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Vivre
note moyenne
4,0
261 notes dont 31 critiques
48% (15 critiques)
42% (13 critiques)
6% (2 critiques)
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Votre avis sur Vivre ?

31 critiques spectateurs

Maitre Kurosawa
Maitre Kurosawa

Suivre son activité 201 abonnés Lire ses 1 286 critiques

4,0
Publiée le 08/09/2017
Parmi les films de Kurosawa, "Vivre" possède une réputation des plus favorables, certainement liée à sa dimension humaniste et mélodramatique. Or, c'est sur ce point que le film déçoit dans sa première partie, trop larmoyante et sans densité. Pendant une bonne heure, on assiste à un Kurosawa en mode mineur, qui suit certes avec sensibilité mais aussi sans nuances le désespoir d'un homme condamné, qui se demande ce qu'il va pouvoir faire pour sauver sa vie. Watanabe (Takashi Shimura) se raccroche à une jeune fille pour tenter in extremis de vivre et cherche un moyen de réaliser une action louable. C'est dans son second mouvement que le film trouve son envol, dramatique et politique, qu'il trouve une subtilité et une acidité incarnées par la précision des cadrages, l'intelligence des dialogues et la pertinence d'une construction en flashbacks qui relate par bribes la démarche de Watanabe, celle de construire un parc pour enfants sur un terrain détruit. En confrontant le présent (les administrateurs qui débattent lors de la veillée funèbre) et le passé (l'avancée du projet), Kurosawa ne minimise pas l'obstination et le courage de Watanable, décidé à construire ce parc, mais n'oublie pas non plus que la concrétisation de ce projet doit surtout à l'opportunisme des pouvoirs politiques en période électorale. Ce que la fin du film résume avec brio, synthétisant parfaitement la dialectique politique à l'oeuvre, c'est que ce parc, quelles que soient les raisons pour lesquelles il a vu le jour, existe bel et bien et donne un peu de bonheur aux enfants d'un quartier pauvre; mais en parallèle est également affirmée la paresse d'une administration incorrigible qui n'a que faire d'une population en détresse. Au final, "Vivre" n'est pas un sommet dans le filmographie de Kurosawa, mais une pièce singulière et importante.
soulman
soulman

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 626 critiques

4,0
Publiée le 16/11/2016
Un film d'un grand humanisme qui, s'il a vieilli, conserve une force d'évocation intacte. Le côté kafkaïen de l'administration japonaise est particulièrement bien dépeint, avec ses innombrables chefs de service imbus de leur condition, incapables de prendre une décision, fermés à tout projet émanant de la société civile. Les relations entre le vieux fonctionnaire et ses rencontres fortuites (l'insomniaque, la jeune employée) sont magnifiquement narrées.
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

