Satyricon
Note moyenne
3,6
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51 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2011
Un "Satyricon" qui ressemble à un film de science-fiction! Distinguez la part de fantastique, de poèsie et de science-fiction! Chez Federico Fellini n'est certes pas tâche aisèe, et on laissera aux spècialistes le soin de trancher en la matière! Dans cette libre adaptation de l'oeuvre de Pètrone, Fellini retrace les aventures sexuelles de deux ètudiants vagabonds dans la Rome antique! Une approche plus poètique qu'archèologique qui brosse le portrait d'un monde fantasmagorique et dècadent avec une luxuriance barbare! Une vision très fellinienne du monde antique et une fable morale sur l'amour et les moeurs à travers les èpoques! Pour la petite anecdote, Fellini avait tentè de faire accepter un rôle à Mae West dans ce film mais l'actrice à la sensualitè provocante prèfèra tourner dans "Myra Breckinridge" de Michael Serne! Dommage, on aurait aimè voir ce sex-symbol dans le baroque fastueux du "Satyricon"...
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2011
Une fresque inoubliable, nous plongeant dans une société décadente où rien n'a de sens, où tout n'est que débauche, vulgarité, perdition... Une peinture dérangeante et profondément réaliste de l'homme, quand il se perd, quand il se laisse aller... Et de la société, toujours a l'image de ceux qui la dirigent. Un film d'une grande beauté visuelle, les décors y sont tres originaux et laissent sans voix, une utilisation subtile de la couleur, de magnifique paysages, de grandes pieces froides... Un film a l'esthétique impressionnante, et au fond minutieusement étudié. Un chef d'oeuvre.
Trelkovsky
Trelkovsky

82 abonnés 264 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 mars 2013
Fellini avait décrit son sublime "Casanova" comme une transposition de "La Dolce Vita" au XVIIIème siècle. On peut sans doute voir "Satyricon" de la même façon : "La Dolce Vita" transposée dans l'Antiquité romaine. Après tout, qu'importe l'époque : ces sociétés renfermées sur elles-mêmes, livrées à une futile recherche du plaisir - ou plutôt à une fuite de l'Ennui - que nous dépeint le Maestro dans ces trois films ont beau être situées dans trois contextes historiques différents, elles restent les mêmes. Faisant fi de tout discours politique, Fellini s'en prend directement à la nature humaine et en fait une satire des plus amères.

Une fois de plus, le réalisateur utilise la même structure narrative, qui caractérise si bien son oeuvre : c'est-à-dire une structure quasi-inexistante, éclatée, où chaque scène semble perdue dans un chaos narritif, et dont la grandiloquence serait comme une négation désespérée de l'insignifiance des êtres qui s'y meuvent. On y suit - entre autres - les divagations du jeune citoyen romain Encolpe recherchant, à l'instar du monde qui l'entoure, la jouissance par tous les moyens. Le film n'aboutira toutefois à rien, ne débouchant sur aucune finalité - du moins dans le sens classique du terme.
Car la conclusion présente un intérêt majeur pour une éventuelle lecture du film : il s'agit d'une "simple" séance de cannibalisme (on notera que cette scène ne surprendra pas tellement, après tout ce que le spectateur aura vu avant ...), qui renvoie une fois de plus inévitablement à cette recherche du plaisir : recherche qui mènera finalement à une véritable réïfication de l'Autre, au simple désir de posséder. Cette basesse, ce niveau d'humanité proche de zéro - pour qui toutefois continue de croire un tant soit peu en l'Homme - fait encore une fois ressortir la vision pessimiste qu'a le cinéaste de la nature humaine (Pasolini ira encore plus loin dans cette optique, réalisant le film ultime sur le sujet).

