Je ne connais que trop mal le cinéma de Kaurismaki. Mais à ce que j'ai pu en voir (l'homme sans passé et le havre), on dirait un réalisme poétique en couleur. Et avec une très belle couleur. Autant là que dans Le Havre cette photographie qui rappelle les plus belles utilisation du technicolor me laisse vraiment sans voix. Elle confère au film un aspect atemporel, hors du temps (oui je me répète).
Et finalement j'aime bien ça. Ce côté universel à travers les âges, à travers les époques. Cette histoire qui n'a pas de date pourrait se dérouler n'importe quand et n'importe où.
Mais ce qui m'agace avec ce genre de film, c'est cette mélancolie, difficile de sortir du film sans avoir une petite pincée au coeur. Pas que ça se finisse mal. Mais parce que cette vie faite de tout et de rien, avec ses joies et ses peines elle n'est finalement pas si loin de la vie de chacun, de nos craintes, de nos espoirs. Le film bien qu'il ne soit pas triste renvoie une douce mélancolie et nous fait ressortir de là assez nostalgique.
J'aime bien la thématique du film, l'homme sans passé peut être qui il veut et j'ai trouvé ça bien exploité, sans jamais trop en faire.
On a vraiment un beau film, mais je dois dire que j'ai préféré Le Havre et que j'oublierai peut-être vite L'homme sans passé, mais j'ai passé un moment agréable, plein de poésie.
Mon premier Kaurismäki, et que le choc est grand. Le sous-jeu des acteurs, et la sinistrose imposée par le réalisateur, liée avec des plans fixes assez courts, mais parfaitement rythmés sont autant d'aspects qui rendent le film difficile d'accès. Il s'agit véritablement d'une œuvre d'art politique, poétique, malicieuse et superbement mise en scène, mais la particularité de ce cinéma est trop décalée pour moi et ne suffit pas à m'emporter. Ce n'est pas du cinéma théorique et la sincérité du réalisateur ne peut se démentir, mais tout ça est froid et manque d'intérêt.
Je viens de regarder ce film qui est classé parmi les chefs d'oeuvre dans les films à la demande de Belgacom TV.
Bon, ce n'est pas aussi chiant que les 30 premières minutes ne le laissent craindre, et puis il y a quelques thématiques sympathiquement abordées, mais un chef d'oeuvre ???? Enfin, techniquement, un réalisateur qui n'a fait que des films encore plus chiants pourra qualifier celui là de chef d'oeuvre, oui, c'est certain.
MAis je lui donne tout de même la note de "pas mal", parce qu'il y a quelques scène qui m'ont faites mourir de rire et puis ce film critique l'administration, l'étatisme, ... et dis du bien de la solidarité privée.
Du grand art cinématographique du 21 ième siècle, ce qui est hélas bien trop rare. Bien sur ce film est difficile et y entrer demande un peu et même beaucoup de culture apprise dans les salles obscures. Ce n'est pas déflorer le film que de dire que le héros meurt dans les premières 5 minutes puisque c'est écrit cinématographiquement. A partir du moment ou ‘’l’homme sans passé’’ se redresse sur son lit d’hopital nous sommes transportés du coté des rêves et la séquence caméra subjective qui suit le confirme. Cela change évidemment tout, trop de spectateurs n'en ont pas eu conscience. Le ton décalé, l'humour extravagant, le personnage du gardien mi ange mi démon, les rencontres bizarres et les situations sans queues ni têtes deviennent alors un pur régal intellectuel. La musique si chère à kaurismaki y est toujours en parfaite adéquation avec le scénario et les paroles n'y sont pas en reste comme la chanson finale qui évoque le grand repos. La fin totalement surréaliste est superbe, c'est la revanche des gueux, nous sommes si loin du terre à terre quotidien. Comment avec autant d'artifices Kaurismaki fait-il naitre une émotion aussi pure ? C'est le talent des grands cinéastes et quand ils ont à leur disposition une Katie Outinen ce n'est que mieux encore. Merci Monsieur Kaurismaki pour ce cinéma là.
Le héros du film est d'une telle lenteur, que l'inspecteur Derrick, son compatriote, semble être un hyperactif sans contrôle de "Ritaline" ou de "Concerta". L'ambiance du film est méga-glauque, triste, ennuyeuse. Le réalisateur doit être daltonien et ne doit voir que le marron et le vert caca d'oie. L'histoire est sans intérêt. J'ai certainement raté quelque chose au vue des nombreuses critiques positives, mais quoi ?
Un film plutôt ennuyant mais qui se laisse regarder. L'histoire est bien traitée mais le personnage de l'homme est bien trop ambigu pour qu'on s'identifie à lui. Peu d'émotions, de sensations, de bouleversements devant ce film, et c'est dommage car l'idée de base est vraiment très bonne. Quelques plans sont très beaux mais on a l'impression que tout tourne autour d'un seul point, plutôt mal exploité..
Ayant déjà subi "Le Havre", voilà que j'ai été de nouveau forcé à subir un autre Kaurismäki. Et le bilan est le même, je me suis ennuyé du début à la fin, n'étant touché ni par l'histoire, qui au passage est d'une banalité et d'une prévisibilité affligeante, ni par le jeu d'acteur qui est tout simplement plat et sans saveur. Le monsieur a dit que les mouvements de caméra n'étaient que des artifices pour combler des vides scénaristiques, je crois qu'ici on peut lui dire que des travelling auraient été les bienvenus.
