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Un visiteur
1,0
Publiée le 13 mai 2011
Je ne comprends pas les bonnes critiques de la presse ! Sérieusement, ce film n'a pas d'histoire. Le personnage principal perd la mémoire, retrouve son identité et basta. Un film long juste pour une fin comme ça c'est vraiment.. nul. De plus, les acteurs sont silencieux, ils ne parlent jamais ! Vraiment pas apprécié.
Un des grands films que j'aurai vus en 2011 (en DVD). Tout m'a plu: le scénario, les acteurs, la musique, l'ambiance. Une grande émotion, que je n'ai malheureusement - pour l'instant - pas ressentie en regardant les films sortis au cinéma ces temps-ci.
Aki, connu comme "minimaliste" (exprimer le plus de sentiments avec très peu de moyens) a reussit a m'ennuyer profondemment durant ce film. Bien sûr ce film est remplit de subtilités (Notamment des références a Jésus Christ) mais malgré tout il ne fait pas rêver avec ses paysages plats, vides. Ses dialogues quasi-inexistants et même quand les acteurs parlent c'est pour dire n'importe quoi. Musique (tango finlandais et rythm' and blues) vraiment chiante voire déprimante. Je ne vois aucun "art" dans cette fable sociale que j'ai pourtant essayé d'apprécier mais rien n'y fait. Bref on en ressort déprimé et blasé et je met un point pour touts ces petits clins d'oeils cachés dans le film mais le reste m'a prfondemment ennuyé. Kaürismaki très peu pour moi
L’inertie des personnages, leur silence et leur presque passivité sont autant d’éléments qui donnent au film d’Aki Kaurismäki une dimension singulière profondément artistique. Car le charisme des protagonistes réside dans leurs visages et dans leurs yeux autant que dans leurs actes et leurs allures. Une réalisation qui pousse à observer davantage l’Humain et ce qu’il peut offrir. Un hymne à la renaissance, plein d’un optimisme à déceler par soi-même.
On est frappé en regardant "L'homme sans passé" par ses décors « admirables » et ses couleurs d'une tonalité très particulière qui le rend visuellement très intéressant. On est ainsi plongé dans un monde hors d'âge, décrépis et décadent, mais qui a le charme des très belles photographies. Très original sur ce plan, il l'est aussi par le jeu des acteurs, le rythme et les dialogues décalés souvent savoureux. Mais il faut reconnaître que cette originalité rend l'ensemble quelque peu déroutant, heureusement sans le rendre rebutant.
L’humour de Kaurismäki n’appartient qu’à lui, il est froid, abrupt, absurde, désenchanté, sans doute le plus en phase pour faire la satire du monde contemporain.. Ses personnage sont à l’exact opposé des canons cinématographiques. Ils sont pauvres, d’âge mur, anti-glamour au possible. Il excelle à imaginer des situations démentes fruits des aberrations sociales (de la situation inextricable de ne plus se souvenir de son nom…) : ce qu’on désigne habituellement sous l’expression « kafkaïen ». Il est surtout sans pathos ni cruauté pour ses personnages broyés ou attendrissants. En bref, « L’homme sans passé » est une merveille.
Film magnifique ! Les acteurs sont des glaçons, aucune réaction ni émotion n'apparait jamais. C'est très drôle, très intelligent. Il y a une critique sociale acerbe de la Finlande, qui ne gache pas le plaisir qu'on a à regarder ce très beau film.
Kaurismäki, le finlandais le plus dépressif (et c'est un compliment), nous sert ici un film merveilleux, désenchanté, pessimiste à souhait sur la condition humaine et surtout d'une intensité métaphysique spectaculaire. L'intrigue est intrinsèquement saisissante alors quand le finlandais s'en empare, on peut légitimement espérer voir un chef-d'oeuvre et c'est le cas de L'homme sans passé. Des acteurs terriblement doués, des éclairages sublimes accompagnés d'un cadrage et d'une photographie minutieuse et qui tient toutes ses promesses. Une bande-son qui en revanche n'est pas à la hauteur bien qu'on aurait difficilement pu imaginer autre chose. Quelques passages superflus viennent hélas altérer la consistance du film. Aki Kaurismäki est certainement un des plus grand génie de l'histoire du cinéma et ce film vient souronner son oeuvre pourvue d'une grande profondeur.
Une oeuvre étrange, une photographie crépusculaire, des dialogues halluciné. Le tout dans une société défaillante, des décors industriels et dévastés qui sont vraiment à mon goût. Un film à part dans le cinéma actuel.
Magnifique, simple et touchant. Même la musique est belle. J'ai rigolé des répliques et des situations incongrues, du jeu des acteurs un peu gauches. Comme quoi le cinéma à 2 balles peut encore nous scotcher. A voir !
Tendre, rêveur, généreux, optimiste même dans la misère, jamais misérabiliste, et bourré de créativité, L'Homme sans passé est une des grandes réussites de ces dernières années. Il possède cette acuité et cette tolérance des grands films humanistes, sans pour autant même ne serait-ce que tenter de se rendre théorique, donc inaccessible. Les acteurs sont impeccables et les caractères sonnent justes. La musique accompagne joliment les coeurs. Il en résulte une fable simple, lumineuse, mélancolique, pleine d'espoir et de réconfort, dont on sort simplement plus heureux qu'avant.
L’HOMME SANS PASSE est un drame plein de subtilité qui émerge d’un personnage sans souvenir, qui perd toutes ses racines, le moindre repère et nous plonge dans la (re)découverte des sentiments et du sens de la vie; le mot « humanité » prend alors tout son sens… La forme est celle d’une œuvre qui aurait passé les années voire intemporelle, et ce petit quelque chose de pure qui nous transperce en plein cœur grâce à une évidente remarquable interprétation de tous les acteurs, qui vacillent entre moments légers et profondeur psychologique, est singulière. Un grand moment de cinéma où le pathos est à des milliers de kilomètres pour lui préférer une émotion dans la retenue, ici cohérente mais souvent trop rare dans les films. Incontournable.