Visuellement, "Satyricon" reste sans doute l'opus fellinien qui, par ses excès géniaux et ses plans d'une ampleur parfois picturale, impressionne le plus. Il est également intéressant de constater que quand le cinéaste filme la Rome antique, elle est déjà en ruines ; comme si tout le spectacle grotesque et stupéfiant livré au regard du spectateur hantait encore aujourd'hui ses décombres - conférant presque au film une dimension spectrale.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2009
Du grand art cinématographique, au-delà de tout stéréotype ou convention de genre, entre actualisation mythique, récit picaresque et visions oniriques. Tout passe par des décors impossibles, vertigineux, des physiques et des maquillages monstrueux et leur contraste avec la beauté des personnages centraux, des rythmes hypnotiques. Le seul qualificatif ordinaire qui pourrait être pertinent est psychédélique. Dans mon souvenir le livre de Petrone était plus paillard et joyeux, l’Antiquité de Fellini est plus morbide, crépusculaire, décadente pour tout dire. Je peux témoigner qu’on est presque davantage admiratif et passionné à la troisième vision du film : question d’attention et de maturité sans doute.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 18 février 2013
Une oeuvre vraiment étrange, plus personne de nos jours oserait faire un tel film. Tout est empreint de folie les décors, les acteurs, les situations. Le fil du récit est éclaté ce qui peut être assez énervant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 novembre 2008
On rentre ici dans une nouvelle dimension et forcément un jugement s'avère difficile, en tout cas on ne peut nier la richesse des scènes et le foisonnement des idées.
Caine78

7 757 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 avril 2008
Hallucinant est sans doute le mot qui me viendrait d'abord à l'esprit. En effet, on ne peut être dès le départ qu'impressionné devant l'incroyable non-conformisme de Fellini, tant ce dernier repousse les limites à tous les niveaux. Décors stupéfiants dans leur représentation, couleurs ahurissantes... Il y a dans ce "Satyricon" une véritable envie de créer, de regénérer le cinéma que l'on ne peut être qu'emporté par tant de folie visuelle, sublimé par des idées fusant toutes les minutes, nous transportant alors dans un univers unique. Hélas, la deuxième partie ne tient pas totalement ses promesses, et il est vrai qu'on a même une légère tendance à s'y ennuyer. Toutefois, malgré ces faiblesses, l'oeuvre reste (et cela dans son ensemble) un épanouissement rare pour un cinéphile, tant on est impressionné par tant de recherches et d'harmonie devant un univers pourtant quasi-apocalyptique, au bord de l'implosion. Si bien qu'au final, aucun doute : ce "Satyricon", même s'il ne plaira pas à tous, loin s'en faut, n'en demeure pas moins une expérience assez inoubliable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 mars 2008
Avec 2001 l'Odyssée de l'espace, Satyricon est un de mes films préférés. Il dépasse la fresque historique (l'évocation de la Rome antique est assez fantastique,proche de la science-fiction mais pourtant semble très juste)pour proposer un film métaphysique très puissant. Comme beaucoup de ses films, il semble également construit comme un mille feuille, enchaînant ou plutôt ajoutant les unes avec les autres avec virtuosité des séquences toutes d'une grande force visuelle. Les absences du texte de Pétrone convenant parfaitement à cette forme d'écriture cinématographique.
loulou451
loulou451

146 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 février 2008
En deux mots... C'est nul!
Rien d'autre à dire, si ce n'est une pauvreté affligeante, une misère de scénario, d'histoire, de décors et d'interprétation. Eh oui... Fellini n'a pas fait que des bons films.
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 février 2008
En 1969, Frederico Fellini s'était depuis quelques années déjà attiré les louanges d'une certaine partie de la critique et du public et réalisait une oeuvre dont le titre portait son nom : "Fellini-Satyricon". Deux heures de démesure et d'excès plus qu'assumés par le cinéaste qui laisse au spectateur le choix de voir ce long-métrage en tant qu'historique, moderne ou futuriste. Effectivement, la décadence du monde est intemporelle et c'est ce qui fait la plus grande force de "Satyricon" clairement engagé dès les premières secondes dans une succession de séquences à la limite de l'abstraction mais ayant toutes en commun les thèmes de débauche et de destruction. Le metteur en scène filme avec une grande maîtrise les orgies et autres soirées illicites mélangeant beuveries, excès alimentaires, sexe et violence avec un goût de la complaisance (de la part des protagonistes concernés j'entends bien) consternant. La culture et les sciences appartiennent au passé de ce monde se délectant de l'oubli et du néant intellectuel, souhaitant seulement vivre de la manière la plus dépravée possible. Une "Grande Bouffe" avant l'heure finalement, toutefois nettement mieux réalisée dans les choix de cadres, de montage, l'utilisation des couleurs et des corps... Pourtant, dans le fond, "Satyricon" donne parfois lui aussi des impressions de néant : on en reste toujours aux remarques du départ et jamais vraiment l'analyse ne se voit vraiment entamée. Le film tourne en rond, peut-être à cause de son absence de fil rouge permettant à d'autres reprises un échappatoire mais renfermant ici au contraire dans ce qu'elle avait évoquée au début une oeuvre superficielle, certes soignée visuellement mais ne proposant pas grand-chose de plus que son synopsis. Le travail de Fellini devient très souvent plat et vain dans la mesure où l'on se désintéresse petit à petit de ces belles peintures qu'il a mis en place. L'ennui se présente alors devant une tentative audacieuse ne parvenant pas à se renouveller.
SpiderBaby
SpiderBaby