Un film décalé dans le ton, le temps et le sujet, et un vrai prétendant à la soirée thématique Arte. Ce sont les dialogues très piquants et presque étranges dans le contexte qui font le charme spécifique d'un film plutôt réussi et plus drôle que la moyenne du genre. Rien à voir avec les Leningrad Cow-boys qui sont plutôt lassants à la longue.
Kaurismaki est inclassable,c'est ce qui rend son cinéma si particulier, les scènes minimalistes, des personnages hors du temps, l'humour au 2nd degré, des paysages figés et enfin de compte un film superbe sur la société, les rapports humains.
Je conçois qu'un tel film peut en déstabiliser plus d'un par son apparente maigreur et le contenu qu'il propose, pour ma part j'ai reconnu là le côté qui me plaît dans le cinéma scandinave. Si je suis parfois le premier à crier qu'il nous saoûle gentimment avec le cinéma depressif, ici je reconnais cette demi-teinte dans la "depression" à laquelle se mêle parfaitement l'ironie. On pourrait comparer au théâtre de l'absurde de Becker et Inonesco en y trouvant la même vacuitié du langage (langage dont Kaurismaki est très économe), l'absurdité des personnages, et qui plus est la mise en scène est très théâtrale aussi avec de beaux plans séquences, et un jeu d'acteur on ne peut plus théâtral qui refuse tout naturel. Au final, l'homme sans passé dérange mais interpelle, et offre un voyage unique dans le cinéma qui nous fait réaliser qu'on a bel et bien là une oeuvre d'art réussie pour ma part, mais je ne discute pas les goûts, mais est-ce que c'est mon genre? Pourrais-je me nourrir sans arrêt de tel film? Je ne crois pas non mais c'est là la beauté d'un certain cinéma scandinave qui pousse à la modération tant il peut parfois offrir de véritables expériences.
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3,5
Publiée le 5 juin 2011
L'inclassable Aki Kaurismäki n'a pas son pareil pour croquer des portraits plein d'humanitè, tel celui de cet homme amnèsique qui tente de se reconstruire auprès de S.D.F! Voilà un film qui semble s'inscrire en rupture avec les oeuvres prècèdentes du cinèaste finlandais, toujours ancrè sur la condition ouvrière! On dèbute en effet, lorsqu'un homme, dont on ne sait rien, sinon qu'il semble être ouvrier soudeur, est tabassè par des voyous qui le dèvalise pour le laisser pour mort! Kaurismäki nous raconte ici une histoire de renaissance et de seconde chance! il nous dèmontre ègalement que l'appartenance sociale n'est rien, peut importe d'où viennent les gens! Ce qui compte ce sont les capacitès à s'intèresser aux autres en filmant une utopie, les laissès-pour-compte cher à son coeur sont plus que jamais capable d'humanitè car ils ne s'arrêtent pas aux simples apparences! D'une drôlerie insolite, cette fable au rythme assez lent se situe quelque part entre un Chaplin et un Capra avec une B.O très kaurismäkienne! Toujours impassible, Kati Outinen recevra le Prix d'interprètation fèminine au Festival de Cannes 2002 pour sa prestation! Un Grand Prix ègalement pour Kaurismäki mais rien pour l'excellent Markku Peltola! C'est un comble pour cet acteur qui porte à lui seul le film...
Ce film c'est l'histoire d'un homme qui perd la mémoire après une agression. Si ce sujet de départ est intéressant,on ne sait pas vraiment où le film veut nous amener,les acteurs sont en revanches bons,le film assez ennuyant. Il manque vraiment une idée directrice,un film même parfois assez irréaliste. Mais malgré ces nombreux défauts il faut reconnaître à ce film une dose d'humour agréable,car assez particulier,et la BO vraiment magnifique.
Coup de coeur pour "L'Homme sans passé" de Aki Kaurismäki, dans un style décalé, à la fois statique et recherché, un récital étrange qui dégage une poésie indéfinissable et touchante. A découvrir !
"L'Homme sans passé" est un film esthétiquement beau mais peu intéressant et au final décevant. La photographie rend la ville d'Helsinki belle et colorée, même par delà ses quartiers misérables. Pour ce qui est du scénario, le film démarre plutôt bien, la suite des aventures aurait gagné à être beaucoup plus passionnante. Malgré le soin que Kaurismaki apporte à son film, il souffre d'un scénario finalement très ennuyant, de dialogues quasiment inutiles, et l'ambiance est trop austère, peu attirante. Cet amnésique passera son temps à chercher un job, puis à chercher son identité... L'acteur principal n'est par ailleurs pas attachant du tout, contrairement à sa partenaire, Outinen, plus talentueuse (mais pas très belle...) Au final, si Kaurismaki sait très bien mettre en scène et fait preuve d'audace dans certains de ses plans, le scénar' est vite inintéressant. Seuls le début et la dernière partie sauvent le peu d'intérêt qu'il porte.
Après Des hommes et des dieux et Old Boy, c'est le troisième Grand prix du Festival de Cannes qui me déçoit et encore je peux en ajouter un autre sans l'avoir vu, Monty Phyton : Le sens de la vie. Je n'ai pas trouvé ce film mauvais, il y a quelques bons moments, la scène avec l'avocat, les scènes vers la fin quand le type revoit son ex femme et qu'il retourne avec celle qu'il aime à présent, mais je suis très loin d'avoir trouvé ça formidable. La réputation qu'a ce Festival de récompenser des films chiants n'est pas illogique, pour preuve le prix d'interprétation féminine remit à Kati Outinen, l'interprétation n'est pas mauvaise, mais j'ai vu franchement mieux je suis désolé. Un film pas mal, avec une très bonne fin et voilà, pour moi L'homme sans passé est carrément surestimé.