Suivre son activité 194 abonnés Lire ses 3 147 critiques

3,5
Publiée le 26/11/2015
"Vivre", très long film d'Akira Kurosawa s'insurge contre le conservatisme de la société japonaise minée par un enchevêtrement administratif digne de l'univers « orwelien » du truculent "Brazil" de Terry GiIliam (1985). Le réalisateur, encore dans la première partie de sa carrière, a été frappé par l'arrivée du néo-réalisme italien et plus particulièrement par un de ses chefs de file Vittorio de Sica. C'est donc en s'inspirant de ce courant qu'il entreprend le tournage de "Vivre". Curieux hasard, au même moment de Sica réalise "Umberto D", film au thème approchant. Quand il prend conscience de l'issue fatale et proche de son cancer gastrique, Kenji Watanabe (Takashi Shimura) constate amèrement la vacuité de sa vie de bureaucrate passée à tamponner des formulaires transitant sur son bureau avant d'aller se perdre dans les méandres de l'administration japonaise. Surnommé la "momie" par ses collègues de travail, Kenji s'est progressivement oublié au profit de l'éducation de son fils depuis la mort prématurée de sa femme vingt ans plus tôt. Un fils qui ne lui a pas rendu l'amour reçu et qui aujourd'hui ne pense qu'aux économies de son père. spoiler: C’est donc dans la recherche frénétique du plaisir qu’il n’a jamais réellement connu qu’il va dans un premier temps, tenter de dépasser l’angoisse qui l’envahit. La rencontre d’un écrivain raté va lui ouvrir les secrets du Tokyo nocturne mais Kenji comprend vite que cet univers n’est pas le sien. La question lancinante de l’attitude à adopter face à sa mort prochaine reste donc sans réponse pour Kenji. C’est grâce à une jeune collègue de travail retrouvée par hasard qu’il va avoir l’illumination salvatrice. Puisqu’il lui est impossible de se projeter dans l’avenir, le don de soi-même aux autres lui semble soudainement la meilleure façon d’oublier l’issue fatale tout en inscrivant son action dans la postérité. Lui le fonctionnaire sans âme va mettre l’énergie qui lui reste pour vaincre l’immobilisme de l’administration et œuvrer à l’édification d’un parc pour enfants dans un quartier déshérité. Le thème choisi par Kurosawa est sans aucun doute déchirant et nous interroge sur notre rapport aux autres mais pour une fois le réalisateur fait preuve d’une lourdeur qui détruit en partie la force initiale de son propos. La longueur du film n’est justifiée que par l’appesantissement du récit sur certaines parties qui auraient mérité un traitement plus concis comme la déambulation en compagnie de l’écrivain ou la narration en flashbacks répétitifs par ses anciens collègues du long combat de Kenji pour franchir les obstacles administratifs cherchant chacun à récupérer un peu de son action devenue glorieuse après sa mort. En revanche l’épisode de l’illumination tombe comme un cheveu sur la soupe et parait assez peu crédible. Takashi Shimura acteur fétiche de Kurosawa d'habitude si sobre, semble comme son réalisateur s’être englué dans l’emphase, en faisant des tonnes pour rendre la fragilité physique grandissante de son personnage. Kurosawa dénonce de manière très juste la bureaucratie paralysante de son pays via une question existentielle majeure mais sa réalisation d’habitude si juste et alerte semble avoir paradoxalement été frappée du même mal. Pour l’hommage au néo-réalisme italien c’est raté, si l’on compare « Umberto D », le chef d’œuvre de De Sica, avec cette production un peu trop lourde pour être vraiment réaliste. Certains comme Jean Douchet classent « Vivre » parmi les films majeurs du maitre. Revoir « L’ange ivre » (1948) « Chien enragé » (1949) ou « les salauds dorment en paix » (1960) les ferait peut-être changer d’avis.
Plume231
Plume231

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4,0
Publiée le 05/05/2012
Une dose de néoréalisme italien du côté de la mise en scène, un peu de dostoïevskisme pour la confrontation face à l'inévitable mort et une grosse poignée de Gogol pour la description sarcastique des fonctionnaires ; voilà les ingrédients avec lesquels le géant Kurosawa fait un grand film. Si on oublie quelques longueurs dans la seconde moitié, "Vivre" est un portrait d'homme très émouvant magnifiquement incarné par Takashi Shimura. Le réalisateur est comme à son habitude très pessimiste sur l'homme en général mais réussit à insuffler une touche d'optimisme sur ce tableau très noir montrant que celui-ci dans certaines circonstances est capable de se dépasser.
teofoot29
teofoot29

Suivre son activité 59 abonnés Lire ses 648 critiques

5,0
Publiée le 02/04/2010
Un film de toute beauté, le préféré de son réalisateur, sensible et mouvement, ce chef d'oeuvre japonais est plus qu'une leçon de vie.
maxime ...
maxime ...