50 abonnés 619 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juin 2007
Epoustouflant de maîtrise visuelle, Satyricon nous perd un peu en route tant le fil narratif paraît ténu. La folie de Fellini a plus d'impact quand elle est davantage enracinée dans la réalité (Roma, La Dolce Vita, les Vitelloni...), les bribes incomplets du manuscit antique de Pétrone étant trop éloignés de la nôtre. Ceci dit, et je me répète, c'est un véritable transport visuel, tant le cadre, l'image, la couleur, les costumes, les décors, sont à couper le souffle.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 mai 2007
Satyricon est le film le plus marquant de la période "folle" de Federico Fellini. (...) Une puissance visuelle et surnaturelle.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mars 2007
Fellini filme le beau ascylte qui èrre avec son ami et son amant(infidèle)
dans un empire romain extravaguant. Le récit est rythmé par les péripéties du héros et
les histoires d'autres personnages.
Le film est baroque et riche, nous entraine dans des décors superbes et des images oniriques où règnent les masques, les illusions, l'éros et la mort.
Cette ambiance est accentuée par les couleurs et les effets de contrastes (lumière, physique des personnages).
Certains plans fixes sont comme des tableaux avec un personnage témoin qui regarde fixement la caméra, rendant encore plus hypnotiques certaines scènes. Un film dingue, lol, à voir et à revoir!
Backpacker
Backpacker

92 abonnés 789 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2007
Ce long-métrage déconcerte par le fait qu'il ne présente aucune suite logique dans son histoire mais une multiplication de scènes dans lesquelles les héros Encolpe et Ascylte évoluent... Fellini fait preuve d'une bonne dose d'audace à maintes reprises... Les décors de son film sont époustouflants... L'ensemble tient bien la route même s'il laisse perplexe et n'évite pas certaines longueurs... A découvrir...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 février 2007
Le Satyricon, voilà une oeuvre singulière, d'autant plus que sa source, le "Satyricon" de Pétrone, ne nous a été restituée que sous forme de fragments, rendant le tout assez nébuleux. C'est en se servant de cette caractéristique, que Fellini nous offre un film riche, plein de couleurs, d'éclats et de décadence, mais aussi plein de mystères. Il est d'abord interessant de noter que pour reproduire cet aspect fragmenté de l'oeuvre, Fellini ne cesse d'enchaîner les fondus au noir, nous prévenant que l'on passe d'un monde à un autre, ou plutôt d'un tableau à l'autre. Pour le reste, nous retiendrons surtout la splendeur plastique du film, véritable éblouissement pour les yeux, où couleurs et fastes se mélangent, où des acteurs au corps sculptural évoluent devant nos yeux, Martin Potter en tête, dont les yeux bleus rayonnent sur l'écran. Cette puissance visuelle est d'ailleurs amené à son sommet par de magnifiques panoramiques et plans en hauteur. Pour ce qui est du fond,bien évidemment Fellini nous donne à voir une société en pleine débauche, où les orgies sont de mise, le meilleur exemple étant le festin de Trimalchion. On note également la récurrence de grosses femmes à l'aspect repoussant, impudiques cependant, qui contrastent avec le raffinement et la beauté de la plupart des corps masculins, les aventures homosexuelles étant considérées comme tout à fait normales et même quelque part plus pure. Enfin il semble y avoir également une profonde réflexion sur la mort,celle-ci omniprésente durant tout le film, et une question obsédente : où finirons-nous une fois mort ? Quel rite effectuer pour honorer le corps ? Pleurer, ou bien même le manger ? Mais il paraît évident que pour les romains, la meilleure chose à faire était de se divertir de cette pensée au sens pascalien du terme, en se vautrant dans la débauche et la luxure. Une oeuvre riche donc, foisonnante, mais à regarder sans chercher à y voir une logique quelconque, au risque de gâcher son plaisir.
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