans le fontaine de Trevi? Ce passage est tout simplement prodigieux et fait partie des plus beaux jamais réalisés. Tout n'est que désespoir, cynisme, et humour noir. On devient triste en même temps que l'on rêve et on se laisse aisément porter dans ce voyage unique que constitue "La dolce Vita".

Akamaru

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4,0Très bien
Publiée le 21/01/2010

Découvrir Federico Fellini avec "La Dolce Vita",son film le plus célèbre et commenté a été une véritable expérience.Oeuvre majeure du 7ème art,elle rend compte d'une époque libérale et des moeurs dissolues de la société aristocratique romaine de l'époque.L'Italie atteignait alors le miracle économique,et Rome devenait le centre du monde culturel.Ville de tous les excès,de toutes les chimères.Défilés de vedettes superficielles,starifiées par des paparazzi(mot inventé par le film)à l'affut.Effervescence de la Via Veneto,artère pulmonaire vrombissante de la capitale italienne.Un chroniqueur mondain fait le lien entre ces bourgeois inconséquents qui ne pensent qu'à faire la fête et le peuple modeste dont il est issu.Déchirante interprétation de Marcello Mastroianni,dont toute la tristesse face à la vacuité du monde dans lequel il évolue peut se lire dans les yeux.Il est entouré de splendides créatures,plantureuses selon l'idéal fellinien,dont ressort la présence charnelle et sensuelle de l'époustouflante Anita Ekberg(ah,la scène de la fontaine de Trevi...).Fellini explose toutes les barrières narratives(son film est une juxtaposition de séquences seulement reliées entre elles par le personnage de Marcello)et tout réalisme(on navigue allègrement entre surréalisme et vérité).Surtout,son style empreint d'exubérance et de liberté totale prend forme ici."La Dolce Vita" fut un scandale auprès des bourgeois et des ecclésiastiques à sa sortie,mais fit l'unanimité auprès de la profession(Palme d'Or en 1960).Il reste d'une troublante actualité,avec la décadence d'une certaine société oisive privilégiée,et par la valse comedia dell'arte que représente l'univers mondain.

chrischambers86

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/05/2009

Un monument baroque du 7ème art! Le film, qui obtint la fameuse Palme d'or au Festival de Cannes en 1960, devait faire scandale à l'èpoque! Pourtant, il reste aujourd'hui l'une des plus belles rèussites du cinèma italien et la plus cinglante critique de la sociètè romaine contemporaine, du monde du spectacle, de la presse, de l'aristocratie et même de l'èglise! Ce diable de Fellini est restè un èternel provincial, capable de se sentir fascinè ou èbloui par les grossières distractions de l'aristocratie, comme il l'avouera dans ce film mythique! Côtè distribution, ça tient du miracle tant chaque acteur est à sa place, jusqu'aux personnages secondaires telle la jeune fille de la plage! Le très charismatique Marcello Mastroianni en journaliste dèpassè, mais surtout la bombe Anita Ekberg, campant une diva du cinèma amèricain, symbole de la femme enfant qui a l'innocence d'une adolescente mais dont le physique èpanoui est toujours provocant! Cette dernière n'avait pas fait une très brillante carrière à Hollywood! Ekberg avait soudain la possibilitè d'incarner un èrotisme marquant la coupure entre les 50's et les dècennies suivantes! Elle personnifia une vamp très diffèrente de celles qui allaient surgir dans les 70's! Cette oeuvre est certainement l'une des plus riches qui soit et aussi l'un de mes films de chevet avec un extraordinaire moment de cinèma (peut-être le plus beau du 7ème art) : le passage de la fontaine de Trèvi où Ekberg prend son bain de minuit en robe du soir! Quant à l'immense Nino Rota, il signe une partition que l'on peut qualifier d'unique, sans trop exagèrer...

Julien D

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 16/12/2008

A travers les mésaventures d’un journaliste latin-lover de la presse à scandale, Federico Fellini nous fait découvrir de nombreux aspects de l'Italie de années 50. On y entrevoit bien une société en pleine reconstruction, la dictature ayant laissé place à un libéralisme outrancier mené par une aristocratie mondaine aux intérêts purement individualistes, créant un écart social proportionnellement aussi vaste que son économie fleurissante. C’est la conclusion que se fera le personnage de Marcello Mastroianni, pourtant hypnotisé par les charmes d’Anita Ekberg en chroniquant les festivités de la classe dirigeante et la finalité qui fit que ce film provoqua une vaste campagne de boycott de l'église catholique. Un discours qui, 50 ans plus tard, reste donc d’actualité accompagné d’un style narratif ambiguë, propre à son réalisateur, mais plaisant. De plus, Fellini ayant, avec son travail de mise en scène, participé à l’émergence de la Nouvelle Vague italienne, ce film est manifestement une œuvre d'envergure historique pour le 7ème art.

