Les Nuits de Cabiria
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Alolfer
Alolfer

179 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2025
Probablement le meilleur film de Fellini ! Les nuits de Cabiria est une ode d'espoir à la cie d'une femme tourmenté par son souhait de changer. Sur son chemin, une répétition d'un rythme de vie monotone quand on comprend que ses péripéties emmènent une trajectoire d'espoir : L'espoir de retrouver une jeunesse d'antan ou plutôt une jeunesse qu'on aurait aimer vivre.

Le personnage de Cabiria est le symbole de tout cela, rempli de modernité dans sa manière de parler et dans sa manière d'illustrer sa vie : "je ne suis pas pauvre ; j ai une maison" comme elle peut le dire indirectement. C'est intelligemment écrit avec une fin déprimante, donnant un signe de répétition... Une vie qui se répète, ne laissant derrière elle, qu'un sourire cachant ce malheur.

Les plans de Fellini sont exceptionnelles et très moderne et la interprétation de Giuletta Masina dans le rôle de Cabiria est tout bonnement parfait.

Un grand film culte, respectant son statut
David R.
David R.

5 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2025
Il n`y a pas de doutes que ce film, avec les autres six que Fellini a réalisé en noir et blanc ä cheval des années cinquante et soixante voir quelques années plus tard, sans compter donc Otto e Mezzo, est un bijoux absolu. Le regard qu` il porte sur cette humanité humble et blessée de l`Italie de l`après guerre, empreint qu'il est d`une infinie tendresse, d`une bienveillance et d`une "pietas" presque religieuse, ne tombe jamais dans le misérabilisme. mais il va au delà, prenant par moment une dimension presque onirique. Il nous bouleverse et il nous enchante, sans compter son immense talent de metteur en scène et la merveilleuse bande sonore de Nino Rota.







2 presque religieuse, de poésie
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2025
L'histoire d'une prostituée, gentille mais candide qui n'a eu de cesse d'être maltraîtée, rabrouée, congédiée ou flouée par les hommes. C'est quand Fellini fait simple que naissent ses meilleurs films. C'est quand il parle des "petites gens", des cabossés de la vie, des laissés pour compte ou des marginaux que tout son génie se manifeste. Parce qu'il fait de ses personnages pathétiques des personnages que l'on a envie d'aimer. En cela, "Les nuits de Cabiria" sonne aussi juste que sonnait "La strada" ou que sonneront "Fellini Roma" et "Amarcord". Comme attendu, la Masina y est parfaite. Campant une Cabiria à la fois touchante, émouvante et attachante. Là où certaines cherchent le confort, l'argent et la maison, elle ne recherche qu'une chose, la plus difficile à trouver : l'amour. En son temps, beaucoup lui ont contesté ses talents d'actrice, disant d'elle que son seul talent était d'être la compagne de Fellini. Sauf que ceux-là n'ont jamais compris une chose, ou n'ont jamais voulu la comprendre : de par sa qualité de compagnon (mais pas que), Fellini a su en obtenir le meilleur car il avait compris qui était vraiment la Masina : une enfant piégée dans un corps de femme. Les années passent et la beauté du truc reste. Comme dit dans une réplique d'un sublime français de 1962 : les choses entraînent les choses, le bidule crée le bidule, y a pas de hasard.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 849 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 février 2025
Peinture d'une prostituée supposément pathétique mais profondément agaçante, pétrie d'illusions, vivant dans le déni de sa situation réelle jusqu'à l'absurde, ce drame de la vie misérable figure la frustration, la mythomanie, l'orgueil de la douleur dans le regard intense de Giulietta Masina. Itinéraire sans surprise ni émotion, le destin de Cabiria semble une image documentaire de l'inanité de l'existence. Dénonçant l'exploitation du désespoir que se permettent religion superstitieuse (hystérie collective lors de la procession à la Vierge) et hommes sans scrupule (déculpabilisés par la crédulité émerveillée de l'héroïne), la mise en scène s'appuie surtout sur sa photographie. Un déroutant appel à la résilience...
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 décembre 2024
Sans être un fan de Fellini, Les Nuits de Cabiria est celui qui m'a le plus plus. En grande partie grâce à Giulietta Masina qui joue une femme particulièrement intéressante, à la fois drôle, énervante et touchante.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 septembre 2024
Prix d' interprétation féminine ( Cannes 1957) et Oscar du meilleur film étranger (1958), " les nuits de Cabiria", même s'il ne figure pas parmi les trois ou quatre titres que je préfère de Fellini, est sans nul doute un des titres majeurs de son auteur.

Interprété par l'épouse du cinéaste ( G.Massina formidable) les dialogues furent eux écrits par Pasolini, que Fellini avait sollicité en raison de la connaissance qu'il avait des milieux interlopes.