Suivre son activité 37 abonnés Lire ses 1 454 critiques

4,0
Publiée le 22/08/2018
Akira Kurosawa innove toujours dans sa méthode tout en conservant son empathie envers les personnages filmés. Le long métrage est diviser en deux, une première sur Monsieur Watanabe ( immense Takashi Shimura ) et la maladie qui va le transfigurer, la seconde sur le jour de ses obsèques avec collègues de travail, familles et toutes personnes ayant croisés la route de cette homme fantastique. C'est très éprouvant émotionnellement, la mélancolie insufflé à travers Vivre déborde de partout et rend l'atmosphère bucolique mais pèsent aussi au vue du final qui se veux inévitable ... La souffrance de cette homme dans la première moitié ramène à la rencontre qu'il fait dans la salle d'attente au début du film, la conversation avec celui qui lui confiera que les médecins qu'il s’apprête à voir mentent aux patients en leurs donnant de faux pronostics. Une scène à méditer, difficile à expliquer en soit ... La seconde partit est très triste aussi mais l'ébriété général de l'assemblé amène un peu d'humour et m'a redonné le sourire. L'injustice se mêle à Vivre dans tout le film mais est bien plus accentué dans les prémices du second axe avec l'apparition de ce politicien qui en plus d’être désagréable se révèle ignoble et méprisant ... La fin est entre deux eaux, entre optimisme et résignation, un étrange paradoxe ! Le film le plus dure d'Akira Kurosawa selon moi, enfin parmi les sept que j'ai vu.
Bernard D.
Bernard D.

Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 180 critiques

5,0
Publiée le 20/05/2017
Je sors sans jeu de mots « estomaqué » de film de Akira Kurosawa … tourné en 1952. C’est l’histoire de Kenji Watanabe (interprété magistralement par Takashi Shimura, un des acteurs fétiches de ce réalisateur), sous-chef de la mairie de Tokyo apprend par hasard qu’il a un cancer de l’estomac (« un petit ulcère qu’il est inutile de traiter par les médicaments » (sic)) et va déployer toute l‘énergie qui lui reste pour créer un parc pour les enfants dans un endroit au préalable insalubre car « c’est devant la misère que l’homme se révèle ». Lui qui a sacrifié 30 ans de sa vie après le décès de son épouse, pour élever seul son fils et qui s’est laissé enlisé dans la bureaucratie et la paperasserie (« il a occupé et perdu son temps à apposer des sceaux sur des formulaires ») va petit à petit comprendre que la vie n’a de sens qu’à travers ce qu’on a fait ! Lui qui s’était « momifié » (c’est le surnom que lui donne en cachette ses collègues de bureau) va à force de persévérance et contre de nombreux obstacles arriver à faire réaliser son projet … sans en avoir la moindre reconnaissance. A cette histoire se mêle l’hypocrisie des médecins de l’époque face au cancer, la relation avec le fils tant aimé mais qui ne sait pas communiquer avec son père (petit clin d’œil au passage au film de Xavier Dolan « Juste la fin du monde » que je n’avais pas su apprécier lors de la projection), la vision kafkaïenne du « riz de l’administration » malgré la légendaire politesse nipponne … Bref un film très riche avec une réalisation époustouflante pour l’époque en termes de gros plans, de cadrages subtils jouant sur le noir et le blanc, de regards et de non-dits … le tout avec un montage audacieux là encore pour l’époque avec de nombreux flash-backs qui permettent de mieux cerner toute la richesse et la tragédie de cette histoire. Si la séquence de la ballade nocturne avec un Méphistophélès de passage pour essayer d’oublier dans l’alcool pourrait être supprimée mais la scène de la veillée funèbre – 6 mois après le décès - avec les parents et les chefs et sous-chefs est mémorable … surtout lorsque le saké dénoue les langues ! C’est dans le cadre d’un cycle consacré à Akira Kurosawa que j’ai eu la chance de découvrir ce très très grand film ! S’il passe chez vous ou même à 100 km, courrez vite le voir car c’est pour moi un véritable bijou.
jean-paul K.
jean-paul K.

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 321 critiques

4,0
Publiée le 23/03/2017
J'ai trouvé le film très bon avec un acteur excellent, M. Watanabe dans le film, et des cadrages de visages notamment impressionnants. Par contre, je ne mets pas plus car la dernière demi-heure est vraiment très longue, très répétitive et trop caricaturale. On a bien compris le propos de Kurosawa et je ne pense pas qu'un trop plein de saké change fondamentalement les choses et le système. Dommage..
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