VodkaMartini

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/07/2006

Doté d'un des titres les plus sarcastiques qui soit, "La Dolce Vita" ne cesse d'emerveiller plus de quarante ans après sa sortie. En partant de l'étude d'un microcosme, Fellini dévoile certaines des plaies incurables qui sont celles de la condition humaine. Le film joue ainsi de parralléllismes constants, au niveau stylistique et symbolique, et cela sans tomber dans de simples oppositions. Bien plus, Fellini montre comme indissociables des éléments qui semblent s'exclure. Au vertige insouciant et hédoniste que choisit Marcello, derrière lequel se cachent l'absence de sens et l'amertume qui en découle, répondent les figures de l'amour emprisonnant d'Emma, de celui désespérée de Steiner et de l'amour absent du père. Et, quand à la fin, Marcello voit réapparaître une figure simple et belle, le vacarme qui l'entoure ne lui permet plus d'en entendre la voix.

stebbins

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 05/10/2007

Une date dans l'histoire du cinéma ! Le premier film à parler ouvertement des médias et de ses méfaits. L'histoire de Marcello est finalement tragique et profondément pessimiste, puisqu'il renonce délibérément à sa femme et à sa vie professionnelle pour une vie de débauche, qui s'apparente pour lui à la douceur de vivre. Federico Fellini réalise ici l'un de ses films les plus tristes, harmonieusement accompagné de la musique de son compositeur attitré : Nino Rota. La scène de la fontaine ( qui a fait coulé beaucoup d'encre ) est un moment de pure grâce. Le cinéaste italien dresse alors une immense fresque de la ville de Rome, une ville possédant une âme lui étant propre. Les paparazzis, les bourgeois, les hommes apparemment heureux ( je songe à Alain Cunny, dont le personnage se suicide après avoir tué ses deux enfants )...Tout le monde y passe, sans fioritures et sans mépris. Palme d'Or méritée au festival de Cannes 1960, La Dolce Vita dévoile avec panache la face sombre de l'être humain qui se complaît dans la dépravation et les futilités...Le meilleur de Fellini ? Une chose est sûre : son film est un chef d'oeuvre.

Plume231

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 05/12/2010

Un des films les plus célèbres de tous les temps et aussi le film le plus connu du cinéma italien. Ce n'est pas un film à scénario mais plutôt une suite de séquences, d'un intérêt inégal mais aucune ne laisse indifférent, ayant comme centre le personnage de chroniqueur magistralement incarné par Marcello Mastroianni. Que retenir de ces presque trois heures de séquences ??? Certaines scènes qui méritent leurs places au Panthéon du cinéma : Anita Ekberg dans la Fontaine de Trevi bien sûr, la démarche d'Anouk Aimée dans le château qui s'apparente à un glissement voluptueux, le vol en hélicoptère avec la statut du Christ et les deux apparitions de la jeune fille le tout avec la musique vive mais faussement gaie du grand Nino Rota. Fellini a réalisé le témoignage d'une époque que l'on aurait bien voulu connaître malgré tout et un film prophétique sur le journaliste à scandales qui est amusant quand il s'intéresse aux potins sur les stars mais franchement ignoble quand il s'agit d'une mère de famille qui s'apprête à apprendre l'horreur, en passant par une approche sur le désoeuvrement et le vide existentiel. Une oeuvre mythique d'une grande richesse.

Maitre Kurosawa

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1,5Mauvais
Publiée le 07/02/2014

Federico Fellini, Marcello Mastroianni, et Rome pour un film qui aura marqué l'Histoire du Cinéma. Et si, selon moi, le film est raté, c'est à cause d'un grand paradoxe. La mise en scène est ici en totale adéquation avec son personnage principal, c'est-à-dire qu'elle semble perdue, et n'avoir aucun objectif. On remarque bien une critique de la vie mondaine et des journalistes, mais elle est tout de même bien gentille et assez simpliste. Le film ne compense pas ces défauts par son atmosphère. En effet, ni poésie, ni douceur, ni cruauté ne parviennent à s'installer durablement sur ces (trop) longues 2 heures 45 minutes. Une poignée de scènes sortent du lot et font exister les personnages, comme par exemple le très beau et célèbre moment de "bain" dans la fontaine de Trevi. Fellini a certainement voulu insuffler un vent de liberté ou même critiquer, mais il a oublié de donner à son film une chose essentielle: une âme.

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