Le scénario est construit simplement : il s'agit de nous faire connaître par petites touches le caractère de Cabiria ( prostituée romantique), de susciter en nous un attachement au personnage, avant d'entrer dans le vif du sujet pendant la dernière demi-heure.

Au travers des déambulations de son personnage principal, "les nuits de Cabiria" nous propose finalement une réflexion sur les déterminismes sociaux et affectifs.

L'amour sera pour la solitaire Cabiria une conquête désespérée, tragique et interdite.

On peut noter que Fellini a beaucoup évoqué tout au long de sa filmographie la profession de Cabiria, s'en est longuement expliqué avec tendresse dans ses mémoires.
Mikaël D
Mikaël D

10 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2025
C'est mon film préféré de Fellini, avec le trop méconnu Il bidone (et son immense interprète Broderick Crawford).
La première heure a vieilli même si on la suit sans déplaisir.
Puis vient une sublime scène de music-hall, et comme aurait pu dire Borges, on comprend tout ce que Fellini doit à Woody Allen.
Le dernier quart d'heure est absolument scotchant, terrible, rattrapé in extremis par un petit sourire inoubliable de Giulietta.
Napoléon
Napoléon

181 abonnés 1 628 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 février 2024
Une oeuvre très vieillissante avec des longueurs et peu de rythme. Après, certes, reste l'excellent jeux de Masina et le côté critique de la fourberie et de la bassesse de l'être humain, même si cela ne changera pas grand chose.
Spike Spiegel The2nd
Spike Spiegel The2nd

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2023
Cabiria, une jeune prostitué vivant dans un taudis italien des années 50 est entouré d'une galerie de personnage fort en contraste qui, chacun à leur manière, essaye de survivre en veillant les un sur les autres. Cabiria est un peu à part avec sa personnalité de feu, bien qu'un peu nigaude au premier abord, c'est avant tout une véritable femme libéré avant l'heure, pour le meilleur et pour le pire. Très attachante dès les premiers instants, on sent bien chez elle, à l'image de l'ouverture du film, que la jeune femme ne sait pas faire les choses à moitié. Cherchant avant tout à s'extraire de la misère par tout les moyens possible, elle joue de sa grande gueule mais ne ce contrôle plus quand il s'agit d'amour. C'est précisément sur ce point que Cabiria vient nous surprendre et alors qu'elle est de tout les combats pour arriver à ces fins, c'est avant tout, une grande romantique. Aveuglé par la poursuite de son idéal, la jeune femme ne fait tout simplement pas le poids.