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4,5
Publiée le 24/12/2016
Vivre est un magnifique film d'Akira Kurosawa. L'histoire est prenante. On suit avec beaucoup d'émotions le personnage principal dans sa quête « de la vie ». Et malgré la thématique abordé par le film, il évite tout pessimisme ou candeur, et surtout il n'est pas pompeux et masturbatoire comme la quasi-totalité des films pseudo-philosophiques qui traitent de la vie et de la mort. La description de l'administration et la bureaucratie japonaise, qui font passer les citoyens d'un bureau à un autre pour revenir au point de départ quelques heures plus tard est très drôle. Takashi Shimura (fréquent collaborateur du réalisateur) excelle dans le rôle principal, rôle sublime au passage. Sans hésitation, un des meilleurs Kurosawa et sans doute le plus beau.
rogerwaters
rogerwaters

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4,5
Publiée le 16/09/2016
En pleine possession de ses moyens, Akira Kurosawa signe l’un de ses plus beaux films en 1952 avec ce Vivre qui marche sur les traces du néo-réalisme sans pour autant singer ce cinéma à vocation sociale. On admirera par exemple la construction narrative audacieuse avec cette dernière heure entièrement constituée de flashbacks. Toutefois, cette astuce scénaristique éloigne un peu le spectateur du destin pourtant bouleversant de ce personnage pathétique qui s’aperçoit un peu tardivement que sa vie n’a servi à rien ni à personne. On adore la philosophie humaniste qui en ressort et la puissance de jeu de Takashi Shimura vient emporter le spectateur vers des sommets d’émotion à plusieurs reprises. Certes, on peut reprocher au réalisateur une durée excessive et une tendance à enfoncer le clou de manière un peu trop insistante, mais Vivre n’en demeure pas moins une œuvre touchante et magnifique, à revisiter souvent.
weihnachtsmann
weihnachtsmann

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4,5
Publiée le 06/08/2016
La force du film est qu'il donne des réponses aux questions existentielles: vivre est une philosophie, c'est au-delà de la simple activité du corps, c'est trouver sa voie. Ici c'est "le malheur (qui) révèle à l'homme sa vérité." Cet homme en effet, après s'être jeté dans le tourbillon de la vie, croyant ainsi faire partie du monde et "goûter la vie de toutes ses forces" comme le mythe de Faust, trouve autour de lui mépris et incompréhension avant de choisir un projet comme but ultime de sa vie. Superbe film dont la construction est somptueuse. Mais cruelle destinée pour cet homme simple qui devient le modèle de tous avant l'effondrement final d'un idéalisme trop cher. Superbe
Benjamin A
Benjamin A

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4,5
Publiée le 05/12/2015
Chef dans une administration publique, Kanji Watanabe découvre qu'il est atteint d'un cancer et qu'il ne lui reste plus que trois mois à vivre. C'est à ce moment-là qu'il prendra conscience de ce qu'il a fait de sa vie et ce qu'il peut encore faire jusqu'à sa mort. Avec Vivre, son quatorzième film, Akira Kurosawa met son protagoniste face à une mort aussi inévitable qu'inattendue. Il force Kanji à se poser les bonnes question et regarder ce qu'il a fait de sa vie, les regrets qu'il peut en avoir et le sentiment d'avoir été une momie (surnom que ses collègues lui ont donné) pendant 30 ans de bureaucratie inutile. Kurosawa étudie l'humain face à la mort, la prise de conscience de ce qu'est la vie et ce qu'on peut en faire. En mettant en scène les derniers mois de la vie de Kanji, il étudie la rédemption d'un homme pathétique qui va peu à peu, découvrir qui il était vraiment et ce qu'il peut faire, en peu de temps, pour, enfin, vivre. Interrogeant sur plusieurs sujets, Vivre bénéficie d'une très grande qualité d'écriture, d'abord dans ses thématiques et leurs traitements, mais surtout dans les personnages et l'histoire. Kurosawa dresse un passionnant et surtout très riche et consistant tableau humain et d'une conscience qui ne va se réveiller que trop tard. Autour de Kanji, la galerie de personnages est là aussi bien traitée, que ce soit son fils, l'écrivain qu'il rencontrera ou cette jeune fille qui donnera un nouveau sens au peu qui lui reste à vivre. C'est aussi via ses dialogues et surtout le déroulement de l'intrigue que Vivre brille, Kurosawa coupant son récit en deux parties distinctes, l'une où l'on est au côté de Kanji lors de ces derniers jours et l'autre où on le découvre à travers ses collègues lors des funérailles. Toujours d'une grande justesse, il fait passer Kanji par plusieurs sentiments et péripéties suite à la découverte de sa maladie, avec comme arrière-plan le portrait de la société japonaise d'alors, qu'il ne manque pas de critiquer, que ce soit par la façon dont elle va s'occuper des plus démunis ou sa bureaucratie qui empêche de vraiment pouvoir faire avancer les choses. Cette qualité d'écriture est sublimée par la mise en scène sobre de Kurosawa, sachant faire ressortir toute l'émotion et l'humanisme de son récit, que ce soit les moments les plus graves ou lorsque Kanji se retrouve face à son passé et destin. D'une incroyable justesse, il met en avant la complexité des sentiments humains et les capte à merveille. Malgré la noirceur du récit et le pessimisme qui plane tout le long dessus, quelques moments de légèretés et même d'espoir arrivent à en ressortir, tout comme quelques séquences lyriques de toutes beautées et marquantes. Il orchestre très bien son récit, notamment dans sa gestion des ellipses et bénéficie d'une belle photographie en noir et blanc. Devant la caméra, Takashi Shimura est remarquable, sachant faire ressortir toute la complexité de son personnage pour finalement, nous faire passer par tout un panel d'émotion. Juste avant qu'il ne réalise Les Sept Samouraïs, Akira Kurosawa met en scène Vivre, où un homme se retrouve face à la mort, son passé, son destin et la vie. D'une justesse et intelligence incroyable, tant dans la mise en scène que dans l'écriture, il arrive à nous faire passer par toutes sortes de sentiments et se faire bouleversant comme peu de films ont pu l'être.
fuck-les-modérateurs-allociné
fuck-les-modérateurs-allociné