Si les nuits de Cabiria reste léger comme son personnage tout en étant un poignant témoignage de son époque, cette petite perle en dit long sur notre société. Car le film à beau ce dérouler il à un demie siècle on se surprend à constater que rien n'a vraiment changé. Le petit théâtre de cette vie miséreuse, présenté ici comme une balade fugace aborde l'innocence sous toutes ces formes et révèle des personnages insoupçonnés qui, comme des petits trésors, sont bien souvent là ou elle ne s'y attend pas. Fellini nous décortique au passage un rapport homme/femme particulièrement malmené dans cette lutte des classes où la séquence d'hypnose restera gravé dans vos mémoires, à l'image de son final : magistral.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juin 2021
Excellent film qui ne peut que rappeler La Strada, pour ceux qui l'ont vu bien sûr ! Même réalisateur, même actrice principale, même mélange de désespoir et d'instinct de vie. Ou plutôt de survie, tant la noirceur est forte. Dans Les nuits de Cabiria, les scènes illustrant les conditions de vie épouvantables du sous-prolétariat romain abondent. Dans ce grand cloaque, une prostituée naïve et volontaire, Cabiria donc, tente d'émerger à sa manière, c'est-à-dire par à-coups, sans stratégie, en profitant des opportunités qui s'offrent à elle. Giuletta Masina excelle une fois de plus dans ce rôle de femme fragile, sensible, qui joue la blasée mais n'a renoncé à aucun de ses rêves. Le scénario du film ne lui épargne aucune épreuve et lui permet ainsi de montrer son grand talent d'actrice. spoiler: La fin, poignante, nous dit que la vie est plus forte que tout. Et il en faut, du courage, à Cabiria, pour se relever...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mars 2021
Réalisé en 1957, Les nuits de Cabiria est l’ultime film de Fellini encore marqué par les codes du néoréalisme, qu’il abandonnera définitivement trois ans plus tard pour le faste et la densité narrative de La dolce vita. Dans cette balade qui oscille entre drame et comédie, la fascination de Fellini pour le music-hall, la fête, le cirque et le foisonnement des personnages commence cependant à se faire ressentir. Porté par l’incroyable et chaplinesque Giulietta Masina, qui fut la femme du cinéaste de 1943 à sa mort, Les nuits de Cabiria est le portrait d’une prostituée peu épargnée par la méchanceté et la bassesse des hommes qu’elle fréquente, mais qui garde malgré tout une foi naïve et contagieuse en la vie. Sa silhouette de clown triste, qui erre dans les rues de Rome, est aussi l’occasion de dresser le portrait de la capitale italienne de la nuit et des quartiers populaires dans les années 50. Magistralement mis en scène, ce film dégage une douce mélancolie et une belle tristesse qui semblent résumer à elles seules toute l’ambivalence de l’existence.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 janvier 2021
Cinématographiquement c'est très bien. Belle photo, mise en scène délicate et interprétation de Giuletta Massina au top de sa carrière. Elle est juste rayonnante et fragile à la fois, belle et laide, forte et faible, attachante et agaçante. Bref elle est parfaite. Par contre ce qui me gêne dans ce film c'est le traitement que Fellini fait ici des prostituées. Qu'il filme avec légèreté et qu'il montre des femmes heureuses et assumées en évitant toute scène de leur réalité macabre et sordide. C'est l'époque sans doute qui veut cela mais en regardant ce film en 2021, ça paraît bien désuet et pour du neo-realisme bien faux...
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 janvier 2021
Un magnifique portrait en quelques tableaux d’une humble et simple prostituée, personnage inoubliable magistralement interprété par Giulietta Masina, aux multiples accents chaplinesques. Tout en relevant de la veine du néoréalisme Italien, le film est imprégné de la marque personnelle du maestro Fellini. Ce conte cruel, pathétique et émouvant n’est pas tendre avec la gent masculine, ni avec la religion catholique, dont un pèlerinage est montré comme une fabrique d’illusions et de faux espoirs, comparable au spectacle d’illusionniste auquel participe Cabiria peu après. On peut d’ailleurs s’étonner que le film ait été primé par l’Office Catholique du cinéma, même si sur le fond, son esprit est proche des valeurs fondamentales du Christianisme. Quand la boucle est bouclée, entre les deux immenses déceptions de l’héroïne, l’inoubliable dernière scène nous la montre touchée par la grâce, non divine, mais éminemment humaine, et, dans le plus total dénuement, par la résurgence de l’amour de la vie et de l’espoir.
Fêtons le cinéma

851 abonnés 3 661 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 décembre 2020
D’où vient cette impression que Le notti di Cabiria s’écoule divinement sans que les coupes, pourtant brutales, agençant les séquences ne viennent interrompre le spectacle d’une renaissance à la vie teintée de noirceur et de mélancolie ? Federico Fellini compose un conte moderne en partant du plus vieux métier du monde, qu’il saisit dans son langage si particulier – aidé en cela par Pier Paolo Pasolini – dont le franc-parler dénude la crudité de la réalité autant qu’il rejoue les clichés inhérents à l’amour, à la réussite et à la rédemption qui définissent la société italienne. Aussi le personnage de Cabiria est-il tiraillé entre sa gouaille démystificatrice et sa foi en une romance placée sous le signe du rachat des fautes, trouvant ainsi une densité et une authenticité remarquables. Ce que capte Fellini, ce sont des tranches de vie qui partent de la réalité triviale pour peu à peu s’affranchir de leur ancrage terrestre et s’élever vers la rêverie pure ; en témoigne la séquence-pivot au cours de laquelle notre personnage principal est envoûté par un magicien de foire jusqu’à rencontrer, par fantasmes interposés, son ravisseur. La sublime photographie, que signent Otello Martelli – grand habitué du cinéma de Fellini – et Aldo Tonti, contribue à convertir l’entrelacs du rêve et de la réalité éprouvé par Cabiria en expérience onirique pour un spectateur sous le charme d’un geste artistique et d’une actrice magnifique, Giulietta Masina. La noirceur tonale qu’adopte à terme le long métrage n’est pas sans évoquer les constructions diaboliques des polars de Fritz Lang, ici heureusement rehaussée par un défilé final revigorant qui finit de nous toucher au cœur. Un chef-d’œuvre bouleversant dont la temporalité, encadrée par deux potentielles noyades, semble suspendue et offerte à la poésie.
DreamTim
DreamTim

16 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2020
Premier film de Fellini que j'ai l'occasion de découvrir et bonne première expérience.
J'ai trouvé l'actrice très bonne, très touchante.
Le scénario est plutôt bon malgré quelque lenteur.
Il y à des scènes memorable comme chez l'hypnotiseur ainsi que la scène de fin, tout deux vraiment belle et poétique.
En conclusion un bon film, pas transcendant mais j'ai passé un bon moment.
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