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5,0
Publiée le 08/05/2014
La quintessence d'un Kurosawa, la description de l'administration est un petit bijou d'humour noir et les interrogations du film sont universelles, un très bon travail d'image en particulier les lumières sur le visage de l'excellent Takashi Shimura, très touchant notamment en présence de Minosuke Yamada.
Uncertainregard
Uncertainregard

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5,0
Publiée le 17/05/2013
2h20 de pure magie exécutée par l’un des plus grands Maître du 7ème art : Kurosawa. Mais comment fait-il pour imaginer un pareil scénario et une telle mise en scène qui n’en finit pas de nous émerveiller à chaque plan qui pourrait être un tableau, à chaque séquence qui tient du miracle ? Cette très belle histoire en deux grandes parties où l’immense Takashi Shimura nous entraine dans une profonde réflexion sur le sens de la vie à travers une critique constructive des services administratifs transformant l’homme en « momie » et où il va finalement ouvrir les yeux à l’approche de la mort. Sa composition de ce vieillard rongé par un cancer gastrique fait littéralement mal au cœur tant ses grimaces, sa voix pleine de souffrance et toutes les mouvances de son corps touchent la perfection. Alors quel bonheur de le voir reprendre vie devant le visage joyeux et coquin de la jeune et belle Shinichi Imori ! Mais le plus magistral dans ce chef d’œuvre reste cette immense séquence où ses enfants et toutes ses relations se retrouvent pour son deuil et cherchent à comprendre à grands coups de flashbacks ce qui a bien pu transformer cette « momie » en être acclamé pour son courage et sa ténacité qui aura ponctuellement changé les choses. Malgré le petit décor de cette pièce unique, je ne crois pas me tromper vous affirmant qu’il n’y a pas 2 plans identiques. Kurosawa virevolte avec sa caméra autour de ses personnages sans interruptions de son ni de dialogues avec une telle fluidité que je n’arrive pas à comprendre comment il a procédé. Et j’adore le message final où bien que notre héros ait montré l’exemple et que tous soient près à le suivre, l’enthousiasme retombe devant la difficulté pour retrouver ces taches ennuyeuses à mourir dénuées de but, bloquant la machine, faites de formulaires et de tampons. Le monde entier devrait voir ce bijou de cinéma. Une véritable leçon de vie…
chri13
chri13

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5,0
Publiée le 29/12/2012
Veritable chef d oeuvre de kukosawa qui m a marque considerablement,d une simplicite et d une profondeur magnifique!
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